‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 15 sur 127 · CASSINO · texte numérisé non relu

CASSINO

pans de murs, une poi'te (Porta IS. Loreiizn)^ un théâtre et près de là l'abside d'une basilique, uu amphithéâtre, les restes des temples de Cérès (S. Pieiro) et de Diane (S. Maria MaddalenaJ et un arc de triomphe. Près de la rivière, les ruines d'une basilique à trois nefs du xi« s., S. Maria Libéra, communément appelée il Vescovado, d'un beau style, construite sur les fondements d'un temple antique; au-dessus du portail, une Madone en mosaïque bien conserFée.

Un peu au delà d'Aquino, sur la première sommité d'une crête de calcaire des Apennins, dénudée et couverte d'éboulis, se montre à g. la célèbre abbaye du Mont-Cassin.

138 kil. CaSSinO. — Buffet. — Hôtels: Alb. Cassmo, eu ville, à env. 1 kil. de la gare; Alb. Centrale, plus près de la gare, bon (eh. 1 fr. 50). — Voitures: «carrozzella» à 1 chev. 35 c, de unit 70 e.; «carrozza» 70 e., 1 fr. 20. De la gare au Mont-Cassin, aller et retour (faire prix), « carrozzella» 3 fr. à 4.50; «carrozza» 5 à 7 fr. DiLiaESOK pour Formies (p. 19) eu 5 h. 1/4, 1 fois par jour.

Cassino, ville de 10339 hab., à 10 min. au N. du chemin de fer, au pied de la hauteur du Mont-Cassin, sur le Rapido, le

Vinius des Romains, occupe à peu près l'emplacement de l'ancien Casinum, sujet de Rome à partir de 312 av. J.-C. et plus tard ville florissante. C'est sur ses ruines que s'éleva au moyen âge San Germano; son ancien nom lui a été rendu en 1871. On voit encore des colonnes antiques dans les églises. Au moyen âge, les papes et les empereurs y tinrent souvent leurs cours. Grégoire IX y fit la

6 I. ff- t- MONT-CASSIN. De Rome

paix avec Frédéric 11, en I2au. La localité est dominée par la liocca lantila (187 lu.), nniu;s pittoresques d'un château fort avec donjon dans le style germanique et datant probablement du temps des llohenstaul'en. — Les brouillards de cette contrée étaient déjà connus des anciens.

La ville elle-même est peu intéressante. En suivant la voie romaine pendant 10 min. au S., on découvre à dr. les importantes ruines d'un ampldthéiUre presque circulaire. Un peu plus haut se trouve un tombeau carré antique d'une construction pleine d'intérêt, composé de gros blocs de travertin, avec quatre niches et une coupole; il est actuellement transformé en église del Crocefisso (15 ou 20 c. au gardien). Sur la colline, au delà de la voie ferrée et du Rapido, était située la villa de M. Terentius Varron, où Marc- Antoine se livra plus tard à ses orgies (Cicéron, Phil. ii, 103). — L'ancienne voie Latine (p. 2) passait par là, on y remarque à plusieurs endroits des restes de pavé. Gravissant la hauteur, on rejoint la route de voit, du Mont-Cassin sans retourner à la ville.

L'excuksion au i\[(jNT-CAs.siN (voit., V. p. 5) demande env. 5 h. aller et retour. La route (1 h. '/g) otfre des vues charmantes. Au dernier tom-naut, à l'O. du sommet, ou voit à g. le tracé d'un mur cyclopéen. — L'abbaye du *Mont - Cassin {Monte Cassino; 519 n;.), fondée en 529 par St Benoît sur l'emplacement d'un ancien temple d'Apollon (Dante, Paradis, xxii, 37), deux fois détruite et rétablie dans la suite, atteignit son apogée au xi« s. sous l'abbé Didier. Elle occupe sans contredit le premier rang parmi tous les couvents de l'Europe, par sou ancienneté et par le culte dont les sciences y furent toujours l'objet. C'est là que Paul Diacre écrivit, vers 790, son histoire des Lombards. Déclarée monument historique en 18G6, à la suppression des couvents, l'abbaye continue d'exister comme maison d'éducation, avec env. 40 religieux et 200 élèves. Le bâtiment, semblable à un château, est habité par env. 350 personnes. Les revenus de l'abbaye, qui dépassèrent 100000 ducats, atteignent à peine auj. 80000 fr. La visite, qui se fait sous la conduite d'un religieux, prend 1 h. Les hommes seuls peuvent y manger et y loger (s'adresser au «padre forestieraio»). Au départ, on jette dans le tronc près de la sortie à peu près l'équivalent de ce qu'on aurait payé à l'hôtel.

