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DunÉE DU .SÉJOUR ET DISTRIBUTION DU TEMPS. GuiDKS

Durée du séjour. Env. 10 jours suffiront, si l'on est pressé. Prendre garde de ne pas se surmener et laisser plutôt de côté une partie du programme. Moins ou a de temps, mieux il vaut le consacrer aux environs et se borner, dans la ville, à la visite du musée, de l'arc de triomphe du Castel Nuovo, de la Porta Capuana et de l'une ou l'autre des églises (p. ex. la cathédrale, S. Chiara, S. Domeuico Maggiore, Monte Oliveto), de la Villa Na~ionale, de l'aquarium ; on ira enfin jouir de la vue à ^'. Martino. Si la vie bruyante de la ville ne convient pas d'abord au voyageur, il ira tout de suite à Castellammare, à Sorrente ou à Caprée; au retour, Naples lui plaira déjà mieux. Voir aussi p. xxix.

Distribution du temps; ;! ou i jours peuvent suffire pour visiter les curiosités de la ville. Un ira li* matin dans les églises et vers midi au musée; l'après-midi, ou fera des promenades ou des excursions aux alentours, et la soirée se passera à la Villa Naziouale ou au théâtre. — Curiosités principales:

**Musêe National {ç. \jb; à l'Etat): ouv. en semaine, excepté les jours de fêtes légales (p. xxv), moyennant 1 fr., de 9 h. à 3 h. en été (de mai à oct.) et de 10 à 4 h. eu hiver (de uuv. à avr.); le dim., gratuitement, mais en partie seulem., de 9 h. à 1 h. (en hiver de 10 h. à 2 h.).

Musée Filanyieri (palais Cuomo ; p. t>2 ; à la ville) : entrée libre, de 10 L. k 2 h., du 15 sept, au 15 juin les mardi et saïu., du 15 avr. au 16 mai aussi le jeudi.

Musée, éj/lise et *belvédère de S. Martiiio (p. 96 et suiv. ; à l'Etat): les j. ouvr., de 10 h. à 4 h., entrée, 1 f r. ; le dimanche, de 9 h. à 1 h., entrée libre. Fermé les j. do fêtes légales (p. xxv). *Aquarium (p. 41): tous les jours de 8 h. du matin il 5 h. du soir (i> li.

en été) ; entrée, 2 fr.

Catacombes (p. 94): tous les jours de 8 h. à 6 h.; entrée, 1 fr. Palais: p. Koyal (p. 43), p. de Capodimoute (p. 94).

Excursions. NAPLES. ^- ^- ^- 37

Eglises: *cathédrale (p. 60), de préférence vers midi; *S. Chiara (p. 52), *S. Domenioo Maggiore, de 7 h. à 11 h. du matin (p. 54); *Mouto Oliveto (p. 51) ; l'Incoronata, le matin de bonne heure (p. 50) ; le cloître de SS. Severino et Sosio (p. 57) ; S. Giovanni a Carbonara (p. 59); S. Maria del Carminé (p. 47), S. Lorenzo (p. 63), S. Paolo Maggiore (p. 63).

**Pomfs de vite: *Camaldules (p. 104) , S. Martino (v. p. 36 et p. 96), *strada Nuova di Posilipo (p. 100), et *via Tasso (p. 99).

E.XCURSIONS AUX ENVIRONS (R. 5 à 11). Un seul jour suffit pour visiter de Naples chacun des lieux suivants: Pouzzoles, Baies, le cap Misène, Pompei et le Vésuve. Pour des endroits plus éloignés, on donnera préalablement congé à l'hôtel en y laissant toutefois ses gros bagages. Il est très avantageux de voyager en société (v. ci-dessous), les dépenses en voitures, en bateaux, en guides, en pourboires, etc., se trouvant partagées, et les hôtels accordant déjà pour un seul jour le prix de pension à trois ou quatre personnes voyageant ensemble (v. p. xx). — De la petite monnaie est encore plus nécessaire aux environs de Naples que dans la ville même. Il faut avoir à chaque instant la main à la poche, pour donner soit un pourboire en visitant les curiosités, soit comme une sorte de péage aux paysans sur les terres desquels on est obligé de passer, etc. On renouvellera donc sa provision de billon avant de partir en s'adressant aux changeurs mentionnés p. 31.

