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VI. PansiUppe. NAPLES. -f- R

La vieille grotte, à. 100 m. au S. de la nouvelle, par la route de g. , est un chef-d'œuvre en son genre parmi les ouvrages de l'antiquité ; elle a 708 m. de long. Sénèque en parle comme d'un passage étroit et sombre. Percée probablement sous Auguste, elle a été agrandie et aplanie vers 1442 par Alphonse !"■, un siècle plus tard par le vice -roi don Pedro de Tolède et en dernier lieu, en 1754, par Charles III. Au moyen âge, on l'attribuait à Virgile, qui passait alors pour un puissant magicien.

Un anc. colombaire romain, appelé torabeau de Virgile, se trouve au S.-E. au-dessus de la vieille route. Ou y monte par un escalier au delà de la courbe que la route fait à g., entre les forges, à g., au-dessous du u" y. Entrée, 1 fr. et un pourboire! Le poète écrivit ses chefs-d'œuvre, les Géorgiqucs et l'Enéide, à Naples, la «douce Parthénopé», où il avait une villa sur le Pausilippe (p. 99) et fut inhumé près de celle-ci, suivant sa dernière volonté, bieu que mort à Brindes, à son retour de Grèce, le 21 sept, de l'an 19 av. J.-C. Selon une tradition locale, Pétrarque vint ici en compagnie du roi Robert, et y planta un laurier. On rapporte que le tombeau était encore intact vers 1326, et qu'on y lisait l'inscription:

Mantua me genuit, Calabri rapuere, tenet nunc

Parthenope: cecini pascua, rura, duces.

On y a placé en 1554 l'inscription actuelle:

Qui cineres? tumuli hœc vestigia: couditur olim

Ille hic qui cecinit pascua, rura, duces.

La STRADA Di Mergellina (pi. B 7) part au S.-O. de la Torretta (p. 100) et mène à la strada Nuova di Posilipo, qui commence à 12 min. de la Torretta, en deçà du coude que fait la rue ù, la baie Barbaia.

Un peu avant ce coude, à dr. dans le haut, est la petite église dite CiiiESA DEL Sannazaro ou S. Maria del Parto où l'on monte par une rampe et en tournant à g., par un escalier qui conduit en trois détours à la terrasse sur les maisons n" 10 à 17. Cette église a été construite en 1529 sur l'emplacement d'une villa donnée en 1496, par le roi Frédéric 11 d'Aragon, au poète J. Sannazar dont il était un des plus chauds admirateurs.

Le vrai nom de l'église, S. Maria del Parto, lui vient du poème latin de Sannazar «De partu Virginis». Derrière le maître-autel, le monument du poète, né à Naples en 1458, m. en 1530; conçu d'après ses propres données, il a été exécuté en 1537 par Girolanio da Sauta Croce et Fra Giovanni da Montorsoli. Des deux côtés, Apollon et Minerve, appelés communément David et Judith. Au milieu, un bas-relief représentant Neptune et Pan, avec des faunes, des satyres et des nymphes qui jouent et dansent, allusion à r«Arcadie», poème de Sannazar. Au-dessus, le sarcophage du poète, décoré de son buste et portant son nom d'académicien: Actius Sincerus. L'inscription au pied du monument (Maroni .... Musà proximus ut tumulo) est par Bembo et rappelle que Sannazar avait pris Virgile pour modèle. Les principaux écrits de Sannazar sont des idylles, des élégies et des épigrammes en latin.