Ou entre par une porte construite en 1881 à côté de la vieille en- TiiÉE plus basse, réservée aux princes et aux cardinaux, établie dans le rocber où est lu prétendue celliûe de St Benoît. Cette dernière, restaurée par des membres de l'ordre sous la direction du i)èrc Desiderius Leuz (né en 1832), il l'occasion du 1400» anniversaire de la naissance du saint, a été, ainsi que les uièce.s attenantes, décorée par eux de fresques charmantes imitant le style des temps de l'Eglise primitive. — Trois belles cours communiquent entre elles par des arcades ; dans celle du milieu, les statues de St Benoît et de Ste Soholastiquc, sa sœur, et une citerne qui contient d'excellente eau.

Sur une terrasse carrée ornée de colonnes de granit du temple d'Apidlon, s'élève l'église, construite de Ui.S7 à 1727 il la place de celle de

à mpleg. MONT-CASSm. J. R.t. 7

St Benoît, qui. fut plusieurs fois détruite. L'histoire de l'abbaye est rapportée dans une inscription latine au-dessus de l'entrée du portique. La porte principale, eu bronze, est incrustée d'inscriptions en argent, contenant la nomenclature complète des propriétés de l'abbaye en 1067, où cette porte fut exécutée à Constautinople par ordre de l'abbé Didier, qui devint pape en 1086 sous le nom de Victor III. L'intérieur est décoré de marbres, de mosaïques et de peintures. De chaque côté du maîtreautel sont deux mausolées: celui de Pierre de Médicis, qui se noya dans le G-arigliano en 1508 (v. p. 21), érigé vers 1525 par Francesco Saiiç/allo aux frais de Clément VII, et celui de Guidone Fieramosca, dernier prince de Mignano. Sous le maître-autel , orné de marbres précieux , sont les dépouilles mortelles de St Benoît et de Ste Scholastique. Le chœur a des stalles supérieurement sculptées, par C'oliccio (1696) et quatre tableaux par Solimeiia. D'autres belles sculptures sur bois se trouvent dans une chapelle (env. 1560) et dans la sacristie (1749). Les chapelles à côté de l'autel ont de précieuses mosaïques. Sur les voûtes et au-dessus des portes sont des fresques ia Ltica Giordano {i^ll): les Miracles de St Benoît et la Fondation du couvent et de l'église. — La crypte, qui renferme des peintures détériorées de Marco da Siena et de Mazzaroppi, subit depuis 1898 une restauration à laquelle elle doit des mosaïques et bas-reliefs de marbre exécutés dans le goût mentionné p. 6. — Dans le réfectoire, la Multiplication des pains, tableau du Bassaii.

La bibliothèque devint bientôt célèbre par ses précieux manuscrits, dûs aux moines de l'abbaye. C'est probal)lement à l'abbé Didier que nous sommes redevables de la conservation des œuvres de Varron et peut-être encore d'autres auteurs. La belle salle de cette bibliothèque renferme aujourd'hui environ 10000 volumes, dont beaucoup d'incunables. — Les manuscrits et les chartes se trouvent dans la salle des archives, où l'on arrive par un corridor, dans les murs duquel sont scellées des inscriptions antiques, provenant pour la plupart des ruines do Casinum. Les manuscrits les plus remarquables sont: le Commentaire d'Origène sur l'épître aux Romains, traduit par Rutin, du vi° s.; un Dante avec notes marginales, du xiv« s., ainsi qu'un intéressant portrait du poète; puis la Vision du frère Albéric (xn» s.), qui passe pour avoir donné au Dante la première idée de son poème; divers auteurs classiques, les manuscrits originaux de Léon d'Ostie et de Richard de S. G-ermano, etc. Les archives mêmes comprennent env. 800 chartes d'empereurs, de rois, de ducs, etc., et la collection complète des bulles pontificales concernant le Mont-Cassin, depuis le xi" s., dont plusieurs avec de superbes illustrations et des sceaux très remarquables ; la correspondance de l'historien Don Erasme Gattola, abbé de Mont- Cassin, avec des savants contemporains (xviiio s.). On y voit encore un siège de bain antique, en rouge antique, trouvé près du Liris. — La GALERIE DE PEINTURE renferme quelques tableaux. — La fenêtre tripartite d'ordre byzantin qui se trouve au-déosus de la cour de la bibliothèque est un des restes des magnifiques bâtiments conventuels du xi« s.

