‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 23 sur 127 · NAPLES. I. B · texte numérisé non relu

NAPLES. I. B

Lafuste <Ê fils (pour enfants), str. di Chiaia, 147. — Vêtements confectionnés: Bocconi frères, via Roiua, 341; E. A. Mêle & C'» (Magazzini Italiani), str. S. Carlo, 21, via del Municipio. — Chaussures: sur mesure, Baldelli, via Vittoria, 9 ; toutes faites, Anglo- American Store, via Roma, 259; Saverio Gelardi, via Roma, 289; Luigi Ferro & C'", piazza S. Ferdinando, 49. Chaussures pas chères, parapluies et chapeaux, chez Piatti & C'e, Gall. Umberto I, 51. — Lingerie et bonneterie: Schostnl, str. di Chiaia, 194. — Nouveautés : Ville de Lyon, via Roma, 208 ; Shilton & C'", str. S. Brigida, 51 ; E. A. Mêle de C'''« (v. ci-dessus) ; UiUoiie délie Fabbriche (Miccio & C'e), str. S. Carlo, 27; Gutteridqe & C'", via Roma, 189, et salita Museo, 91. — Articles de voyage: C. Forti & C'", via Roma, 175, piazza del Municipio, 5. — Parapluies et éventails: Gilardini, via Roma, 335. — Chapeliers: surtout dans la via Roma et la Gall. Umberto I. — Gants (spécialité) : Martusciello, str. di Chiaia, 261, et via Roma, 401 ; Criscuolo, str. S. Caterina, 74; Merola, str. di Chiaia, 6, et via Roma, 201 ; et beaucoup d'autres.

Horlogers: Hausnuinn & C'", strada S. Brigida, 7 ; Wyss, str. S. Brigida, 69; Brinkmann, via Roma, 243; Huguenin & C'", via Fiorentini, 12, près de la riviera di Chiaia.

Opticiens: Angelo Ochs, via Roma, 314; Taylor, id., 227; La Barbera, id., 182; Talbot, str. di Chiaia, 215.

Articles napolitains. — Naples est renommée pour ses coraux et ses ouvrages en «lave» (v. ci-dessous) et en écaille. Les maisons qui affichent des prix lixes font souvent 5"/,) d'escompte. Ailleurs, il est bon de marchander. Si l'on prend plusieur.s objets, otïrir pour le tout les 3/4 ou les 2/3 du prix demandé. Ou s'en tire le mieux avec du sang-froid et de la politesse. — Coraux, ouvrages en lave et en écaille, camées, orfèvrerie: Achille Squadrilli, largo Vittoria, 13; De C'aro, S. Lucia, 7 et (ly; Errico frères (aussi des bronzes et des majoliques), Gall. Umberto I, 44 et Gall. Vittoria; 3L Plscioiie, via Calabritto, 9; Excelsior, id., 8; Uocco Morabito, piazza dei Martiri, 33 ; Merlino, str. Cesario Console, 18 ; G. Melillo (orfèvre), piazza dei Martiri, 54; V. Trapanese, via Calabritto, 29; Fratelli Capuano, via Vittoria, 1; Stella, str. Dom. Morelli, 9 (près de la piazza dei Martiri), spécialité de camées, portraits en lave, coraux, etc. — Les objets dits en lave ne sont pas faits en lave proprement dite, mais avec une espèce de tuf calcaire multicolore, qu'on trouve également au Vésuve et qui provient probablement d'anciennes éruptions.

Copies de bronzes antiques: chez Soinmer (v. p. 32, fonderie spéciale, grand choix) et dans les magasins de pliotogr. Brogi sticc. et Atiiutri, (p. 32). Les ouvrages des Fonderie ariistiche riimite J. t'hiurazzi <fe fils et Sah. de, Anyelis & fils, dépôts Galleria Principe di Napoli, 6-8 et 21-25, Galleria Vittoria, via Calabritto, 10, se distinguent tout particulièrement par leur valeur artistique; on recommande de même les ouvrages de Salvatore Errico (str. Nuova di Capodimonte, 168) ; d'^. Laganà (corso Vittorio Emanuele, 112); de V. Veraldi (str. Museo, 37); de G. Varlese (str. Museo, 48), etc. — Narcisse, 75 à 150 f r. ; Faune dansant, 80 à 160 f r. Reproductions de nuance verte moins chères que celles qui ont la couleur du bronze ; prix un peu plus élevés pour les ouvrages de 1«' choix.

