‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 27 sur 127 · C. rrcinier ëlnije (v. le i)lan, p · texte numérisé non relu

C. rrcinier ëlnije (v. le i)lan, p

Aile oiîiknt. : comestibles de Pompéi (p. 82); petits bronzes (p. 82); bibliothèque (p. 9;i).

D. Second étni/e (v. lo ])laii, p. 85).

Aii.r. oKiioNT.: verrex antiques (p. 85); objets d'or et d'arf/ent (p. 8(>); armes (p. Sti) ; pierres <iravces (p. 8ti) ; papyrits (p. 8G) ; médailles (p. 87) ; vases (p. 87); musée Santanyelo (p. 87); antiquités de Uitmes (p. 88).

E. Premier étage (v. le plan, p. 82).

AiLK oc'ciD. : galerie de peinture (p. 88) et tax>isseries , ouvrages de la Renaissance et dessins (p. 93).

A. Kez-de-chaussée.

De la porte d'entrée, on arrive dans lui grand vestibule (vestibolo) à trois nefs, à l'extrémité duquel se trouve l'escalier de l'entresol et des autres étages (p. 7!) et suiv.). A dr. et à g., contre la paroi d'entrée, deux grandes culoiines en cipolin, recouvertes d'inscriptions grecques archaïsantes et trouvées près de Rome dans un sanctuaire de Cérès, sur la voie Appienne.

Dans la nef centrale, à g.: G780, hase de Pouzzoles, sur laquelle reposait autrefois une statue équestre de Tibère, avec quatorze ligures personniliant des villes de l'Asie Mineure l'ebâties par l'empereur après le tremblement de terre de l'an 17 de notre ère. A dr. : 0232, statue en l'honneur de la, prêtresse EamacMe, de Pompéi (p. 150), érigée i)ar les foulons; à g., 0233, statue en l'honueur de ]\rarcus Holconivs Rufus, tribun militaire et cinq fois magistrat de Tonipéi, représenté en Mars Vengeur, tel qu'on le voyait dans son temple ;\ Rome, sur le Forum d'Auguste.

Dans les deux nefs latérales, quelques statues d'une famille noble d'HercuIanum, entre autres, dans celle de dr. : 6HM , 21. Ni>nii(s Balhiis, le père, 024U, une de ses filles; au milieu: 0104, statue équestre d'un de ses fils, de la prétendue basilique d'HercuIanum; — dans la nef de g., 0108, Viciria Arvlinis, femme de M. Nonius Balbus; 0244, 6248, deux autres filles de Balbus; 0240, un autre fils du ujême et au milieu, 0211, statue équestre de M. N. Balbus, également de la prêt, basilique d'HercuIanum.

Les **marbres antiques occupent toute l'aile dr. et la moitié de l'aile g. du rez-de-chaussée. On entre par la première porte de dr. du vestibule dans le

Portique des marbres archaïques (marmi arcaici). A g. en entrant, petit sacellum de calcaire conchylien avec une déesse sur un trône; à dr., 121)181, beau fragment de tète en marbre; 0550, stèle funéraire grecque représentant un homme ayant près de lui son chien (œuvre de la fin du vi'' s., intéressante malgré ses fautes anatomi([ues et ([ui charme par l'expression naïve et l'animation de l'ensemble); 0007, mauvaise copie d'une Minerve Prouiuchos.

Au milieu, 0000, 0010, *]Iarmodii(s et Aristogiton : la tête

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d'Aristogiton, qui étend sou manteau pour se protéger, n'appartient pas à cette statue; la tête primitive était barbue; on peut voir à la paroi de la fenêtre le plâtre d'une tête antique qui, grâce à sa composition de même style, a servi occasionnellement à compléter le groupe en question.

Après le meurtre d'Hipparque et l'expulsion de son frère Hippias (510 av. J.-C), on érigea sur le marché d'Athènes les statues des meurtriers Harmodius et Aristogiton, hautement célébrés par les Athéniens. Ce groupe, œuvre à'Anténor, fut emporté l'an 480 par Xerxès et remplacé en 478 par un autre dû à Kritios et N'ésiotès. Les figures exposées ici sont une copie du second groupe et nous montrent par conséquent un des premiers chefs-d'oeuvre de la sculpture grecque après le désastre de l'invasion des Perses. Voir p. xxxvii.

Plus loin, au milieu, 6416, le Gladiateur Farnèse, représentation d'un guerrier, au moment où il tombe saignant de plusieurs blessures (la tête et les bras sont modernes).

Les artistes du milieu du v* s. ont vraisemblablement représenté souvent ce motif; le sculpteur Crésilas, entre autres, a créé la célèbre statue de ce genre qui se trouvait sur l'Acropole d'Athènes, mais qui ne peut être identique avec l'original de l'œuvre qui nous occupe; les formes trahissent une force brutale exagérée, comme aussi la manière dont le sang dégoutte de la blessure révèle le goût peu esthétique du copiste.

6006, Oreste et Electre, œuvre dans le style archaïsant de Pasitèle, de la fin de la République (v. p. xxxix).

Ce groupe, dont l'interprétation reste incertaine, comprend deux figures insignifiantes, péniblement disposées l'une à côté de l'autre; le jeune homme n'est qu'une pâle copie d'une œuvre (figure isolée) de l'art archaïque; le corps de la jeune fille, par contre, est travaillé d'après un modèle d'une époque po.stérieure, tandis que la tête est également imitée d'une œuvre archaïque.

A dr., 109621, belle tête de femme à coiffure archaïsante; à dr. de cette dernière, 6408, Guerrier, dont le torse seul est antique et correspond à celui d'Harmodius (p. 66).

*6008, Artéîuis courant, statuette trouvée à Pompéi et intéressante par les restes de peinture et de dorure qu'on y remarque.

Cette copie est une réduction fidèle d'une figure d'ivoire et d'or, célèbre dans l'antiquité, faite pour Calydon par les artistes Menaichmos et Soldas vers la fin du vi" s. et apportée en Italie par Auguste après la bataille d'Actium; l'expression de fraîcheur et de gaieté qui anime la déesse s'avançant d'un pas alerte est absolument exquise.

Les salles attenantes contiennent des marbres de la première floraison de l'art grec (y« s.).

III« salle: à dr. en entrant, *6322, buste de Minerve, dont les traits sont d'une sévère beauté (fait probablement d'après une des premières œuvres de Céphisodote, père de Praxitèle); à dr., jeune fille courant, statue sans tête, à la robe flottante, trouvée à Naples; en face, beau torse de femme. A la fenêtre, *deux statues de Vénus, drapées de voiles transparents, d'après un célèbre original qu'on croit être l'œuvre d'Alcamène, un des élèves de Phidias; celle de g. est bien travaillée, l'autre est d'une exécution mauvaise. Dans le passage qui mène à la salle IV, 6560, stèle funéraire grecque.

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IV» sallk: à dr., *<)005, Jiinon Farnèse, tête à l'expression austère, la plus grandiose représentation de déesse que nous ait laissée l'antiquité (v. p. xxxvii).

Ou croyait autrefois que cette tête était une copie de la Junon de Polyclète; le style prouve cependant qu'elle est de provenance attiquc, mais il demeure incertain que ce soit réellement une représentation de Junon.

Vers la fenêtre, *G011, le Doryphore ou porteur de javelot, médiocre copie du célèbre bronze exécuté par Polyclète, comme modèle des proportions parfaites du corps, et nommé aussi, pour cette raison, le canon (v. p. xxxviii, 78 et 153); la ré])lique de la tête de cette statue, n» (3412, est meilleure. En face, (5104, tête de vainqueur k bandeau enroulé, également d'après une œuvre de Polyclète. Aux parois, l'un en face de l'autre, deux bas-reUefs: l'un, ()715, avec deux cariatides et une femme assise, possède un caractère décoratif; l'antre, (5725, Grâces et Nymphes dansant la ronde, a servi d'ex-voto.

De cette salle, on passe dans la

V® SALLE, où sont les *inosaïques (mosaici). Au milieu, dans le pavé, un Lion enchaîné entre des Amours et des figures bachiques, provenant de la maison du Centaure à Porapéi (p. 161). — Du côté de la fenêtre, à la paroi d'entrée, 109 982, tête de mort et antres symboles, trouvés à Pompéi, sur la table d'un «tricliniura»; audessous, 9986, Acteurs exercés par un poète; à g. et à dr., *Scènes de comédie, de Dioscoride de Samos, d'après l'inscription; 9980, Perdrix; 9983, Canards; 9982, Coqs après un combat; dans le haut, 9977, 9979, deux exemplaires de Vopu^ alexandrimnn qui répond à la mosaïque de marbre florentine, telle qu'elle se fabrique aujourd'hui. — A côté de la fenêtre, à g., 114 281, colombes autour d'un vase en bronze (même motif que celui de la célèbre mosaïque des colombes au musée du Capitole); au-dessous de la fenêtre, 9990, Animaux du Nil (l'orninit le seuil devant la mosaïque de la Bataille d'Alexandre, p. 75). — Plus loin: 9991, l'Amour couronné de pampres et tenant un gobelet, monté sur un lion; au-dessous, *9994, guirlande avec des masques; Perroquets, Chat sauvage avec une perdrix. Poissons, provenant tous de la maison du Faune (p. 159). Au-dessous de la mosaïque des poissons, au pilier central, 124 545, une Réunion de sept philosophes discutant sur un globe céleste placé au milieu d'eux (on a vainement essayé d'expliquer cette scène et d'y reconnaître les dilférents personnages); dans les niches, quatre colonnes en mosaïque provenant de Pompéi (v. p. 164). — Au mur de dr. : une grande niche, prol)ablement destinée à une fontaine; à g., les Noces de Neptune et d'Amphitrite.

On rebrousse chemin en traversant les salles IV et 111 pour passer dans la

VI« SALLK, où se trouvent les restes d'un temple grec du commenc. du v« s., mis au jour à Locres (p. 267 et xxxvi). An milieu,

Rez-de-ch. Côté E. NAPLES. I- R- 4. 69

les figures des Dioscures qui faisaient partie d'un groupe servant d'ornement à un fronton; les fils de Jupiter qui, d'après la légende, I^rètèrent leur assistance aux Locriens dans leur guerre contre Grotone, sont représentés au moment où, arrivant de Sparte, ils sautent à bas de leurs chevaux; le triton qui porte ces derniers symbolise leur course à travers la mer. Les pointes de métal servaient à tenir les oiseaux à l'écart. Fragments d'architecture ; fragments de revêtement en terre cuite. — Dans les passages qui conduisent à la salle VII, deux has-reliefs votifs, l'un, œuvre attique trouvée à Pompéi, dédié à une divinité terrestre, l'autre à Hercule.

VII« SALLE. Au pilier central du mur d'entrée, **6727, basrelief portant les figures A' Orphée (à dr.), à'' Eurydice et de Mercure (v. p. xxxvii). Du côté de la fenêtre, 6304, 6303, têtes de Minerve du temps et de l'école de Phidias. Au long mur vis-à-vis de l'entrée, à dr. et à g., 6395 et 6396, deux statues de Vénus (la tête de la première est moderne), de la même époque et de la même école, comme aussi (au milieu de la salle) le n" 6369, tête de femme qui, également, semble appartenir à une Vénus. A la même paroi, 6261, mauvaise statue à^Apolloii sur l'omphalos; à côté, à dr., 6393, belle tête d'' Apollon., la plus parfaite représentation du dieu datant de la jeunesse de Phidias; l'exemplaire de Naples est malhem-eusement très enjolivé et généralisé. Puis *6024:, statue de Minerve, d'après un original de Phidias ou d'un de ses élèves immédiats; l'exécution est loin d'être parfaite, mais l'ensemble est d'un grand effet.