Le panorama magnifique dont on jouit, particulièrement de la terrasse au-dessus des cours du monastère et de la «Loggia del Paradiso », embrasse à l'O. et au S., parfois jusqu'à la uier, la large vallée du Liris- G-arigliano, avec ses nombreux villages, séparée du golfe de Gaète par une chaîne de montagnes; à l'E., la vallée de S. Germauo, dominée par les pics du Matese (p. 11); au N., les montagnes des Abruzzes qui s'étageut et se succèdent comme des coulisses.

L'ascension du mont Cairo (1669 m.) à partir du couvent demande 8 à 9 h. (guide au couvent), y compris la descente. La vue qu'on a du sommet est très étendue et des plus variées.

Ligne de Napi-es (suite). — On aperçoit au delà de Cassino, à g., les villages de Cervaro, S. Vittore et aS'. Pietro Infine. — 148 kil. Rocca d^Evandro. On quitte la vallée du Liris et les mon-

8 I. Ji. 1. CAPOUE. De Rome

tagiies se rapproi'heut; le pays est bien cultivé (belles vues). Puis la vallée s'élarjijit de nouveau. A dr., plusieurs châteaux en ruine. — 155 kil. Mignaiio. l'ays nioutueux et désert. — 163 kil. Tara- Presevzdiio. Presenzano (365 m.) est situé sur le versant, à g. (v. p. 220).

170 kil. Caianello-Vairano. — Embranch. sur Isernia et Sulino7ia, V. p. 219.

177 kil. Riardo; h g., la localité et .son vieux château.

182 kil. Teuiio. La ville (175 m.; Alb. Lancellotti, ch. 2 fr.), qui compte 6067 hab., est il 2 kil. 5 au N., au pied de la montagne de Rocca Mon fin (i , volcan éteint, dont le cône central (Monte S. Croce) atteint jusqu'à 1005 m. La cathédrale, fondée vers 1116, renferme un vieil ambou orné de mosaïques et des colonnes anticjues; ces dernières, ainsi que les restes d'un théâtre, de thermes, de tombeaux et autres, visibles encore hors de la ville, rappellent l'anc. Teunttm, capitale des Sidicins, qui fut prise par les Samnites au iv^ s. av. J.-C, puis soumise par les Romains, et qui était encore, du temps de Strabon, la ville la plus importante de l'intérieur de la Campanie, après Capoue.

190 kil. Sparànise (Alb. Ferrovia, ch. 1 fr. à 1.50), point de jonction de la ligne de Formies (p. 19) et Gaète.

A env. 6 kil. au N.-E. du chemin de fer, à g., Calvi Rigorta, jadis nommé Cales, colonie romaine dès '63i, dont Horace vante le vin (vinuni Calenum) , ne compte plus que peu de maisons. On y voit quelques restes antiques: amphithéâtre, théâtre, etc. Voit, k 1 cheval, de Capoue, aller et retour, 2 à 3 fr.

A dr., se montre dans le lointain le Vésuve et plus loin, aussi à dr., Ischia. C'est là que commencent les riches plaines de l'ancienne Campanie, l'une des contrées les plus fertiles de l'Europe, pouvant donner annuellement, outre le produit de ses arbres fruitiers innombrables et de ses vignes, deux récoltes de grains et une de fourrage. Cette région est une des pins peu})lées de l'Italie (183 hab. par kil. carr.). — 196 kil. Pignataro. — La ligne traverse en.suite le Vidtiirne ( Volturno), la plus grande rivière de l'Italie mérid., qui a un cours de 155 kil.