Voici comment on pourrait bien employer 7 à 13 jours:

Pompéi (R. 9; public le jeudi, v. aussi p. 141)

Vésuve (R. 8)

Oastellammare, Sorrente, Caprée (R. 10) ... .

Oava, Psestum, Salerne, Amalfl, Èavello (R. 11) .

Povssoles, Baies, cap Misène (R. 5)

Procida et Ischia (R. 6)

Caserte et C'apone (p. 10-8)

La visite d'Ischia et celle de Caprée ne sauraient se recommander en hiver que par un beau temps. — L'ascension du Vésuve se fait souvent en même temps que la visite de Pompéi, en une journée (v. cependant p. 141). Les autres excursions peuvent aussi se faire à la rigueur plus vite qu'il n'est dit ci-dessus.

Agences de voyages. Guides. L'agence anglaise de voyages Thomas C'ook <fe So?i (v. p. 131 ; représentant, Paul Fwrber, un Suisse), qui a son bureau à la Galleria Vittoria (pi. E7; p. 41), à l'angle de la str. Chiatamone et do la via Vittoria, organise des excursions collectives, qui sont fort en faveur. Excursion à Pompéi, 16 fr. y compris la course en chem. de fer, l'entrée des ruines, le 2«déj.; excurs. au Vésuve, v. p. 131; etc. Livrets pour voyages circulaires sans guide, avec coupons de chem. de fer et coupons d'hôtel (logement et nourriture; 13 fr. et 9 fr. 25 par jour). Excurs. en automobile (4 pers., pour 1 jour, aller et retour: Pompéi ou Pouzzoles-Cumes, 70 fr. ; Cava-Amalfi-Sorrente, 200 fr., etc.). Pour d'autres

fuides (env. 10 fr. par jour), s'adresser à l'hôtel. Il va sans dire que, ans ce genre d'excursions, le voyageur doit renoncer à son indépendance.

Va

Naples, en ital. Napoli, capitale de l'anc. royaume de ce nom, aujourd'hui chef-lieu de province, siège d'une vieille université, d'un archevêché et du commandement du x^ corps d'armée, avait d'après le recensement de 1901 (v. p. v) J47.503 hab. (517000 en 1860) dont 491614 dans l'enceinte proprement dite. Sa population actuelle de plus de 600000 hab. en fait avec Milan la ville la plus populeuse et après Gênes le port le plus important de l'Italie (v. p. 39). Elle

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occupe «n des plus beaux sites du monde, par 40°51 de latit. N., sur le golfe auquel elle a doiiiié son nom, au pied et sur les versants de plusieurs collines ijui s'élèvent de la mer en amphithéâtre. Son admirable golfe a de tout temps exercé la plus forte attrai'.tion: « IVrfi Napoli e poi imivrH», voir Naples et puis mourir, est un vieux dicton que répète volontiers même le dernier des Napolitains. Si cette ville est inférieure ;\ celles du centre et du nord de l'Italie au point de vue historique et artistique, ses superbes collections d'objets trouvés à Ponipéi et à Herculanum nous révèlent toutefois la vie des anciens sons un jour tout nouveau. Il semble que les peuplades même les mieux douées qui ont habité cette terre luxuriante, n'ont pu opposer qu'une résistance de courte durée à l'influence (le son climat énervant. Les Grecs, les Osques, les Romains, les Goths, les Byzantins, les Normands, les Allemands, les Français, les Espagnols en ont été successivement les maîtres, mais ne sont pas parvenus à y occuper longtemps une position importante.