De retour dans le portique des marbres archaïques, on pénètre dans la petite

II« SALLE. Au milieu, 119 917, P«9^7isie victorieux, le front ceint d'une couronne, trouvé à Sorrente (la tête, surtout, est d'un modelé très fin; le bronze original était l'œuvre d'un artiste attique de la fin du v« s.). Aux parois, plusieurs hermès barbus (le n" 6419 est remarquable) et 6411, statue d'un jeune garçon blessé qui court (la blessure est probablement une addition moderne), aux formes d'une moelleuse douceur.

De là, on passe directement dans le

Portique de Floke. Dès l'entrée, à dr., Jupiter Ammon, buste très effacé, mais plein de vie et d'expression. — En face de l'entrée, 6360, EsGulape, statue trouvée à Rome dans l'île du Tibre, où se trouvait un célèbre sanctuaire de ce dieu. — En face, 6073, Mercure, d'après un original du v^ s. ; la tête est un portrait romain auquel on a laissé quelques traits de l'original grec. — A dr., plusieurs statues de femmes drapées; la partie médiane de la dernière est antique et particulièrejneut belle. — Au milieu, 5999, Néoptolème portant le corps d^Astyanax (v. p. xxxix). (Suite du portique de Flore, v. p. 72.)

Les salles attenantes renferment les marbres de la seconde floraison de l'art grec et de l'époque hellénistique:

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Salm.: du MiMKtr. A la fenôlre, *G306, Bacehvs barbu, busto d'après l'raxitèle, réplique du prétendu Sardanapale du Vatican, sur un aiitol bacliiijue linenient travaillé. Au-dessus, à la paroi, G713, le «Jianqiit't d'Icare», bas-relief hellénistique représentant la visite faite par Bacchus à un poète ou acteur le soir du jour où celui-ci a remporté le pri\ dans un concours. — ■ En face , ()3r)3, statue de VAmour, réplique du fameux Amour de Centocelle au Vatican. — ■ Dans le passajçe qui conduit à la salle de dr., du côté S.: à dr., ()2G0, fragment d'une tête de Jirpiter, d'après l'original conçu probablement par Bryaxis, nn des contemporains de Lysippe, qui a servi de modèle pour le célèbre Jupiter d'Otricoli au Vatican.

II« SAi.LK. A dr., (3034, torse de Bacchiis adolescent assis; 0027, statue de Jumni, mauvaise réplique d'un original du temps de Phidias, la tête et les membres sont modernes; *torse d'un hotnme assis, d'un travail exquis, reste d'une réplique du fameux Mars Ludovisi à Rome; l'original était une œuvre de Lysippe. — Devant la fenêtre, *<î035, torse d'une statue de Vénus, une des plus belles représentations de la nudité féminine que nous ait laissées l'antiquité ; à dr. et à g., un Ganymède peu attrayant et une .statue d'une divinité marine.

Dans le passage qui mène à la IIP salle, la statue colossale de VHercule Farnèse, trouvée à Rome en 1540 dans les thermes de Caracalla. Le héros, épuisé par la lutte, s'appuie sur sa massue ; il tient dans sa main droite les pommes d'or des Ilespérides, rappelant l'heureuse issue des douze travaux. Cette statue, œuvre de Glycon d'Athènes, du temps de l'Empire, dit l'inscription, est une copie agrandie et trop ])oussée d'une des plus belles créations de Lysippe.

IIP SALLE. A dr., 124 325, sarcophaye de Mctilia Torquata, avec représentations tirées du mytlie d'Achille. Plus loin ;\ g., C<j70, putéal arrondi (margelle de puits) avec sept divinités en basrelief; torse de satyre de style hellénistique et d'un travail exquis; G675, putéal avec des satyres préparant le vin; trois rases de marbre: celui du milieu (0G73), œuvre d'un certain Salpion d'Atiiènes, est particulièrement intéressant, bien que la scène (ju'il représente, IMercure apportant aux Nymphes Bacchus qui vient de naître, ne soit qu'une répétition d'un ancien motif (v. p. xxxix). Ici aussi le beau torse dit * Vénus de Sinuessa, d'après l'endroit (p. 21) où il a été trouvé en 1!)11. — Aux parois, bas-reliefs bachiques.

Dans l'entrée des deux salons coutigus: G40G, Hercule et Omphale qui ont échangé leurs attributs, groupe insigniliant.

P"" SALON. Quatre statuettes: à g., G014, Perse uiourant ; G013, Géant mort; G015, Gaulois blessé; au milieu, (!>0i2 , Amazone morte, toutes de la première école de Pergame.

En souvenir de sa grande victoire sur le.s Gaulois qui avaient pénétré en Mysio (239 av. J. -('.), le roi Attale 1" de Pergamo fit plaeer il l'Aïu'oiJolc d'Atliones, luunnie ex-voto, quatre groupes de statues, syniliolisant le triomphe de la civilisation sur la liarharie par les l'ombats

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des dieux contre les Géants, des Athéniens contre les Amazones, des Athéniens contre les Perses à Marathon, et d'Attale lui-môme contre les Celtes. Ces groupes étaient en bronze; cependant on a reconnu dans les statues qui sont ici et dans d'autres à Rome et à Venise des reproductions qui, à en juger par le marbre et le travail, ont dû être faites par des sculpteurs de Pergame de l'époque d'Attale. Toutes les œuvres de cette école sont caractérisées par la noblesse et la vigueur de leur réalisme. Pour bien apprécier les statuettes en question , il faut se les figurer, non isolées, mais faisant partie de groupes animés de nombreux personnages et de scènes vivement mouvementées.

II« SALON (Veneri). Au milieu, 6020, Vénus Callipyge, statue d'hétaïre, ainsi nommée de la partie de son corps qu'elle regarde. A dr. de la fenêtre, Vénus accroupie ; l'original de cette statue et d'autres représentations du même motif étaient l'œuvre du Bitliynien Doidalsas qui vivait dans la première moitié du iii« s. av. J.-C. ; les formes de sa déesse rappellent les figures de femme de Rubens.

On retourne dans la salle du milieu, et continuant droit devant soi, on entre dans la

IV« SALLE. Dans le passage, 6350, tête de Bacchus barbu. A g., 6017, Vétius de Capoue, statue trouvée dans la ville de ce nom; la déesse tenait dans ses mains un bouclier dans lequel elle se mirait; c'est une imitation médiocre d'un bel original en bronze qui doit avoir été créé au iv" s. av. J.-O. La célèbre Vénus de Milo, au Louvre, création du ii« s. av. J.-C, a été conçue d'après le même modèle, tout en présentant des changements notables. — A dr., 6016, V Adonis de Capoue, fortement complété, doit avoir été dans le principe une statue d'Antinofis; en face, 6019, «Psyché», fragment d'une statue de Vénus ou d'une nymphe, est charmante; elle a été retouchée et polie au xyiii^s.; au-dessus, *bas-relief grec, représentant la séduction d'Hélène par Pâris-Alexandros; Hélène est assise à g., Vénus cherche à la convaincre avec l'aide de sa complice Peitho, déesse de la Persuasion, qui est assise sur la corniche; l'Amour se tourne vers Paris, tandis qu'Hélène, la droite levée, semble résister à la tentation. — Dans le passage qui conduit à. la cinquième salle, à dr., 6274, buste de Jupiter Ammon.

Ve .SALLE. A g., 6022, Satyre avec Bacchus enfant; 6329, Pan et Daplmis, le dieu enseigne au beau berger à jouer de la flûte (syrinx). A dr., Bacclius, puis trois statues de satyres.

VI« SALLE (la dernière de ce côté). A g., 6307, Bacchus et V Amour. — 6002, le groupe du Taureau Farnèse (Tore Farnese), copie de l'ouvrage célèbre des artistes rhodiens Apollonius et Taunsc^/.ç, jadis propriété d'Asinius PoUion, à Home, y a été retrouvé brisé en 1540 dans les thermes de Caracalla, et restauré sous la direction de Michel-Ange. Ce groupe, plein de hardiesse et d'animation, mais surchargé de détails, représente les deux fils d'Antiope attachant Dircé aux cornes d'un taureau sauvage, pour venger leur mère. Pour bien juger de l'ensemble, il faut se placer de manière à avoir le taureau et Dircé entre les deux frères. (Voir p. xxxviii.)

72 I.R.4. NAPLES. IV. Musée Natiomd.

On regagne ensuite la salle du milieu pour passer dans le i'ok- TiyuK KE i'LOKK (p. G9). Ininiédiateuieut à dr. , au milieu, (J40'J, la Flore Farnèse, statue colossale trouvée à Rome dans les thermes de Caracalla en même temps i^uc le Taureau et l'Hercule. C'est probablement la reproduction en grand d'une statue de Vénus; la valeur artistique de cette copie n'est pas supérieure à celle des deux autres; la tête, les bras et les pieds sont modernes. — Médiocres statues de Vénus et de Bacchus; gracieuse statue de Diane chasseresse.

Du portique de Flore, on entre directement dans le vestibule de la collection égyptienne.

Antiquités égyptiennes. Voslibulc: aux parois, moulages de stèles du musée de Turiu. Tètes de statues et monuments fuuéraiies. A la l'cnêtre, 1008, statue agenouillée d'un ministre (entre ses genoux, uu éerin avec image d'Osiris). — Eu descendant l'escalier, on arrive dans une irii salie, de forme allongée. A la fenêtre, quelques sculptures: 1001, Isis (?) ; 1005, torse do basalte noir tout couvert de petits hiéroglyphes. ■— Dans le cabinet attenant: fragments de papyrus, entre autres une partie du Livre des Morts (env. 1500 av. J.-C.) et un rapport concernant des travaux hydrauliques (env. 250 av. J.-U.) ; de plus, scarabées, etc. — 2« salle : momies, crocodile embaumé, vases funéraires (cauopi) de marbre noir ou d'albâtre destinés à recevoir les entrailles du défunt, statuettes et fragments des époques hellénistique et romaine.

3» salle : terres cuites. Dans la vitrine, à g. en entrant, bas-reliefs archaïques eu terre cuite, trouvés à Velletri; à dr. do la fenêtre et à dr. (le 1,1. sortie, terres cuites architcctouiques de Métaponte et ex-voto dédiés ;i un dieu guérisseur et représentant différentes parties du corps humain, de même provenance; autres terres cuites architectoniques, figures et couvercles de cercueils, tous étrusques; modèles en liège des éditices de PsBstum. — i» salle: sarcoph;iges en terre cuite et statues, entre autres celle d'un acteur. Dans les vitrines, statuettes et urnes cinéraires en terre cuite. — La collection préhistorique qui suit n'est pas ouverte au publie. Elle renferme des trouvailles préhelléuiques de Striano (p. 131) et de S. Marzano près Sarno, de Cumes (p. 119), des cavernes de Pertosa (p. 250) et Zachito, des tombeaux mis au jour dans les rochers de Matera (p. 254); de plus, trouvailles analogues faites dans d'autres contrées et dans d'autres pays. — De là, ou rebrousse chemin pour monter l'escalier et rentrer dans le vestibule.