205 kil. Capoue. — Hùtel: Alb. délia Posta, k g. dans la rue (jui va de la gare à la graud'place, assez bon, ch. 2 fr. — Caffè-Rist. L'ostanza, avec ch. de 1 Ir. 50 à 3. — Voitukes: de la gare eu ville, à 1 chev. (cittadina), 30 c. ; à 2 chev. (carrozza), 60 c.; l'heure, 1 et 2fr.; pour C'aserte, 1 fr. ',»0 et 3 fr. 90; Aversa, 3 et 6 f r. ; S. Maria di Capua Vetere, 90 c. et 2 fr. ; S. Angelo in Formis, 1 fr. 20 et 2 fr. 50.

Capoue {Capua; 21 m.), ville de 12170 hab., place forte et siège d'un archevêché, est située en partie dans une boucle du Vnlturne. Fondée au ix* s., après la destruction de rancienne Capoue (p. 9), elle occupe l'emplacement de Casilimim, dont Annibal ne s'empara qu'avec beaucoup de peine (215 av. J.-C), et qui était déjà (Ml ruine sous l'Empire.

à Naples. CAPOUE. I. R.l. 9

En tournant à dr. à l'entrée de la ville (7 min.), puis par la première rue à g., on arrive en 4 min. sur la place du marché ou piazza de' Giudici, d'où l'on suit à dr. la via del Duomo.

La cathédrale a un magnifique parvis de 1068, à colonnes antiques; le reste est tout à fait modernisé.

Intérieur. — 3<= chapelle à g., une Vierge à la Rose, du xiii^s.; 3« chapelle à dr., une autre Vierge avec deux saints, par Antoiiiazzo Roniano (1489). — La crj'pte, également modernisée, date de l'époque romane; elle contient des mosaïques de l'ancienne chaire, un sarcophage romain, avec la Chasse de Méléagre, et un St-Sépulcre, bon ouvi-age du Berniu.

La via del Duomo conduit plus loin, en passant sous une porte voûtée, au corso Museo Campano; en continuant tout droit, on arrive aux remparts, d'où l'on a un joli coup d'œil sur le Vulturne. A dr. sur le corso, le Museo Campano (entrée par la première rue à dr.) est ouvert tous les jours de 9 h. à 3 h., sauf les dimanches et fêtes.

Dans la cour: bas-reliefs de l'amphithéâtre de Capoue (p. 10); inscriptions; sarcophages antiques, dont un du temps de Constantin; monuments funèbres du moyen âge; torse d'une statue assise de Frédéric II, provenant d'un fort construit par lui de 1233 à 1240 sur la rive dr. du Vulturne et détruit en 1557 ; deux prétendus bustes de Pierre des Vignes (?) et de Thaddée de Suessa (?) censés provenir du même endroit, comme aussi une tête colossale de Capua impériale (plâtres au musée de Naples) ; Vierge en bas-relief par Caccavello (vers 1560). — A l'intérieur, quantité de terres cuites antiques, de vases, de monnaies ; tableaux peu importants et petite bibliothèque.

Le pont du Vulturne, restauré en 1756, est décoré d'une statue de St Népomucène. Au delà de ce pont, plaque commémorative en souvenir de l'empereur Frédéric II. La Torre Miynana, dans la ville, et la Cappella de' Morti, hors de la porte, rappellent la sanglante surprise de la ville par César Borgia en 1501.

A env. 4 kil. au N.-E. de Capoue s'élève le mont Tifata (602 m.) aux contours bizarres, terminé en pointe, couronné jadis d'un temple de Jupiter et aujourd'hui d'une chapelle St-Nicolas. Au pied de ce mont, à l'O. (voit. V. p. 8), est située la basilique S. Anyelo in Formis, bâtie en 1058 sur l'emplacement d'un temple célèbre de Diane (Tifatina), autour duquel la localité s'était formée. Cette église possède des fresques de la 2» moitié du xi» s., représentant des scènes de la Bible; exécutées à la manière des enluminures des manuscrits bibliques, elles sont dues à l'école de peinture du Mont-Cassin, qui subit des influences byzantines.

