‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 28 sur 127 · V. Quartiers du haut. NAPLES. I- A · texte numérisé non relu

V. Quartiers du haut. NAPLES. I- A

Rome en 1615; à la paroi de g., trois paysages boisés figurant la fable de Dédale, dans la manière d'Adam Elsheimer.

XXII« salle ou s. Beueghel. Paroi de dr. : 84476, Lucas Cranach, le Christ et la femme adultère (tableau d'école); 84439, maître colonais dit «de la Mort de la Vierge», Adoration des Mages (triptyque). Paroi de la sortie : 84386, 84490, Pieter Brueghel le Vieux ou le Drôle, le Misanthrope (allégorie). Parabole des sept aveugles (1568). Paroi de g., au milieu: 84467, Jacob Cornelisz d'Amsterdam, Adoration de l'Enfant (1512); 84451, Conrad Witz, Ste Famille. Paroi de l'entrée: 84489, maître de la Mort de la Vierge, Crucifîment.

XXIII^ salle. Tapis des Muses brodés en soie, ouVrages napolitains du xviii<= s., statuettes du xvii<= s.

XXIV« salle, dite des Piccoli Bronzi ed Arti minori. Ouvrages de la Renaissance pour la plupart: vaisselle en majolique du cardinal Alex. Farnèse, bleue et peinte d'ornements dorés, deFaenza (xvi« s.) ; plaquettes de Riccio, Moderno, C'aradosso Foppa, Ulocrino, Enzola, Valerio Belli et autres maîtres des xv«-xvi« s.; ivoires sculptés, ouvrages en émail et en cristal, etc.; statuettes, entre autres dans l'armoire du milieu, 10534, David, par Pollaiuolo.

XXV« salle. Estampes et dessins: 19300 feuilles en 227 vol.; l'exposition ne comprend qu'un petit choix de gravures et de dessins, entre autres aux parois: 86653, Raphaël, Moïse devant le buisson ardent (carton); 86687, Michel- Ange (?), carton figurant trois guerriers. — De plus, deux bnstes en marbre dupape Patd III, de l'atelier de Gruglielmo délia Porta.

Le bâtiment du musée renferme en outre la bibliothèque (Biblioteca Nazionale) qui occupe au 1^' étage la partie S. de l'aile orientale et la partie centrale. Bibliothécaire, le Dr Fava.

Elle compte 7909 manuscrits et 390000 vol. imprimés. Catalogues à la disposition du public. Outre un grand nombre de vieilles éditions italiennes, on y remai'que des manuscrits grecs et latins. Parmi les premiers: l'Alexandra de Lycophron, un Quintus de Smyrne, de 1311, etc.; Earmi les autres: l'Ars grammatica de Charisius, le manuscrit à moitié rûlé de Pestus, un missel avec belles miniatures de fruits et de fleurs, appelé la Flora. La grande salle (dans la partie centrale de l'édifice) a un écho multiple que le gardien fait retentir. On ne peut pas emporter de livres, mais on peut consulter simultanément jusqu'à 3 vol. à la bibliothèque même, de 9 h. à 5 h., 4 h. en hiver. Quand on y va travailler, on ne traverse pas le musée, mais on entre de la rue par la dernière porte à dr. du palais, et on monte l'escalier à droite.

V. Quartiers du haut: Capodimonte, eorso Vittorio Emanuele, château St-Elme et S. Martine.

Le prolongement sept, de la via Roma (p. 49) monte lentement, au delà du musée, sous le nom de strada S. Teresa degli Scalzi (pi. E 3-2 ; tramway A, v. p. 30). Au commencement, à g., la via 8alvator Rosa mentionnée p. 95. La strada S. Teresa traverse 10 min.

94 t. IL 4. NAPLES. V- Quartiers du haut.

jilus loin, sur le ponte délia tSanità (pi. E2), le quartier de la Saiiità situé plus bas.

