‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 25 sur 127 · I. Côté de la mer · texte numérisé non relu

I. Côté de la mer

La *Villa Nazionale (pi. CD 7) on Comunale, ordinairement appelée la Villa, au centre du quartier des étrangers, est un parc créé en 1780 et planté de nombreux palmiers. Elle est bornée du côté de la mer par le large quai dit via Caracciolo et de l'autre par la riviera di Chiaia. Près de l'entrée à l'E. se voit un grand bassin en granit de Ppestum, placé là en 1825, à l'endroit occupé jusqu'alors par le taureau Farnèse, actuellement au musée (p. 71). Plus loin, une fnntaine monutnentale par Naccherino et Montante (vers 1600), d'abord àS.Lucia (p. 42), etVaqnariiim (p. 41). An milieu de la promenade, où se concentre le mouvement et où joue la musique (p. 34), il y a un café et un restaurant. Là se trouvent aussi les statues du philosophe Gianibattisfa Vico (m. 1744) et du libéral P. CoZ/e/^fl (1775-1831), général napolitain, ministre de la guerre et historien, puis un buste de l'architecte Eîirico Alvino, deux petits temples en l'honneur du Tasse et de Virgile, inhumé peutêtre aux environs (v. p. 101); enfin, près de l'extrémité 0., une statue du pianiste Sigismoml Thalherg, mort à Naples en 1871. Plus loin, la^m^za Principe di Napoli (pl.B7). — Au commencement de la via Carlo Poerio ipl. D 7), un monument en bronze du général napolitain Eiirico Cosenz (1822-1898) qui combattit pour l'unité de l'Italie. — Bans la via Caracciolo, grand corso l'aprèsmidi en hiver, le soir en été, auquel prend part tout le monde élégant (voit., tarif II, v. p. 28); les jours de concert (p. 34), surtout les dim. et fêtes, quatre rangées de voitures ou davantage y passent de front et s'y entre-croisent, tandis que les jardins de la Villa se remplissent de promeneurs.

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L'*aquarium. (entrée au N., entre les bâtiments de l'E.) fait partie de la station zoologiqve fondée en 1872-1874 par le naturaliste allemand A7it. Duhrn et comprenant plusieurs bâtiments blancs au centre de la Villa; la partie de l'E., élevée en 1905, est plus particulièrement réservée aux recherches botani(|ues et physiologiques; celle du milieu, de 1876, contient la bibliothèque et les bassins qui sont le mieux éclairés par un jour de soleil. Visite, v. p. 36; catalogue illustré, 1 fr.

L'aquarium de Naples n'a pas son pareil pour la richesse ni pour la beauté des animaux marins qui y sont exposes. On y rencontre souvent à la fois six à huit espèces de poulpeis. Il est intéressant d'y assister aux repas des grandes pieuvres et de voir la sèche jeter la sépia. Citons aussi la torpille qu'on peut toucher de la main (demander au gardien) pour en recevoir la commotion électrique , puis un grand nombre d'autres poissons de la Méditerranée aux couleurs variées et magnifiques, toutes sortes de corauœ, de grandes et de petites méduses, la ceinture de Vénus, des crabes bizarres, des vers tubicoles semblables à de petits palmiers, etc.

La STATION ZOOLOGIQUE a pour but de faciliter l'étude du monde sousmarin aux naturalistes de tous les pays. Cet établissement, que son fondateur créa en majeure partie de ses propres deniers , est actuellement subventionné par les gouvernements des différents Etats qui ont ainsi acquis le droit d'y envoyer des savants faire des études. La station zoologique, dont le personnel outre le directeur ne compte pas moins de 55 employés, et qui possède une petite flottille de deux bateaux à vapeur et d'un certain nombre de bateaux à voile et à rames, fait paraître chaque année 4 à 6 vol. de publications coûteuses; elle fournit des préparations à la plupart des laboratoires et musées du monde entier, est devenue le centre des études de la faune marine, et a servi de modèle aux établissements du même genre qui se sont créés dans beaucoup de pays.

Dans la bibliothèque, qu'où peut se faire ouvrir par le portier, au !"■ et. (présenter sa carte de visite; pourb.), on remarque des fresques de H. von Marées (1873) et les bustes en mnrbre des naturalistes Bœr et Darwin par A. Hildebrand.

A l'E. de la Villa est le largo della Vittoria on place de la Victoire (pi. D7), où se dresse la statue de l'homme d'Etat Griov. Nicotera (1828-1894), bronze par Fr. lerace (1900), et d'où part, au N., la via Calabritto, qui mène à la piazza dei Martiri (p. 48). Du milieu du largo della Vittoria, la via Vittoria conduit, à l'E., à la strada Chiatanione; au point d'intersection, à dr., la Galleria Vittoria^ (pi. E 7), hall vitré tout entouré de magasins d'objets d'art et autres, parmi lesquels le bureau de l'agence Cook (p. 37). La sti-ada Chiatamone contourne au S. le Pizzofalcone (pi. E7), contrefort de la colline St-Elme, tout couvert de constructions (p. 48) et garni de murs de soutènement. Parallèle à la str. Chiatamone s'étend le long de la mer un beau quai, dit via Partenope (pi. E 7).

Le Pizzofalcone se prolonge dans la mer en formant une petite île rocheuse réunie à la terre ferme par une digue et un pont. C'est dans cette île, appelée Megaris par les anciens, que s'élève le Castello dell'Ovo (château, de VŒvf)^ érigé sous sa forme actuelle au temps du vice-roi don Pierre de Tolède (v. p. 38).

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L'île de, Mcgaris funiiait le contre de la célèbre villa napolitaine de LuciiUus (v. p. ;-î8). Giiillaiimo I" commença en 1154 la construction du chS,teau, achevé Hculemeut snus Frédéric IT qui y mit en sûreté ses trésors. Cliarlcs I"' riijjriindit et l'habita de temps à autre. Robert le Sage (lyOO) tit [leindrt^ la cliapelle par (iiotto, avec lequel il s'entretenait souvent pendant le travail de l'artiste; mais les fresques ont entièrement disparu. Charles III de Duras (l:')81) y retint prisonnière la reine Jeanne I" et y fut assiégé. Le château, pris en 1495 par Charles VlTl de France et saccagé enfin sous Ferdinand II, sert aujourd'hui de prison militaire et n'oflfre rien de remarquable. Il doit son nom à sa forme ovale on à une vieille légende, d'après la(iuelle il a été bâti par le magicien Virgile (p. 101) et plai'.é par lui sur un œuf dans la mer. — Les constructions neuves au N.-E., dites horgo del Marinari, ont été érigées pour les familles de pêcheurs et de marins expropriées lors de la création des nouveaux quais.

C'est près du Castello deU'Ovo qu'est l'embarcadère des bateaux de l'île de Caprée (p. 178).

Un nouveau quai, prolongement de la via Partcnope et riche en points de vue, entoure le quartier dit rione S. Lucia (pi. F 7), créé sur la baie anj. comblée de S. Lucia; on a replacé an coin une vieille fontaine monumentale qui s'y trouvait autrefois et, sur la saillie du milieu, une statue en bronze du roi Umberto /par Achille d'Orsi, inaugurée en 1910. Du côté de la ville, la sfrada S. Lncia (pi. EP7), à l'E. du Pizzofalcone, on la vie de famille du peuple napolitain se révélait autrefois dans tout son réalisme (v. p. 34-35). A dr., une source d'eau sulfureuse très appréciée (5 c. le verre).

A l'extrémité N. de S. Lucia, on monte à g. la strada Cesario Console; à dr., on a la vue sur le magasin de charbon de l'arsenal; en face, sur le château St-Elme qui domine la ville.

La piAzzA DEL Plebiscito (place du Plébiscite; pi. E 6), où l'on arrive ensuite, est ornée d'un jet d'eau. En été, il s'y donne le soir des concerts (p. 34). A dr., le palais Royal; en face, la préfecture de Naples, dont le rez-de-chaussée est en partie occupé par des magasins; à l'O., formant hémicycle, l'église et les colonnades de St-Prançois-de-Panle; du dernier côté enfin, l'ancien palais du prince de Salerne, aujourd'hui Vhôtel du commandant de place. — Devant l'église, les statues équestres de deux rois de Naples en costume romain; à dr., Charles III (1818), à g., Feixlinand l" de Bourbon (1829); les deux chevaux et la statue de Charles III par Canova, la statue de Ferdinand l^" par Ant. Calï.

L'église S. Francesco di Paola {St -François- de- Paule; pi. E 6), commencée en 1817 sous Ferdinand b"", sur les plans île P. Bianchi, et achevée dans l'espace de quatorze ans, est une imitation du Panthéon de Rome; le portique se compose de six colonnes et de deux piliers d'ordre ionique.

L'intérieur (ouvert jusque vers midi) compte 32 colonnes corinthiennes eu marbre de Mondragoue, supportant la coupole. Le riche maître-autel, provenant de l'église des Apôtres, est fait de jaspe et de lapis-lazuli ; les deux colonnes des côtés, en crèche égyptienne, proviennent de S. Severino. En haut se trouve la tribune de la famille royale. Les statues et les peintures sont du milieu du xix» s. A g. de l'eutiée: Aittjelo Salari>, St Athanase; CainiUo Giierra, la Mort de St Joseph; To m maso Arnaud, St

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Augustin (statue); Casjmro Landi, la Vierge de la Conception; Fabris, St Marc (statue); Natale Carfa, St Nicolas; Tenerani, St Jean l'Evangéliste (statue). Dans le chœur: Caiiiitcciiii, St François de Paule ressuscitant un mort; Fimlli, St Mathieu (statue); P. Benveniiti, la Dernière communion de St Ferdinand de Castillc; Aiit. Cali, St Luc (statue); Tito AngeUni, St Ambroise (statue) ; Toni. de Vivo, Mort de St André d'Avellino ; Gennaro Cali, St Jean C'hrysostome (statue).

An S., sur la petite piazza Paggeria, à l'extrémité E. de la strada Solitaria, est l'entrée du Museo arfisHco industriale (pi. E 7), qni sert à l'exposition des produits de l'école des Arts industriels de l'Etat et possède une belle collection de dalles anciennes (visible les j. ouvr. de 10 h. à 4, 5 ou 6 h.).

Le palais Royal (Palazzo Reale; pi. F 6), construit sur les plans de l'architecte romain Dom. Fontana, a été commencé en 1600, sous le vice-roi espagnol comte de Lemos, incendié en 1837 et restauré les années suivantes, jusqu'en 1841. La façade, longue de 169 m., a trois étages de colonnades (dorique, ionique et corinthienne); mais la plupart des arcades du rez-de-chaussée ont été murées, afin d'augmenter la solidité de l'édifice. Les huit statues de marbre dans les niches à la façade du palais, de 1885-1888, représentent les dynasties qui ont régné sur Naples dans les huit derniers siècles; ce sont, en commençant à g. à la place St-Ferdinand : Roger le Normand, Frédéric II de Hohenstaufen, Charles I'^'" d'Anjou, Alphonse I«>", Charles-Quint, Charles III de Bourbon, Joachim Murât et Victor-Emmanuel II.

L'intérieur du palais, ouv. les dim. et jeudi de 11 h. à 4 h. (25 à 40 c. au gardien qui fait la conduite), se visite, aiu.si que Capodimonte (p. 94), sur la présentation d'un permis délivré gratuitement les mcrcr. et sam. de 11 h. à midi à l'intendance du château (petit pourb. au portier) ou par l'entremise de l'hôtel; au besoin, le portier du château procure aussi pendant les heures de visite le permis exigé.