Une série de cinq salles, faisant suite au vestibule des antiquités égyptiennes, renferme les

Fragments de sculpture et d'architecture. 1'"^' sallk. Au milieu, statue de Minerve; :i dr. de la fenêtre, grand frag-nient de ba^-relief a.\ec une divinité assise sur le sol; àdr. près de l'entrée, partie inférieure d'une figure assise sur un bélier (probablement Vénus); 6319, statue de Minei-ve (tète moderne).

2» SALLK. A dr. en entrant, G354, statue de Bacchus dansant, revêtu d'une draperie transparente, avec la «nébride» (peau de faon); :ï la paroi, à g. en entrant, bas-relief: Oreste s'éloigne furtivement de l'autel d'Apollon à Deljjhcs pour se rendre :i Athènes, et enjambe avec précaution la Furie assoupie; à la paroi du fond, fr.xgment colossal d'un yéaut qui rappelle le Combat des géants (de l'erganie); à g., tète de déesse ceinte d'un diadème; à dr., (ilUft, tète i\ belle chevelure bouclée (ApollonfJ, toutes deux de l'ergame. Au milieu.

Rez-de-ch. Côté E. NAPLES. I- R- 4. 73

V Amour y enlacé par un dauphin, se précipite dans les flots (ornement de fontaine, sans goût).

3® SALLE. Au milieu , 6672 , trapézophore (pied de table) avec un Centaure qui porte un Amour sur son dos et Scylla qui dévore les compagnons d'Ulysse. A l'entrée et à la sortie, quatre bouches de fontaine finement ornées de sarments en relief. Du côté de la fenêtre, deux élégantes bases de candélabres. A la paroi d'entrée, beaux 6as-refe'e/s; en haut, 6687, Scène de comédie; 6688, Bacchanale ; 6716, Vieille bergère retirant avec précaution une épine du pied d'un berger (le pied seul est conservé). En face, 6679, Mystère d'Eleusis: l'initié est assis, la tête voilée, entre un prêtre et une prêtresse; 6691, Chevauchée nocturne ; înasques et oscilles ou disques ornés des deux côtés de bas -reliefs et destinés à être suspendus comme ex-voto dans les temples. A la fenêtre de g., une Chienne, représentation pleine de vie. Dans l'autre partie de la salle, autres masques et l)asreliefs ronds. A la paroi de la sortie, Satyre et Nymphe, groupe très dégradé, mais d'une composition parfaite.

4^ SALLE. Au milieu, 6374, Atlas portant le globe céleste ; les constellations y sont reproduites en relief (d'après un modèle hellénistique; la tête d'Atlas seule est bonne). Aux parois, sarcophages et bas-reliefs décoratifs.

5"= SALLE. Au milieu, partie inférieure d'une statue de Jupiter. Aux parois, sarcophages et bas-reliefs décoratifs. A la paroi du fond, statue de Ferdinand IV de Naples par Canova.

On retourne alors dans la 3« salle pour passer à dr. dans le

Portique des marbres de couleur. Au milieu en commençant, statue de femme à draperie flottante, de marbre «bigio»; les parties nues qui manquent aujourd'hui étaient de marbre blanc; statuette de Méléagre, de rouge antique; grande statue iV Apollon en basalte; statuette et deux statues d'un Barbare à genoux, cariatides vraisemblablement imitées d'un original de Pergame; Diane d^ E'phè se , la flgure et les mains sont en bronze; trois figures (Vlsis, drapées de noir; Hermanubis à tête de chien; Sarapis trônant. Au milieu, Apollon assis, de porphyre, les parties en marbre blanc sont modernes. A la paroi de la fenêtre, deux candélabres. Aux parois, bas-reliefs votifs dédiés à Apollon et aux Nymphes, d'une époque tardive; deux représentations de Mithras tuant le taureau.

On traverse le grand vestibule, pour entrer en face dans le

Portique des portraits grecs (portico iconografico). A dr., 6156, buste (VArchidamos, roi de Sparte, probablement le troisième du nom, qui régna du temps de Lysippe, dans la 2'^ moitié du iv'= s.; 6126, statue d'un^^oè^e, complétée en Homère et trouvée avec les n"» 6210 et 6018 (Eschine) dans le théâtre d'Merculauum ; 6149, buste d'un Diadoque, nommé autrefois à tort Alexandre, mais re-

74 I- K- •*■ NAPLES. IV. Musée National.

coiin;iiss;il)le à son bandeau ot aux cornes courtes qui le désifïnent coniine un «nouveau Bacchus»; (Jl^O, buste cas(|ué, probablement Pyrrhus, roi d'Epire, ainsi que semble rindii|uer la couronne de chêne; *(;i55, excellent licriiiès barbu (non Déniosilièné)', *f)018, statue iVEscldiie trouvée dans la villa des Papyrus à Herculanuui; l'orateur athénien qui vécut de 3W> à ;514 av. J.-C, était rival de Démostliènc, et j!;ai:;né à la cause de Philippe de Macédoine.

Déiiiostlicnc représentait l'idéal du patriotisme bouillaut et enflammti, tel que nous le montre son portrait au Vatican, Eschiae au contraire était le type do l'homme politique froid, posé et prévoyant; cette statue rappelle celle de Sophocle au Latran , malgré le reciierché de la draperie, qui s'explique plutôt par l'époque de sa création tardive que par l'intention de caractériser le personnage.

(1154, buste d'un Africain (Juha?); r.KiS, un ndloscqihc ; ti2;îS, statuette de Moschioti, philosoplic et auteur tragique, avec inscription (la tête est moderne) ; *0023, buste (VHomère, belle réplique de l'œuvre qui figure le chanteur des temps anciens sous les traits d'un vieillard aveugle saisi, comme un voyant, par la puissance impulsive des événements dramatiques qui se présentent ;\ son imagination; *6135, buste A^Eiiripide, avec inscription; ()140, statue qu'on a donnée sans motifs concluants pour celle d'Homère, d'Hésiode et d'Apollonius de ïhyane; (U33, buste de Sophocle; 0415, hermès de Socrafe avec une inscription grecque tirée du Criton de Platon («désormais et toujours je ne suivrai qiae celle de mes pensées (|u'après mûre réflexion j'aurai reconnue être la meilleure»); 6143, *t)13(J, Philosophes; *(;132, Général; 6139, Poète. — En face: 6159, Antisthèiie; 0130, Tyysias, avec inscript.; 6131, CJirysippe; 0163, Euripide (f); 6413, Sophocle dans sa vieillesse; 6129, Socrafe; 0101, 6100, Euripide; 6140, Hérodote; 0144, un inconnu; 0152, un philosophe ; 0153, 0147, deux inconnus; 0151, Général au casque macédonien (un des compagnons d'Alex, le Gr.): 0158, Ptolémée Soter (?); *{il48,Philétère, fondateur de la dynastie de Pergame. — Au milieu: 0230, hermès géminé d'un Grec et d'un Romain (barbu) inconnus; (5239, hermès géminé iVHérodote et de Thucydide, avec inscriptions; excellente *statue-portrait grecque (sans tête).

Au milieu du portico icon(io;ratlco est la portequi conduit à la collection des inscriptions (raccolfa epifiraflca), qui n'est pas encore ouverte au public. La collection comprend plus de 2000 inscriptions latines et un icrtaiu nombre en langue osque et autres dialectes, sur pierre et sur bronze, puis des inscriptions murales gravées (firaffiti) et peintes (clipiiifi) de Ponipéi, pour la plupart, inscriptions de tombeaux, ou houoritiques, ou de monuments, etc.

De l'extrémité (). du portico iconografico, on entre dans le

Portique des EMPEnEiiRs (portico degli Inrpei'atori) qui, ilans sa partie N., renferme encore des portraits yrecs, et jjIus loin des portraits romains. Inunédiateineut à dr., lt!37, petite tête d'un Plitlétiiée (d'p]gypte); puis 61S7, 6185, 0186, trois têtes dites de Séuèqite, plutôt celles d'un poète hellénisti(|ue, peut-être de Ctdli-

Bes-de-ch. Côté O. NAPLES. I- R- 4- 75

maque; 6127, Chrysippe; 6128, Zéno7i; 6142, Posidonius, avec inscript.; 6141, buste d'un vieux guerrier grec (probablement d'après une statue très mouvementée); 6028, hiiste romain (des premiers temps de l'Empire); 6025, buste romain qui porte à tort le nom de Brutus. — Au milieu: magnifique *hermès de philosophe grec, sans doute le plus beau portrait grec qui nous ait été conservé. — A l'autre paroi : 6194, petite tète de femme tout enveloppée dans son voile , oeuvre hellénistique d'un travail achevé ; neuf excellents j>or/rai^s romains des premiers temps de l'Empire. Plus loin, à la même paroi: 6070, huste romain du temps des Antonins; 6079, Marc-Aurèle; 6081, Liieivs Ve7'ns; 6031, Antonin le Pieux; 6092, Marc-Aurèle; 6075, Adrien. Au delà du passage: 6058, Titus orné de la couronne civique; 6060, Claude; 6046, Caligula; 6043, 6052, Tibère. — A la paroi de la fenêtre: 109 516, fine tête d'un Clandien. — Au milieu: 120 424, tête de femme et 6029, Matrone assise (non pas Agrippine) du temps des Claudiens ; *6033, buste de CaracaUa; 6030, statue d^Antinoiis, favori d'Adrien.

Le long du portique des Empereurs court une suite de huit salles qui renferment d'autres statues et bustes romains, ainsi que des bas-reliefs et fragments d'architecture; les trois dernières contiennent en outre des œuvres romaines faisant partie de la collection des bronzes.

!'■<= SALLE (au N.). Portraits romains de diverses époques; eutre autres, à dr. en entrant, 6169, Vieillard au nez fortement crochu (des premiers temps de l'Empire); au bout de la salle, 6106, buste colossal d'un Dace.

IP SALLE. Des deux côtés de l'entrée de dr., deux bustes iVAdrien. Plus loin, à dr., 6071, Antonin le Pieux; au milieu, 6078, tête colossale du même. En face de la sortie, deux statues d'homme: 6072, Trajan; 6095, Lucius Vents; des bustes placés entre ces deux statues, celui de g., 6032, représente Plotine, épouse de Trajan, l'autre, 6076, Faustine V Aînée, épouse d' Antonin le Pieux. Cinq bas-reliefs de la basilique de Neptune à Rome, dont trois avec figures de Barbares debout comme personnification de nations soumises à l'empire romain, et deux avec des armes.

III'' SALLE. Fragments d'architecture romaine; de plus, tête colossale de Titus, statue colossale de Tibère, et au milieu, 6193, buste exquis d'une jeune fille, ayant une ressemblance frappante avec Tibère.

IV« SALLE. **3Iosa/ique de la Bataille d^ Alexandre, trouvée en 1831 à Pompéi, dans la maison du Faune (p. 159). Bien que composée de 23 figures seulement (^8 Grecs et 15 Perses), elle représente une des phases les plus palpitantes de la bataille d'Issus au moment décisif où Alexandre, qui a perdu son casque, se jette avec sa cavalerie sur Darius et, sous les yeux du roi saisi de douleur et de compassion, perce de sa lance un Perse de haut rang renversé

7(i /. i.'. 4. NAPLES. IV. Musée National.

avec son clieval, avant (|u'il ait [>u monter sur un autre (ju'on lui oU're, taudis que le conducteur du cliar royal se dispose à prendre la fuite. (V'oir p. xlvii.) — Au milieu, (iOîîS, tête colossale de Jules César (f); à dr. et à g., (j041, G044, probablement Octavic, sœur d'Auguste, et son lils Marcellus, statues provenant du «macelluni» de l'ompéi.