De Capoue a Castellammare: 60 kil.; ch. de f. d'intérêt local; 2 h. '/4 à 4 h. 1/2. Jusqu'à Oancello (p. 12), on suit la ligne principale, pour continuer par Marigliano (p. 238), Ottaiuno (p. 130), 8. Giuseppe, Terzigno, Boscoreale (p. 166, 131) en contournant le Vésuve à l'E., et rejoindre à Torre Annunziata Centrale la ligne de Naples à Castellammare (p. 130, 166).

Dans la suite du trajet, à g., le champ de bataille du 1**'' oct. 1860, où François II de Naples fut défait par les Garibaldiens et forcé de se retirer sur Gaète (v. p. 20) devant les Piémontais qui s'avançaient du nord.

210 kil. S. Maria di Capua Vetere (36 m.; Alb. Vittoria; trattoria à l'hôtel et sur la place), ville florissante de 20541 hab., sur l'emplacement de l'ancienne Capoue. Ruines remarquables.

10 I. n.l. CASERTE. De Rome

Fdudoe par les Etrusques et occupée plus tard par dos tribu» aauiuites i|ui (nirtaient le nom do Caiiipanieus, Capi.ue s'allia à Rome eu 34,'t av. J.-C, aliu de se soustraire aux invasions des Samnites des montagnes. Située au milieu d'une contrée des plus fertiles, elle vit sa ]Hiissance et sa richesse se développer de bonne heure, ("était la seconde ville de l'Italie, où régnaient toutefois le luxe et la mollesse. Pendant la seconde guerre puniiiue, après la bataille de Cannes (en 21(i), elle s'allia à Annibal, qui y prit ses quartiers d'hiver. Il est faux (pie les délices de la ville amollirent l'armée carthaginoise à tel point qu'elle devint incapable de résister plus longtemps aux Romains ; cependant, le fait est que ceuxci remportèrent bientôt des avantages décisifs, et que t'apoue se vit forcée de se rendre après un long siège (211 av. J. -(!.). La peine sévère qui lui fut imposée fut la dissolution complète du municipe. Il ne fut rétabli que par César, sous les successeurs duquel la ville recouvra de nouveau son ancienne splendeur qu'elle conserva jusqu'aux guerres contre les G-oths, les Vandales et les Lombards. Les Sarrasins la détruisirent au ix«s., et ses habitants émigrèrent pour aller demeurer dans la nouvelle Capoue (p. 8).

De la gare, on prend la première rue à g. et l'on monte à peu près dans la même direction (via Alessandro Milbitz) jusqu'à l'extrémité de la rue (5 min.). Là, on tourne à g. dans la via dell' An- Mteatro, qui conduit en 10 min. à l'ainpliithéâtre, en contournant la ville et en traversant à la lin une place où se voient à g. les restes d'un arc de tnomphe romain, aujourd'hui une porte sous laquelle passe la route de Capoue.

L'*AMPHiTHÉÂTRE, en travcrtin et en brique, édifié par Auguste, restauré par Adrien, dédié une seconde fois par Antonin le Pieux, n'a été surpassé que 100 ans plus tard par le Colisée de Rome. Il a 1(39 m. 89 de long sur 139 m. 60 de large, l'arène mesurant 76 m. 12 sur 45 m. 83. Entrée, 1 fr.

Trois de ses galeries sont as.sez bien conservées, mais il ne subsiste plus que 2 de ses 80 arcades. On y remarque dos images de dieux sur les clefs de voûte. L'akène, avec ses soubassements, ses galeries et ses cages pour les bêtes fauves (on y descend par un escalier dans la galerie à g.), y est, comme à Pouzzoles, encore mieux reconnaissable qu'au Colisée. Les OALERiES renferment des restes de sculptures, des débris de colonnes, des bas-reliefs, etc. Près de l'entrée, on peut monter à dr. jusqu'au parapet supérieur; de là, belle vue sur tout l'édilice et la vaste plaine

3 ni l'entoure. — Capoue possédait de grandes palestres où se formaient es gladiateurs; c'est dans cette ville qu'éclata, l'au 73 av. J.-C, le formidable soulèvement des gladiateurs, si>us la conduite du Thrace Spartacug; il ne fut réprimé avec peine que deux ans plus tard par Marcus Crassus.