Majoliques et imitations de vases antiques, statuettes en terre cuite dk types populaires napolitains, reproduits dans tout leur réalisme : Ginori , prolongement de la strada S. Brigida , 30 (reprod. de porcel. de Capodimonte; v. p. 95); Coccoli, strada Ponte délia Maddalena, 12, et dans plusieurs des magasins de photographies mentionnés p. 32, ainsi que dans la str. Cbiatamone.

Ouvrages bn bois sculpté, de Sorrente (p. 173): L. Gargiulo, via Calabritto, 5.

Fruits du midi, vins, spécialités napolitaines (coraux, écailles, terres cuites): maison d'expédition Ibach & C'roce, via Chiatamone, 6^''.

Antiquités: T. Caldarazso, riviera di Chiaia, 289; F. & C. Scognamiglio, str. di Chiaia, 149 A ; G. Varelli, Gall. Umberto I, 82; Canessa, piazza

Baedeker. Italie méridionale. 15" éd. 3

34 /• ii-4. NAPI^S. Théâtres.

dei Martiii, 23; 0. Pepe, vico S. Pietro a Maiella, (>, au !•'; F. Homnno, .str. S. Maria di (îostautiuopoli, 91.

ExpÉDiTKUK.s: Th. C'oiik <tSi>n, v. p. 37 ; Elefunte, piazza dul Muuicipio, (>G-t)'.l ; lliiiulraud frères, piazza Nicola Amoie, 14; ^1. Fuuconiiet (un Suisse), piaz/.a délia Boisa, 13; American Express Vu., via Vittoiia, 27.

5. ThÉÂTKES, FUYSI(»N0MIE DE.S rues, FÊTK8 KKLIGIEUSE.S KT POPULAIRES.

Théâtres (v. p. xxv): *Teiitro S. Carlo (pi. PC; p. 44; saisoii, du 15 déi'. au 15 avr. ; 21)00 places ; 6 rangs de loges à 32 loges chacun), très bon théâtre d'opéra et de ballet; billet d'entrée (porta unica), 2 à 5 fr. ; parterre ou platea, 3 à 0 f r. ; fauteuil de velours ou poltrona, 12 fr. ; loge ou palco de l"- rang, 20 à 50 fr. ; de a» rang, 30 à GO fr. ; de 3« rang, 18 à 40 f r., etc. 'l'. Mercadaiite (pi. F 0, p. 4(;), piazza del Muuicipio: opéra et drame. — T. S. Ferduuindo, strada Pontenuovo (pi. G- 2-3): pièces populaires. — T. Nuovo, vico dcl Teatro Nuovo, rue latérale de la via Roiua: opéra comique; comédie eu diale(^te napolitain. — T. Beiliiii (pi. F4), via Belliui, entrée via Conte di Ruvu: drame et opéra; parterre, 2 f r. ; loges 6, 10 et 14 fr. — T. Russiui, strada Fuori Porta Médina: opérette et comédie. — T. Umberto I, derrière la piazza délia Borsa (pi. F 5) : opérette et drame. — T. SMDiazaro, strada di (,'hiaia: drame et comédie; parterre, 3 f r. — H. Puiiteama Giacosa (pi. E7), strada Monte di Dio, à la fois théâtre et cirque. — T. Fioreidini (pi. F 5), rue du même nom: parterre, 1 fr. 20; faut., 2 fr. 70; loge de 1<"' lang, 11 fr., etc.; T. Fenice (pi. EF6), piazza del Municipio. Dans ces deux derniers, coniédies-boutfes et pièces populaires en dialecte, de même qu'au T. Partenope, piazza Cavour (pi. F 3), oïi tigure encore quelquefois Polichinelle, le favori perpétuellement berné et battu des Napolitains, dont ou fait remonter l'origine aux farces Atellanes des Osques (V. p. 233). Mais le plus souvent celui-ci y est remplacé par «Felice Sciosciamocca», personnage créé par Felice Scarpetta, comique napolitain. Aux environs de Noël et de Pâques, les théâtres populaires jouent des pièces religieuses assez curieuses. - - Les guignols de la str. Foria et de la Mariuella sont également caractéristiques; malheureueement ils tendent à disparaître devant la foule des cinématoghaphes.

