‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 39 sur 127 · Castellammare, Sorrente et Caprée · texte numérisé non relu

Castellammare, Sorrente et Caprée

De Naples à t'astellfiinmare, 28 kil., chemin de fer, trajet eu 40 min. à 1 h., iirix 1 fr. 55 et 80 c, 12 trains par jour; de Caiioue h Castellammare, v. p. 9. — De Castellammare à Sorrente, par la grand'route riche en beaux points de vue: voit., v. p. li!7 ; tuamw. éi.ectr., 19 kil. en 1 h. >/«; 1 f''- (transporte aussi les menus bagages); dép. à côté de la gare de Castel lammare toutes les '/s h. env.; stations: Cnntiere, Poxzano (p. 109), Scrnio, Vico Equen^e, Mmitechiaro, Seiatio, Meta, Piano di Sorrento, S. Ag)isUo, Surrente.

Batkaitx a vapeur, v. p. 178. D'autres bateaux de la Società Nai>oletana di Navigazione a vapore font de juin à sept, le service entre Naples (Inimacolatella Vecchia, p. 47) et Castellammare en 1 h. '/<> départ de Naples vers 10 h. et ô h., de Castellammare vers 8 h. du mat. et midi. Trois classes; 1" cl. env. 2 fr. 30, aller et retour 3 f r. 30.

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CASTELLAMMARE. T. R. lo. 167

Si l'on est pressé, on ne s'arrêtera que peu do temps à Ca Stella iiiinare, et l'on arrivera assez tôt à Sorrente pour faire une excursion au Deserto (p. 175) ou ailleurs. On couchera à Sorrente et l'on ira, le 2» jour, à C'aprée. On peut être de retour à Naples le soir du 3« et même du 2» jour. — On peut aussi relier cette excursion à celle de la R. 11 (p. 187).

La presqu'île de Sorrente et I'île de Caprée sont formées d'une série de chaînons de sens divers appartenant aux Apennins et coupés au N. et au S. par les golfes profonds de Naples et de Salerne. Le plus haut de ces chaînons forme à l'E. le mont S. Angclo et les Montagne di Cepparica; un second fragment, moins élevé, a constitué les montagnes à l'E. de Meta; la troisième partie correspond à la plaine de Sorrente, la quatrième au massif de Massalubrense, une cinquième s'est abîmée dans la Bocca Piccola; la sixième et la septième sont représentées par les hauteurs de Caprée et du mont Solaro. Les rochers calcaires de ces hauteurs sont généralement peu fertiles et couverts de forêts et de buissons; par contre, dans les bas-fonds, près de Vico Equense, de Sorrente, de Massalubrense et de Caprée, une végétation luxuriante a poussé sur les cendres accumulées des volcans sous-marins et du Vésuve.

Les trains de Castellammare suivent jusqu'à Torre Annunziata (Stazione Centrale), la ligne principale de Salerne (v. R. 7) pour prendre ensuite à droite. On longe la côte, franchit le Sarno {à, dr., le petit îlot rocheux de Revigliano, avec un château féodal), et on atteint en 10 min. la gare de Castellammare, située au N. de la ville. — Puis le chemin de fer s'écarte de nouveau de la côte, et se termine 5 kil. plus loin, à Gragnano (p. 169), petite localité qui récolte un excellent vin rouge et a de nombreuses fabriques de macaroni.

Castellaminare (v. le papillon de la carte ci-cbntre). — Hôtels: Stabia, au bord de la mer et près de la gare; — *Gr.-II. Quisisaim, avec jardin, au S., au-dessus de la ville, dans le faubourg de Quisisana, belle vue (tîO ch. de 5 à 12 fr., rep. 1.50, 4 et 5.50, p. 10 à 14, omn. 1.50;

S référé par les Anglais et les Américains). — Sur la hauteur, à l'E. près e la gare, *H.-P. Weiss, avec terrasse, jardin et belle vue (60 ch. à 3 fr., rep. 1, 2. ,50 et 3.50, p. 7 à 9) ; on va de là à Quisisana par Scanzano (chemin marqué de rouge) en 25 à 30 min.