V« SALi.K. Deux tetcs colossales de Vespasien et an milieu, GOGO, tête plus petite du même. Fragments architectoniques; statue dk'inper-eur, complétée en Jules César.

VI" SALLE. Fragments de statues -portraits en bronze. Au milieu, sous verre, buste de Galba (?) en argent.

VU* SALLE. Fn face de l'entrée, buste colossal de Jupiter, aux traits énergiques et majestueux (d'après un modèle du iv*s. av. J.-C), trouvé dans le temple de Jupiter à Pompéi. Au milieu à g., statue en bronze iV Apollon bandant son arc, et partie supérieure d'une statue de Diane reproduisant le même motif; toutes deux proviennent de l'orapéi et sont sans valeur artistique. A dr., statues en terre cuite de Jupiter et de Junon, de même provenance (p. 152) et de même valeur.

VIII« SALLE. Peintures murales, statuettes (i'TG, Isis) et ustensiles du temple d^Isis à Pompéi. Au milieu: G290, charmante petite tête de jeune fille; 4991, porti'ait en brouze d'un certain C. Norbanus Sorex, avec inscript, sur le fût de l'hermès.

Comme la partie méridionale du portique des Empereurs, les salles I à V qui s'y rattachent, dans la direction du vestibule d'entrée, et le portique qui leur est contigu, renferment la

**Galerie des bronzes (sculture di bronzo). Ils proviennent pour la plupart d'Herculanum, quelques-uns de Pompéi, et se distinguent les uns des autres par une dittërence de patine causée par une autre disposition des matières éruptives (v. p. 128, 142). Les bronzes d'Herculanum sont d'un vert noirâtre; ceux de Pompéi au contraire, d'un vert bleuâtre et clair, comme le vert-de-gris. Cette collection est uni((ue an monde et mérite toute l'attention du visiteur. I-e nombre et les dimensions des objets d'art {pi'elle contient, la tinesse du travail, si bien en rapport avec celle de la matière mise en œuvre, l'habileté avec laquelle ont été surmontées les diflicultés de la fonte et de la ciselure, nous prouvent la perfection qu'avait atteinte dans ranti(|uité l'art de travailler le bronze.

Parvenu de la VIII» salle dans le i'ortiqtie des EMPEiaaJKS, ou voit à g.: *110GG;i, hermès en bronze de L. Crcilius Jumndus, riche usurier de Pompéi, avec une inscription sur le fût. Au milieu, r)G8r>, statue équestre trouvée à Pompéi (p. IGl), prise autrefois pour une représentation de Néron ou de Caligula. A la fenêtre, 12G17U, excellente * statuette en bronze trouvée à Pompéi il y a quelqutïs années et représentant un mortel sous les traits de Mercure; on a voulu reconnaître dans la tête la ligure d'un .Séleueide,

Rez-de-ch. Côté 0. NAPLES. I- ^- 4. 77

Antiochus VIII, surnommé Grypos à cause de son nez crochu; à en juger par le réalisme fortement prononcé et la vive animation (le cette œuvre, il est du moins très vraisemblable qu'elle date de l'époque hellénistique.

On entre alors directement dans les **salles principales de la galerie des bronzes se faisant suite sur la façade S. du musée.

I™ SALLE. Bronzes de Pompéi. Sur la table près de la fenêtre: *5002, Satyre dansant (barbu), statuette qui a donné son nom à la maison du Faune à Pompéi; *111 495, jeune satyre versant du vin d'une outre dans une coupe (aujourd'hui perdue), sujet. de fontaine; *5001, Silène, employé comme support de vase; il fait des efforts inouïs pour élever en l'air un serpent (à remarquer la base finement décorée).

Au milieu: *5003, prétendu Narcisse, plutôt un jeune Bacchus qui, s'éveillant d'une douce rêverie, semble prêter l'oreille à quelque bruit. Œuvre d'une exquise élégance, de l'école de Praxitèle.

La figure, trouvée à Pompéi, repose sur une base de même provenance ; il est cependant évident qu'à, l'origine elle était fixée sur un autre piédestal, de pierre vraisemblablement. Lorsqu'on la plaça sur la base actuelle, on conserva sous le pied droit le plomb avec lequel elle avait été soudée <à la base de pierre, et on inclina la figure en avant, si bien qu'à présent son poids repose sur le pied gauche. La position des hanches fait voir qu'autrefois elle était légèrement inclinée en arrière et reposait sur le pied droit, tandis que le gauche ne touchait le sol que du talon; cette position accusait plus fortement l'expression rêveuse et languissante qui l'animait.

Aux parois, figures d'animaux; à dr., pêcheur à la ligne (statuette de fontaine). Dans le haut de cette salle et des suivantes, fragments de parois pompéiennes dont la décoration offre ici une combinaison de peinture et d'ornements en stuc.

IP SALLE. Bronzes de Pompéi (suite). *5630, Apollon citharède, statue archaïque qui a donné son nom à la «casa del Citarista» (p. 153); pour être complète, elle devrait avoir dans la main g. une cithare appuyée contre l'épaule, et dans la dr., le plectrnm ou court bâton servant à faire vibrer les cordes de l'instrument.

Les nobles proportions de la figure aux contours nettement accusés, la position du corps et des membres très expressive dans sa simjilicité, la douce sérénité du visage, l'attitude sérieuse et pleine de modestie dont l'ensemble est animé, font de cette statue un des chefs-d'œuvre de la période archaïque de la première moitié du v« s. et tout .spécialement de l'art péloponésien de cette époque. La place du marché de Sparte était jadis ornée d'un Apollon semblable; peut-être était-ce cette statue même qui, sans aucun doute, est un original grec.

*4997, statuette de la Victoire (le globe est moderne) : entre les ailes se trouve un anneau par lequel on suspendait cette figure, admirable pour la vivacité de ses mouvements et sa grâce parfaite. 4998, statuette de Vénus.

Sur une colonne, 125348, statuette de garçon, argentée, médiocre travail grec de la fin du v« s. dans lequel se rencontrent les tendances de l'art attique et de l'école de Polyclète.

78 I- H- 4. NAPLES. / V- Mnaée Notioiial.

La statiu'ttc a étû tiouvéc, il y a (iiicUiiics iiuiiées, h Poiiipri dan» un atolior où l'on venait tic raigt-utcr et d'attai'liei' à sa main di'. des rincoaiix (nuiiatcuaut i-nlcvùs) pour en faire un lampadaire. Los yeux aussi avaient été renouvelés; on a retrouvé les aneiens, mieux travaillés, dans l'intérieur de la tête où ils étaient tombés. On reconnaît par l'ajustement des semelles (jue, comme le Narcisse mentionné p. 77, elle reposait dans le principe sur une base de pierre d'où on l'a arraeliée, lorsqu'elle fut emportée de Grèce.

III" sALLK. Hroiizes (rHerculamuu. A la fenêtre do dr. : 5()08, Irte d'adolescent , archaïque; les cheveux eu tresses sont noués autour de la tête d'où retombent des boucles sur le front; à en ju;);er ]iar le style, c'est une œuvre de l'école d'Kgine (|ui Horissait au temps des guerres médiques. En face de la fenêtre: *r)()25, Mercure au repos, plein de jeunesse et de vie, s'arrêlant seulement pour un instant; ce qui caractérise le messager des dieux qui ne marche que dans les airs, ce sont les jolies rosettes fixées sur les courroies de ses talonnières au milieu de la plante de ses pieds; il a un fragment de caducée dans la main; œuvre caractéristique de l'école de Lysippe. Entre les deux portes d'entrée, à g.: *5()33, lète de garçon d'une finesse exquise, de la fin du v* s. av. J.-C. ; r)()0,'{, statuette déjeune fille en prière, les mains étendues devant elle, mauvaise reproduction d'une œuvre ijcloponésienne du v*' s. ; 5014, tête d'éphèbe, aux traits fins et pleins d'énergie, œuvre attique de la fin du V s. Au milieu, un peu en arrière: 5594, tête d'Hercule, ornée du bandeau de la victoire; la vivacité de l'expression compense la grossièreté des formes. Sur une base commune: 5604, 5605, 5619-5621, cinq statues de jeunes filles, prétendues Danseuses, médiocres imitations d'originaux péloponésieus du milieu du y s.; quelques-unes sont occupées à arranger leurs vêtements; l'une portait un vase sur la tête, une antre tenait un objet dans sa main étendue. 5592, tête de jeune fille, prétendue Bérénice, réplique d'un bel original du commencement du iv^ s. Entre les deux portes de sortie, à g.: *4885, buste avec la tête du Doryphore, œuvre de l'Athénien Apollonius, fils d'Archias, dit l'inscription; la tête est la meilleure reproduction connue du célèbre chef-d'œuvre de Polyclète (v. p. 68); 5610, tête d'éphèbe, réplique d'une œuvre de Polyclète datant d'une épo(iue où le maître avait déjà subi l'influence de l'art attique contemporain; les formes sont plus fines, quoique moins géniales (|ue celles du Doryphore. 4889, buste à tête de femme, aux traits sévères, sans doute également imité d'un travail du v« s. En face de la fenêtre g., 5624, Satyre endormi. A la fenêtre, *5(il8, tête de Bacchus barbu, exprimant peut-être la conception la plus haute qu'un artiste se soit faite de ce puissant dieu, bonne réplique d'une œuvre de l'école de Myron; le sévère arrangement de la chevelure est encore archaïque et réfute à lui seul l'opinion autrefois adoptée ([ue la tête était celle de Platon.

IV» sALLK. Bronzes d'Herculanum (suite). Au milieu: 5628, Satyre ivre (sujet de fontaine, l'eau découlait de l'outre), imitation

Bez-de-ch. Côté O. NAPLES. I- R- -i- 79

assez grossière d'uu original fortement réaliste de l'école de Pergame; 4886, 4888, deux gazelles aux formes gracieuses; 5626, 5627, deux liittetirs, au moment d'en venir aux mains. Aux parois: statuettes diverses.

V« SALLE. Bronzes d'Herculanum (suite). En face de la fenêtre: *5616, prétendu Sénèque, excellent portrait réaliste d'un poète hellénistique (v. les répliques en marbre au commenc. du portique des Empereurs, p. 74); 5623, 5602, deux portraits hellénistiques (de philosophes?). A g.: 5607, «Arclbytasy, beau portrait à coiflure originale, du iv** s. av. J.-C. ; 5634, prétendu Scipion, vraisemblablement portrait d'un prêtre d'un culte oriental introduit en Italie; 5598, beau portrait d'une femme d^ Alexandrie, caractérisé par la mollesse des formes et la coifi'ure dont la plus grande partie a été complétée au moyen des traces anciennes; 5588, portrait grec d'un inconnu imberbe. Au milieu: 5622, 5631, ^or^ra^^s romains. A dr. : 5596, portrait d'un roi du temps d'Alexandre le Grand; 5600, Ptolémée Soter (?); 5590, Séleucus Nicator (?); 4896, ^jortrait de femme, fin travail grec de la fin du iv« s. A la fenêtre, petits bustes, etc.: dans le haut, Démosthène, Epicure, Métrodore, Zenon, portrait de femme du temps des Claudiens; dans le bas, deux statuettes de satyres, le plus jeune dansant, tenant en main un thyrse, l'autre barbu dansant et jouant de la double flûte (même motif que le satyre Borghèse à Rome); entre les deux, bustes (VHermarque, de Démosthène, cVEpicure. En face, bouches de conduites d'eau. — Aux parois: fresques de Boscoreale (p. 166), où l'on remarquera la peinture réaliste au-dessus d'une des portes fermées (celle de g.) qui conduisent au vestibule.