Spectacles i>iveks: Saloite MaryherUa, Gall. Umberto I, entrées par la via Roma et la str. del Municipio ; Eldorado, à côté des bains d'iSldorado-Lucia (p. 32 ; fermé en hiver) ; Grand Edeu, str. Guglielmo Saufelice, plutôt café-concert.

Concerts pubi,tcs: à la Villa Nazionale (p. 40), les dini., mardi et jeudi après-midi, de 2 à 4 h., et en été (du 4 juin à la tin d'oct.), de !• à 11 du s. (entrée libre, chaise 10 c.) ; sur la piassa del Plebïscito et à la Galleria Umberto I (v. les cafés, p. 27).

Physionomie des rues. — Les rues de Naples ont un aspect plus original que celles d'aucune autre ville de l'Europe; la vie populaire s'y étale en pleine liberté. Du matin au soir jusque bien avant dans la nuit, on est assommé par le bruit des voitures, le claquement des fouets, les cris de marchands de toute sorte qui circulent sans interruption en offrant des denrées alimentaires et mille autres produits. L'étranger est tout particulièrement assailli par les offres de toute espèce qui, il est vrai, ont considérablement diminué dans les derniers temps avec la mendicité, mais u'eu mettent pas moins la patience à une rude épreuve. Le meilleur moyen de s'en préserver est de n'y pas faire attention; dans tous les achats, il faut s'attendre à être roulé (v. p. xii, xxvi). C'est dans la via Roma (p. 48) que règne la plus grande animation, surtout vers le soir, aux lumières. Cette rue est envahie à certaines heures par les marchands de journaux, nommés â Naples f/iormilisti. Plus t.ud , la nuit, on y rencontre les mozzonari ou mégotiors qui, une lanterne à la main, cherchent des bouts de cigares, etc. Les ruelles entre le eorso Umberto 1 (pi. F-H5-3; p. 40) ol le port, jusqu'il la piazza del Mercato

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(pi. H4; p. 47), sont des endroits où la vie populaire présente des scènes originales, notamment dans la matinée. Les cuLsines en plein air et les marchands de dessertes de restaurants, et de bouts de cigares assortis y attirent sans cesse une nombreuse clientèle. La vie de famille s'y montre en public sans la moindre gêne. Les femmes vaquent à leurs travaux dans la rue, y font leur toilette et nettoient la tête de leurs enfants, tandis que les petits garçons s'y ébattent tout nus ou à moitié vêtus.

Le lundi et le vendredi matin se tient à la Porta NolaiiM (pi. H 1) un marché aux hardes fort curieux. Les abords de la Porta Capuana (pi. H3; p. 58) ont aussi un aspect original. Sous les arcades de S. Carlo trônent les écrivaiyis publics qui ont peine à satisfaire les demandes de ceux qui ne savent pas écrire; plus loin, aux environs du Molo, ou rencontre encore parfois des lecteurs publics ; souvent aussi des charlatans qui vantent leurs panacées en des discours interminables ou arrachent des dents, et très souvent des convois funèbres, accompagnés par les membres de la confrérie à laquelle appartenait le défunt, revêtus d'un costume spécial à capuchon, comme cela se fait du reste à Florence, à Rome, etc. Le magnifique cercueil qui y figure est ordinairement vide, parce qu'on a l'habitude de porter les corps à l'église, et parfois même directement au cimetière, dans un cercueil plus petit. — Dans les semaines qui précèdent Noël, il y a en outre des centaines de sampognari, qui jouent de la cornemuse et de la tiiite, devant les images de la Madone; ils repartent le jour de Noël. — Pour le corso, daus la via Caracciolo, v. p. 40. — Le peuple se porte en foule le dimanche après-midi , quand il fait beau , au Pausilippe (p. 99), à Fuorigrotta (p. 107), etc., pour se divertir dans leurs innombrables auberges. — Les troupeaux de chèvres, qu'on mène traire à domicile, sont encore une des particularités de Naples ; ces animaux grimpent jusqu'aux étages supérieurs des maisons. Les rues sont eu même temps parcourues par des vaches, qu'on trait aux portes des maisons. Mais ces bêtes ne contribuent pas à rendre les rues plus propres. Depuis peu, elles ne doivent plus passer que dans les rues traversières.