On va d'abord à la terrasse du jardin, d'où l'on découvre une belle vue sur le port et l'arsenal. Il y a au milieu de cette terrasse une grande table de marbre. — La chapelle a un plafond peint par Dom. Morelli. — Le vaste et magnifique escalier d'honneur, presque tout en marbre blanc, avec bas-reliefs et statues, a été construit en 1651. — Du côté de la place, un petit théâtre et une splendide salle a manger. — Vient ensuite la salle du trône, richement tendue de brocart rouge et or; les bas-reliefs dorés du haut représentent les provinces du royaume. — Dans les diverses salles, grands vases de porcelaine de Sèvres et de Saxe, bustes de Bacchus, d'Hercule et de Marc-Aurèle dont les deux premiers proviennent d'Heruulanum, tapisseries, etc., plus un certain nombre de tableaux: le Titien, Pierre-Louis Farnèse (1547; beaucoup de repeints); Schedoiie, la Charité; L. Carrache, St Jean -Baptiste; le Guerchin, St Joseph ; le Caravage, Jésus au temple. Mariage de Ste Catherine, Orphée ; Ribera, St Bruno; Stansioni, St Ignace; L. Giordano, l'Ange G-abriel ; une Adoration des Mages dans la manière de BernaeH van Orley; école de Quiaten Matsi/s, un Usurier; un portrait remarquable par van Dyck ; la Cathédrale de Palerme et un Marché à Venise 'p&ï Vervloet ; deux bons portraits par Abraham van den Tempel; Vieille dame, manière de Nie. Maes, etc.; enfin des tableaux de peintres italiens modernes.

Du côté N. du palais, relié par une aile au théâtre S. Carlo, a été

érigée en 1864, dans un petitj ardin, une s^a^i/erfeZ'/^aZie, en mémoire

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du plébiscite du 21 oct. 18()l), (jui eut pour conséquence la réunion de Naples au royaume d'Italie.

La petite place qui se rattach(! à celle du Plébiscite est la piazza S. Fekdinando (pi. E (5), du nom de l'église située en face. C'est la principale station des tramways et omnibus (v. p. 28-30), et de nombreux fiacres. A g. débouchent la strcula di CJiicda (p. 48) et la via Roma, la principale rue de Naples (p. 48).

De l'autre côté de la place St-Eerdinand, la stuada S. Caklo mène au N.-E. en passant à l'entrée S. de la Galleria Umberto I (à g.) et devant la façade du tliéâtre S. Carlo (à dr.).

La Galleria Umberto I [galerie Htimbert P'' ; pi. EFH; restaurants, cafés et concerts v. p. 26, 27), passage très animé construit de 1887 à 1890, sur les plans iVEin. Rocno, de Naples, pour la somme de 22 millions, est inférieure comme ensemble à la galerie Victor-Emmanuel de Milan, puisqu'elle enclave deux églises et plusieurs maisons, mais n'est pas moins grandiose dans ses proportions. Elle a également la forme d'une croix latine. Le tronçon le plus court, celui où l'on entre de la str. S. Carlo, par le grand portail, a 121 m. 63 de long; le plus long, entre la via Roma et la str. del Municipio, mesure 146 m. 80. Sa largeur est de 15 m. et sa hauteur de 34 m. 30. L'octogone, au point d'intersection, a 36 m. 21 de diamètre; le dôme en fer et en verre qui s'élève an-dessus, 56 m. 70 de hauteur. La décoration est riche en sculptures et en ornements de stuc et d'or. Sous le dôme, quatre anges en cuivre. — A g. de la sortie N. de la galerie, S. Brigida, église ornée de fresques à la coupole et d'un St Nicolas de Bari, dus à Luca Giordano qui y est inhumé.

Le théâtres. Carlo ou St-Charles (pi. F 6; v. p. 34) a été construit par Charles III en 1737 sur les plans du Sicilien Giovanni Medrano, par l'architecte napolitain Angelo Carasale. L'intérieur, consumé par un incendie en 1816, a été rétabli sur le plan primitif. C'est un des plus grands théâtres de l'Eui'ope, où bien des opéras célèbres de Kossini, de Bellini, de Donizetti et de Mercadante ont eu leur première représentation. La façade de l'édifice, avec une rangée d'arcades que surmonte une colonnade, est ornée de bas-reliefs, de même que le côté tourné vers la piazza S. Ferdinando. — Sous les arcades se trouvent des écrivains publics (p. 35).

A côté du théâtre, le petit jardin du Palais; à la porte, deux Dompteurs de chevaux par le baron Clodt de St-Pétersbourg, don de l'empereur Nicolas I"""' de Russie. — Plus loin, échappée de vue sur l'arc de triomphe du Castel Nuovo (p. 45).

Sur la longue piazza dkl Municipio (place du Municipe; pi. F 6), s'élève, depuis 1897, une statue équestre de Victor -Ë unit anuel II, d'après Fraiiceschi. Le Mvmicipio ou hôtel de ville, à g., est une belle construction érigée de 1819 à 1825 pour les ministères.

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sur les plans de Luigi et Stefano Gasse. A l'entrée principale se lisent les noms des Napolitains exécutés sous la domination des Bourbons comme coupables de rébellion; sous la porte, les statues du roi Roger et de l'empereur Frédéric II.

A la façade de l'hôtel de ville est contiguë celle de l'église S. Giaeomo degli Spagnuoli {St-Jacques-des-Espagnols ; pi. F 5-6), construite en 1540 par don Pierre de Tolède, et restaurée dans ces dernières années.

On entre par la première porte après celle de l'hôtel de ville, et on monte l'escalier. A l'intérieur, à dr. de l'entrée, une bonne Ste Famille d'Andréa del Sarto. Dans la 3« chap. à g., une Descente de croix de G.-B. Lama; puis d'autres toiles de BertMrdlno Siciliano, de 3Iarco da Sie)ia, etc. Derrière le maître-autel, le riche tombeau de don Pierre de Tolède (m. 1553 ; v. p. 38), œuvre de l'école de Giovanni da îfola, orné de statues des quatre Vertus cardinales, de bas-reliefs représentant les hauts faits du vice-roi et des statues agenouillées du défunt et de sa femme. Derrière ce monument, le tombeau de Hans Walther de Hieruheim (m. 1557), conseiller et général de Charles-Quint et de Philippe II, par Caccavello (p. 51).

Au N. de la piazza del Municipio commence la large strada Médina, où est l'église de V Incoronata (p. 50).

Le Castel Ifuovo {CJidteau Neuf; pi. F 6) borne la place au S.-E. Bâti de 127y à 1283 par Charles I<='- d'Anjou, probablement sur les plans de Pierre d'Angieourt, et agrandi à plusieurs reprises sous les règnes d'Alphonse I*^'" (1442), de don Pierre de Tolède (1546) et de Charles III (1735), il a servi de résidence aux rois des maisons d'Anjou et d'Aragon, ainsi qu'aux vice-rois espagnols; la belle salle d'armes, de style gothique, est d'une hauteur extraordinaire (fermée au public). Les ouvrages extérieurs ont été démolis; les annexes modernes suivront de près. L'intérieur, qui sert encore de caserne, va être transformé en musée.

L'entrée est au nord. On passe devant la sentinelle (entrée libre), pour tourner à dr., puis à g., et arriver, au bout de 200 pas env., à la porte intérieure du château où se trouve, entre deux tours rondes, un magnifique *arc de triomphe ; érigé de 1451 à 1470 en souvenir de l'entrée d'Alphonse I»'' d'Aragon, le 2 juin 1442, il a été restauré avec goût et entièrement dégagé depuis 1904 par l'architecte Avena qui lui a rendu son ancienne heauté. C'est le premier monument de la Renaissance de dimensions un peu considérables qui ait conservé dans toute leur pureté lea formes de l'architecture antique. Il se compose d'une arcade flanquée de colonnes corinthiennes, d'une frise et d'une corniche surmontée d'un attique, décoré à son tour d'un beau bas-relief représentant l'entrée d'Alphonse à Naples; au-dessus, une seconde arcade semblable avec un attique dans tes niches duquel se trouvent les quatre Vertus cardinales; le fronton est surmonté de la statue de St Michel, flanqué autrefois de St Antoine l'Abbé et de St Sébastien qu'on a enlevés en 1904. L'auteur du projet primitif est probablement Francesco Laurana qui eut pour successeur l'architecte milanais Pietro di Martino. Ce dernier contribua à l'ornementation de l'édifice avec Isaia da Pisa, Paolo Romano, Andréa delV Aquila, Domtnico Gugini et d'autres, et plus tard avec Francesco Laurana, Benedetto et Giuliano da Maiano. Les portes de bronze, restaurées en 1889 et ornées de représentations des victoires de Ferdinand I<"', sont l'iBuvre de l'artiste français Guglielmo Monaco (apr. 1462) et ne méritent une mention que comme modèle primitif de compositions historiques en

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relief. Daii^i Ii> battaut de gauche, ou remarque encore uu boulet de cauDU provenant du liombardemeut par G-onzalve de Cordoue.

Dans la cuur iutérieure de la ca.surne, l'église S. Bakuaka dite au.s.si S. Seuastiano, gothique à .son origiue, mais coniplèteuiunt transformée à la Renaissance, est l'œuvre de M. Fortintany (1470); elle a une belle

Sorte du commenc. de la llcuaissancc conçue par le même et surmontée 'une belle statuette de la Vierge par Fr. lAUirana (1474). A l'intérieur (le concierge ouvre; 30 à 40 c), paroi g. du chœur, un ciborium du Milanais lacupo délia Pila (1481); à dr. du chœur, au l"'', une petite chapelle richement ornée. Du balcon, vue superbe sur les ports et le Vésuve.

En face du Castel Nuovo, au N. de la place, à côté du Teairo Mercmlante (pi. F 6; p. ;{4), la strada Agostino Depreiis conduit à lu riAzzA Di'XLA BoKSA (pi. F 5), où sont la nouvelle Bourse et une vieille fontaine de Neptune, récemment placée ici. Du N.-E. de cette place part le corso Umberto I (Rettifilo), percé de 1888 à 18')4: dans la partie la plus peuplée de la vieille ville pour relier la gare au port et au.\ beaux quartiers. Sur ce corso, à dr., l'église H. Fietro Martire (pi. (i5), avec quelques monuments et tableaux (entre autres: la Légende de St Vincent, excellente série de 12 compositions dues à Simon Marmion de Valenciennes, vers 1470). Devant l'église, le monument de A'. Bonghi (1828-1895), savant et homme politique. En face, un imposant édifice dépendant de l'C/z/tversité (v. p. 56), construit d'après P. P. Quaglia pour les facultés de philosophie et de droit, et inauguré en 1909; les sculptures du fronton, par Franc. lerace, repré.sentent la fondation de l'Université par Frédéric II. Plus loin, au carrefour de la via del Duonio (p. 62), Ix piazza Nicola Aniore, ornée d'une statue du maire (m. 1894) de ce nom qui a bien mérité de la ville; la statue est de Franc. lerace.

La piazza del Municipio a pour prolongement à TE. un large môle (Molo Angiuino), construit d'abord en 1302, par Charles II d'Anjou. De chaque côté s'étendent les porta (pi. F-H5-7; v. p. 39): à dr., le port militaire, fermé par une grille du côté du môle, et à l'angle S.-O. duquel sont \à Darsena, l'anc. port militaire, et ïarseiial de la marine, construit en 1577 par le vice-roi Mendoza, avec chantiers et docks. — • Au coude que forme le môle s'élève uu phare {faro; pi. G 6), construit à la lin du xv« s. et rééditié en 1843. On fera bien d'y monter pour achever de s'orienter dans la ville (1 fr. de pourb.); un escalier en marbre très commode, de 142 marches, conduit à la galerie. — Les bâtiments à l'extrémité du môle sont un entrepôt (Porto Franco) pour les marchandises qui n'ont pas acquitté les droits d'entrée. C'est là qu'aboutit la ligne de raccordement pour le transport des marchandises entre la gare et le port. — Le l'uKT MAKCHAND (Porto Mercantile; pi. G H 6-5) a été fondé en 1302, en même temps que le môle, et agrandi en 1740 par Charles III et plus récemment encore. On est en train de construire à l'E., devant les (iranili (p. 127), de grands quais et un brise-lames.