Capés-rbstaurants: Excelsior, sur le largo Principe Umberto (p. 168), de temps à autre concert le soir; Giardiiietto, corso Vitt. Emanuele, 9; Itulia, corso Vitt. Emanuele, 145, près de la gare ; buffet de la gare. Bains de mer de préférence à Scraio (p. 170). Tarif des voitures (faire prix!). Course en ville: „carrozzina" à

2 places 35 c, avec place devant 50 c, à 2 chev. 60 c. ; „oarrozza" à 2 ou

3 chev. 80 c, demi -course 20, 25, 35, 50 c. ; pour l'hôt. Weiss 45 c, 70 c, 1 fr., 1.30; pour l'hôt. Quisisana 65 c, 1 fr., 1.35, 2 (de nuit, le double). — Dans la plaine, jusqu'à 2 kil. de distance, l'» h. 1 fr. 40, 1.70, 1.95, 2.50, chaque h. .suiv. 50 c., 60 c, 75 c, 1 fr. ; sur la hauteur, carrozzina 1" h. 1 fr. 80, 2.20, 2.45, chaque Va h. suiv. 60 c, 70 c, 90 c. — Course à la Villa Quisisana („già Regia Tenuta"); 90 c, 1 fr. 30, 1.70, 2.60; au Oastel par Quisisana: 1 fr. 10, 1.50, 2, 3. — Pour les localités plus éloignées (aller et retour, la moitié env. en plus; s'entendre à l'avance sur la

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dunV (le l'arrêt): Qragnano 1 fr., 1.50, 2, 3; Letlere 2 fr., 2.50, 3, 4; Pimonte 2 fr. 50, 3, 3.50, 5; Aqerda 4 fr. 50, 5.60, 7, 12 (ail. et ret. 6, 8, 10, l(i); Sorrente 4 fr., 5, tî,"8.

Castellninmare, l'anc. Stables (Stahise), détruite en même temps que l'oiiipoi, l'an Ti» de notre ère, est une ville de 2()378 hab. qui se livi'cnt à un eoinnierce actif, à la navigation et à la pêche. Elle occupe l'angle oriental du golfe de Naples, au commencement de la pres(|u'îli' de Sorrente, au pied et sur le versant d'un contrefort du mont S. Angelo. Son nom onicicl est Castellammare di Stahia, jiarco (|u'elie est bâtie sur les ruines de l'anc. ville. C'est là que périt Pline l'Ancien (v. p. 133). Jj'anc. Stables était située au N.-E. de Castellammare; elle a été sans doute reconstruite sur l'emplacement actuel après l'an 79.

La ville, étendue le long de la mer sur une distance de près de 2 kil., est traversée par une grande rue et une seconde qui lui est parallèle. On atteint en 8 ou 10 min. de la gare un ])etit square, le largo Principe Umberto, ouvert du côté de la mer et où se trouve le café Escelsior. Plus loin est le ^jo?V, fort animé et protégé par un môle; là aussi, un arsenal et des chantiers de l'P^tat, d'où sortent les principaux cuirassés italiens. — Sur la hauteur qui domine la ville au S., les ruines du casfel («castcllo angioino») qui lui a donné son nom. Ce château, bâti au xni« s. par l'empereur Frédéric II, a été fortifié sous Charles 1*'' d'Anjou.

Castellammare, exposée au N., est très fréquentée en été par les habitants de Naples aussi bien pour ses eaux minérales sulfureuses et gazeuses, qu'à cause de sa situation. An printemps et en automne, ses belles promenades y attirent nne grande aflluence d'étrangers qui y font des séjours prolongés.

Si, de l'angle S.-O. du largo Principe Umberto, on monte par la via Quartuccio, puis immédiatement à g. par la salita Marchese de Turris et plus loin, encore un peu à g. par la via Quisisana, on passe devant l'hôt. Quisisana et l'on monte en zigzaguant par la route carrossable, ombragée de beaux arbres, qui mène en 25 à 30 min. à la

Vii.LA Quisisana, maintenant à la ville. L'anc. château (Casino reale) occupe l'emplacement d'une maison construite vers 1300, nù demeurèrent le roi Ladislas et sa sœur Jeanne II, pendant {|ut' la [)este ravageait Naples. Ferdinand I*'" de Bourbon la restaura en 1820 et l'appela Quisisana, c'est-à-dire «ici on retrouve la santé». Vue magniti([ue de la terrasse (pourb. 25 c).