La grande route entre Capoue et Maddaloni, par S. Maria et Caserte, est très animée. On va en voiture (p. 11) en ^/4 d'h. de S. Maria à Caserte, en passant devant deux beaux tombeaux romains.

216 kil. Caserte. hôtels (tous avec trattoria): VUtoria, via Vittoria, avec jardin; Villa Reale, même rue; Villa Fireitze, corso Umberto I, près du château, simple (20 ch. do 2 à 3 fr., p. dep. 7). — Riator. délie Tre Stelle, via Municipio; café, très fréquenté pi.r les ofticier.s, sur une place ronde entourée d'un portique, à. l'entrée do la ville en venant du château.

Voitures (tarifées). Course en ville, y compris la gare, à 1 chov., 35 c. ; il 2 cliev., l!0 c; do nuit, 70 c, 1 fr. 20; promenade dans les jardins

à Naples. CASERTE. I. R.l. H

du ch.àteau («le Reali Delizie»), 1 fr. 30 et 2 fr. 50 la 1" h., puis 50 et 85 c. par '/a h. Pour S. Maria di Capua Vetere, 1 fr. 40 et a fr. 30; Capoue, 2 fr. 25 et 3 fr. 90.

Pour visiter le château, (de midi à 4 h.) et le jardin (jusqu'au couclier du soleil), demander un permi.s au bureau de l'intendance du palais. 1 fr. de pourboire au gardien chargé de la conduite; pour la chapelle, 25 c.

Casefï'te {Caserta; 70 m.), ville propre et bien bâtie, de 19180 hab., non compris une forte garnison, chef-lieu de préfecture, est le Versailles de Naples. Construite au viii'' s. par les Lombards sur le versant de la montagne, elle est descendue plus tard vers la plaine.

Le château royal, en face de la gare, a été construit en 1752, sous le règne de Charles III, dans le style baroque, d'après les dessins de L. Vanvitelli à qui on a érigé en 1879 une statue de marbre, par Onofrio Buccini. Actuellement inhabité, il a une façade de 253 m. de long sur 41 de haut, avec 37 fenêtres à chaque étage; un escalier d'honneur en marbre magnifiquement coloré occupe le milieu de la colonnade qui traverse les cours.

La CHAPELLE est richement décorée de marbres, d'imitations de lapislazuli et de dorures, d'une Présentation au temple par Mengs, de cinq tableaux de Couca et d'un tableau d'autel de Bonito. — Le théâtre a 12 colonnes corinthiennes en jaune antique, provenant du temple de Sérapis à Pouzzoles.

Les jardins, aux hautes haies bien taillées, sont égayés par de magnifiques jets d'eau et des statues. Beaux points de vue, de la grande terrasse au-dessus de la cascade, qui est à ^/^ d'h. du château. A dr. (E.), à côté de la cascade, le jardin anglais avec de beaux arbres du Nord et du Midi, entre autres un camélia de 150 ans. A 10 min. au N.-O. de la cascade, dans le parc, le Casino Reale di /S'. Leucio, qui offre également une belle vue. 8 min. plus loin, à rO., de grandes manufactures de soieries. — Au N.-E., à 1 h. Y^ ou 2 h. du château (chemin carrossable), se trouve Caserta Vecchia (401 m.), village malpropre situé sur la hauteur; il a une cathédrale de 1153 et d'autres restes de l'époque féodale.

A 47 kil. au N. de Caserte (service autom. en 3 h. '/i par [22 kil.] C'aiazso ; ligne électr. projetée à partir de Naples), à 28 kil. à l'E. de Caianello (p. 8, dilig. en 3 h.) et à 25 kil. au N.-O. de Telese-Cerreto (p. 234, dilig. en 2 h. 1/2, voit, à 1 ohev. 7 à 8 fr.), se trouve Picdimonte d' Alife (Alb. del Matese, bon; Alb. Garibaldi), dans un joli site. Cet endroit a des filatures considérables fondées par des Suisses. Au N. s'élève la chaîne du Matese qui a pour sommet principal le mont Miletto (2050 m.), couvert de neige jusqu'aux premiers jours de l'été. L'ascension, qui est fatigante, se fait de Piedimonte en 8 à 9 h. (guide et mulet 25 fr., guide seul pour 1 jour et une nuit 20 fr. ; faire prix) en passant par Castello d' Alife (476 m.), San Gregorio, le Monte Raspato (1256 m.) et le lac du Matese (1007 m.; 4 kil. de long, 2 m. 60 de profond.) ori l'on parvient au bout de .S h. '/.2 à 4 h. ; plus loiu, par le Campo delV Arco (1584 m. ; cabane) en 4 h. 1/2 au sommet dont le refuge (Rifugio Beniamino Caso) a été détruit par la foudre. La vue s'étend jusqu'à l'Adriatique et à la mer Tyrrhénienne.