Le quai du port marchand, que suit le chemin de fer du port, se nomme stkaua ukl Pilikko. A son extrémité se trouvent: à g.,

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la douane (Dogana) et le Petit-Port (Porto Piccolo; pi. G5), accessible aux petites embarcations seulement, qui faisait partie du port primitif de Néapolis; à dr., sur le môle, V Immacolatella Vecchia, avec les bureaux de la douane et l'intendance sanitaire {Deputazione délia Solide; pi. G 5). Bateaux pour Caprée, Ischia, etc., v. p. 30, 120, 178. Plus loin, V Immacolatella Nuova, avec la capitainerie du port {Capitaneria del Porto; pi. G 5). Arrivée et départ des bateaux pour Palerme, etc., v. p. 24.

Le large quai, toujours très animé, prend le nom de strada Nuova (pi. GH5). De là part au N. la via del Duomo (p. 62); plus loin, à dr., quelques bâtiments de la marine dans l'ancien jardin public qui portait le nom de Villa del Popolo (pi. H 5). Les ruelles contiguës à g., habitées par les gens du port, se prêtent à l'observation de la vie populaire (v. p. 34-35).

En face, le Castel del Carminé (pi. 114), construit en 1484 par Ferdinand !«'", occupé par le peuple en 1647, lors du soulèvement de Masaniello (v. ci-dessous), et fortiMé plus tard, sert aujourd'hui de manutention.

En passant par la Porta del Carminé, à l'O. du château, on arrive sur une place où s'élève, à dr., S. Maria del Carminé (pi. H 4), dominée par une haute tour. Cette église d'origine ancienne, mais réédifiée en 1769, est ouverte le matin de bonne heure et après 4 h. V2 du soir. Sur le maître-autel, une Vierge miraculeuse, «la Bruna», qu'on fête les 16 et 17 juillet; dans la nef, une statue de Conradin de Souabe, le dernier des Hohenstaufen (v. ci-dessous). La statue, érigée en 1847 par Maximilien II de Bavière, est d'après Thorwaldsen.

La piAzzA DEL Mekcato (place du Marché; pi. H 4) où l'on arrive ensuite en prenant à g., fort animée les lundi et vendredi, forme un hémicycle au N. duquel se trouve l'église S. C'roce al Mercato et au S. deux fontaines. C'est ici que le 29 oct. 1268, sur l'ordre de Charles I«'' d'Anjou, furent décapités le jeune Conradin de Souabe et son parent Frédéric de Bade. On voit dans la sacristie de l'église S. Croce une colonne de porphyre qui, dit-on, se trouvait jadis au lieu de l'exécution.

C'est sur la place du marché qu'éclata, le 7 juillet 1647, contre l'oppression des vice-rois espagnols, un soulèvement du peuple provoqué par le pêcheur Masaniello (Tommaso Aniello, né en 1622 à Vico Rotto dans le voisinage). Celui-ci, abandonné des siens au bout d'une semaine pendant laquelle il domina la ville en qualité de capitaine général, périt assassiné le 16 juillet suivant.

Revenu à l'église del Carminé, on pourra gagner à g., en 8 min., la Porta Capuana (p. 58), ou aller tout droit, en longeant l'église, à la petite piazza Guglielmo Pepc (pi. H 4), que traverse le large corso Garibaldi, qui commence à 100 m. de là, au S., à la rue du port; il mène au N. eu 5 min. à la PmHa Nolana (porte de Noie), puis à la gare centrale (p. 24), à la Porta Capuana (5 min.), et dé-

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bouclie eiitiii dans la strada Foria (10 uiin. ; p. 49). Devant la gare s'étend la piazza ûaiuualui (pi. H 3), ornée d'nn monument du héros de la liberté par Ces. Zocchi (1904).

n. Via Roma, auc. Toledo.

En prenant au N. du largo délia Vittoria (p. 41; pi. D7), par la VIA Galabkittd, bordée de nombreux magasins, on arrive à la mAzzA DE! Maktiri (placc dos Martyrs; pi. DE 7), place triangulaire décorée depuis 18G4 d'une colonne des Martyrs, en souvenir des patriotes qui ont succombé dans les révolutions de Naples. C'est une haute colonne en marbre, avec des trophées et couronnée par une Victoire en bronze. Au pied, quatre lions énormes dans dittérentes positions, symbolisant les quatre révolutions de Naples contre la domination des Bourbons, eu 1799, 1820, 1848 et 1860. Le plan d'ensemble est à'Alvino, la Victoire de Caggiano.

De la piazza dei Martiri, la strada S. Caïerina, où règne une grande animation, monte au N. en laissant à g. la via tiaetano Filangieri qui prend pins loin le nom de via dei Mille et mène au l'ione Amedeo (pi. C()-7; tramw. n" 5, p. 29), le quartier distingué de Naples, formé de villas et de belles maisons neuves, i^a str. S. Caterina débouche ensuite dans la strada di Chiaia (pi. Eli). Au commencement de celle-ci, à g., au n" 149, le Palazzo Cellatnare (Fraiicavilla); à l'endroit on la rue commence à monter, elle est traversée par le Ponte di Chiaia, viaduc construit en 1634, où passe la strada Monte di E)io; celle-ci, qui conduit du faubourg de Pizzofalcone vers les hauteurs au-dessous de St-Elme, est reliée à la str. di Chiaia par un ascenseur (10 et 5 c.) et par un escalier, établis dans l'intérieur de la pile dr. du pont. La strada di Chiaia, d'ailleurs d'un intérêt secondaire, débouche vis-à-vis dn théâtre S. Carlo, sur la piazza S. Ferdinando (p. 44), d'où part la via Uomu.

J-ia via Roma {rue de Botne; pi. Ë6-4), ouverte en 1540 par le vice-roi don Pierre de Tolède et ensuite appelée Toledo du nom de son fondateur, est la principale artère de Naples. Ce n'est que dans les derniers temps que l'appellation nouvelle, introduite olliciellement depuis 1870, commence à prévaloir, il y règne une grande animation du matin au soir. Elle traverse la ville en ligne droite du S. au N.; t)n compte 2 kil. 250 m. ('/.^ h.), de la piazza del Plébiscite (p. 42) jusqu'au musée National, par la via Roma et la rue qui lui fait suite. La via Roma est toutefois pauvre en constructions importantes. Des deux côtés se croisent et s'enchevêtrent quantité de rues et de ruelles, dont beaucoup se terminent, ;V g., par des escaliers conduisant au corso Vittorio Emannele (p. 96) et au château St-Elme, et qui s'étendent à dr., où elles forment le quartier des allaires, jusqu'il la gare centrale et jusqu'au port.

//. Via Roma. NAPLES. I- R- 4- 49

En remontant la via Roma de la piazza S. Ferdinando, on arrive en 10 min. à une petite place, dite largo della Carità (pi. E 5), nommée aussi piazza Carlo Poerio d'après le monument de l'intrépide patriote italien (1803-1867) dont l'injuste condamnation et l'emprisonnement, en 1849, ont beaucoup contribué à augmenter la haine du peuple contre les Bourbons (v. p. 98). — En tournant au N.-O., on va au largo Moiite Santo, d'où part un des funiculaires du Vomero (p. 30) et où se trouve aussi la gare de Cumes (p. 107).

— A dr. du largo della Carità, se détache la strada della Corsea; on va ériger au commencement de cette rue le nouvel hôtel des 2)osfes sur l'emplacement d'un anc. marché couvert qui s'est écroulé sous la pluie de cendres de 1906 (p. 135). — • 200 pas plus loin, dans la via Roma, s'ouvre à dr. une rue qui mène à la piazza Monteoliveto et à l'hôtel des postes actuel (v. p. 51).

Egalement à dr., au delà du n'^ 39, se trouve la seule rue traversière un peu importante, qui plus à l'E. prend le nom de strada Trinità Maggiore (p. 52). Au coin à dr. le palais Maddaloni (pi. EF4-5), imposant bâtiment, dont la porte et l'escalier sont d'après Fansaga. Plus loin, à dr. de la via Rouia, au coin de la str. S. Anna de' Lombardi (p. 51), le palais d'Angri (pi. P. A. ; E 4), construit vers 1773 par L. Vanvitelli. Il a été habité en 1860 par Garibaldi, pendant sa dictature. La place, nommée largo Spirifo Santo d'après l'église située de l'autre côté, est dite aussi piazza Sette Settemhre.

Au bout de 2 à 3 min., on est sur la piazza Dante (pi. EF4) ornée, depuis 1872, d'un monument du Dante, marbre par Tito Angelini et Solari. L'édifice en héniic.yclc, surmonté d'une balustrade à 26 statues et où se trouve depuis 1861 le lycée Victor-Emmanuel, a été construit par la ville de Naples en 1757, en l'honneur de Charles III; les statues représentent les ditférentes vertus du roi.

— A g. de cette place est la Porta Alba, de 1632, ornée d'une statue en bronze de St Gaétan. De là, on entre dans la strada de' Tribunali (p. 59, 63).

De la piazza Dante, on monte en 5 min. par la salita del Museo Nazionale, prolongement sept, de la viaEoma, au musée National (pi. EF3; p. 65), vaste bâtiment rouge dont l'entrée est dans la grande rue de droite, qui conduit à la piazza Cavour (v. ci-dessous). En continuant à g., vers le N., on va à Capodimonte (v. p. 93).

En face de l'entrée du musée, la Galleria Principe di Napoli (pi. F 3), passage construit de 1876 à 1882 sur les plans d'Alvi?io; elle est peu fréquentée.

La longue piazza Cavour (pi. F 3), à l'E. du musée, est transformée en square orné d'un monument du politique irrédentiste Matteo Renato Imbriani (1843-1901). Son prolongement au N.-E. est la STRADA FoRiA (pi. F G 3-2), d'où partent d'abord à dr. , la via del Dnomo (p. 62) qui mène en 4 min. à la cathédrale (p. 60),

Bœdeker. Italie méridionale. 15» éd. 4

50 I- R- *■ NAPLES. HI- Vieille ville

puis la via Oirillo et son prolongement, contluisant à S. Giovanni a Carbonani (p. 59) et à la Porta Capuana, et plus loin le corso Cesare Kosaroll, ([ui se dirige aussi vers cette porte (10 min.; p. 58).

Plus loin, à g. (le la strada Foria, \q jardin botanique (pi. G 2), fonde en 180',t, ouvert toute la journée; il possède de beaux spécimens de plantes tropicales. — A côté, le grand hospice des pauvres, Albergo dé Poveri ou Rechisorio (pi. GH2-1), qui, d'après les plans de Fiiga, devait avoir quatre grandes cours, a été commencé en 1751 sous Charles III, mais est resté inachevé. L'une de ses ailes est réservée aux hommes, l'autre aux femmes. Cette maison et les petits établissements qui en dépendent entretiennent près de 2000 pauvres. La ville est du reste riche en établissements de bienfaisance; elle en compte env. 60, la plupart jouissant de revenus considérables.

A 1 kil. de distance, juste an N. du Reclusorio, les Ponti Rossi, arcades d'un aqueduc antique, analogue à la conduite des eaux de Seriuo (p. 239).

m. Vieille ville, à TE. de la via Roma, jusqu'au port.