On retourne ensuite dans le portique des Empereurs pour passer à dr. dans le

Portique des statues - portraits en bronze. Au commenc: 5595, Auguste, dans l'attirail de Jupiter avec la foudre et le sceptre; à dr., 5614, Tibère ou son frère Drusus, avec la toge relevée audessus de la tête pour le sacrifice; à g., 5593, Claude; à dr., 5589, Livie en prière, les mains élevées. Au milieu: un des quatre chevaux du quadrige de Néron dont les restes ont été retrouvés à Herculanum en 1759; les petites figures 5004, 5005, 5013, 5016 étaient ajustées au char. Plus loin, statues insignifiantes de personnages inconnus.

B. Entresol.

Dans la cage de l'escalier, entre les deux rampes qui mènent au premier palier, 6266, partie supérieure d'une statue colossale de Jupiter trônant, de Oumes. Dans l'aile droite de l'entresol (mezzanino), les

** Peintures murales antiques (affreschi Pompeiani), d'Herculanum, de Pompéi, de Stabics, etc. Voir p. xliv et suiv. On entre d'abord dans une enfilade de pièces bien éclairées.

80 /• ^- 4- NAPLES. iV. Musée National.

l'^sAi.LK. Aux ]»arois: \ g., 0008, Hercule retrouve son fils Télèphe, allaite par une biche sous la protection dos dieux do la montaffuc; — 9110, Achille découvert au milieu des filles de Lyconiède; 0104, Achille, transporté de colère, tire le o;laive contre Agameninon, Minerve le retient (fragment); *9105, Briséis entraînée hors de la tente d'Achille pour être conduite ;\ Agamemnon; 0112, Sacrifice d'iphigéiiie; *0100, le Centaure Chiron enseigne ;\ Achille à jouer de la lyre; *05r)0, Noces de Jupiter et de Junon; 0108, Hélène s'embarque sur le vaisseau de Paris; 11G085, Découverte d'Achille (comme ci-dessus); — 0240, Mars et Vénus; 02r)7, Châtiment de l'Amour; 100751, Enlèvement du palladium à Troie; — 111210, Mort de Laocoon ; 0001, 111 474, Hercule punit le centaure Nessus d'avoir attenté à la pudeur de Di-janire; 0042, Châtiment de Dircé (v. le Taureau Farnèse, p. 71); 111475, Europe et le taureau; *111473, Pan et les Nymphes; 8080, Méléagrc et Atalante, après la chasse du sanglier de Calydon: — 0040, Thésée, vainqueur du Minotaure, entouré des enfants athéniens qu'il vient de délivrer. — Au milieu, *six peintures sur plaques de marbre blanc, les cinq premières provenant d'Herculanum, la dernière de Pompéi: 0560, Combat d'un Lapithe et d'un Centaure; 0562, Latone et Niobé avec trois de ses tilles dont deux jouent aux osselets (Latone, la déesse offensée, semblant se détourner de Niobé, la femme mortelle, contraste singulièrement avec le jeu insouciant des enfants); des inscriptions nomment chacun des personnages et indiquent comme peintre un certain Alexandre d'Athènes ; 0564, Quadrige et apobate (jeune homme armé qui saute en pleine course dans l'arène, scène de cirque très goûtée des spectateurs); 100370, Mort des enfants de Niobé (celle-ci tient un de ses fils dans ses bras, la nourrice à dr., une fille); 9561, Silène soigné par les Nymphes; 0563, Scène de tragédie.

Il» SALLE. Au milieu: 100 608, Vénus, statuette de marbre dont la peinture (médiocre) s'est conservée. — Aux parois: 112282, Mars et Vénus ; — 112 283, Ménade endormie ; *01 1 1 , Oreste et Pylade liés et conduits devant Thoas, tandis qn'Iphigéuie sort du temple; à g., 111 430, Iphigénie (fragment); 0530, Apollon et Marsyas ; *8076, Médée, le glaive en main, méditant la mort de ses enfants; — *8002, Hercule et Omphale, le premier appuyé sur Priape; *9286, Bacchus et sa suite s'approchant d'Ariane endormie; 111437, Vernis et Adonis, la déesse tient un nid plein d'Amours.

m* SALLE. Au milieu: 6533, «n ^»(0»>* (statuette de fontaine). — Aux parois : 0520, Vulcain forgeant les armes d'Achille en présence de Thétis; — 0231, 0236, les Trois Grâces; 0043, Thésée et le Minotaure; 0044, Apparition des Centaures aux noces de Pirithoiis; 0556, lo et Argus; 8808, l'Europe, l'Asie et l'Afrique, les trois parties du monde ancien; — 0026, Aduiète reçoit l'oracle qu'il peut échapper à la mort, si quelqu'un veut se sacrifier pour lui (ses vieux parents refusent, son épouse Alceste s'offre elle-même); au-dessous., 0012,

entresol. NAPLES. I- -R- 4. 81

Hercule enfant étoutfe les serpents; 9027, Admète (comme à la p. 80); — 8977, Médée et ses enfants; 9248, Mars et Vénus; 8998, Persée délivrant Andromède.

IV^sALLE. Aumilieu: 111387, statuette de FeVms. — -Aux parois: à g., 9040, Péro sauve de la mort Cimon, son père emprisonné, en l'allaitant de son lait; — 8968, Mort de Sophonisbe; *9278, Bacchus et Ariane; au-dessus, 9262, Combat de Pan et de l'Amour en présence de Baccbus et de Vénus ; — 8984, le Cyclope Polyphème reçoit une lettre de Galatée; 9383, Narcisse contemplant son image dans l'eau; 8896, 8889, Phrixus et Hellé, montés sur le bélier, s'enfuient au delà des mers (Hellé est engloutie dans les flots de l'Hellespont qui lui doit son nom); — 115396, Thésée et Ariane endormie. Dans le passage de la salle voisine: *9180, Amours à vendre.

V« SALLE. Au milieu: quatre belles peintures sur fond vert et bleu, surtout *8834, Jeune fille cueillant des fleurs. Aux parois: *9295 et suiv., treize figures de Bacchantes et de Satyres; *9133 et suiv., quatre centaures, deux mâles et deux femelles (le centaure lié par une ménade et poussé par elle avec un thyrse est particulièrement remarquable); — *9178 et suiv.. Génies enfantins se livrant à diverses occupations de la vie journalière; — 9551, Jupiter couronné par la Victoire; 8837, Saturne; 9454, Gérés; 9134, *9135, Satyre et Ménade; 9202, Noce de Zéphyr et de Flore (?); 9456, Bacchus; 9457, Gérés; 9298, Ménade; — 8859, 8870, Néréides; 9021, Goncert; 9022, Scène de toilette; 9019, Gomédien vainqueur, offrant son masque à Bacchns après une représentation; 9018, Femme peintre occupée à peindre un hermès; 9023, Musicienne. — Dans le passage à la Vie salle, *9118-9121, Satyres acrobates.

VI« SALLE. Paysages; à la paroi de dr. : *9084, Jeune fille avec style et tablette ; 9058, portraits d'un boulanger de Pompéi et de sa femme. — Deux petites vitrines renferment des vases de bronze, des verres et autres menus objets. — On rentre alors dans la IV* salle ponr passer à g. dans la série des salles de derrière.

VIP SALLE. 9302, 9304, Mort des enfants de Niobé. — VHP SALLE. A dr. et à g., 8924, 8919, Scènes du culte d'Isis; à dr., 112 222, Rixe entre les habitants de Pompéi et ceux de Nucérie dans l'amphithéâtre de Pompéi, 113197, Garicature du Jugement de Salomon ou d'un événement analogue; à g., 111479, Mort des enfants de Niobé. — X^ salle. A g., 9009, Enée blessé; 9010, le Gheval de Troie est introduit dans la ville (scène nocturne); à dr., 120032, Philoctète; 119691, Jugement de Paris; 111436, Jason et Pélias.

De la VIP salle, une porte qu'ouvre le gardien donne accès dans le GABiNETTo PORNOGRAFICO qui Contient des sculptures de marbre, des statuettes et ustensiles en bronze et en terre cuite, des peintures, et des mosaïques; dans le nombre, beaucoup d'ouvrages plaisants et spirituels.

BsBdeker. Italie méridionale. 15' éd. 6

82 I.R.4. NAPLES. IV. Mntti'e NnHonai

O. Premier étage, aile orientale.

Arrivé au haut de l'escalier, on tourne d'abord à g., dans un corridor de l'aile orientale. I>u corridor, on entre à dr. dans les deux salles des comestibles (Gominestibili).

!'■* SALLK. Dans les vitrines: comestibles carbonisés, céréales, tissus et couleurs de l'ompéi; au milieu à dr. , un pilier recouvert d'images de la maison du Foulon k l'ompéi (p. tCl), relatives au métier ([u'on y exerçait; le hibou est le s^'mbole de Minerve, patronne des foulons. A la paroi d'entrée, peintures représentant des festins et scènes de cabaret; scènes théâtrales. Natures mortes; animaux, parmi lesquels on remarque les oiseaux à g. de la fenêtre. — 11"^ SALLK. Dans la vitrine, tissus de Pompéi; en face de la fenêtre, ravissante petite tête de femme; dans les armoires, figures décoratives de fontaines et autres. Entre les deux portes, peintui'es relatives à la vie de l'ompéi: i)0G8, le Forum avec statues équestres; 9055, Courses de chars; 9071, Boutique de boulanger; 9003-9070, Scènes de marché.

De la l"' salle, on traverse le corridor pour passer dans la *colleetion des petits bronzes (piccoli bronzi); elle comprend sept salles et se compose surtout d'ustensiles de ménage plus ou moins artistement travaillés, la plupart de Pompéi. Nulle auti'e n'est aussi riche ni aussi complète que celle-ci; elle mérite un examen spécial, si l'on veut se faire une idée de la vie privée des anciens.

I™ SALLE. En face de la fenêtre: statuette équestre d'Alexandre le Grand, trouvée à Herculannm en même temps que le cheval sans cavalier qu'on voit à côté et qui a probablement porté l'adversaire du roi; statuette équestre d'une Amazone, d'après un original du milieu du v* s. av. J.-C, qui était peut-être l'œuvre célèbre de Strong\lion, contemporain de Phidias. Dans l'armoire (à dr. eu entrant), statuettes de dieux et déesses : à g., dans le bas, Jupiter (à remarquer Jupiter trônant), puis Mercure, Isis, des Génies, la Victoire; sur les deux rayons supérieurs, dedr. àg., dieux lai'es. Hercule, Diane, Minerve, Vénus. En face: miroirs, poignée archaïque avec tritons et deux démous ailés; parure archaïque avec satyre et ménade; ligures archaïques de style étrusque; statuettes romaines, en partie dans le goût égyptien; offrandes votives (mains). A la paroi du fond: statuettes d'animaux; plat orné d'un lion. Au milieu: bassin de marbre avec buste d'enfant. A dr. et à g. de la fenêtre, réchauds; dans les encoignures, candélabres.