Le parc dépendant de la villa, le bosco di Quisisana, qui ottre des promenades charmantes, est ouvert au public. Prendre en face de l'entrée de la villa, par une porte grillée; tourner à g. au premier coude (tout droit, on va à Pozzano, p. 169) et passer plus loin derrière l'ancien jardin du château, d'où l'on entre aussi dans le parc. — A g., le mont Coppola (300 m.), dont on peut faire l'ascension en 45 à .'iO min. à partir de la porte du pare, par de beaux

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chemins sous bois qui serpentent an bord des gorges et offrent de magnifiques échappées de vue snr le golfe et sur le Vésuve. — Au retour, on prendra par S. Maria a Pozzano, sur un chemin riche en beaux points de vue et dont le point de départ est indiqué p. 168. Ce chemin demande env. ^2 'i- ^^ pl"S, niais il est généralement à l'ombre et il passe aux ruines du château de Castellammare (p. 168). De là, au sortir du parc, à, dr., on redescend en ville, en passant ta l'hôtel Quisisana; à g., au contraire, le chemin s'abaisse insensiblement vers le couvent de ■S'. Maria a Pozzo.no, fondé par Gonzalve de Cordoue, servant maintenant d'hôpital maritime. Belle vue devant l'église et du petit jardin qui, sur demande, est ouvert aux visiteurs. La descente se fait en ^/2^-', tramway, v. p. 166.

Excursions à partir de Castellammare. — Le mont Faito (110.3 m.; emporter des rafraîchissements), but d'une excursion intéressante, à l'extrém. N. du Piano di Faito, se gravit en 2 h. ^/j à 3 h. Va en passant à Quisisana, par une route carrossable commode (qui mène à une ferme abandonnée sur le Piano). Vue magnifique du sommet sur la presqu'île de Sorrente entourée par la mer et couverte de sombres bois d'oliviers, sur les îles des Sirènes (p. 201) et sur celle de Caprée. — De là, en longeant la crête vers le S.-E. par Porta di Faito, on atteint en 2 h. '/a le sommet du mont S. Angelo.

Le * mont S. Angelo (1443 m.), la montagne la plus élevée des environs du golfe, offre une vue magnifique, embrassant les baies de Gaète, de Naples et de Salcrnc, du mont de Circé jusqu'à la Punta Licosa, et les plus hautes chaînes des Apennins dans la Basilicate, la Campanie et la prov. de Molisc. Il est couvert de bois jusqu'au .sommet, surtout de taillis de châtaigniers, et est intéressant pour les botanistes. On y trouve, à peu près jusqu'au haut, beaucoup de pierre ponce (rapilli) provenant des éruptions du Vésuve. — L'ascension qu'on ne fera pas sans guide ni provisions, demande 4 à 5 h. à pied, de Castellammare, et 3 h. à dos d'àne, 7 à 8 h. aller et retour (âne et guide, 5 fr.). Convenir expressément que l'on sera conduit jusqu'à la chapelle St-Michel (en ruine), sur la plus haute cime. Jusqu'à Pimonte, v. p. 170; de là, par un hon chemin muletier, à Porta di Faito (v. ci-dessus), puis au S.-E. par le sentier qui longe la crête. A l'endroit où le sentier prend fin, descendre 50 m. env. sur le flanc orient, de la crête, puis continuer au S.-E. par un large cliemin naturel, et gagner enfin la cime par un sentier rocheux dégradé qui ne peut se faire qu'à pied. 40 min. avant le sommet, on passe à une caverne où est une source. On redescend à Castellammare en 4 h. env. par Porta di Faito et le long de la crête jusqu'au Monte di Faito, ou aussi en 3 h. env. à Vico Equense, en prenant à g. au Piano di Faito, ou encore au S. à Agerola (v. p. 170).

De CastblIjAmmare a Gragnano, la course en voit, (tarif, p. 167) est préférable à celle en chem. de for (p. 167). A pied, on met env. 55 min. à partir du largo Principe Umberto (p. 108). De Gragnano, on peut faire une jolie promenade: de l'église Corpus Domini, descendre dans la gorge pittoresque dite Valte di Gragnano qu'on remonte ensuite; au hout de 25 min., monter à g. à Castello qu'on atteint 15 min. plus tard et où l'on jouit d'une belle vue près de l'ancienne église normande à colonnes monolithes et chapiteaux antiques. A la chapelle située plus bas, vers l'E., prendre au N., en traversant la gorge, pour arriver en 13 min. à Aîirano, et de là en 14 min. à Caprile, après avoir traversé une autre gorge dans la direction du N.: la vue reste belle sur tout le parcours. En poursuivait par la route de voit, vers le N.-O., on descend au bout de 7 min. à g. dans la Valle di G-ragnano et 5 min. plus tard, on est de retour à Gragnano.