Naplcs possède environ 300 églises. La plupart sont d'un intérêt secondaire au point de vue de l'architecture, leur anc. ornementation ayant disparu au xvii» et au xyin" s. sous les formes dw style baroque, qui a dominé ici plus que partout ailleurs; celles qui ont été bâties du temps de la maison d'Anjou, ont du moins conservé en partie leur forme primitive du stylo gotli. français. Par contre, les églises de Naples renferment pour la plupart un grand nombre de monuments funèbres importants pour l'histoire de la sculpture et intéressants par les souvenirs historiques qui s'y rattachent. — On n'oubliera pas qu'elles sont fermées depuis midi jusque vers le soir.

Partant de la strada Mkdina (pi. F 5; p. 45), on trouve à g., à côté du n" 49, un escalier entouré d'une grille, qui descend à

rincoronata(pl. F 5; ouverte le matin), vieille chapelle royale du palais de justice (Cappella Reale), agrandie et décorée en 1352 par Jeanne V", qui y avait célébré son couronnement et son mariage avec son cousin, Louis de Ta rente.

Les fresques de I'intékieur, sombres et en partie endommagées, sont dues à l'école de Sienne; pour les voir, monter un escalier tournant à g. de l'eutrée de l'église (clef à la sacristie; 25 ou 30 c.). Les neiutures du plafond représentent les sept sacrements et l'Eglise. D'abora, dans l'arcade au-dessus de la fenêtre d'entrée: à dr., la Gloritication de St Louis d'Anjou, évêque de Toulouse, avec les portraits du roi Robert et de son fils ('harles, eu habits do pourpre; à g., l'Extrême-Ouction. Dans l'arcade qui suit ;\ dr.: à g. le Baptême, à dr. la Contirmation; puis à g. l'Eucharistie, à dr. la Cuufession. Au-dessus de la nef: ;V g. l'Ordre, à dr. le Mariage, avec allusion au mariage do la reine Jeanne, qui eut lieu eu l;il7. Dans le tableau du Baptême, deux ligures, dont l'une est couronnée de lauriers, passent pour celles de Laure et de Pétrarque; dans celui du Mariage, on prétend reconnaître le portrait du Dante. Aux murs, des restes do scènes de l'Ancien Testament. — La oapi'kli.a ukl, Cko- CBKIS80, au bout du bas côté de g., renferme d'autres fresques dans la manière de l'école de Sienne; on les attribue îi Gennaro di Cola, élève de Maestro Simone: à g., le Couronnement de la reine Jeanne, son Ma-

(partie E. de Naples). NAPLES. ï- ^- ^- 51

riage et d'autres événements de sa vie; à dr., St Martin et St Georges, le tout très détérioré. — Belles sculptures en bois à la tribune de l'orgue.

En face de l'Incoronata s'élève le palais Fondi, construit sur les plans de L. Vanvitelli. — A l'extrémité N. de la strada Médina, une statue du compositeur Mercadante (m. 1870).

On continue, en appuyant à g., par la strada S. Gittseppe, qui est très animée. Quelques minutes plus loin une rue conduit, à dr., à l'église S. Maria la Wuova (pi. F 5), construite en 1268 par Giovanni da Pisa et restaurée vers 1525 par Agnolo Franco; le portail est de 1599. La façade est précédée d'un perron.

Intériedb. Les plafonds ont été peints par Santafede le Vieux et «S'imo)ie Papa le Jeutie et la coupole par Corensio (dans les pendentifs: les quatre docteurs franciscains St Bonaventure, Duns Scot, Nicolas de Lira et Âlexander ab Alexandro). — 1" chapelle à dr.: l'Archange St Michel, autrefois attribué à Michel-Ange. 3^ chap. : le Crucif îment, par Marco da Sie)ui. — Bras dr. du transept: monument de Galéas Sanseverino (m. 1467), orné de sculptures. La chapelle d'en face renferme un beau crucifix de bois par Giov. da Nola et des fresques de Corenzio. — Au maître-autel, une Vierge en bois par Tom. de' Stefani, et des saints par Ag. Borghetti. — La grande chapelle S. G-iacomo délia Marca, à g. de l'entrée, a été fondée en 1504 par G-onzalve de Cordoue, «il gran capitano». Son neveu Ferdinand y a fait ériger en 1550, des deux côtés de l'autel, les monuments de ses deux ennemis les plus acharnés: Pietro Navarro, qui s'étrangla dans la prison du Castel Nuovo, et Lautrec, général de François !"■ de France, qui mourut de la peste au siège de Naples, en 1528. Ces monuments sont (l'Ami. Caccavello, élève de Giov. daNola; les inscriptions, rédigées par raid Jove, font preuve de l'esprit chevaleresque de cette époque.

Le COUVENT voisin a deux cloîtres, avec des tombeaux et un réfectoire transformé actuellement en deux salles qui servent au «consiglio provinciale»; les deux grandes fresques (repeintes) qu'on y remarque, un Portement de croix et une Adoration des Mages, sont l'œuvre d'artistes inconnus du xiv» s.

La strada S. Giuseppe, où l'on retourne, a pour prolongement la STRADA MoNTEoi.iVETo. A l'cndroit où celle-ci s'élargit et forme une place, on remarque à dr. le palais Gravina, servant aujourd'hui d'hôtel des postes et télégraphes (pi. F 5); commencé en 1513 pour Ferdinand Orsini, duc de Gravina, par Gabriel d^ Agnolo, et achevé en 1549 par Gianfranc. Mormanno, il a été réédifié après un incendie en 1848 et complètement modernisé.

De cet endroit, on monte à g. par la piazza Monteoliveto, où débouche à dr., venant de la via Roma, la rue mentionnée p. 49. Cette place est décorée d'une fontaine avec la statue en bronze de Charles II, érigée en 1663.

L'église de Monte Oliveto (pi. F 5), nommée d'ordinaire S. Anna dei Lombardi, a été commencée en 1411 par Guerello Origlia, favori du roi Ladislas, et continuée plus tard dans le style du commenc. de la Renaissance. C'est une basilique à une seule nef et à plafond; elle renferme des sculptures remarquables. Les chapelles sont fermées (25 à 50 c. au sacristain).

Dans le vestibule, à dr., le tombeau de Dom. Fontana, de 1627.

Intérieur (ouvert à l'ordinaire seulement dans la matinée). A dr. et à g. de l'entrée, beaux autels de la Vierge par Giov. da yola (1536)

62 I.li.4. NAPLES. III. Vieille ville

et Girol. da Santacroce (1502-1637). — Daus la cliap. Piccolomini , la 1" à g., un bel autel par le Florentin Ant. hossellino (vers 1475): an milieu, la Nativité du Christ; sur les côtés, daiis les niches et les médaillons, les Evangélistes. Mêiiu' cliap. : le beau tombeau de Marie d'Aragon (m. 1470), lillf naturelle de Ferdinand !«■ et femme d'Ant. Piccolomini, duc d'Amalti, également par Jiosselliito, mais achevé après sa mort par Ben. da Maiano (c'est une réplique du monument du cardinal de Portugal , il S. Miniato de Florence); unCrucifîmeut par Gii'lio 3faszoni{ct uon RosseUino ; vers 1550), de Plaisance, et une Ascension peinte par Silvestro de' Biioni ou de l'école du Finturicchio. — 5» chap. à g., statue de St Jean-Baptiste, par iiiov. da Nota. — Dans le chœur, derrière le maître-autel, de vieilles marqueteries, les tombeaux d'Alphonse II et de Guerello Origlia par Giov. da N'ola et le sarcophage de l'évêque Vassalo par Tomm. Malvito de Côme (1500). — La vieille sacristie (mpp. delta C'ongvegazione di S. Carlo), à dr. du chœur, a de belles marqueteries de Giov. da Verona (m. 1525), restaurées en ISliO par Miiichiofti, et des fresques de Vasari. — La cliap. du St-Sépulore renferme un groupe en terre cuite par Gitido Mazzoni, ait Mudanino, la Mise au tombeau, où le Christ est entouré de sept per.sonnages agenouillés, de grandeur naturelle, tous portraits de contemporains de l'artiste, ouvrage très réaliste de 1489 à 1492, fait pour être exposé dans une niche. Sannazar (p. 101) y représente Joseph d'Ariniathie; Pontano (p. 55), Nicodème; Alphonse II, St Jean, et son fils le prince Ferdinand, Jésus-Christ; à l'entrée, le tombeau du juriste Alessandro par Malvito (1191). — Dans la chap. Mastrogiudici, la première à dr., un bel autel en marbre avec l'Annonciation et, au-dessous, sept petits basreliefs de Ben. da Maiano (1489), représentant des scènes de la vie du Christ. Parmi les tombeaux, on remarquera celui de «Marinus Curialis Surrentinus, Terrenovse cornes» (1490), qui fonda cette chapelle.

L'ancien couvent des bénédictins, voisin de l'église, où le Tasse, malade et malheureux, fut reçu en 1588, est occupé par des bureaux d'administration.

De retour à la fontaine mentionnée p. 51, on arrive, en continuant tout droit par la calata ïrinità Maggiore, au laroo ïrinità Maggioue (pi. F 4), où s'élève une haute colonne de la Vierge, du style baroque, érigée en 1748. Sur cette place aussi se trouve le GesùNuovo ou SS. Trinità Maggiore, église de 1584, en forme de croix grecque, à beau portail du commenc. de la Renaissance encadré de motifs baroques dans la façade provenant d'un palais plus ancien (1470). L'intérieur, surchargé de marbre et d'ornements, est décoré de fresques par Solimena (histoire d'Héliodore, au-dessus du portail), Lanfranco (pendentifs de la coupole), Stanzio7ii, Hibera et Corenrdo. — En face de cette église, n» 19, dans l'anc. réfectoire du couvent de Ste-Claire, se trouve une fresque fort endommagée d'un élève de Giofto, représentant le miracle de la multiplication des pains (pour lavoir, s'adresser n" 13, à l'imprimerie Nicolalovene).

Au delà de l'église commence la strada Tkixità Magoioue, partie d'une des rues les plus animées parmi celles qui partent de la vin Roma (v. p. 49). Tournant bientôt à dr., on passe sous une porte voiîtée pour aller à S. Chiara.

S. Chiara {Sle-Claire ; pi. F 4), le Panthéon de Naples, a été fondée en 1310 par Robert le Sage, achevée en 1340 et entin restaurée de 1742 à 1757 dans un style riche, mais de mauvais goût. Les fresques do Giotto ont été couvertes de badigeon au xvn«^ s.

(partie E. de Niiples). NAPLES. I- R- 4. 53

Remarquables tombeaux gothiques des princes de la maison d'Anjou et autres sculptures.

Le magnifique *intérieur, dont le plan trahit le style gothique français, mesure 82 m. de long sur 28 m. 30 de large et 45 m. 70 de haut; il ressemble à une grande salle de parade. A g. de l'entrée principale, le tombeau d'Onofrio di Penna, secrétaire du roi Ladislas, avec un bas-relief de Baboccio (1423), représentant la Vierge et les saints ermites. Ce tombeau est converti en autel surmonté d'une Vierge et d'uue Ste-Trinité par Francesco, fils de Maestro Simone (après 1300). — A la tribune de l'orgue, onze jolis bas-reliefs en camaïeu sur fond sombre, dont les sujets sont tirés de la vie de Ste Catherine, probablement par Face et Giov. da Firenze (v. ci-dessous).

— La première des grandes peintures de la voûte, la Reine de Saba, et la deuxième, David jouant de la harpe, sont de tîeb. C'orica; la troisième, le Sacrifice de David, est de Bonito ; la quatrième, Ste Claire mettant en fuite les Sarrasins, de Francesco di Muro. C'est le même artiste qui a peint le tableau du maître-autel, le St-Sacrement, et celui au-dessus de la porte principale, le Roi Robert inspectant la construction de l'église.