11* SALLE. Devant la fenêtre, un magnifique trépied; it dr. et à g. de la fenêtre, candélabre de bronze. Dans l'armoire de dr., statuettes de dieux et déesses: en bas, à dr., Jupiter, puis Isis en Fortune, jeune lille planant sur un globe, un Dioscure à bonnet pointu, dieux lares, Diane, Minerve, Hercule; au-dessus, de g. à dr., la Fortune trônant, Mars casqué, Neptune, Mercure, un Silène

Premier étage. NAPLES. /• B. 4. 83

grotesque, Mercare, Apollon, Vénus; dans le haut, de dr. à g., Minerve, la Victoire, la Fortune, Jupiter assis. Centaure marin, Minerve. Dans l'armoire de g., parties d'ustensiles en forme de bustes: eu bas, à g., buste de Tibère; sur le chapiteau, buste d'Auguste; devant, statuette déjeune iîlle; puis, un Diadoque, le pied placé très haut et que ses cornes courtes fout reconnaître comme un «nouveau Bacchus» (v. p. 73-74); Barbare tombant. — Derrière, dans l'espace attenant, bahuts ou coftres-forts ; fers pour entraver les pieds de plusieurs prisonniers, de la caserne des gladiateurs (p. 151); bisellium ou large siège d'honueur.

III'' SALLE. A dr. et à g. de la fenêtre, trépieds et chaudrons. Aux portes, magnifiques vases, de même que sur la table et dans l'armoire de dr. (ceux à patine bleue sont particulièrement remarquables); les anses sont souvent ornées de masques, surtout de celui de Méduse (69491, 69493); coupes avec médaillons en relief au milieu (1450, Guerrier et jeune lille). Dans les pupitres de la paroi du fond, garnitures de vases et d'ustensiles, petites boîtes et autels à parfums. Dans l'armoire de g., lampes, en partie placées sur des bases élégantes et ornées de statuettes (à remarquer, 72206, Silène assis et 72199, Silène dansant). Au-dessus, coupes à anses d'une décoration charmante.

IV« SALLE. Devant la fenêtre, deux lampes de table dont celle à support corinthien est particulièrement magnifique ; quatre lampes, autel et statuette de Bacchus sur une panthère. A g. de la fenêtre, lit mal complété (un autre lit exactement complété se trouve dans la VU» s.) et à dr., dossier exactement complété. Près des portes et sur la table, magnifiques vases; à dr. en entrant, 73115, superbe seau (hydria) d'ancien style grec. Dans le pupitre de dr. : à dr., garnitures de vases en forme de bustes, en partie munies d'anneaux pour les soulever; au milieu, buste d'Africa avec les «exuviœ» (la dépouille) d'un éléphant; beau buste de Diane; plus loin, à g., anneaux, chaînes, bracelets, miroirs ronds et carrés, tessères ou jetons en os, dés en forme de vertèbres et autres. A la paroi du fond, parties d'ustensiles et ornements. Dans les pupitres à g. , garnitures de vases richement ornementées, bas-reliefs en bronze et magnifiques poignées.

V« SALLE. Au milieu, près de la fenêtre, 73018, bouilloire; 72191, lampe de table en forme de colonne. Plus loin à dr. , un grand réchaud ou brasier analogue à celui mentionné p. 160. Près des portes et au milieu, sur la table, vases; statues servant de chandeliers. Dans l'armoire de dr., petits autels en forme de tables, candélabres, trépieds, pied de table, lampes à suspension, glaive. A la paroi du fond , armoire avec lampes à socles gracieux ou avec petits candélabres , autres lampes à suspension, lanternes. Dans l'armoire de g., magnifiques candélabres, lampes (entre autres une lampe de table en forme de tronc d'arbre), lanternes.

84 I- H- 4. NAPLES. IV. Musée National.

W^ SAM, 10. Devant la fenêtre, deux vases à robinet et appareil j)our chantier les liquides; petit appareil de chauil'age, ciste; amphore. A g. de la fenêtre, réchaud à eau chaude, en forme de forteresse, pour maintenir les mets chauds. Dans l'encoignure, cin(| couronnements de fontaines. Près des portes, beaux vases. Dans l'armoire de g., instruments de mathématiques, encriers, styles et tablettes à écrire, instruments de musique (parties d'un petit orgue, Hfttes, cornes, sistres); en bas, vases ronds. A la paroi du fond, balances, poids, mesures. Dans l'armoire de dr., poêles à frire avec anses, Hacons (l'un d'eux a la forme d'une outre suspendue à une chaînette), strigiles, pharmacie portative à compartiments, boîtes, instruments de chirurgie, dont quelques-uns dans des étuis de forme allongée; en bas, autres vases ronds. Au milieu, 3880, vase à large panse et à double fond, pour liquides chauds.

Vil" SALLE. Au milieu: grand modèle de Pompéi, en liège. A dr. en entrant: plats grands et petits, pour la plupart à belles oreilles, l'un reposant sur trois pieds de lion; grand tamis; louches; charnières de portes, etc.; puis, pots en partie à anses et à couvercle; cruches à une ou deux anses souvent ornées de fins reliefs. A la paroi qui fait face à l'entrée, àdr. et à g.: plaque sur laquelle on frappait comme sur un gong, remplaçant une sonnette de maison; au milieu, six autres plaques semblables (trois d'entre elles ont encore leur battant suspendu à une chaîne). Dans l'armoire à côté: instruments en fer, des serpettes pour la plupart, seaux et vases plus petits, tous à anses; en bas, lettres d'inscriptions. Puis, divers instruments en fer pour cultivateurs ou artisaiis; broches de cuisine liées en paquets, serrures, clochettes, plats en forme de corbeille avec anses, poêles à queue, formes de cuisine, batterie de cuisine, casseroles et plats; en haut, deux grands chaudrons. Tout autour, entre les armoires, des candélabres. Sous la fenêtre, deux baignoires, deux brasiers et un récipient en fer avec garniture de bronze et foyer en dessous; dans les vitrines, de g. à dr., serrures et clefs (souvent artistement travaillées), agrafes, chaînes, anneau.v, crochets à plusieurs poignées servant dans les sacrifices, hameçons, aiguilles à fabriquer des filets, ancres. De l'autre côté du modèle en liège, un banc, un lit de table (triclinium) , une table, trois fourneaux de fer, vases en plomb, beau seau en bronze; dans les trois vitrines, petits fragments (provenant en partie de la collection Borgia à Velletri), harnais de chevaux, éperons, chaînes, anneaux; dans l'armoire vitrée, tamis artistement travaillés. — Au-dessus des armoires: copies de fresques pompéiennes, exécutées peu après la mise au jour des originaux, et précieuses en ce qu'elles donnent une idée de l'éclat primitif des couleurs, qui s'etface d'ordinaire au bout de quelques années.

Les autres pièces du premier étage sont occupées par la bibliothèque nationale (p. 93) et la galerie de peinture (p. 88).

Second étage.

NAPLES

On rentre alors dans la !«« salle des petits bronzes et l'on monte l'escalier tournant qui conduit au second étage.

D. Aile orientale, second étage.

D'abord cinq pièces renfermant d'autres ustensiles de ménage et des ornements.

!■■* SALLE. Aux parois, fins bas-reliefs en stuc. Dans les vitrines : ivoires sculptés, entre autres, à la fenêtre, un médaillon représentant Apollon. Dans les armoires, majoliques fabriquées d'après le procédé égyptien: vases, lampes et figures; près de l'entrée, deux groupes représentant Cimon et Péro (v. p. 81). Au milieu: grande coupe de bronze incrustée d'argent et de cuivre.

II* SALLE. Aux parois, fragments en stuc (comme aussi dans les salles III et IV). Dans les armoires et devant la fenêtre, magnifiques verres de toutes espèces. Dans la vitrine de devant, objets de toilette (miroirs, boîtes à fard, baguettes diverses pour étendre le fard, peignes); dans celle de derrière, fragments de verres multicolores. — III« salle. Dans les armoires, verres précieux d'une ou de plusieurs couleurs. Devant la fenêtre, vase à relief taillé (Amours et feuillage blancs sur fond bleu; trouvé rempli de cendres dans un tombeau de la voie des Tombeaux, p. 163). Dans l'armoire isolée voisine, belle coupe brunâtre à points bleus et à feuillettes d'or coulées; gobelet blanc orné de feuillage. Dans l'armoire du fond, d'autres coupes, puis des chaînes et d'autres objets en cristal de roche. A la paroi de sortie, à dr., assiette magnifiquement irisée; à g., coupe noire, incrustée d'une grappe de raisin faite d'or et de verre rouge et vert.

IV« salle, a la fenêtre: la célèbre *tasse Farnèse, vase en onyx orné de beaux bas-reliefs, le plus grand dans son genre; travail alexandrin de l'époque hellénistique.

L'extérieur est décoré d'une grande tête de Méduse; l'intérieur présente sept figures: en bas, Euthénie, déesse de la Pluie et de l'Abondance, vêtue en Isis, est couchée sur un sphinx ; à g. est assis le dieu du Nil ; au milieu, un jeune homme tenant la charrue de sa main dr. et figurant Triptolème d'après la mythologie grecque et Horus d'après l'égyptienne ;

SECO^TDO PIANO

86 I.fi.4. NAPLES. IV. Musée NatUma}.

Il (Ir., deux nymphes ou Heures; îi dr. en haut, deux dieux des Vents (les vents étésiens iHiiient cause des inondations du Nil); le tout est la réunion dos êtres biont'aisants auxquels le pays du Nil doit sa fécondité.

De plus, objets en or. A dr. en cntratit: lampe; pendants d'oreilles et eoUiers enrichis de perles et de pierres précieuses; tibules (dont plusieurs archaïques), agrafes, deux uiédaillons (bullœ), tels que les jeunes gar{,ions romains les portaient autour du cou pour y conserver des amulettes; bracelets. En face: les plus beaux numéros, tiligranes et objets granulés d'un travail ex(|uis; statuettes, l'une de taureau, l'autre de capricorne. A dr. en sortant: une couronne de fleurs; colliers et bracelets, les plus fins à g. de l'entrée. Dans les deux vitrines: bagues.

V*' sallk: vases d'argent. A g. en entrant: médaillon représentant Phèdre folle d'amour et consolée par sa nourrice. Devant la fenêtre: seau avec de méchants bas-reliefs, représentant des scènes de bain. Au milieu : argenterie de Pompéi, entre autres, deux superbes gobelets décorés de Centaures, médaillons de Diane et d'Apollon, gobelets avec masques et autres attributs bachiques, joli médaillon du jeune Esculape, encrier de bronze incrusté d'or et d'argent; en bas, deux magnifiques coupes. En arrière: dans les deux armoires isolées, cinq superbes gobelets ornés de rinceaux et une coupe. De plus, vaisselle d'argent et, à g. de l'entrée, garnitures de lits de table.

VI« SALLE. Aux parois: peintures provenant de tombeaux de Ruvo, Gnatia, Capoue et Ptestum (guerriers samnites rentraut dans lenrs foyers et salués par des femmes; tète de Méduse avec inscript, messapique). — Au-dessous; collection d'armes; les armes grecques et étrus((ues sont dans le fond; les armes romaines, ayant appartenu à des gladiateurs, sont près de la fenêtre et richement ornées de bas-reliefs (le casque à g., 5(573, porte des scènes de la prise de Troie).