170 IR.io. CASTELLAMMARE. Excuraions.

Au N.-E. de Gra^nano «e trouve Jjette.re qu'un piéton atteint en 1 h. à 1 h. '/« ^ partir de l'église Corpus Doniini, en suivant la route par C'roce, Casola et l'ietrn (voit, à 1 iliov. 1 fr. 50 ii 2 fr.). Au N. do la looalité se drosse le Vastel l.ettere, d'où la vue est iiiaKiiifi«i"p; pour s'y rendre, on descend ii g., au-dessous du clocher rouf^e, jusqu'à l'aiiucduc, puis on se dirige vers le château nicnio qui, de là, est visible sur la hauteur.

De Graonano a Aokroi.a, 12 kil. 5 de route. Voitures à la gare: à 1 cliev. CUV. 5 fr., à 2 diev. 12 fr. ; durée du trajet, 2 h.; diligence dans la iiiatluce, 2 fr. — La route monte lentement en contournant le mont l'eudoln. Vignes, plans de figuiers, de pêchers, de noyers et de châtaigniers d'une végétation luxuriante. Plus haut, il n'y a que des châtaigniers. Beaux coups d'reil en arriére sur le golfe de Naples, le Vésuve avec le mont Somma et la plaine jusqu'à Noie. Le premier village important est Pimonfe, à env. 4 kil. (voit, de Castellanimare, V. p. lt!7; 1 h. do marche à pied de Castellammare, par Privati, puis eu traversant la dépression de terrain entre le mont Coppola et le mont Pendolo), d'où l'on monte en 20 min. à l'anc. couvent de dominicains de Hflrefiere (540 m.) et en 30 à 35 min. à la cime du Pendolo, qui offre une belle vue. Au S., le mont S. Angelo (v. p. 1K9). On monte plus loin entre le niant (Jreturo et le mont lAitturo, célèhre dans l'antiquité sous le nom de moiig Lactariiig par ses produits de laiterie et sa station alpestre. C'est dans ces régions qu'eut lieu, en 553 apr. J.-C, entre Narsès et Téia, dernier roi des Goths, la bataille déci.sive qui mit tin à la domination des Goths en Italie. On évite la dernière montée par un tunnel de 1 kil. dans la crête, éclairé au pétrole, mais fort sale quand il pleut. L'autre versant, où l'on redescentl après le tunnel, présente aussi une végétation luxuriante.

Agerola (env. 700 m.) est un village composé de plusieurs agglomérations (« frazioni»). Dans la frazionc /?. Lazzaro (v. la carte p. 188), Tassez bon ^1/6. del Ri»nrgimento (20 ch. à 2 fr., rep. 1, 2.50 v. c. et 3.50 v. c, p. fi à 7). La route s'arrête à env. 5 min. au delà de cet hôtel, au-dessus de Conca ilarini, à une petite terrasse d'où descend le chemin charretier pour Amalfi (v. ci-dessous). *Vuc ravissante: à dr., Praiauo, Punta di Cami)anella et Capréc ; à g., Punta d'Orso et une grande partie de la côte. Môme vue des ruines du château Avitabile. Amalfi et Ravello se voient du Casino de iMiiritano, à env. V4 d'h. à TE., où l'on va en montant à g. 150 pas en deçà de la terrasse et en prenant à dr. à la 1« bifurcation. — On peut pousser plus loin jusqu'à Mnntepertuso, à 1 h. >/» par des sentiers. Il est situé sur une hauteur escarpée à l'E. au-dessus de Positano (p. 204), où l'on peut descendre en ^/^ d'h. — De S. Lazzaro, on descend en 2 h. à Amalfi (p. 199) par des chemins charretiers, en allant d'abord tout droit jusqu'au delà de S. Pietro, puis en obliquant sur la g., pour déboucher enfin, près de Lone, à 1 kil. au S.-O. d'Amalfi, sur la route du littoral (p. 204).