Dans la 2^ chap. à g., deux sarcophages du xrv" s. — Au 3" pilier à g., l'autel de la Madonna délie Grrazie, dont la fresque, en grande partie cachée sous des oripeaux, est attribuée sans raison à Giùtto. — A dr. de la porte latérale de g., le gracieux monument d'Antonia Graudino, qui mourut âgée de moins de 14 ans, le 31 déc. 1529; il est attribué à Giov. da jSfola; la belle épitaphe est du poète Antonius Epicurus (m. 1555). En face, le tombeau de Gabriel Adorno (m. 1572), amiral sous Charles-Quint.

— Dans la chap. suivante, deux tombeaux du xiv° s. — La chap. San- FELiCE, à dr. à côté de la chaire qui est supportée par des lions et décorée de bas-reliefs du xiv» s., renferme un Crucifîment de Lanfranco (endommagé) et un sarcophage antique revêtu des figures de Protésilas et Laodamie et servant de tombeau à César Sanfelice, duc de Rodi (m. 1632). — Dans la chap. Longobardi de la Cruz-Aliedo qui vieut ensuite: à g., un monument de 1529; à dr., un autre du même genre de 1853.

Derrière le maître-autel, le magnifique Hombeau de Robert le Sage (m. le 26 janv. 1343), du style goth. et liaut de 13 m., par les frère.s Face et GiovaiDii da Firenze, et non par Masuccio le Jeune. L'ensemble est conçu dans le style traditionnel: sous un haut baldaquin, orné d'un grand nombre de figures, se voit le sarcophage décoré de bas-reliefs et de la statue couchée du roi en franciscain, devant laquelle des anges soulèvent un rideau ; au-dessus, dans une niche, le roi assis sur un trône. Des deux côtés, des fresques d'un élève de Giotto. Dans le haut, la Vierge, entre St François et Ste Claire. L'inscription «Cernite Robertum, regem virtute refertum» est attiibuée à Pétrarque. — A côté, dans le bkas g. du transept, le tombeau de sa petite-fille, Marie (m. 13Cfi), fille de Charles l'Illustre, impératrice de Constantinople et duchesse de Duras, représentée en costume impérial. Contre le mur, à g., le tombeau de deux filles de cette princesse, Agnès et Clémence (m. apr. 1381), la première femme de G-iacomo del Balzo, prince de Tarente et empereur titulaire de Constantinople, par Baboccio. Au mur latéral de g., les tombeaux de deux enfants, une fille (m. 1328) et un petit-fils (m. 1344) de Charles l'Illustre. Là aussi, le beau monument de Pauline Ranieri, qui soigna avec tant de dévouement Giac. Leopardi; il est orné de la statue couchée de la défunte par t'a/-. Solari (1878). — Dans \e BRAS DR. DU TRANSEPT, près de cclui de Robert, le tombeau de sou fils aîné, (Jharles l'Illustre, duc de Calabre, qui mourut avant son père, en 1328. L'œuvre, ainsi que la suivante, a pour auteurs 2'ino di Camaino di^ Sienne et Gallardo Prvmerio de Naples (1332-1333); celle-ci à dr., est le tombeau de Marie de Valois, femme de Charles (m. 1331), pris à tort pour celui de sa fille Jeanne I". — La chap. de dr., :i côté dii bras dr. du transept, est celle des Bourbons; six des enfants de Charles III y sont inhumés.

Le beau campanile de S. Chiara a été bâti après 1600 sur les restes de l'ancienne construction remontant :i la même époque que

51 I. R.4. NAPLES. III. Vieille ville

l'église et de laquelle proviennent les plates- bandes à inscriptions qu'on y remarque.

En poursuivant par la strada Trinit;\ Maggiore, on arrive à g. au i.AHcio S. DoMENico Maogiouk (pi. F 4). lia place est décorée d'un obélisque du style baroque, surmonté de la statue en bronze de St Dominique, exécutée en 1737 par Vaccaro, d'après Funsaga. L'escalier à g. conduit à une porte latérale de l'église St-]Jominique, dont l'entrée principale, généralement fermée, se trouve dans la cour de la Préture, vico S. Pomenico Maggiore.

S. Domenico Maggiore (pi. F 4; ouverte de 7 h. à 11 h.), église gotl). élevée en 128'J par Charles II, une des plus imposantes de Naples, malgré les modilications qu'elle a subies plus tard, a 7(5 ni. de long, 33 m. de large et 20 m. 50 de haut, et est divisée en 3 nefs, avec 27 chapelles et 12 autels. Ses riches dorures et ses colonnes accouplées en font un édifice des plus somptueux, malgré un vilain plafond à caissons du xvn* s. J^es familles les plus distinguées de Naples y ont depuis des siècles leurs chapelles, ornées de nombreux monuments aussi importants pour l'art des premiers temps de la Kenaissance que le sont ceux de S. Chiara pour l'époque gothique.

!>■« chap. à dr. (mur de rentrée), chap. des Saliizzo, autrefois aux Carafa: tableau d'autel (détérioré) par Andréa da Salerno, la Vierge avec St Martin, St Dominique et plusieurs membres de la famille Carafa. A g., le monument en style baroque du général Filippo Saluzzo (m. 1852). A dr., le monument style renaissance de Galeotto Carafa (m. 1513), avec son médaillon. — 2« chap.: tableau d'autel d'Agnolo Franco; monument de l'évêque Barth. Brancaccio (m. 1341). — 4«chap. : un Baptême du Christ par Marco da iSiena.

La *CAPPEi.i,A DEL Crocefisso, la 7' de dr., renferme de beaux monuments du xv» s. L'autel est d'après une esquisse de Cosimo Faiisaga. Dans le bas de cet autel, un bas-relief, représentant le miracle du crucifix qui aurait dit à St Thomas d'Aquin: «Bene scripsisti de me, Tboma; quam ergo mercedem recipies?» A quoi le saint aurait répondu: «Non aliam nisi te». Le Portement de croix, à dr. de l'autel, et la Descente de croix, il g., sont d'un imitateur de l'école flamande (xv s.). A g. de l'autel: le tombeau de François Carafa (m. 1470); en face, celui d'un autre Carafa. Dans la petite chapellelatérale: le tombeau d'Hector Carafa, comte de Ruvo (m. 1511). Chapelle suivante: à g., fresque (Vierge) d'un des premiers peinlrcs napolitains, puis (chap. dos Villani) la Vierge à 1» rose, attril)uée au prétendu MaeMro Simone. Vis-à-vis: le beau tombeau de Mariano d'Alaguo, et de sa femme, Catarinella Ursiuo, par Toinmaso ^^ali^ito, érigé en 1507. A côté: le monument de Nie. di Sangro, par Domenico d'Anrin. — A l'entrée de la sacristie, tombeaux de la famille de St Thomas d'Aquin (1342-1345).

La SACRISTIE a un plafond peint par Solimena et, à l'autel, une Annonciation attribuée à Andréa da Salerno. Au mur, tout autour dans le haut, sont alignés 45 grands cercueils de bois recouverts do housses de velours; dix d'entre eux contiennent les restes des princes de la maison d'Aragon: Ferdinand I'"' (m. 1494), Ferdinand II (in. 149t'>), sa tante la reine Jeanne (ni. 1518), tille de Ferdinand l"; Isabelle (m. 1524), fille d'Alphonse II , fi'mme de Jean-Q-aléas Sforza, due de Milan, etc. Le 3" cercueil à dr. est celui de Ferdinand-François d'Avalos, marqiiis de Pescara (p. 122), le héros de llavenne et de Pavie, mort de ses blessures à Milan en 1525; riuserij)tiou est de V Arionte. Au-dessus du tombeau sont suspendus le poi trait, la baniiidre et l'épée du marquis. Il avait ]uiur

(partie E. de Naplc»). NAPLES. I- R- 4. 55

femme la célèbre Vittoiia Colonna, qui, après sa mort, chanta ses exploits dans l'île d'Ischia (p. 122) et dont les restes sont également ici.

Dans le bras db. du transept, le monument de G-aléas Pandono (m. 1514), donné à tort pour l'œuvre de Giovaiini du Noia. — Une porte donne accès dans une partie de l'église primitive, renfermant aussi des monuments curieux, surtout ceux de Tomm. Brancaccio par lac. délia Pila (1482) et de Porzia Rota-Capece par CaccaveUo (1563). C'est ici que se trouve l'entrée latérale mentionnée p. 54.

Le MAÎTRE-AUTEL, Orné de mosaïques florentines, a été fait par Fansaga, en 1(552; au chandelier pascal, neuf figures allégoriques du xrv» s.

Dans le bras g. du transept, au-dessus de la chapelle des Pignatelli, les tombeaux de Jean de Duras (m. 1323) et de Philippe de Tarente (m. 1335), fils du roi Charles II, avec une longue inscription en vers léonins.

Bas côté de o. Dans la 8o chap., celle de N.-D.-des-Neigcs, au-dessus de l'autel, une statue de la Vierge entre St Matthieu et St Jean, le chefd'œuvre de Giovanni da Nota, de 1536. A dr., le monument de Jean- Baptiste Marini, poète napolitain (m. 1625), jadis connu pour ses descriptions d'un style Doursouflé , avec son buste par Bartolomeo Viscoiitini. — Dans la 7" chap., dite de Ruffo Bagnara, le Martyre de Ste Catherine par Léon, da Pistoia (vers 1520), et deux tombeaux de la famille Tomacelli , de 1473 et 1529. — 6^ chap.: tombeaux des Carafa. — 5» chap.: tombeaux des Andréa. — 4« chap.: tombeaux des Rota, avec autel et statue de St Jean -Baptiste par Giovanni da Nola; monument du poète Bernardin Rota (m. 1575), orné des figures de l'Arno et du Til)re, de l'école de Giov. da Nola (1600). — 3» cliap.: Martyre de St Jean l'Evangéliste, par Scipione Gaetano; à g. , le tombeau d'Ant. Carafa, dit Malizia (m. 1438). — La 2o chap. , construite dans le style du xvii» s. , renferme la Madone miraculeuse de St-André. — V" chap. à g. de l'entrée (S. Giuseppe): le Christ couronnant St Joseph, par Luca Giordano ; aux parois latérales, l'Adoration des Mages, par un peintre des Pays-Bas, et une Ste Famille attribuée à Andréa da Salerno.

Le couvent voisin, maintenant occupé par l'administration, fut habité en 1272 par St Thomas d'Aquin (p. 4), qui était alors professeur de philosophie à l'Université, fondée à cette époque. La noblesse et le roi assistaient à ses cours. On montre sa cellule, transformée en chapelle, et son auditoire. Giordano Bruno y fut plu.s tard élevé et le savant humaniste Giov. Pontano y fonda en 1471 V Accademia Pontaniana, maintenant au palais Tarsia, au pied du château St-Elme.

La petite église S. Maria délia Pietà de' Sangri ou chapelle Sansevero (pi. F4; entrée 1 fr.!), an coin du vice et de la calata Sansevero, est la chap. sépulcrale des princes de Sangri di Sansevero. Autrefois partie intégrante du palais du uiénie nom, qui n'existe plus, elle se visite aujourd'hui à cause de sculptures curieuses du xvni« s., aux vêtements transparents, d'une grande habileté technique, mais du plus mauvais goût: un Christ mort dans son linceul, Cécile Gaetani, femme d'Ant. di Sangro, en Pudeur, et l'homme se délivrant de l'Erreur, figurée par un filet, œuvres de Gius. Sannnartino, Ant. Conradini et Fr. Queirolo. — En prenant au S. de S. Donienico le vico Mezzocannone jusqu'à la troisième rue à dr., puis le vicoletto Mezzocannone, qu'on suit pour arriver à la piazza di S. Giovanni Maggiore, on trouve l'église S. Giovanni Maggiore (pi. F 5), nouvellement reconstruite. A côté, la chapelle S. Œovanni de'' Pappacoda a une porte goth., œuvre de l'école de Baboccio (1415).