Les CHANTS POPULAIRES de Naples sont renommés. Des chanteurs ambulants, aux voix enrouées, les font entendre un peu partout. On entend aussi souvent les jolies compositions de Salv. di Giacorno et de Fevd. Russo.

Journaux (5 c. le numéro): Il Giorno, Il Mattino, et La Tribima de Rome, très lue à Naples, sont des feuilles du matin; Rohm paraît vers 2 h. ; Pimgolo et Don Marzio, le soir. Momignor Perrelli, feuille satirique, paraît trois fois par semaine. Les erieurs de journaux (p. 34) font grand tapage, surtout dans la ùalleria Umberto I et via Roma. Du 15 nov. au 15 mai, le dim., paraît l'Echo de Naples (15 c), qui contient la liste des étrangers et divers renseignements à leur usage.

Fêtes religieuses et populaires. Ces fêtes ont perdu de leur importance, mais elles fournissent encore matière à bien des observations. La première était autrefois la fête de Pledigrutta (p. 100), en souvenir de la victoire de Charles III sur les Autrichiens, à Velletri, en 1744 ; elle fut célébrée en grande pompe jusqu'en 1859 et la cour y prenait part. Aujourd'hui, c'est surtout une fête de nuit, où se passent des scènes grossières; elle a lieu les 7 et 8 sept., dans la Grotta Nuova (p. 100) et aux environs. — Le retour des pèlerins qui reviennent , le lundi de la Pentecôte, du sanctuaire de la Madonna di Monte Vergine, près d'Avellino (p. 239), est des plus intéressants. Ce jour là, le peuple se rassemble, dès 5 h. de l'après-midi, dans les rues près du port, pour voir passer les pèlerins napolitains, souvent au nombre de 20 000. Le lendemain, c'est la fête de la Madonna deW Arco, à 2 lieues de Naples, au pied du mont Somma. — Le jeudi saint et le jour suivant, toutes les classes de la population de Naples se donnent rendez-vous dans la via Roma (Toledo) et s'y promènent jusqu'à une heure tardive de la nuit; c'est la Struscio ou «frou-frou» (des robes de soie qu'on y porte), fête à l'occasion de laquelle les nouveautés de la saison sont exposées dans

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les vitrines des magasius; la via Uoina est alors iateiiiite aux voitures. — Le jour de l'Assoiuptiuu (15 août), fête de la Madonud dei Bagiii d e Seafati (p. 188), uon luiu de Pompéi. — Le même jour, fête de Oapodiitwnte. - Le dernier dimanche d'août, fête des pêcheurs à S. Lucia (p. 42), très orifijinale. — En octobre, les Uttobrate, sortes de cavalcades qui ont lieu tous les dimanches et jeudis. — Les courues du Champ de Mars, le mardi et le jeudi après Pâques, prennent les proportions d'un(! grande fête populaire, où se rend la haute société, eu do luxueux équipages. — Le Car)uival aussi est encore maintenant une des fêtes populaires les plus courues.

Kool, Pâques, l'Ascension, la Fête-Dieu, la fête de St Antoine l'Abbé (invoqué contre l'incendie; 17 janv.) et spécialement la St-Janvier (p. (50), ont un caractère surtout religieux. — Ou cite également la procession du vendredi salut à Sorreutc (p. 171), celle des Quattro Altari à Torre del Grreco (p. 129) et la fête de St Paulin à Noie (p. 238), ces deux dernières peu après la Fête-Dieu. — 11 y a foule dans les cimetières le jour des Morts (2 uov.).

Il y a en outre des fêtes nationales, telles que: la fête du Statut (festa dello Statuto) ou de la Constitution, qui est célébrée dans tout le royaume d'Italie le premier dimanche de juin (le matin, revue sur la piazza Principe di Napoli ; le soir, illumination des éditiccs publics), et la fête du 20 sept., jour anniversaire de l'entrée des troupes italiennes à Home en 1870. — A la fête du roi (11 nov.), il y a également revue, le matin, à la Villa Naziouale.

Le tirage de la loterie («lotto»), qui a lieu tous les sam. à 4 h., vico Pallonetto S. Chiara, 28, près de l'église S. Ghiara (pi. F4; p. 52), attire toujours une foule curieuse à observer.

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