La *RouTE DE Castkllammare a Sorrente (18 kil.; traniw. clectr., V. p. 166; 1 h. ^/j ;\ 2 h. en voiture, v. p. 167), établie en 1832, est une des plus belles de cette contrée admirable; jusqu'à Meta, elle mérite d'être parcourue à pied. On passe au-dessous du couvent de S. Maria a Pozzano (p. 169), dans la direction du cap (VOrlaiido. Vue magnifique. Les trois rochers sur la côte s'appellent H tre Fratelli. Immédiatement après (6 kil.), Scraio, halte du tramw.; sources sulfureuses dans le voisinage.

8 kil. Vico Equense (deux restaurants; bat. à vap., v. p. 178), VjKqiiana des anciens, i)()urg de ;{114 hab., est situé sur une hauteur rocheuse, dans un pays ondulé. Charles II, (pii y résida souvent, construisit le Vico moderne sur remplacement' de l'ancien. La cathédrale renferme le tombeau du jurisconsulte ti. Filangieri

Route de Sorrente. MP]TA. I- ^- iO. 171

(m. 1788); la villa Giusso (25 c. au jardinier et en partant 15 c. au portier) offre une belle vue. U établissement de hains, avec source d'eau ferrugineuse arsenicale, est fréquenté en été par les Italiens.

Au delà de Vico se trouve une profonde gorge sur laquelle passe un viaduc. Ensuite on aperçoit à dr. Marina di Eqiia, village avec un beau clocher, et on passe à (10 kil.) Seiano (00 m.; pas d'hôtel), dans un beau site. De là on monte, tout en jouissant d'un beau coup d'œil en arrière sur Vico, à travers des vignes et des bois d'oliviers sur la hauteur de la Punta di Scutolo. La route contourne ce cap. Dès qu'elle descend vers Meta, la vue change de caractère: en face s'étend le célèbre Piano di Sorrento, plaine protégée de tous les côtés par des montagnes, traversée par de nombreux ravins et offrant un des climats les plus sains, avec une végétation luxuriante. On ne voit que bois d'orangers et d'oliviers, gracieusement entremêlés de mûriers, de grenadiers, de figuiers et d'aloès. Ce coin de terre, dès l'antiquité le séjour favori des grands et des riches, a hébergé Auguste, M. Agrippa, Antonin le Pieux; aujourd'hui encore on y rencontre des hôtes de tous les pays; il est petit, les localités ne sont ni grandes ni magnifiques, mais on n'y trouve que repos et jouissance.

13 kil. Meta (hôt. Bella Meta, à l'extrém. N. de la localité; bat. à vap., v. p. 178; ascenseur sur la place du débarcadère, 10 c. à la montée, 5 c. à la descente), ville de 5798 hab., a deux petits ports. Son église de S. Maria del Lauro, construction moderne sur le bord de la route, s'élève, dit-on, sur l'emplacement d'un temple. Au delà de l'église se détache à g. un bras orient, de la route mentionnée p. 204; il mène par la montagne à Amalfi. Pour Camaldoli di Meta, v. p. 177.

A partir de Meta, la route de Sorrente court entre des murs et traverse la profonde gorge de Meta sur le Ponte Maggiore. Au delà du pont, un peu avant la halte de Piano (14 kil.), débouche la route d' Amalfi (v. ci-dessus). On passe ensuite par Carotto, long village qui s'étend presque en ligne droite des collines à g. jusqu'à la Marina di Cazzano à dr. Puis Pozzopiano au milieu de belles plantations d'orangers, et enfin (16 kil.) S. Agnello (hôtels, v. p. 172). La route passe plus loin par le long faubourg de l'E., d'où l'on arrive sur la place de Sorrente. Le tramw. électr. a des stations aux extrémités E. (18 kil.) et 0. (19 kil.) de la ville.

Sorrente. — hôtels (v. p. xix). Sur la rive escarpée de la ville, dans une position dominante, juste au-dessus de la mer: *Vittoria (pi. a), au-dessus de la Marina Piccola (ascenseur), entrée par la place, avec terrasse et belle vue (150 ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 4 et 6, p. dep. 12, en mars et avril dep. 14), *Impérial H. Tramontano & Tasso (pi. B; ascenseur sur la plage), plus à l'O., tous deux de premier ordre, avec jardins; Syrène (pi. c), dépendance du Tramontano. — En ville: H. Villa ai Sorrento (pi. d), piazza Tasso, avec restaurant. Hors de ville, s, l'E.,

Baedeker. Italie méridionale. 15" éd.

17i! f- /•'. JO.

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