Si l'on iloscond à, g., aussitôt après ce viaduc, et que l'on preuue eu bas, il ilr., la tortueuse 8tr. S. Oeiinaro de'Poveri, ou arrive en quelques uiin. au grand hospice do A'. Oennaro de' Poveri (pi. El-2). DerriÎM-e esl l'église S. Q-eiinaro (pi. El), construite au viii" s. sur roniplaccment di> la petite chapelle qui reuferiuait lo tombeau de St Janvier, mais complctouieut uiodornisée. Dans le passage menant à la cour du fond se voient des fresques fort détériorées d'Andréa du Sdifrno, l'Histoire de St Janvier.

Les catacombes de S. Geunaro out aussi lii leur entrée; on les visite ou «'adressant au concierge de l'hospice (1 fr. par pers. et uu petit pourb.). Elles sont creusées dans le tuf jaune (v. p. 39). La partie la plus ancienne de ces excavations remonte au i»' s. de notre ère. Elles se composent de quatre galeries principales, dont deux seulement sont encore reliées par des escaliers et accessibles aux visiteurs. Au point de vue architectonique, elles sont excessivement importantes et beaucoup plus grandioses que celles de Rome, auxquelles elles le cèdent sous d'autres rapports. Elles forment un vaste système de galeries et de (^hamltrcs (cubicula), dans les parois desquelles sont pratiquées des tombes de trois espèces, superposées eu plusieurs rangs. 11 y a même des chambres sépulcrales audessous du niveau des galeries. Les deux grandes salles à l'entrée servaient aux cérémonies religieuses lors des inhumations. Les inscriptions qu'où y a découvertes sont maintenant au musée. Parmi les peintures, nous citerons en particulier celles des deux premières salles, qui rappellent le style des ornementations pompéiennes; puis, un Bon Pasteur dans la première galerie, les portraits du tombeau de Théotecnus, dans la deuxième galerie, du commencement du iv« s., et un Christ du v« ou du w s., plusieurs fois retouché, dans la prétendue basilique de St-Janvier (S. Gennaro). Les ossements qui remplissent h divers endroits les chambres et les galeries proviennent en très grande partie des victimes des épidémies qui ont ravagé la ville dans le cours du xvi» s. — Le tronçon de colonne priapique avec une inscription en hébreu, dans la première galerie, est une mystification du moyen âge.

Les catacombes des iv-v s., situées sous l'église S. Maria délia Sanità (pi. E2), en bas du pont du même nom, sont sans importance.

Du ponte délia Sauità, la strada Nuova di Capodiuionte monte au rond-point, dit tondo di Cai^odimonte (pi. El). Le chemin des voitures fait ensuite une grande courbe à g. et se bifurque (ainsi que le tramway) dans le haut, le bras de g. conduisant à Secondigliano, au N., tandis que l'autre mène à l'entrée du parc de Capodimonte. Les piétons montent un escalier et tournent dans le haut à dr. Il y a 10 min. de marche du rond-point au palais. — En face de l'entrée du parc se trouve à dr. le principal réservoir de la conduite des eaux {Acqua di Serino, pi. FI; p. xxviii); il a cinq grands bassins creusés dans le roc, pouvant contenir 80000 m. cubes. (Pour visiter, s'adresser au bureau de la &Naples AVaterworks Company», str. S. Maria di Costantinopoli, 08, pi. F 3-4.)

Le palais royal de Capodimonte (pi. EF 1; ouv. le dim. et le jeudi de 10 h. à -4 h., le parc seulement le dim. de 8 h. du m. au coucher du soleil, sur présentation d'un permis, v. p. 43), situé sur la hauteur du même nom, au N. de la ville, a été commencé en 1738 par Charles III, sur les plans de Medrano, architecte du théâtre S.Carlo, mais achevé seulement sous Ferdinand II, de 1834 à 1830. Il est entouré de beaux jardins où l'on jouit de la plus

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belle vue près d'un grand chêne vert. La grande partie réservée des jardins dite «Bosco», où l'on retire les billets d'entrée (pas de pourb.), n'est accessible ni en avril ni en mai, c.-à-d. pendant la couvaison des faisans; elle est du style français dans sa partie antérieure et oll're, outre de magnifiques points de vue, des promenades bien ombragées; dans une gorge se trouve le chemin de croix de la reine Marie-Christine avec des stations délabrées. Guide superflu. Les voit, à 1 chev. n'entrent pas dans les jardins.