A Caserte, la ligne de Rome à Naples rencontre celle de Naples à Poggia (R. 16), qui la longe en contre-haut, à g., jusqu'à la station suivante. — 222 kil. Maddaloni (hôt. Leone, près de la gare, cham-

12 I Ji- 1- CANCELLO. De Rome

bres peu convenables), ville de 19778 hab., sur la g., est dominée par les ruines de trois châteaux, celui du milieu jadis aux Carafa. A 4 kil. de là (jolie promenade en voit.), près du chem. de fer de Foggia, se trouve l'aciueduc dit Fonti délia Valle (v. p. 233).

228 kil. Cancello, que dominent les ruines importantes d'un cliâteau. Embranch. sur Castellamniare, v. p. 9; sur Avellino, R. 17.

A nue petite '/g h. à l'O. de C'anccllo, les maigres restes de la Suensiild des Osques, dont les tombeaux ont fourni une riche collection d'anti- (|uitéa, surtout des vases et des parures, maintenant dans une maison de campagne (Oasiua Spiuelli), située près de là.

LuiNE niRKOTE i)E Canoklld A Bénévent, 49 kil. ; ouverte en 1911 jusqu'à Cretazzo S. Vito, à 44 kil. Ou remonte entre Maddaloui et Caiieello la vallée que suivait aussi l'aue. voie Appieune. 6 kil. <S'. Felice-Arienzo. y kil. S. Maria di Vico. 11 kil. Cervhio- Durazzano. La ligne se dirige à l'E. en se maintenant au-dessus de la route, et monte à travers les Fourches Vaitdines, défilé de 4 kil. 5 de longueur qui, depuis l'antiquité, a considérablement changé d'aspect par suite du déboisement, de l'érosion des pentes et des dépôts de cendres des volcans de la C'ampanie. 21 kil. Arpaia-Airola. On continue sur le bord mérid. de la haute vallée eu forme de cirque dite VnUe Vaudina (250 à 300 va. d'alt.) qui, comme le village de Forchia, dans le défilé, a conservé son ancien nom, en touchant à: 24 kil. Rotondi-PaoHsi, 27 kil. C'ervinara, 30 kil. S. Martino. En 321 av. J.-C, les Romains s'étant avancés par les Fureuhe Caudiua; jusque dans la haute vallée, les Samnites leur fermèrent le passage à l'E. et leur coupèrent la retraite, les forçant à une honteuse capitulation. — A 4 kil. au N.-O. de la station do S. Martino, se trouve la petite ville de Moiifegarchio dominée par un château féodal, propriété de la famille d'Avalos, et par la colline qui portait la ville samnite de C'iatidium. De là, une diligence descend en 2 h. à Bénéveut eu suivant la vallée du Corvo; la ligne prend la même direction et s'arrête provisoirement, en deçà du Calore, à (44 kil.) Cretazzo S. Vito. — Bénévent, v. p. 234.

A g., le mont Somma dont le Vésuve, qui se montre plus loin, forme la dernière dentelure :l droite.

2Î55 kil. Acerra, ville de 15814 hab., VAcei'Vie des anciens, cité romaine dès 332 av. J.-C. Ou franchit ensuite les Lagrd, canaux destinés au dessèchement des marécages; ils remplacent depuis le xvi*^ s. l'anc. Cianius et marquent la limite entre les provinces de Caserte et de Naples. — 238 kil. Casalnuovo (p. 238). A g., le Vésuve.

249 kil. Naples. Arrivée, v. p. 24.

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