5t) /• ft- 4. NAPLES. III- Vieille ville

Si, à partir du largo S. Doinenico Maggiore (p. 54), on continue (le suivre au N.-E. la rue principale, qui prend alors le nom de str. Nilo, puis de str. S. Biagio de' Librai (p. 57), on trouve à dr. S. Angelo a Nilo (pi. F4; visible seulement jusqu'à 11 h. du m.), église construite en i;585. Elle renferme, à dr. du maître-autel, le *tombeau du cardinal Riiialdo Brancaccio (m. 1427), son fondateur, par Michelozzo, œuvre exécutée à Pise de 142G à 142U, mais dont la disposition architecturale rappelle encore celle des tombeaux gothiques de Naples; au milieu, l'Assomption, bas-relief exquis, par Donati'llo.

La STRADA dkll' Univkrsità, la 2« à dr. à partir du largo S. Domenico, descend à l'Université {Regia Università degli Studi ; pi. FG4). L'Université de Naples, fondée en 1224 par l'empereur Frédéric Il et réorganisée en 1780, est une des plus anciennes de l'Enrope ; elle comprend cinq facultés, avec une centaine de chaires, et compte 5000 étudiants. Depuis 1780 elle occupe, avec ses riches collections scientifiques (surtout minéralogiques), un anc. collège des jésuites, bâti en 1605. La bibliothèque, au 1«>" étage, à dr., est ouverte de 0 h. k 7 h. (35:^000 vol.; bibliothécaire, M. A. Miola). La cour renferme les statues de Pietro délia Vigna (à dr.), chancelier de Frédéric II, de St Thomas d'Aquin, de J.-B. Vico et de Giordano Bruno, toutes de 18G3, et ([uelques bustes, entre autres celui de Cxiac. Leopardi (p. 107), le plus beau de tous. Nouveau bâtiment universitaire sur le corso Umberto I, v. p. 40.

En allant tout droit au sortir de l'Université, on arrive au largo S. Marcellino qui a à dr. la fac^'ade renaissance de >S. Marcellino et à g. l'église richement décorée de SS. Séverine e Sosie (pi. (14), commencée en 1494 et achevée eu 1537 par Gianfranc. Mormanno.

Le plafond est onié de fresques par Fruncesco di Miiro; elles remplacent celles de Oorenzio, qui est inhumé, à l'entrée de la saeristie. Uaus la 4" cliap. de dr., un bon tableau de Vécole de Xaples du at» s. représeul.int la Viorpfc ot St Séverin, tous deux entourés de quatre saints. A l'entrée de la saeristie, eu sortant de la dernière chap. à dv., une belle porte sculptée de la Renaissance; dans la seconde salle (chap.), à dr., le beau tombeau d'un eufant du nom d'Andréa Bonifaeio t'icara, par ilior. da N'old (1530), et en face, celui de (Tiambatlista C'ieara, tous deux avec des inscriptions de Sannazar. La chapelle des Sanseverini , à dr. du chœur, renferme les tombeaux de trois frères qui furent empoisonnés par leur oncle (en 151(0; ces monuments sont de (î iaia uni da N'ouï {IbSi*- 1545). Dans le chœur, belles stalles de Torelti (15G0-15T5). Dans la chap. à g. du clueur, le tombeau de l'historieu Oii. Troya (ui. 1858). Dans le bras t;. du transept, celui de l'amiral Vine. Carafa (m. Itill), par Xuccherino, et celui du duc Fr. de Movmilis (m. 1()49). Dans la 2» chap. de g., la Vierpe, le Crucifimeut et des saints, beau tableau d'autel à six compartiments par Andréa da Salerno, élève de Kaphaël.

Le couvent voisin de cette église renferme depuis 1818 les grandes archives du, royaume, dans des salles décorées de fres(iucs et do tableaux de (Joretizio. Elles comptent ]iarmi les plus impi>rtantes du monde, et comprennent env. 40000 ciiartes sur parchemin, dont les plus auciiMines sont t;n langue grec(iue, à dater (U> 703. et

(partie E. de Naples). NAPLES. •?• -B- ■*• 57

378 vol. composés de plus de 380000 pièces manuscrites de l'époque des princes de la maison d'Anjou, etc. (Visite de 10 h. à 31i.; s'adresser au directeur, le chevalier E. Casanova.)

Le CLOÎTRE (entrée dans la rue à g. de l'église, par une porte voûtée à dr., où le gardien se trouve immédiatement à g.; 26c.) est décoré de vingt fresques intéressantes, à, sujets tirés de la vie de St Benoît, et exécutées au commenc. du xv« s. par Ant. Solario, dit lo Zingaro et ses élèves (v. p. loi). Elles sont fort détériorées et mal restaurées; la meilleure est encore la fresque en camaïeu qui représente le saint allant à Rome avec son père et sa nourrice (meilleure lumière, dans la matinée). Dans la cour, un énorme platane planté, dit-on, par St Benoît lui-même et sur lequel un figuier a pris racine.

De retour dans la rue principale (p. 56), qui s'appelle ici straua S. BiAGio de' Lierai, on voit à dr. le Mont-de-Piété (1605), et à g., quelques pas pins loin, l'église ^S*. Gregorio (pi. F 64), de 1572, qui possède des portes en bois sculptées, des fresques de Luca Giordano et autres, ainsi qu'un plafond sculpté et peint dans le style de la Renaissance; plus loin encore, d'autres églises et palais. On croise au bout de 5 min. la grande rue dite via del Duomo (p. 62), qu'on peut prendre à g. pour arriver à la via de' Tribunali et déboucher par là sur le Castel Capuano (v. ci-dessous).

On continue droit devant soi par la strada Forcella, puis on prend sur la dr., au bout de 3 min., la str. Egiziaca a Forcella et 150 pas plus loin à g., près d'un pan de mur antique entouré d'une grille, la strada dell' Annunziata. C'est là que s'élève l'église SS. Anntmziata (pi. H4), construite de 1757 à 1782 d'après les plans de L. Vanvitelli, en remplacement d'une autre fondée en 1318 par Robert le Sage et rebâtie en 1343. On y voit devant le maîtreautel la pierre tombale insignifiante de la trop fameuse reine Jeanne II (m. 1435). De la 3« chap. à dr. on entre dans la sacristie, autrefois décorée avec luxe, mais aujourd'hui très négligée; elle contient, ainsi que le trésor attenant, des fresques de Corenxio, des armoires et des panneaux de lambris richement sculptés par Giov. da Nola (à g., paroi de la sacristie, vers 1540; le reste de Dom. d'Auria et Caccavello, 1577), comme aussi un pavé de dalles. — A côté, la grande Casadci TrocafeUi ou maison des Enfants-Trouvés, qu'on ne visite que sur recommandation spéciale. A l'extérieur, devant l'entrée à g., la niche auj. murée avec le tour (7-vofa) on l'on plaçait autrefois les enfants abandonnés. Les revenus annuels de l'établissement sont évalués à env. 400000 fr. Le peuple y vient en foule les 24 et 25 avril.

De l'extrémité N.-E. de la str. dell' Annunziata, la str. délia Maddalena conduit à g. sur la place qui s'étend en deçà de la Porta Capuana (p. 58). On a là, à dr., la porte; en face, l'église S. Caterina a Formello, bâtie de 1519 à 1593, avec un dôme de 1523 (le premier qui ait été construit à Naples), et à g. le

Castel Capuano (pi. 0 3), appelé ordinairement la Vicaria, fondé par Guillaume I**'" et achevé en 1231 par Frédéric II, sur les

5S /. R. 4. NAPLES. ///• Vieille villf.

plans de Fuccio. Ce fut la résidence des Hohenstaufen et souvent aussi celle des princes de la maison d'Anjou. Le vice-roi don Pierre (le Tolède y transféra en 1540 tous les tribunaux de la ville. En parcourant les corridors et en assistant aux séances, surtout aux procès criminels qui commencent à midi dans les petites salles de la cour intérieure, on pourra se faire une idée assez exacte du caractère et des mœurs de la population napolitaine. L'entrée principale du palais est en face de la strada de' Tribunali (p. 59).

La *Porta Capuana {porte de Capoue; pi. G H 3), commencée par Ferdinand I*^'' dès 14^S5, est l'œuvre du Florentin Oiuliano da Maiavo et l'une des plus belles portes de la Renaissance; en 1535, pour l'entrée de Charles-Quint, elle fut décorée à l'extérieur de bas-reliefs et de statues par Giov. da Nola, et on construisit audessus une niche après la peste de 1650. Sur les côtés sont deux belles tours rondes, comme à presque toutes les portes de Naples.

A l'E. de la Porta Capuana passe le corno Garibaldi (p. 47); de chaque côté (pi. H 3), une gare: celle des tramways deCaivano et d'Aversa (p. 30), lignes B et C et celle de la ligne secondaire de Noie et Baiano (p. 238).

A l'E. de la Porta Capuana s'étendent les Faditli («Paludi», marais), territoire très fertile d'env. 50 kil. carr. de supertîcie. Là se trouvent les jardins potagers de Naples. On y sème et on y récolte toute l'année.

A 2 kil. 5 de la porte, et un peu au delà des grands abattoirs (Macello), le trainw. (n"» 1(5 et 21, p. 29) touche au Campo Santo Niiovo, cimetière créé en 1SM>, et s'étendaiit en face du nouveau quartier industriel (p. 39) sur le flanc de la colline appelée l'oggioreale. La grande avenue conduit de l'entrée du bas à une place rectangulaire où se voient les monuments de familles notables de Naples. Plus liant, l'éyiige, où l'on célèbre le jour des Morts (2 uov.) un service divin solennel. Une porte à côté donne entrée dans l'imposant atrium du cimetière, entouré de portiques à colonnes et au milieu duquel est une statue colossale de la ReliifiOH, par Angelini. On remarque particulièrement les nombreuses chapelles des confréries chargées des enterrements. Ces chapelles ont un étage inférieur, où les corps sont d'abord inhumés. Env. quinze mois plus tard, lorsqu'ils se sont entièrement desséchés, grâce à la nature du sol, composé de tuf, on les en retire pour les déposer dans les niches de l'étage supérieur.

De là on arrive, par la porte d'en haut du cimetière, à la rue qui vient du Ueclusorio (p. 50). Quelques pas plus loin dans cellivci, à g., le cimetière des pauvres, dit Uimitero délia Fietà, ouvert en 1888; divisé eu terrasses, il présente l'aspect d'un vaste araphitbé.àtre. Au milieu, une Pietà de marbre et dans le haut, nue chapelle.

Le cimetière protestant, semblable à un pare, est à 1 kil. à l'O., sur la route du Reclusorio, à la halte du traniw. de Capodichiuo (lipue C, p. 30); c'est là que reposent un grand nombre d'Allemands, d',\méncjiius, (l'.Anglais, de Russes, de Suisses, etc. (sonner à la grille; 50 c).

La .sTKADA Cakkonaha, (|ui part, à g. de l'église S. Caterina mentionnée p. 57, de la place située à l'intériour de la Porta Capuana, conduit en 8 min. ;i la strada Foria (p. 49). A l'endroit où la rue se rétrécit, à dr., sur la hauteur (monter l'escalier et passer ])ar une porte à g.1, se trouve S. lîiovanni a Carbonara.

(paHie E. de Naples). NAPLES. I- R-4. 59

S, Giovanni a Carbonara (pi. G 3), église construite en 1344, a été agrandie par le roi Ladislas.

A l'intérieur, derrière le maître-autel, refait en 1746, le ^monument du roi Ladislas (m. 1414), érigé par sa sœur, Jeanne II. Il est dii à Andréas de Florentia et trahit encore dans ses formes une inspiration toute gothique, mais il est aussi remarquable dans son ensemble que dans les détails. Dans le haut, la statue équestre du roi; au-dessous, dans une niche, son sarcophage, avec sa statue couchée, bénie par un évêque, qui est censé lever l'excommunication qui pesait sur le roi à sa mort; en bas, le roi assis, avec sa sœur Jeanne à sa droite; le tout est supporté par des statues représentant les vertus du défunt; les inscriptions sont de Samuizar.