L'histoire de Naples, cité grecque d'origine comme de nom, remonte à la plus haute antiquité. Des Eubécns venus de Kymé, la Ctimes des Romains (p. 119), qu'ils avaient fondée au vni»s. av. J.-C, semblent iivoir établi de bonne heure la colonie de Parthénopé (du nom de la sirène Parthénopé), qui plus tard agrandie (env. 450 av. J.-O.) par une nouvelle émigration de Grecs, fut appelée Neapolis, nouvelle ville, tandis qu'après sa destruction Parthénopé fut rebâtie sous le nom de Pnlsepolis, vieille ville. Cette dernière était, selon les uns, située sur le Pizzofalcone (p. 41), selon d'autres sur la colline de S- Giovanni Maggiore (pi. F 4-5), on encore sur le promontoire de la Gaiola (p. 103) qui forme la pointe mérid. du Pausilippe, tandis (jne l'emplacement de Neapolis est délimité à l'E. par le Caste! Capuano (pi. G 3; p. 57), au N. par la via Luigi Setti'mbrini (pi. FG:t), à rO. par la strada S. Sebastiano (pi. F4) et au S. par le coteau tourné vers le port, entre S. Giovanni Maggiore (pi. F 5) et SS. Annunziata (pi. H 4). La distinction entre les deux villes cessa en 326 av. J.-i'., après la conquête de Palaepolis par les Romains. Naples resta fidèle à Rome, tant dans la guerre contre Pyrrhus que dans celle contre Annibal, et devint bientôt le séjour de prédilection de la noblesse romaine. Cependant la langue et les mœurs grecques s'y maintinrent jusque bien avant sous l'Empire. Lucullus y possédait des jardins sur le Pausilippe et sur les deux versants du Pizzofalcone (v. p. 41), où vint mourir le aernier empereur, Romulus Augustule, apr. l'an 47(5 de notre ère. Auguste y résida souvent. Virgile y acheva ses plus belles p(>ésies. Les empereurs Tibère, Claude, Néron, Titus, Adrien, favorisèrent également cette ville, (lui jouit toujours du droit de cité et eut une constitution grecque. Elle souffrit considérablement de l'invasion des Barbares, fut prise d'assaut par Bélisaire en 5:i6, et par Totila, roi des Ostrogoths, en .543. La domination des empereurs d'Orient n'y fut pas de longue durée. Naples maintint son indépendance, sous l'administration d'un doge, contre les princes lombards, et ne perdit son autonomie qu'en 1130, où elle fut prise, après un long siège, par les Normands, sous la conduite de Roger. Frédéric II de Hohenstaufen fonda l'Université (1224), mais vint raremt"nt à Naples. Charles I" d'Anjou (1265-1285) en 'fit sa capitale. Eîlle s'est surtout agrandie sous Ferdinand I«f d'Aragon (1458-1494), le viee-roi don Pierre de Tolède (1532-1553) et Charles III de Bourbon (1748-1759). — La ville et la province de Naples ont été annexées à l'Italie eu 1860.

Il ne reste presque rien des constructions greciiues et romaines (p. 62) ; en revanche, le moyen âge et la Renaissance y ont laissé, outre les églises, un pan de la muraille d'enceinte, cinq châteaux et quatre portes: les

Industrie. NAPLES. r. B. 4. 39

châteaux St-Elmc, dolTOvo, Nuovo (avec un bel arc de triomphe d'Alphonse I»""), del Carminé et C'apuano et les portes del Carminé, Alba, Nolana et Capuana.

Les collines, sur lesquelles Naples est bâtie, le Vomero, le Pausilippe et Capodimonte, sont en tuf jaune, formé des cendres lancées par les volcans des champs Phlégréens ou par ces cratères sous-marins que l'on croit reconnaître dans les «secche», bas-fonds du golfe en forme de cônes. Le tuf jaune, qui est recouvert de couches de cendre grise et de pierreponce alternantes, se travaille facilement à la hache ou à la scie et a fourni de tout temps la pierre à bâtir de la ville. On a découvert du vieilles carrières souterraines le long de la via Ronia et sous le Pizzofalcone, ainsi que des galeries et des passages en grand nombre à Naplos et aux environs. II y a enfin au Pausilippe de vastes carrières modernes.