La *strada Nuova di Posilipo longe d'abord la mer et s'élève ensuite peu à peu, en contournant le versant S. du Pausilippe. Commencée en 1812, sous le gouvernement de Murât, et achevée en 1823, elle est bordée d'une quantité de villas, remarquables par leur végétation luxuriante, et olfre les plus magnifiques points de vue, tout particulièrement beaux au coucher du soleil;

102 I.H.4. NAPLES. VT. Paurilippe.

aucun étranger ne devrait négliger d'y faire une promenade. Tramways n"« 1 et 2, V. p. 28.

lutûie.s.saiitc prumciiiide en burqiie tic la baie dite Barliaia (p. 101), au cap lie Pausilippe (1 li. '/ïi ^ 1 rameur env. 2 fr., à 2 ramciiru euv. 3 f r. et le poiirb.). La côte est à l'ombre l'après-midi, beaux cuiipn d'oeil sur len villas uifutiouuces ci-dessous; le loug du rivage, on remarque plusieurs grottes.

Au commeticenient de la route, à dr., la villa Angri ; puis, à g., à 12 min. de l'église, au bord de la mer, les ruines pittoresques du palais de Donn' Anna, faussement appelé palais de la reine Jeanne, construit au xyW s. par Fansaga pour donna Anna Carafa, femme du duc de Médina, vice-roi espagnol, mais qui n'a jamais été achevé. Devant le palais de Donu' Anna, à g. au bord de la mer, les deux établissements (Trattorie) Figlio di Pietro et Scoglio délie Sirène (v. la rem. p. 2(i). Plus loin, un hospice de la marine, devant lequel on a érigé en 1883 un singulier groupe de statues, St François, Dante, Christophe Colomb et Giotto.

La plui);irt du temps, on trouve ici des bar(|ues j)our le retour: jusi[ii';ï la Villa Naziouale, 1 fr. 60; jusqu'à la vieille ville, 2 à S fr.

Ensuite la route quitte la mer et monte continuellement le long du promontoire. A g. et à dr., de belles villas, entre antres (n" 35) la villd Cottrmt, qui descend jusqu'à la mer, et la tnlla Cappella (stat. de Posilipo du tramway; toutes les 72 ''•) ^^^ voit, continue jusqu'au cap); dans le voisinage, les Trattorie fréquentées, dites Allegria et Stella (à dr., u*»* 231, 232; v. p. 26). A dr. (u° 226), la villa Dini; à g., la villa d'Abro, là villa Siemens et lu villa Èendell, où, comme le dit nne inscription à l'entrée, Garibaldi (m. 1882) passa sou dernier hiver, puis les villas Autona-Traversi et GalLotti. A dr. dans le haut, l'énorme mausolée Schilizzi, dans le style égyptien. A g. (u» 56) la villa Riv^ aUa; à dr., l'orphelinat de la Reine -Marguerite. A 25 min. du palais de Donn'Anua, au delà d'une église située à dr. de la route et au portail de laquelle est un bas-relief représentant la Vierge, un chemin carrossable descend tl g. au cap de Pausilippe (Trattoria), en passant à la villa Kosehery. Partout, coups d'œil magniliques sur le golfe.

La grande route monte encore pendant 10 miu. jus(iu'à la villa Tludberg où aboutit le tramway (stat. de Capo, v. p. 100) et où débouche à dr. la route décrite p. 99-100.

TJu seutier conduit il g., vis-à-vis de la villa Thalberg, en 20 miu. jusqu'aux huttes de pêcheurs de Marechlaiw ; un autre encore plus joli passe d'abord sous la roule à quelques pas à l'E. de la villa et descend aussi en 20 miu. au même endroit (Trattoria; faire prix). En bas, non loin de la petite église S. Maria del Faro, probablement sur l'emplacement d'un ancien phare, on trouve dos restes d'architecture romaine: près du rivage, une vieille bâtisse peu élevée et de forme arrondie, ainsi qu'une coustructiou attenante déforme carrée, toutes deux voûtées ; devant, audessous du niveau de la mer, quelques parties encore existantes d'une maison; le tout ayant appartenu, croit-on, à la villa Pausilypon mentionnée p. 10;!. A une centaine de mètres à l'O. se trouvent les murs d'une maisun romaine à trois étages qui portent le nom de CVmii ihyli Spiriti

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