Le palais renferme un musée (30 à 50 c. de pourb.) composé de peintures et de sculptures assez nombreuses, mais peu remarquables, la plupart d'artistes napolitains modernes. Elles sont dispersées dans les appartements royaux. Les tableaux portent les noms des peintres. Nous citerons entre autres: Hackert , une Chasse au sanglier dans le bois de Persano et une Chasse aux oiseaux sur le lac de t'usaro; Lemasle, le Mariage de la duchesse de Bcrry; C'aminara)io, la Mort de César; C'elentaiio, Bonvenuto Celliui au château St-Ange; Hayes, Ulysse chez Alcinotts ; une table ornée d'une mosaïque de Pompéi ; Virginie Lebrun, portraits de la duchesse de Parme et de Marie - Thérèse; Angélique Kciuffituinn, Ferdinand I»"' et la reine Caroline avec leurs enfants; Podesta, Orphée; Postiglione, Androclès ; Carelli, Prise de la Porta Pia à Rome, le 20 sept. 1870; Vanvitelli, Vue de Piedigrotta; dans la dernière pièce: *Goija, portraits du roi d'Espagne Charles IV et de son épouse. — De plus, une grande collection d'objets en porcelaine et eu biscuit de l'ancienne manufacture de Capodimonte, fondée en 1743 par Charles III , réorganisée en 1771 par Ferdinand IV et supprimée par les Français en 1807 (dans le nombre, porcelaines tendres d'une finesse et d'une transparence extraordinaires, bas-reliefs peints et objets en porcelaine dure imités de l'antique); une riche collection d'armes (arineria), entre autres quelques vieilles armures des rois Roger et Ferdinand le"- d'Aragon, d'Alexandre Farnèsc et de Victor- Amédée de Savoie; puis l'épée que Ferdinand l""' donna au brave Scanderbeg (m. 1467), chef des Albanais contre les Turcs; le magnifique berceau offert en 18G9 par la ville de Naples à la princesse royale, aujourd'hui la reine douairière Marguerite.

En suivant la via S. Antonio a Capodimonte, qui commence en face de l'entrée du parc de Capodimonte, et en prenant à g. après quelques minutes, on va à l'observatoire {Osservatorio ; pi. V 1), élevé au point culminant de la colline. On l'appelle ordinairement la Specola ou encore Miradoïs, d'après une ancienne villa d'un marquis espagnol. Fondé en 1812 et agrandi en 1820, sur les plans de Piazzi (m. 1826) , il acquit sous lui une réputation européenne. — Par un chemin en escalier, et en passant devant S. Maria dei Miracoli (pi. F 2), on peut redescendre à la strada Foria (p. 49).

Eu face de l'angle N.-O. du musée National, s'ouvre la via Salvator Rosa (pi. E3), qui monte en serpentant sur les hauteurs de St-Elme. Tramways, v. p. 29, n<>s 6-9. Les piétons arrivent en 10 min. du musée à la petite piazza Salvator Rosa, ornée de palmiers et, depuis 1910, d'une statue en marbre, par Tito Angelino, du patriote italien Paolo Emilio Imbriani (1808-1877), poète et savant. De là, la strada dell' Infrascata mène, à dr., vers Arenella (pi. BC 3), lieu de naissance du peintre Salv. Rosa.

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Kii faco coinmeuce le corso Vittorio Emauuele (pi. 1)4, E 5, E-BG, B-A7; tramway, v. p. 'ii», n"()). 11 surpuiite autour de la hauteur de St-Eline, eu passant à certains endroits sur des viaducs, puis longe le versant de la colline et descend enlin lentement pour déboucher sur la place de l'iedigrotta (j). 100), à une distance de plus de 4 kil. de la piazza Salvator Hosa. 11 oll're de très beaux l)oints de vue sur la ville, le golfe et le Vésuve. Cette voie, commencée sous les Bourbons, n'a été achevée qu'en 1875. Les petites rues, en partie à escaliers, qui descendent du cours , débouchent, celles du premier tiers dans la via Roma , celles du dernier dans la riviera di Chiaia.