Derrière ce monument, dans la cappella del Sole, le tombeau inachevé du sénéchal Ser Grianui Caracciolo, favori de Jeanne II, assassiné en 1432. Ce tombeau, érigé par son fils Troiano, est d'^1. de Florentia (î); il offre déjà des motifs dans le style de la Renaissance. L'épitaphe est de Lorenzo Valla. Les fresques de cette chapelle, représentant des scènes de l'histoire de la Vierge et des saints, sont dues en partie à Leonardo da Besozso (142C), de Milan; le pavé en majolique est de 1440. — A g. du maître-autel , la chap. des Caracciolo di Vico, construction circulaire élevée et décorée sur les plans de Girolamo da Santa C'roce, de 1516 à 1557, renferme les tombeaux cle Galéas, à g., et de son fils Nicolantonio Caracciolo, en face, ainsi que d'autres sculptures de Giov. da jS'ola, Girol. da Santa C'roce, Caccavello (bas-relief de l'autel figurant l'Adoration des Mages), Scilla et Domenico d'Auria. — Du côté g. de l'église, presque eu face de la porte d'entrée, la chap. des Caracciolo di S. Eramo, l'anc. sacristie, qui renferme quinze tableaux fort endommagés de Vasari (1546). représentant des scènes de la vie du Christ. — A dr. de l'entrée" de la chapelle, une belle Madonna délie Grazie, marbre ^ar Naccheriiw (1517). — Plus loin, à g., un grand autel semblable à une chap., la chap. des Miroballo, dédiée à St Jean-Baptiste et restaurée en 1619, avec des sculptures style renaissance du xv"s. — A côté de l'entrée, un fragment de fresque du XIV' s.: St Jean-Baptiste et l'ange de l'Annonciation (la Vierge a été détruite).

La Congregazione di S. Monica, qui n'est d'ordinaire ouverte que les jours de grandes fêtes, a une entrée particulière au haut de l'escalier montant à l'église; elle contient le tombeau de Perd, di Sanseverino par Andréas de Florentia (1432), à qui l'on doit aussi le portail.

C'est près de cette église qu'était jadis l'arène pour les combats de gladiateurs, auxquels Pétrarque assista encore avec horreur à l'époque de la reine Jeanne I''" et du roi André.

De là, on retourne sur ses pas jusqu'au Castel Capuano (p. 57).

La STRADA de' TRinuNAi.i (pi. F G 3-4), rue animée qui s'ouvre en face de l'entrée principale du Gastel Capuano, conduit au S.-O., de la piazza de' Tribunali vers la via Roma. En la suivant, on passe, à g., à l'entrée romane de VOspedale délia Pace, et on atteint bientôt à dr. la Y)etite piazza S. Gennaro, que décore une colonne érigée en mémoire de la terrible éruption du Vésuve en 1631 (p. 134) et de la protection miraculeuse de St Janvier. Elle est surmontée d'une statue en bronze du saint, par Finelli.

On monte ensuite le perron (jui aboutit à la cathédrale, dont l'entrée principale est à la façade, via del Duomo (p. 62).

60 I. R.4. NAPLES. III. Vieille ville.

La cathédrale (Dnomo, pi. G 3), d'abord dédiée k la Vier}j;e, plus tard au i)atroiidt' la ville, St Janvier (8. Grennaro), fut fondée, ;\ ce qu'on dit, en 1272 par Charles l^r d'Anjou, sur l'emplacement d'un temple de Neptune, mais en réalilé construite sous Charles II, ;\ partir de 12it4, et achevée sous Uobert, en 1323. Cet édilice {joth., en partie dans le style français, avec de hautes tours et des arcs aigus, a été détruit par un tremblement de terre en 1451); reconstruit par Alphonse I*"'', modifié et restauré au xvii" et au xviii* s., il a néanmoins conservé en partie son caractère primitif. Le plan est celui d'une basilique à trois nefs, dont la principale a un plafond et dont les collatéraux sont voûtés d'ogive.

Intérieur. Le plafond de la grande nef est décoré de peintures, celles de forme carrée par Franc. Santafede et celles de forme ovale par Vincemo da Forti. Les fresques dans le haut des murs latéraux sont de Luca Giordano et de ses élèves; le St Cyrille et le St Chrysostoroe, de Solimena. Au-dessus de l'entrée principale sont les tombeaux do Charles I» d'Anjou (;i g.), de Charles Martel, roi de Hongrie (h dr.), tils aîné de Charles II, et de son épouse Clémence (au milieu), fille de Rodolphe de Habsbourg, érigés en 1599 par le vice-roi Olivarez. Au-dessus des portes latérales, David jouant de la uarpe et les patrons de Naples, par T'osav^ (1546) ; les figures sont des portraits des Farnèse, entre autres du pape Paul III.

La :^o chap. du coi-latéral de dk., ou chapelle St-Janvier, nommée habituellement cappella del Tesoro, ouverte de 8 h. à midi, a une magnifique porte en cuivre jaune. A dr. et à g., deux hautes colonnes de marbre verdàtre. L'inscription de l'architrave signifie: «A St Janvier, son concitoyen, sou patron et sou })rotectcur, la ville de Naples reconnaissante, sauvée de la famine, de la guerre, de la peste et du feu du Vésuve par la vertu miraculeuse de son sang. » Cette chapelle, fondée eu 1608 à la suite d'un vœu fait durant la peste de 1526, a été achevée en 29 ans, sur les plans de Fr. Grimaldi; les frais se sont élevés à un million de ducats ou environ 5 millions de fr. L'intérieur, en forme de croix grecque, est ricluunent décoré de marbre et d'or. Il renferme 7 autels et 42 colonnes de brocatelle. La décoration picturale fut confiée au Doininiquiu; pourtant il n'y a que (juatre des cinq tableaux sur cuivre qui soient entièrement de sa main: dans la V et la "A" chap. ii dr., Résurrection d'un jeune homme, Guérison d'une possédée; dans la l'" et la •1" chap. il g., Guérison devant le tombeau du saint, sa Décapitation. Le Martyre du saint, dans la 2<- chap. ;\ dr., a été terminé par l'Espaguolet en 1646. Le Domininuin ne put davantage terminer les fresques ;^ la jalousie, les menaces de l'Espaguolet et de Corenzio l'obligèrent, de même que le Guide et Laufrauc, ;\ quitter ses travaux dans la coupole. — La sacristie du Tesoro renferme des tableaux de Sta)i.~iotn et de Luca Giordano et un grand nombre de vases sacrés et de vêtements sacerdotaux, un buste en argent de St Janvier, que t'harles II fit exécuter eu 1306, 49 autres bustes eu argent de bienfaiteurs de la vil'e idepuis 1605) et divers objets précieux. - l-e tabernacle du maître-autel, qui est fermé par plusieurs portes et, eu dernier lieu, par un bas-relief d'argent représentant la translation des reliques du saint, reuferme deux vase» contenant le sanx/ de St Janvirr, évêque de Bénéveut, (lui souffrit le uiartyre en 305, sous liioclétien (p. 112). La «liquéfaction du .sang de St Janvier», oui d'après la légende arriva pour la première fois lors de la trauslatiou îles restes du saint par l'évêciiui St Sévère, du temps de Constantin, a lieu trois fois par an, pendant plusieurs jours de suite: le l"' samedi d(» mai (à l'église S. Chiara, d'où une procession solonnello se rend lo soir iV la cathédrale), le 19 sept, et le H> déc. (ces deux dernières à la cathédrale). La rapidité ou la lenteur avec laquelle s'opère le miracle passent pour pré-

(partie E. de Nazies). NAPLES. I- R- ^- 61

sager une bonne ou une mauvaise année. Les étrangers peuvent obtenir du sacristain une bonne place près de l'autel pour y assister.

Plus loin, dans le collatéral de dr., la chap. Beancia, la 5«, avec le beau tombeau du cardinal Carbone (m. 1405), par A)it. Baboccio (?).

Dans le bras droit du transept, la chap. Caracciolo, avec le tombeau du cardinal Caracciolo (m. 1268). — La 2= chap. à dr. du chœur e.st la CHAP. MiNUTOLO, du style goth. (visible t. 1. jours de 10 h. à midi; petit pourb.; refuser la description, pour laquelle on demande 1 fr.). Les fresques, du xiv» s., ont été défigurées par des retouches. Au-dessus du maître-autel, le tombeau du cardinal Arrigo Minutolo (m. 1412), avec un bas-relief, la Vierge et les apôtres, par Ant. Baboccio (?) ; d'autres tombeaux, des xiv« et xv^ s., et un bon triptyque de la vieille école de Sienne, la Trinité, par Taddeo di Bartolo, sur l'autel à g. ; dans le bas des murs, des portraits des Minutolo, de 1410-1462. — A côté, la chap. Tocco (capp. di S. Aspreno), avec le tombeau de St Asprenas, un des premiers évêques de Naples.

Au-dessous du maître-autel, où l'on descend à dr. (portes de bronze ; 30 c. au sacristain), se trouve la *conpession, crypte à trois nefs, avec colonnes antiques et beau plafond de marbre, richement décorée dans le goût de la Kenaissance , le plus beau monument de ce genre qui existe à Naples. Elle doit sa fondation (1497-1508) au cardinal Oliviero Carafa et sa décoration à Tommaso Malvifo de Côme. Elle renferme le tombeau de St Janvier et, derrière, la statue agenouillée du fondateur de la chapelle, également par Malvito. — La coupole du chœur, peinte par le Dominiquin, représente l'Adoration des anges.

La chapelle gothique des Capece Galeota, à g. du chœur, renferme une peinture du xv^s., le Christ entre St Janvier et St Athanase.

Dans le bras gauchk du transept, à côté de la porte de la sacristie, à dr., le tombeau d'Innocent IV (m. 1254 à Naples), érigé en 1318 par l'archevêque Umberto di Montorio et restauré en partie au xvi^s.; à g., celui d'André, roi de Hongrie, étranglé en 1345 à Aversa, par Jeanne I", sa femme, comme le rapporte l'inscription: « AndrefB Caroli Uberti Pannoniae régis f., Neapolitanorum régi, Joannae uxoris dolo laqueo necato, Ursi Minutili pietate hic recondito.» Plus loin, à g. de ce dernier, le tombeau du pape Innocent XII (Pignatelli, de Naples, m. 1696).

Dans le collatéral de g., près du transept, la chap. des Seripandi, qui renferme une Assomption par un imitateur postérieur du Pérugin. — Au milieu du collatéral, l'entrée de S. Restituta (v. ci-dessous). — Dans la chap. suivante, une Mise au tombeau, haut-relief par Giov. da JSfoIa; au-dessus, l'Incrédulité de St Thomas par Marco da Siena (1573). A côté, dans la grande nef, les fonts, bassin antique en basalte vert, avec thyrses et masques bachiques.