L'industrie de Naples est en pleine prospérité. Déjà auparavant, elle jouissait d'une réputation méritée pour ses machines de vaisseaux, ses pâtes alimentaires, son excellent chanvre des environs; mais depuis 1904, son essor devint plus tangible : une loi octroya la franchise d'impôts pour les nouveaux établissements industriels, et celle des droits d'entrée pour l'introduction de leurs machines, de matières brutes ou à demi fabriquées dans la zone libre de Pogi/ioreale (p. 58); c'est là que travaillent aujourd'hui pas moins de 88 ateliers, tels que: une fabrique de locomotives, deux de wagons, plusieurs de machines, deux grandes filaturcs de coton, une fabrique de jute, des tanneries, des fabriques de produits alimentaires et de produits chimiques. L'énergie électrique est fournie par l'usine du Lete (p. 220) distante de 80 kil. ; une autre couduitc, actuellement en construction, de l'usine électr. de Pescara près Popoli (p. 22t), aura une tension de 85000 volts, et sera la plus forte qu'il y ait en Europe. L'industrie métallurgique s'est concentrée à l'O. de l;i ville: à Bayiwli (p. 108), les hauts fourneaux, aciéries et laminoirs d'Ilva, les plus grands d'Italie avec ceux de Piombino, travaillent annuellement jusqu'à 200000 tonnes de minerai de l'île d'Elbe; à Pouzzoles, l'établissement Armstrong (p. 113) de réputation mondiale; à Torre Annunziata, une autre fonderie avec ateliers de soudure et laminoirs (p. 130). — Le PORT (p. 46) dont le mouvement commercial n'est pas, il est vrai, dos plus considérables (à l'exportât., env. 80 millions de fr. par an pour les «agrumi» [p. 284] et autres fruits, les vins, huiles d'olive, légumes, chanvre, etc.; à l'importât., env. 140 millions de fr. pour métaux, minéraux, coton, grains, animaux et leurs produits), est devenu, grâce à sa situation avantageuse sur la route des pays du Levant et du canal de Suez, l'escale la plus importante d'Italie, ne recevant pas moins de 8000 vaisseaux par an, jaugeant ensemble 7 500 000 tonnes, tandis que Gênes atteint à peine un total de 6O8O vaisseaux et 7 millions de tonnes. De plus, Naples est le premier port pour l'émigration (1910: 188482 pers.), alimentée en très grande partie par les populations du S. de l'Italie.

Une ligne tirée de St-Elme an Pizzofalcone, que termine l'étroit rocher couronné par le Castello deU'Ovo, diviserait Naples en deux parties inégales.

La partie orient., la plus ancienne et la plus grande, ainsi que la plus commerçante, est traversée du S. an N. par la via Roma, autrefois nommée Toledo. Un labyrinthe de ruelles étroites, entrecoupées de quelques voies plus larges, et formant un quartier incroyablem.ent populeux, s'étend des deux côtés de la via Pioma, à l'O. jusque sur les hauteurs de St-Elme, et surtout à l'E. jusqu'au port et à la gare. A la suite des ravages causés ici par le choléra, en 1884, on a décidé l'éventrement (sventramento) de tout le quartier et la création de rues modernes, auxquelles on travaille encore. Les frais (env. 100 millions de fr.) sont supportés par la ville et l'Etat.

40 I fi- 4. NAPLES. /• Coté de

La partie oncid. de la ville, la plus petite, renferme presque tous les hôtels; elle s'étend le lonj; de la mer et du versant de la colline, à partir du Pizzofalcone. Le (|nartier dit i-ione Voinet'o, construit depuis 1885 sur la hauteur, n'a pas d'intérêt pour les étrangers.

La présente description de Naples et de ses curiosités est basée sur la division topoj!:raphi(juc (v. le sommaire, p. 1).

Naples est la ville la plus bruyante de l'Europe (p. 34). Bien des voyageurs, surtout en compagnie de dames, n'y trouveront d'agrément qu'en logeant dans un grand hôtel ou dans une bonne pension et en faisant très fréquemment usage de voitures. — Rappelons encore une fois que les personnes qui n'ont que peu de jours à leur disposition doivent prendre garde de ne point sacrifier leur temps à la visite de choses d'une importance secondaire. L'impression produite par le niagniiii|ue paysage napolitain et le musée National sont en somme les principales attractions pour le simple touriste.

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