Pour monter de la ville au château St-Elrne, situé au-dessus du corso Vittorio Enianuele, et au musée de S. Martino, le plus commode est de prendre le tramway (n° 7, p. 29; voit., v. p. 28) qui part de la piazza Dante (pi. EF4; p. 49), suit la via Salvator Kosa et la strada dell' Infrascata et traverse le quartier neuf dnVomero (pi. G D 5) pour aboutir un peu avant l'entrée N. -E. du château St-Elme («Ingresso»; pi. D 5) qui n'est qu'à 200 pas de là en ligne droite. — Les funiculairks (p. 30) sont une autre communication rapide et commode entre le largo Monte Santo (pi. E4; p. 49) ou le parco Margherita (pi. C 6 ; p. 98) et le Vomero en passant sous le corso Vittorio Emanuele où se trouve une halte; la station terminus du premier (à dr. en sortant, et suivre le tramw.) est à 7-8 min. au N.-O. de l'entrée du chcâteau; celui du second (150 pas tout droit, puis monter à dr. à la station du funic. de Monte Santo et de là comme ci-dessus), à 15 min. à l'ouest.

Le château Saint-Elme (pi. D5; 249 m.), appelé d'abord Castel S. Erasmo ou S. Ermo, fondé en 1343 par Robert le Sage, a été considérablement agrandi aux xv«, xvi« et xvii« s. Ses murailles énormes, ses galeries taillées dans le roc, le faisaient passer autrefois pour imprenable. Il sert auj. de prison militaire. Le toit, on l'on peut monter en s'adressant au poste de garde (au guichet de la tour), offre un panorama de toute beauté. — Entré dans l'enceinte extérieure, on parvient tout droit à l'entrée (à dr.) de l'ancienne chartreuse de S. Martino située à l'E. en contre-bas.

*S. Martino (pi. D 5), auj. Museo Nazionale di S. Martino, aussi remarquable par sa situation et ses beaux points de vue que par la magnilicence de sa décoration, a été commencé en 1325 par le duc Charles de Calabre, mais transformé au xvii* s. Visite du musée et du belvédère, v. p. 36. Conservateur, le Dr Mario Morelli; guide imprimé (1901), 1 fr. Si l'on a peu de temps, traverser seulement les salles et aller droit au belvédère.

On traverse une cour oblouguc, au bout de laquelle esl le guichet de.s billets, et on parvient dans le petit pkéau du couvent (Chiostriuo, 1), où il y a des sarcophages (l'un d'entre eux, d'origine romaine, sert de tombeau à Béatrice del Balzo, ui. 13i(5), des inscriptions, des écussons eu marbre, etc. Là se trouve à g. l'entrée de l'église. Ou entre d'abord

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par un corridor dans le chœur des Frères Convers (frati oonvcr.si), où sont des stalles des xv» et xvi» s., puis <ï dr. dans la salle du Chapitre, qui a un plafond peint par Corensio. A l'extrémité, quelques marches d'escalier à dr. mènent au parloir (sala del Colloquio); à g., on entre dans le chœur de l'église.

L'*église, à une seule nef, avec trois chapelles sur les côtés, est richement décorée de marbres. Au plafond, une Ascension ; entre les fenêtres, les Apôtres par Lanfranc (1637-1638); au-dessus de l'entrée principale, une Descente de croix par Stansioni (détériorée); à côté. Moïse et Elie par Bibera (V Espagnolet), qui peignit aussi les Prophètes dans les triangles de la nef, au-dessus des arcades des chapelles (1638-1643). Le choeur est orné de fresques du chevalier d'Arpln (1591). Le Crucifîment, au mur du fond, est de Lanfranc; au-dessous, la Nativité du Christ du Guide, qui mourut (1642) avant de la terminer; à g., la Communion des Disciples, par Bibera (1651 ; dans le style de Paul Véronèse) et le Lavement des pieds, par àaracciolo (1622); à dr., la Ste Cène, par Stanzioni (1639) et l'Institution de l'Eucharistie, par les successeurs de Paul Véronèse. Les ornements en marbre de l'église, douze roses diverses en basalte d'Egypte, ont été généralement exécutés d'après Cosimo Fansaga; la belle mosaïque en marbre du pavé est de Presti, le maître-autel de Solimeiia. — Dans la SACRISTIE, à côté du chœur, marqueteries du commencement du xvii» s. et tableaux du chevalier d'Arpin, de Stanzioni et du Caravage. Derrière est l'anc. trésor (tesoro) où se voit, au-dessus de l'autel, une Déposition de croix, de Bibera (1637), son œuvre capitale, «aux lignes désagréables, que peuvent cependant faire oublier le coloris et la douleur poignante, bien que nullement idéalisée»; au plafond, Judith, par Liica Giordano, qui la peignit, dit-on, en 48 heures, à l'âge de 71 ans (1703).

