VI. PauBilippe. NAPLES. -f
et monte une rue particulière aux villas du comte G. Grifeo (Bertolini's Palace Hôtel, v. p. 24). Au delà de l'hôtel Britannique se détache à dr. la via Tasso (v. ci-dessous). — Ensuite la première halte de la ligne de Cames, entre deux tunnels (id. B6; p. 107). — Le corso Vittorio Emauuele prend fin à la piazza di Piedigrotta (pi. B7; p. 100).
VT. Le Pausilippe.
La promenade (v. pi. A-C 6-7 et la carte p. 106) qui se fait eu montant du corso Vittorio Emanuele par la via Tasso sur la croupe du Pausilippe, pour suivre celle-ci vers le !S.-0. jusqu'au-dessus du cap et revenir à la Villa Nazionale par la Strada Nuora di Posdipo (p. 100), se recommande particulièrement, surtout en voiture (p. 28; 1 h. '/a ii 2 h.). A pied, on met 3 à 4 h. ; cependant la strada Belvédère et la strada Patrizi (v. ci-dessous) sont toutes deux très poussiéreuses. On peut à la rigueur, de l'ascenseur du Pausilippe, utiliser l'omnibus très primitif mentionné p. 30, qui fait le service entre le Vomero et Torre S. Ranieri, ou aussi l'ascenseur luimême (p. 30; au pied, halte des tramw. n»' 22 et 23, p. 29) pour la montée comme pour la descente; du cap, on rentre en ville par le tramw. n° 2 (p. 28). C'est entre la via Tasso et l'ascenseur du Pausilippe, comme aussi audessus du cap, qu'on a les plus beaux coujis d'oeil; chacun de ces deux endroits se visite séparément avec facilité et en peu de temps. Meilleure lumière, de grand matin et vers le soir.
Le Pausilippe (Pos'dipo ou Posillipo), hauteur à l'O. de Naples couverte de nombreuses et charmantes villas et de plusieurs localités, doit son nom au Pausilypon (sans-souci), villa du fameux débauché Védius Pollion, qui appartint plus tard à Auguste. Il y a deux points de départ principaux pour visiter cette hauteur: le corso Vittorio Emanuele, où commence l'itinéraire ci-après, et la Villa Nazionale.
La *via Tasso (pi. BA6; tramw. projeté), achevée en 1885, part, comme il est dit ci-dessus, du corso Vittorio Emanuele, près de l'hôtel Britannique et monte lentement au Pausilippe; elle oil're les plus beaux coups d'œil, en arrière, sur Naples, son golfe et le Vésuve. La première construction à g. est Vhôpital international (p. 32); plus loin, quelques nouvelles villas. Du cours au sommet, 2 kil. à peine; à pied, 35 à 45 min. An point culminant, un local très fréquenté appelé Ristorante Giardini di Torino (p. 26).
La via Tasso débouche dans la «strada Belvédère» (pi. A6; omnibus, v. ci-dessus) qui, entre des jardins dont les murs masquent la vue, vient du Vomero (p. 96 ; Ya b.) et continue au S., d'abord en montant, sous le nom de «strada Patrizi», sur la longue croupe du Pausilippe ; bien qu'eneadrée de murs sur une grande partie de son cours, elle offre pourtant quelques échappées surprenantes sur les golfes de Pouzzoles et de Naples: au bout de 8 min., à dr., sur Nisida et le cap Misène; 2 min. plus loin, à g. sous une arcade, le coup d'œil si souvent représenté de la ville et du Vésuve avec le pin parasol au premier plan. A 3 min. de là, à l'endroit où la str. Patrizi passe au-dessus des grottes du Pausilippe (p. 100, 101), qui traversent ici
10(t r. Ii.4. NAPLES. VI. Paimlippe.
la inoiitaj;;ni! à 143 m. do ])rofon(lenr, se trouve à dr. l'extrémité .supérieure de l'ascenseur de la Grotta Nuciva (p. 30; v. aussi p. 9'.») et une terrasse avec vue; à côté, le rest. Promessi Sjyosi, également avec vue. Un peu plus loin, la route traverse un groupe de maisons (lit Porta di Posilijw; elle continue au S.-O., en ofTrant des couj)S d'œil h dr. et à la lin aussi à g., passe à la tour dite Torre S. Raiiieri ('/•> h. ; omn., v. p. *.)'.•) et au village de S. Sfroto (à g.) pour atteindre en '/^ d'h. (tout au bout, la Trattoria di Campagna [v. p. 2(1] dite Plrcvlo), à un peu plus de 5 kil. de l'extrémité de la via ïasso, la strada Nuova di Posilipo, à son point culminant, à la station terminus du tramway, dite « Capo» (p. 102). Pour regagner la ville à pied par la strada Nuova (p. 102-101), il faut un peu plus de 1 h. (5 kil.) ; c.-à-d. 30 min. jusqu'à la stat. «Posilipo» du tramw. (p. 102), et 35 min. de là à la piazza Principe di Napoli (pi. B7); par le traniw., il faut renoncer à maints beaux coups d'œil dans la profondeur.
A la picizza Prhicipe di NajioU (p. 40), à l'extrémité 0. de la Villa Nazionale, se rattache au N.-O. la longue place de la Torretta (pi. B7), limite de la zone intérieure des voitures de place (p. 28), halte des tramw. électr. nos 1.4 q{ g (p 28-29) et point de départ de ceux de Fuorigrotta-Bagnoli-Pozzuoli (no» 22, 23, p. 29). Au S.-O. de cette place, la Mergellina (p. 101); à l'O., la strada di Piedvjrotta, qui se dirige tout droit vers la montagne.
La strada di Piedigrotta, que suivent les tramways nommes en dernier Heu, atteint au bout de 5 min. la petite piazza m Piedi- GKOTTA (pi. B 7), où prend fin le corso Vittorio Emanuele (v. p. 96). A g., l'église S. Mariadi Piedigrotta (pi. A 7), du xni« s., plusieurs fois transformée et restaurée, en dernier lien en 1850. Dans la 2« chap. à dr., ime vieille Madone et une curieuse Pietà dans le style flamand-napolitain, avec des volets trahissant l'influence de l'école de Sienne; dans la grande chapelle à dr. du maître-autel, les tombeaux des Filangieri et une statue du célèbre jurisconsulte Gaetano Filangieri. — Pour la fête de Piedigrotta, v. p. 35.
La str. di Piedigrotta est continuée en ligne droite par la Grotta Nuova {nouvelle grotte; pi. A7). C'est une galerie percée dans le Pausilippe de 1882 à 1885, lors de la construction du tramway, pour remplacer l'ancienne grotte et faciliter les communications de la ville avec l'O. de sa banlieue. Elle a 734 m. de long on près de 1 kil. avec les tranchées aux extrémités, 12 m. de haut et presque autant de large; quoiciu'elle soit jour et nuit éclairée à l'électricité, il est cependant prudent de ne pas s'y risquer après la tombée de la nuit. Certains jours d'3 mars et d'octobre, le soleil couchant l'éclairé d'une façon magique. Les voitures et le tramway ([ui la traversent y font un tapage assourdissant. — Au milieu, l'ascensenr mentionné p. 30. A la sortie à l'O., est Fuorigrotta (p. 107).