S. Restituta, attenant à g. à la cathédrale, avec laquelle elle communique par la porte du collatéral de g. mentionnée ci-dessus (si elle est fermée, 25 à 50 c. de pourb.), est une basilique du style ogival construite, dit-on, à la place d'un temple d'Apollon, dont proviennent peut-être les inilonnes corinthiennes antiques de la nef. Ce fut d'abord la cathédrale. On l'attribue faussement à Constantin le Grand, car elle n'est que du vu» s. On l'a raccourcie lors de la construction de la cathédrale et restaurée au xvuo s. Au fond de la chap. S. Maria del Principio, à l'extrémité du bas côté de g., une mosaïque représentant la Vierge avec St Janvier et Ste Restitute , exécutée en 1322 par LeUns. Aux murs latéraux, à côté de la chapelle, deux bas-reliefs, provenant d'une clôture d'autel du xii" s. et divisés chacun en 15 compartiments: à g., l'Histoire de Joseph; à dr., en haut, St Janvier, puis Samson et en bas, St Georges. Derrière le maître -autel, la Vierge avec St Michel et Ste Restitute, par Silvestro de' Buoni (?), très bon tableau dans le style des écoles de Naples et d'Ombrie; l'inscription a été falsifiée; il est postérieur à l'an 1500. Du côté de l'entrée, le monument de l'épigraphiste Al. -S. Mazzocchi. — La chapelle de dr. (fermée; l'entrée est dans la chap. Piscicelli, la dernière

(;2 I. IÎ.4. NAPLES. m. Vieille, ville

à dr., avec uu talminaclc dit xv» s.), dite chai». S. Giovanni in Fonte, l'ano. baptistère qui, d'après l'inscription à dr. de la porte, aurait été construit par Constantin on :u:!, ne date en vérité que de la seconde moitié du vs.; sa petite coupole à pendentifs, le plus anc. exemple en Italie d'une coupole sur plan carré, est décorée de mosaïques du v» s. (les tôtes al fresco sont cependant d'une époque postérieure) bien restaurées: le Christ, la Vierge, etc.

La façade principale (v. p. 59), à l'O., qui rappelle celle des cathédrales d'Orvieto et de Sienne, a été reconstruite de 1877 à 1905 par Nie. Breglia et Gins, l'isanto, en partie d'après des esquisses d'I^lnr. Alvino. Son ornementation est l'œuvre des sculpteurs napolitains Franc. lerace, Doui. Pellegrini, Kafl". Belliazzi, Cepparulo, etc. Aux trois pignons correspondent les fenêtres tripartitos et trois portails dont celui du milieu est l'ancien portail du à Baboccio (1407). Deux tours en construction flanquent l'édifice. — Le long de cette façade, la via del Duomo (pi. F G 3-4), qui part de la strada Foria (p. 49), se développe à peu près parallèlement à la via Koma à travers les quartiers populeux de la vieille ville et se prolonge jusqu'à la mer. — A côté de la cathédrale, à dr. en sortant, se voit le vaste palais archiépiscopal (pi. G 3), construit au xm« s. et entièrement réédifié en 1(547 par le cardinal Filomarino. La farade est du côté de la piazza Donna Regina.

S. Maria Donna Regina, en face, avec un couvent, a été l'ondée par la reine Marie de Hongrie (m. 1323), femme de Charles II lie Naples. Dans la nouvelle église, celle de devant, construite en l(i20, on voit à g. du maître-autel (entrée par la sacristie) le tombeau de la reine par Tino di Camaino et Gallardo Primario (1325-132()). La «vieille église», sur le derrière, est maintenant le Museo Donnaregina (entrée par le vico Donnaregina, 25; frapper, monter l'escalier; pourb. 30-40 c). Elle renferme plusieurs grandes séries de fresques importantes pour l'histoire de l'art et peintes (d'après Ad. Venturi) en 1308 par un des contemporains de Giotto, Pietro Cavallini: en face de l'entrée, scènes de la Passion et de la légende de Ste Elisabeth de Hongrie; à l'entrée, légendes de Ste Catherine et de Ste Agnès; Jugement dernier, etc. Le beau plafond à caissons, enrichi au milieu d'une excellente sculpture sur bois, date du commencement du xvi"^ s. et est probablement l'œuvre de Pietro Belverte.

Dans la strada Anticaglia (pi. F G 3), restes d'un théâtre antique, où Néron parut en acteur. 11 était de grandes dimensions; on en distingue encore deux arcades.

Plus bas dans la str. del Duomo, à dr., le palais Cuomo (pi. G 4), bel hôtel du commencement de la Kenaissance, construit pour Ang. Cuomo de 14(54 à 1488, probablement par des maîtres tiorentins. Démoli pour le percement de la nouvelle rue, il a été reculé de 20 m. et reconstruit ;\ neuf de 1882 à 188(5 par le prince Gaitano Filangieri (m. 1892), pour recevoir les collections que celui-ci a données à la ville. C'est aujourd'hui le Museo civico Filangieri,

(partie E. de Naples). NAPLES. I- R- ^- 63

ouv. toute l'année, sauf en été, aux jours et heures indiqués p. 36. Catalogue de 1888 (2 fr.).

Le grand vestibule du rbz-de-chaussée, déuoié par Salviati de mosaïques dans le style du xiv« s., contient des armes, quelques antiques, une coulevrine aragonaise du xv"> s. se chargeant par la culasse, etc. — L'étage SUPÉRIBUE, où monte un escalier tournant, a été transformé en une jolie salle d'exposition. On y voit de riches armes des xvie-xvin» s. ; immédiatement en entrant deux bahuts italiens du xvi«s.; des objets précieux, des émaux (surtout les n"» 1023 et 1025, dans la vitrine de devant, par Pénicaud, de Limoges) et une soixantaine d'anciens tableaux, entre autres, à la paroi de dr., en commençant: 1466, Giulio Campi, la Vierge; 1439, Jaii Steen, Cabaret; 1431, Frayonard, la Surprise; 1489, Bem. Luini, la Vierge et la donatrice, une Bentivoglio; tout au bout: 1493, Boucher, Vénus; devant la paroi de g.: 1440, V Espagnolet, Ste Marie l'Egyptienne; paroi de g. : 1438, Bonifazio, Descente de croix; 1469, J. van Eyck (? ; Patinir), la Vierge; à côté: 1506, Sandro BotUcelli (et non le Ghirlandaio), portrait d'homme; 1455, V Espagnolet, Tête de St Jean-Baptiste; à la galerie: 1446, van Dyck, Jésus en croix. — De plus, à la galerie, majoliques italiennes, porcelaines de Capodimonte, etc.

De retour à la strada de' Tribunali (p. 59), on la suit à g. dans la direction de la via Ronia. Immédiatement à dr., dans le petit largo Gerolominij l'église

S. Filippo Neri (pi. G 3), ou de' Gerolomini, de 1592-1619, surchargée d'ornements.

La grande fresque au-dessus de l'entrée principale, le Christ chassant les marchands du temple, est de Liica Giordano ; le tableau du maîtreautel, de Giov. Bernardino Siciliaiio ; les tableaux latéraux, de Gorensio. Beau plafond renaissance avec dorures. La riche chapelle de St-Philippede-Néri, à g. du maître-anti'l, a une coupole peinte par Soliinoui; celle de St-François-d'Assise, la 5» à g., renferme un tableau du Guide. Près de là, au pied de la colonne dans la nef, est la pierre tumulaire du savant Jean-Baptiste Vico (1670-1744). — La sacristie (entrée à g.) renferme aussi, dans une salle du fond, des peintures par Aitdrea da Salerno , Corrado, le Dominiquin, Salinibeni, le Guide, etc. Catalogue à la disposition des visiteurs.

Plus loin, on arrive, à dr., à S. Paolo Maggiore (pi. F 4), précédé d'un haut perron. Cette église, décorée d'une profusion de marbres et de peintures de Corenzio, Stanzioni, Marco da Siena et Solimena, a été bâtie en 1590, sur les plans du théatin Fr. Grrimaldi et sur l'emplacement d'un temple des premiers temps de l'Empire, dédié aux Dioscures Castor etPollux, dont le beau portique a été détruit par le tremblement de terre de 1688; il n'en reste plus que deux colonnes corinthiennes, avec une partie de l'architrave. Le cloître, dont l'entrée est strada S. Paolo, 14, a 22 colonnes antiques de granit. Ici se trouvait, du temps des Romains, le centre de la ville.

Sur la petite place qui s'étend devant S. Paolo, de l'autre côté de la strada de' Tribunali, est située à g. l'église S. Lorenzo (pi. G 4), reconstruite de 1266 à 1284 par Charles I" d'Anjou, dans le style gothique, mais qui n'a plus de cette période que le portail et

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le chœur, ce dernier avec déambulatoire et chapelles convergentes coniiite dans les églises du Nord. La nef a été réédiliée au xvn« s. ; le modeste campanile a été bâti en 1487 dans le goût du commenc. de la Renaissance.

Intékikub (actiicUemcnt eu restauration). — Lu graud tableau, audessus de l'entrée principale représentant le t'iirist et St François, est de Vincetizo Corso. — A dr. de l'entrée, le tombeau de Lod. Aldouioreseo par JJaboccio (1421), très dégradé, mais intéressant, parce que c'est le premier où la famille fut représentée en prière avec le défunt. Non loin, dans le pavé, le tombeau du philosophe Jean-Baptiste délia Porta (1550- Kîlt)). Le Couronnement de Robert par St Louis de Toulouse, avec une prédelle signée, dans la 7" chapelle à dr., est de Simone Martini de Sienne (peu après 1317). Il y a aussi des restes de fresques dans le style de l'école siennoise. — Le St Antoine de Padoue sur fond d'or dans la cha-

Sellc du même nom, au bras g. du transept, trahit une influence flamande, e même que le St François en fondateur de l'ordre, de la chapelle de ce saint, dans le bras dr. ; on les attribue à Simone Napoletano. Les statues de St François , de St Laurent et de St Antoine , ainsi que les beaux bas-reliefs du maître-autel, sont peut-être dus à Girolamn da Santa C'roce. Dans le déambulatoire, derrière le maître-autel, on remarque, en entrant à dr., d'abord le monument de Catherine d'Autriche (m. 1323), première femme du duc Charles de Calabre, avec un baldaquin en pyramide et des mosaïques ; puis celui de Jeanne de Duras, tille de Charles de Duras, et de son mari Roo. d'Artois (m. la l'« en 1393, le 2" en 1383; l'inscription qui indique 1387 comme année de leur mort est de date postérieure), exécuté fàï Babiiccio en 1399; en bas, trois Vertus; en haut, deux Anges soulevant un rideau. Plus loin, dans un espace fermé, le tombeau de Charles de Duras, étranglé à Aversa en 1348; enfin, au bout de l'abside, celui de Marie, tille de Charles III de Naples, morte en 1371 à l'âge de 2 ans. Dans le passage menant à la strada de' Tribunali, l'épitaphc de lac. Rucco, par Fr. da Milano.

L'anc. couvent de franciscains, voisin de l'église, a été longtemps occupé par l'administration municipale, ce que rappellent les armoiries coloriées des quartiers (sedili) de la ville au-dessus de la porte. — Pétrarque séjourna dans ce couvent en 1345, et ce fut dans l'église que Boccace vit en 1834 la belle princesse qu'il immortalisa sous le nom de Fiamraetta.

En continuant dans la direction de la via Ronia, on arrive, à g., à l'église S. Pietro a Maiella (pi. F 4; délabrée, fermée), construite par (Jiovanni Pipino di Barletta, favori de Charles II (m. 1316), dont le tombeau est dans le bras g. du transept. Au plafond, des fresques avec des scènes de la vie de Célestin V et de Ste Catherine d'Alexandrie, par le Calabrèse. — Dans le couvent voisin est le coNSEKVAToiRE DK MUSIQUE (K. Colleffio (H Mitsicu), foudé en 1537, qui forma des élèves célèbres, tel que Rellini ; Mercadante (m. 1870) en fut longtemps le directeur. 11 possède une collection de manuscrits de Paesiello, lomelli, Pergolèse et autres maîtres. — Près d'ici, dans la strada 8. Maria di Costantinopoli, un monument de Bellini (pi. F 4; v. aussi p. 412). — Après avoir franchi la Porta^lij*^ s».*acjri*f à la piazza Dante, dans la via Roma (vjW^'e C* ^•^^^^'^OeV^/N.

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