On revient dans la cour et l'on entre, en face du guichet, dans le musé© proprement dit, et d'abord droit devant soi dans une salle qui renferme des sculptures des xv-xYin^s., puis à dr. dans l'anc. pharmacie (farmacia) du couvent (salle III), vaste et haute salle voûtée, avec des copies de fresques et de mosaïques des iv^-xv^s.; au milieu, une barque turque (caïque). — Salle IV (sala délia Barca), à g. de la pharmacie: tableaux qui n'ont pu trouver place au musée National, en partie bonnes toiles de peintres napolitains des xvio et xvii^ s. Au milieu, la barque de parade (lancia) dont Charles III se servait dans ses promenades sur le golfe. — Salle V, à côté: natures mortes, tableaux de genre et de batailles ; au milieu, une voiture de gala, du temps de Charles III, qui servait autrefois aux autorités municipales dans les grandes circonstances, et avec laquelle Victor-Emmanuel et Garibaldi firent leur entrée en 1860.

Revenu par la pharmacie au petit préau du couvent (v. p. 96) , on passe par une porte ouverte (au milieu du mur), à dr., dans un long couloir, où il y a une porte de chaque côté. — Celle de g. donne entrée dans l'anc. réfectoire (VII), où sont exposés des modèles de forteresses de l'Italie méridionale. — Par la porte de dr. et un corridor, on arrive à une jolie crèche (presepe, VIII), où la Ste Famille est entourée de mages et de scènes de la vie napolitaine, dans un riche paysage montagneux. Depuis des siècles, il est d'usage à Naples de construire de ces crèches à Noël, dans les églises, chez les particuliers, chez la famille royale même, où elles sont toujours de plus en plus riches; ces crèches font encore auj. la joie et l'admiration dos Napolitains, petits et grands. — Plus loin, à g. du couloir, deux salles (IX et X) avec des souvenirs du théâtre populaire napolitain (p. 34); l'une d'elles représente l'intérieur de l'anc. théâtre S. Carlino.

Le couloir aboutit à un beau cloître, qui a soixante colonnes de marbre blanc. — De ce cloître, on passe par une porte ouverte immédiatement à dr. dans la partie principale du musée.

Salle XI: objets de l'anc. cloître, vases de l'anc. pharmacie, magnifique costume sacerdotal, etc. — Salie XII: portraits de prieurs, lutrins et antiphonaires du xvi^s. — Salle XIII, à dr. (anc. chapelle privée du