VIP sallk: pierres gravées (gemme). Principaux camées: 16, Jupiter combattant les Titans, par Anthémion; 32, tète de Méduse ; 44, belle tête d'Auguste ; 65, partie du groupe du Taureau Farnèse (p. 71), d'après laquelle on l'aurait restauré. — Intailles ou pierres gravées en creux, placées ici de manière à paraître transparentes: 200, Ajax etCassandre; 213, Apollon etMarsyas; 392, une Bacchante. — Pierres gravées du moyen âge et de la Renaissance.

VIII® SALLE : papyrus, échantillons d'une collection de rouleaux carbonisés trouvés en 1752 dans une villa près d'Herculanum et maintenant à la bibliothèque (p. 93).

Vers la fin du xviii» s., le père Piafjf^i réussit, au moyen d'une machine ingénieuse dont on voit ici deux exenii>lairi's, à détacher les minces pellicules enroulées autour d'un bâton, ("est ainsi que peu à peu ou est ])arvenu k dérouler ])rés du tiers des 1800 rouleaux conservée et qu'autant que le permettait l'écriture tracée sur un fond brun foncé, on en a publié le texte en taille douce dans les Voluniiua llerculauensia. Ce sont dos dissertations en tangue grecque de l'épicurien Plijlodème (!•' s. av.

Second étage. NAPLES. I- -B- ^- 87

J.-C), sur la nature, la musique, la rhétorique, etc. et des fragments d'écrits d'Epieure lui-même, entre autres, une lettre à un enfant. — Il y a également ici env. 300 triptyques trouvés en 1875 à Pompéi, dans une caisse carbonisée; ce sont des quittances d'un banquier, L. Cœcilius Jucundus, écrites sur des tablettes de bois enduites de cire (v. p. 76 et 157).

Dans cette salle se trouve aussi un choix de médailles tiré du grand médaillier (medagliere) ; il consiste en monnaies grecques, romaines, byzantines, du moyen âge et modernes, auxquelles viennent s'ajouter les coins des monnaies napolitaines; l'ordre chronologique commence à dr. en entrant. Dans la salle attenante, à g., les monnaies non exposées, une bibliothèque numismatique et quelques statuettes.

IX«-Xyp SALLES. La *collection des vases est une des plus importantes qui existent, surtout riche en grands vases de luxe provenant de l'Italie méridionale. Elle subit actuellement un nouveau classement et est en partie inaccessible ; elle sera de plus complétée des collections dites Santangelo, Stevens et Cuniana (v. ci-dessous et p. 88). — IX« SALLE. A g. en entrant, vases ornés de ligures noires. A dr. du passage qui mène à la salle voisine de g., vases à figures rouges du v* siècle (dans l'armoire LIV, fragment d'un grand vase orné d'une représentation du combat des (iéants). Puis, autres vases et coupes à ligures noires, ainsi que lécythes (petits vases à onguents). Puis, vases à fond noir de l'époque italique postérieure. Entre les deux passages suivants, vases et coupes à figures noires et autres à figures rouges, de style sévère; idem, à dr. du second passage. Dans l'armoire XXXVIII, vases d'époque postérieure; dans i'arm. XL, vases corinthiens ou archaïques; arm. XLI, vases attiques à figures noires et imitations italiques; arm. XLII et XLIII, vases attiques à figures noires, entre autres quatre amphores panathénaïques; arm. LV, vases étrusques en «bucchero» (argile noire) et vases ornés de fines chaînettes d'or; à g. à côté de l'entrée, autres vases à figures rouges, de style sévère. Au milieu, près de l'entrée, trois lécythes dont deux à reliefs ; dans la grande armoire, très beaux vases attiques du v* s. av. J.-C. magnifiquement décorés (dans le compartiment inférieur, Destruction de Troie, Combat d'Amazones, Jongleuses; en haut, Préparatifs pour un jeu de satyres en présence de Bacchus et d'Ariane, Chasse, Sacrifice à Bacchus par des ménades).

Dans la salle voisine se trouve provisoirement le musée Santangelo, acquis en 1865 par la ville de Naples, comprenant une collection de vases grecs et de l'Italie méridionale qu'on annexera à la collection des vases (v. ci-dessus) et qui renferme d'excellents spécimens (p. ex.: belle-s cornes à boire, vase de Nola avec le Retour de Vulcain dans l'Olympe, Orphée aux enfers), puis des terres cuites, de petits bronzes et des 'médailles (choix intéressant de monnaies romaines fondues, dites «aes grave» et d'autres pièces italiques),

X« SALLE. (Suite de la collection des vases.) Coupes en terre sigillée dans deux vitrines et vases d'une époque tardive, de Canosa, décoi'és de statuettes. — En traversant un corridor, on pénètre dans la XI^ SALLE qui renferme des vases archaïques de l'Italie méri-

88 l- U.i. NAPLES. IV. Mutée National.

(lionale. — XII« et XIII* sallks. Vases d'Apulic. Au milieu de chacune de ces salles, f;randes amphores richement décorées, mais d'un f^oût douteux (|uant à leur forme et à leur peinture; elles servaient ;\ l'orncnientation des tombeaux et non à un usage journalier; sur celli- de j^., dans la XII*" salle, Achille sacrifiant aux mânes de Tatrocle. — XlV«sAi.LK. Vases de Lucanie (Pa>stum): au milieu, amphore avec Orphée et Hercule aux enfers; à dr., dans le coin, vase avec un Sacrilice à Bacchus. — XV» salle. Vases de Lucanie et de Campanie: au milieu, amphore avec nn Conseil de guerre en présence de Darius (un Perse exhorte à la prudence; dans le haut, les dieux contemplent la scène, Hellas est consolée par Minerve, Asia est aveuglée par Apate; dans le bas. Perses payant le tribut). — XVI" SALLK. Vases de Campanie: à la fenêtre, amphore avec les Funérailles d'Archémore; au revers, Hercule chez Atlas etlesHespérides. Au milieu, trouvailles de fouilles entreprises à Cumes en 1902: vases de bronze, hbnles et vases d'argent, vases d'argile.

Dans une pièce intermédiaire formant la XVIT» salle: modèles de deux tombeaux. — XVIII" salle (fermée): collection Stevevs,\&s(is,\Qrxe», objets en or, en argent, eu ivoire, etc. — XIXo-XXI» salles (temporairemont fermées, v. p. 87, collection des vases): antiquités de Cumea (coUezione C'umaim), produit des fouilles faites à Cumes en 1856 par le comte de Syracuse, puis achetées et données au musée par le prince de C'arignan. Dans le nombre: vases de verre phéniciens; objets de parure, vases de bronze; beaux vases pour la plupart attiques, entre autres, un magnifique exemplaire décoré d'un combat d'Amazones; vases archaïques très anciens à tigures noires et rouges (ceux-ci de style sévère); tête en cire provenant d'un tombeau romain; buste du donateur de la collection.

On revient sur ses pas, descend l'escalier tournant, et arrive dans la cage du grand escalier d'où l'on entre, en face de la collection des petits bronzes, dans la galerie de peinture.

S. Premier étage, aile oocidentale.

La galerie de peinture (Pinacoteca) occupe toute l'aile occid. du premier étage (v. le plan p. 82); elle a subi nn remaniement complet, terminé depuis 1909, et renferme aussi les sculptures ET OBJETS d'akt DE LA RENAISSANCE. De l'antichanibrc, on entre tout droit dans les

P® et II« salles. Tapisseries (arazzi) représentant la bataille de Pavie, tissées à Bruxelles en 1531 pour Charles-Quint, probablement d'après les dessins du peintre flamand Beniaert van Orley. Au mur des fenêtres de la IP s., un gobelin figurant Persée et Andromède. — De plus, dans la I" s., une tête de cheval antique de grande dimension, conservée depuis 1471 au palais Maddaloni (p. 49) et autrefois fréi|uemment attribuée à Donatello; dans la II« s., nn tabernacle en bronze, conçu par Michel-Ange et exécuté en 1545 par Giov. Bernardi (p. 90) et lae. del Dnca (SieilianoV — ^ De là, on passe tout droit dans la

Galerie de i>eintiire. NAPLES. I ^- ■^- 89

m» salle, ou SALA di Andréa (Sabbatini) da Salerno (p. 193). Paroi de dr. : 84 244, Andréa da Salerno, Miracle de St Nicolas de Bari (fort endommagé); 84 231, G. B. Lama, Pietà. Entre les fenêtres: 84337, Giov. Ang. Criscuolo, Adoration des Mages. Paroi de la sortie : école flamande-napolifaine (xv<= s.), 84480, St Jérôme tirant une épine de la patte d'un lion; 84442, 84437 (par Nie. Fricmenti ou Froment?), deux des trois Mages sous les traits du roi de Naples, Robert et du duc Charles de Calabre. Paroi de l'entrée: 84253, Andréa da Salerno, Adoration des Mages, fraîche et gracieuse, comme les compositions du midi de l'Italie, mais peu correcte. — Devant les fenêtres: 10 527, huste en bronze de Ferdinand d'Aragon, probablement par Guido Mazzoni (vers 1494); buste en bronze de Dante, excellent travail de la fin du xiv® s.

IV« salle. Ecole napolitaine des xvi« - xvii« s. Divers tableaux de Luca Giordano (entre autres, à la paroi de la sortie, 84 407, le pape Alexandre II consacrant l'église du Mont-Cassin; 84 022, la Madone du rosaire; 84064, Vénus et l'Amour endormis), de Domenico Gargiulo dit Micco Spadaro (paroi de l'entrée, à dr., 84051 et paroi de dr., 84 077 et 84 083), de Pietro Novelli dit Monrealese (entre autres, à la paroi de g., 84 398, Judith et Holopherne), de Massimo Stanzioni, de Mattia Preti dit il Calabrese, de A. et N. Vaccaro, etc. — Dans les armoires vitrées: mosaïques florentines et cristaux taillés.

V"" salle. Ecole napolitaine des xvii« et xviii« s. : Fruits, tableaux de grandes dimensions par Puoppolo et autres ; deux scènes de bataille par Ltica Giordano; Allégories par Franc. Solimena, etc.

VI« salle (du coin). Ecoles italiennes des xv^-xvi® s. Paroi de dr. : 84 044, Fra Bartolomeo, Assomption ; 83 809, Polidoro da Caravaggio, Portement de croix. Paroi en face de l'entrée : 84192, Matteo da Siena, Massacre des Innocents. Paroi de sortie : 83 878, Cesare da Sesto, les Rois Mages ; 83 998, Bern. Luini, la Vierge an lis. Paroi de l'entrée: 84166, le Sodoma, Résurrection du Christ; 83 994, le Pérngin, Vierge; 84 017, le Pinturicchio, Assomption.