Baedeker. Italie méridionale. 15» éd. 7

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piiour): tigiiro on ciro d'un doniinii'aiu, rcpré«cutiint, dit-on, lo père lîocco, do Naplcs, pitidicaU'ur populairo et philanthrope (xyiii"».)- A côté, ookuiDou XIV (conidoio dol Bciniui): la Vieigc, l'Enfant ot St Jean^ groujic en marbre attii!)ué au Hernin (f); deux grands bahutu. — Ensuite, cinq salles où sont des objets d'ait industriel. Les deux premières (XV et XVI; stanze di llalïaelliuo), l'ane. bibliothèque, ont dos plafonds peints attribués à Kaffaellino del llarho et ronferniout des majoli((ucs et des porcelaines napolitaines, surtout de Cai)odiuuinto (p. 95). A remarquer entre autres représentations à ligures: îi dr., Diane endormie; à g., lo Jugement de Paris, lo Taureau Farnèso, Bacclius et l'Amour; au milieu, Horoule et Déjuuirc , Polichinelle et Colomliinc, otu. — Saluk XVll (pavé eu mosaïque représentant les signes du zodiaciuo): uiajoliqucs des Abruzzes, intéressantes en tant que produits de l'industrie locale (v. p. 210), du xvii"s. et plus récentes. — Sai.le XVIll (au bout de la salle des miroirs): tapisseries, ouvrages en écaille, ivoires, etc. — Sam.k XIX: vieux miroirs de Venise et verres de Murano. Au milieu, un char d'Apollon en bronze doré. — On rentre ensuite dans le corridoio del Bernini (XIV) pour passer à dr. dans ciuatre salles (XX-XXIIl) de souvenirs historiques. Sallk XX (sala nel Re): souvenirs du temps de Charles III et de Ferdinand IV, entre autres (u" 1020) deux tableaux représentant Charles 111 se rendant en voiture de gala à la fête de Piedigrotta (p. 35). Au milieu, souvenirs de Murât et de Ferdinand II, entre autres, le collier de l'ordre des Dcux-Siciles, fondé par Murât. — Sallk XXI (sala dei Martiri): bustes divers, doux grands tableaux représentant la prise de Caprée par Murât (p. 181) et d'autres souvenirs de celui-ci; masque en cire de Ferdinand IV; chapeau du cardinal Ruffo; veste de forçat et autres souvenirs de (Jarlo Poerio (p. 49) et de son frère Ale-is. Poerio, poète patriotique, mort en 1848 de ses blessures à la défense de Venise. Souvenirs de la révolution de 1848; drapeaux. — Sali,e XXII: sceaux, poids et mesures. — Saline XXIII: uniformes et gravures d'uniformes de 1734 à 18l)0. — .Saule XXIV: représentations de costumes. — On revient à la salle XII et l'on entre à dr. dans la salle XXV (sala degli Uomini illustri): portraits et autographes. — Salle XXVI (corridoio degli Uomini illustri): bustes-portraits et statues. — Salles XXVII et XXVIIl (sale Sayarese), à la suite: collection d'armes et de tableaux et gravures d'uniformes (xvio-xix» s.) du baron Savarese. -- Salle XXIX (sala dcl Vanvitelli): dessins de Gaspard, Louis et Charles Vanvitelli. — Salle XXX (stanzetta del Vicario): pierres précieuses destinées à un ciboire inexécuté de la chap. royale de Caserte. — Une porte à dr. conduit au

♦Belvédère (XXXII), espace hexagonal à balcon, qui est un excellent point d'orientation et offre (surtout l'après-midi) la vue la plus ravissante sur Naples, du Pausilippe à la croupe de Capodinionte, le golfe, Iscbia, le Vésuve et la riche contrée qui s'étend jusqu'à Noie et à la chaîne des Apennins. — Salle XXXI: plans et vues de Naples de 1500 à 1870; à ç., sur un chevalet, tableau de l'école toscane iigurant la flotte aragonaise victorieuse, en 14B5. — Salle XXXIII: vues des environs de la ville et du royaume de Naples. — Salle XXXIV: croquis et tableaux de Naples; dans une armoire vitrée, porcelaine do Naples. — Salle XXXV; tableaux représentant diverses éruptions du Vésuve; dans la vitrine, empreintes sur lave. ~ Salles XXX VI-XXX VIII: représentations de fêtes célébrées sous différents rois de Naples; chaise, litière de parade. — Salle XXXIX: uniformes, habits de fête; costumes du maire et de ses adjoints. — Salle.s XL-XLIII: représentations de la vie publique à Naples. — SalijbXLIV: tableaux modernes de l'histoire de Naiîles. — Salle XLV: vues des vieux quartiers de la ville qui disparaissent peu à peu. — Salle XLVI: bronzes modernes de Naples. — Salle XliVIII: cellule de chartreux.

Plus loin se trouvent, sur le corso Vittorio Emanucle, un S., les hôtels mentionnés p. 25. Au delà de l'hôtel Bristol, près de la halte du funiculaire (p. 30), descend la rue Parco Marghcrita (pi. CD G)

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