Vil» salle. Ecole bolonaise (xvi®-xvii« s.). Paroi de l'entrée: 84101, Lionello Spada, Cain et Abel. Paroi de dr.: 84 227, Ant. Rimpasta , Vierge et Saints (1509). Paroi de sortie: 83 981, 84133, le Guerchin, la Madeleine, St Pierre repentant; entre les deux, 83 841, 83 859, Bart, Schidone, l'Amour, Ste Famille. Paroi de g.: 84129, 84141, Annibal Carrache, Michel- Ange de Caravage représenté en sauvage parmi les animaux (satire), Renaud et Armide; entre les deux, 84 030, le Guide, Lutte à la course entre Atalante et Hippomène. Paroi de l'entrée: 84124, Franc. Romanelli. Sibylle. — Devant les fenêtres: Diane sur un cerf, travail d'Augsbourg à mouvement d'horlogerie, en vermeil, et la *cassette

91» I.U.4. NAPLES. IV. Musée National.

Farnèse en vermeil ornée de six pierres do grande dimension cl parfaitement taillcos (Mcléagre et Atalantc, Cortège du Bacchiis indien, Scène de ciri|uc, Combat d'Amazones, Combat des Centanres et (les Lapithes, Bataille de Salamine); c'est un travail (1540-ir)47) de Maniio di Bastiaiio ISharri, orfèvre de Florence, et de Gioi\ Beritardi, tailleur de pierres précieuses, d(! Castel Bolognese.

VIII" salle. EcoLKS italiennks dks xvi''-xvii« s. Paroi de dr., an milieu: 83 984, Ann. Carrache, Pietà. Paroi de sortie: 83 822, Bern. Strozzi, portr. d'un ca^nicin. Paroi de g.: 83772, 83 790, Sassofei-rato, Ste Famille, Adoration des Bergers; 83934, Doin. TheotocopitU dit il Greco, Enfant tenant un tison ardent. Paroi de l'entrée, au milieu: 83 98(5, le Bossa7i, Résurrection de Lazare; 83 930, Franc. Torhido dit il Moro, |)ortrait. — Trois statuettes en bronze: Mercure par Jean Bologne, Hercide et le sanglier (xvi« s.), Hercule enfant (xvi" s.). — La porte voisine du mur des fenêtres donne accès dans la

IX« salle on sala di Pannini. De Pannini: 83816, 83810, Charles III au Vatican chez le pape Benoît XIV, Charles III sur la place 8t-Pierre, etc. De plus, 83814, Baph. ]\rejH/s, Ferdinand IV à l'iige de 12 ans; le Canaletto, douze vues architeeturales. — Enlèvement d'Hélène, groupe en bronze par Jean Bologne (1579). — A côté, la

X*" salle ou salle Farnèse. Elle renferme 21 portraits-miniatures de membres de la maison Farnèse (84 552), peints par des artistes des Pays-Bas, et des tableaux de l'école romaine et napolitaine. Plus loin, la

XI** salle. Ecole de Pakjie et de Fekrake. Entre autres, à dr. de l'entrée: 83 999, Lor. Costa, portrait. Paroi de dr.: 83915, Dosso Dossi, la Vierge et St Jérôme; 84 009, G. Benvenvti dit l'Ortolann, Descente de croix; 83 939, le Garofalo, St Sébastien.

XII" salle on s. du Corrège. Paroi de l'entrée: 83972, *le Corrège, Mariage mystique de Ste Catherine.

Cette toile, appelée le Petit Mariage («il Piccolo Sposalizio») pour la distinguer d'une représentation analogue expesée au Louvre, a été peinte ver.s 1518-1519; ici, la pensée religieuse, exprimée par la vision de Ste Catherine, dont le mariage avec l'enfant Jésus symbolise le renoncement complet aux choses terrestres, a disparu pour faire place à une scène plutôt réaliste.

83969, le Corrège, Vierge dite «la Zingarella» ou la Bohémienne, à cause de sa coiffure, on la Vierge au lapin («del coniglio»), charmante composition, malheureusement ponssée an noir, qui date de 1515 environ. Paroi de dr.: 131060, le C o^'rège, m Aniome: l'Abbé (1514-1515); de plus, 83873 et ;\ côté, 83991, 83891 et, à la paroi de la sortie, 84024, 84196, le Parmesan, portraits.

XII1« salle ou s. du Titien. A dr. en entrant: 83 912, Leandro Bassaiio, Dame de distinction; 83948, The<)t<)riq»di dit »7 Grero, GiulioClovio. Paroi de dr. : 83908, manière du Giorgione, prétendu

Galerie de peinture. NAPLES. I- ^- ^- 91

portrait d'un prince Antoncllo de Salerne; 83971, 84019, le Titien, *Danaé, peinte à Rome en 1545, figure voluptueuse qui nous montre l'artiste en pleine maîtrise de son art et possédant encore à 58 ans toute la fraîcheur de sa jeunesse; la Madeleine repentante (oeuvre de vieillesse, 1567); 84001, Scip. Pulzone (f), portrait. Paroi de la sortie: 84594, 83 919, 83983, le Titien, Charles-Quint, le cardinal Alex. Farnèse (petit-fils de Paul III), le cardinal Bembo, tous trois gâtés par des repeints; 84011, Palma le Vieux, Ste Famille et saints. Paroi de g.: 83 924, le Titien, Pier Luigi Farnèse (gâté); *83921, le Titien, le pape Paul III (Farnèse) et ses petits-lils, le cardinal Ale.xandre et Octave Farnèse, œuvre pleine de vie, bien que traitée comme une esquisse (1545); *83 974, le Titien, le pape Paul III, très bien conservé (1543).

«Paul III nous apparaît comme un homme raide et maigre, que l'àge a déjà desséché . . . Un front élevé, un nez long et mince, des yeux extrêmement petits et chassieux et de grandes lèvres minces lui donnent l'air rusé du renard. Néanmoins, sa haute stature a toujours quelque chose d'imposant. Le costume admirablement dessiné, avec ses contrastes entre le velours et la soie rouges et ses blancs finement harmonisés, fait parfaitement ressortir la figure ... Le Titien a su animer son portrait d'une manière surprenante . . . La figure et les mains sont traitées dans la perfection, et le Titien a pris à tâche de mettre la plus grande finesse dans le modelé.» (Crowe & Cavalcaselle.)

*83 977, le Titien, Philippe II en prince d'Espagne; le premier exemplaire, auquel celui de Naples est peu inférieur, fut envoyé en Angleterre, lorsque Philippe demanda la main de Marie Tudor, et rendu en 1554 après leur mariage (il est auj. à Madrid).

XlVe salle ou s. Raphaël. A dr. en entrant: 84004, Raphaïl, le cardinal Alexandre Farnèse, plus tard Paul III (et non le card. Passerini; vers 1512). Paroi de dr. : 83783, Raphaël, la Madonna del Passeggio (copie, l'original est en Angleterre); 84216, 84203, Ang. Bronzino, deux portraits; entre les deux, 84002, Andréa del Sarto, copie du portrait de Léon X par Raphaël, avec les cardinaux Jules de Médicis et Rossi, faite en 1524 et envoyée au marquis Frédéric de Gonzague, à Mantoue, à la place de l'original (auj. dans la galerie Pitti, à Florence) promis par Clément VII; Jules Romain la prenait déjà pour l'original et ne voulut revenir de son erreur que lorsqu'on lui eut montré un signe distinctif; 83968, Sebastiano del Piombo, Ste Famille, peinte sous l'influence de Raphaël et de Michel- Ange (inachevé). Paroi de la sortie: 84039, Seh. del Piombo, Clément VII; 83 993, Marcello Venusti, copie libre du Jugement dernier de Michel-Ange, avant les repeints. Paroi de g.: 83 988, Jules Romain, la Vierge au chat; 84000, Salviati (Bronzino?),\mrtr. du chevalier Tibaldeo; 83916, Seb. del Piombo, le pape Clément VII (esquisse sur ardoise); 84036, Bronzino, Deux architectes. Paroi de l'entrée: 84005, Raphaël, la Madonna del divino Amore, du temps où l'artiste était à Rome (vers 1518), probablement exécutée par Jides Romain.

92 l. U.4. NAl'LKS. IV. Mugée National.

XV" salle. Ec:oLKS toscank et vénitienne (xiv«-xv« s.). A dr. en entrant: 84198, Raffaellino del Garbo (non Filippino Li]i]ii), l'Annonciation avec St Jean-Baptiste et St André, l'aroi de dr. : 84 193, iSondro Botticelli, la Vieri^^e et l'Enfant, tenu par denx anges ; 84209, Maivardi, la Vierge; 84188, 84191, Lorenzo di Credi, la Vierge, la Vierge et deux saints; 84186, 125 489, 84195, Masaccio, Assomption (vers 1423), Crucifîment (partie de l'autel de Pise, de 142H), Fondation de l'église Notre-Bauic-des-Neiges. Paroi de la sortie: 84487, Lor. Lotto, le cardinal Bernardo Rossi; 83964, Andr. Mantcgna, Franc, de Gonzague; 83 932, le Moretto, le Christ à la colonne, petit tableau d'une grande finesse; 83902, Ah). Vivarini, la Vierge et deux saints (1485). Paroi de g.: 83 906, Bart. Vivarini, belle Vierge trônant et saints (œuvre de jeunesse, 1469); 131059, Ant. Solario dit lo Zingaro (v. p. 57), Vierge et donateur (vers 1490); 83946, Mantegna, Ste Euphémie (1454; bonne toile, mais abîmée); 83 956, Lor. Lotto, la Vierge et St Pierre martyr (oeuvre de jeunesse, 1503). Paroi de l'entrée: 83990, Giov. Bellini,\d. Transfiguration, excellente œuvre de jeunesse, sous l'influence de son beau-frère Mantegna (vers 1460).

XVI» salle, rotonde. Œuvres de Franc. Solimena (m. 1747) et Franc, di Mura (m. 1782), artistes napolitains de l'époque plus récente. — On passe à dr. dans la

XVIP salle. Œuvres de V Espagnolet (Ribera), entre autres, au mur de dr., 83 978, St Sébastien (1651), 83 979, St Jérôme entendant la trompette du Jugement dernier, 83 980, St Jérôme, 84396, St Bruno; puis, œuvres de Massimo Stanzioni, Andr. Vaccaro, Franc, di Rosa dit Paceco (paroi de g., 84395, la Vierge des Grâces) et autres Napolitains du xvn« s.

XVIII« salle. Tableaux de Salvator Rosa (paroi de dr., 83 967, Jésus et les docteurs), etc.

XIX« salle ou s. Velasquez. Paroi de dr. : 84015, Claude Lorrain, paysage; 84564, T7i. de Keijser, portr. d'homme; 84527, école A^Ant. van Dyck, le Christ en croix. Paroi de la sortie : 84576, école A'' Ant. van Dyck, portr. d'homme. Paroi de g.: 84508, Rembrandt (?), son portrait. 83970, S4569, 84571, école à' Ant. van Dyck, portraits de deux gentilshommes et d'une princesse d'Egniont; entre ces derniers, 84048, Velasquez, les Buveurs (los Borrachos), vieille et excellente copie au pastel (original à Madrid).

XX« salle, ROTONDE Berentz. Ecole des Pays-Bas du xvn« s.; dans le nombre, quatre bonnes toiles d'animaux par JanFyt (84510, 84587, 84499, 84515), des fruits et des fleurs par Chr. Berentz (84521), etc. — On passe à dr. dans la

XXI*> salle. Ecoles étrangères des xyi^-XYiii® s. La plupart des tableaux appartiennent à l'école des Pays-Bas; entre autres: cinq paysages par Herri met de Blés dit Civetta au mur de la sortie, où se trouve aussi 84580, Seb. Vrank.r, la Villa Médicis à

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