‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 5 sur 127 · V. Automobilisme, cyclisme · texte numérisé non relu

V. Automobilisme, cyclisme

Tout AUTOMOBILISTE entrant en Italie a à déposer au bureaufrontière de la douane la somme de 200 fr. pour une voiture du poids de 500 kilos et moins, de 400 fr. jusqu'à 1000 kilos et de 600 fr. au delà. Il reçoit alors un permis de circulation de 3 mois dont la validité peut être prolongée jusqu'à une durée de 6 mois. La somme déposée lui sera remboursée à sa sortie du pays par n'importe quel bureau de douane, opération qui ne se fait presque ja-

mteU. INTRODUCTION. XIX

mais sans difficulté. Les membres du Toui-ing Club d'Italie (v. cidessons) ou de toute autre société affiliée peuvent déposer à l'avance à Milan la somme indiquée ou en faire garantir le dépôt par une de leurs connaissances habitant l'Italie; ils reçoivent alors en échange un triptyque (trittico) qui les dispense de tout versement à la frontière. Ils feront enregistrer dans un délai de 5 jours au bureau d'une préfecture quelconque le permis de circulation pour la voiture et le certificat de capacité du chaulieur.

Pour les CYCLISTES, les environs de Naples et d'autres parties de l'Italie méridionale et de la Sicile offrent maintes occasions de jolies excursions. Les routes sont bonnes en général, mais très poussiéreuses en été et très sales après la pluie. Les cyclistes, qui n'appartiennent pas à l'un des grands clubs, ont une consignation de 35 fr. à payer au bureau frontière de la douane. Le remboursement de cette somme, quand on quitte le pays, ne s'obtient pas toujours aisément. Pour l'introduction en franchise des bicyclettes, voir l'annuaire du Touring Club de France. Leur transport par chem. de fer s'effectue comme celui des bagages (p. xvii); par précaution, on évitera d'y laisser attaché quelque objet que ce soit.

Le Touring Club Italiano (siège social à Milan, via Monte Napoleone, 14; droits d'entrée, 2 fr. ; contribution annuelle, 6 fr., à l'étranger, 8 fr.) qui compte environ 100000 sociétaires, offre à ses membres maints avantages dans les hôtels, en cas de réparations, d'achat de benzine et autres articles pour cyclistes, automobilistes, amateurs de photographie, et leur procure tous renseignements désirables. La carte de membre est reconnue à la poste comme pièce d'identité suffisante pour toute somme ne dépassant pas 25 fr. Le club fait paraître actuellement une carte d'Italie au 250000», qu'on ne saurait trop recommander. Parmi les manuels qu'il a publiés, mentionnons le Guida-Itinerario délie strade di grande comunicazione delV Ttalia (3 fascicules, Milan 1901), par L. V. Bertarelli, avec nombreux profils de routes et petits plans de villes.

"VT. Hôtels. Pensions. Appartements.

Hôtels. On trouve des hôtels de premier ordre parfaitement organisés, avec service international, à Naples et dans quelques localités des environs, à Palei'me, Taormine, Syracuse, Termini, Catane, Girgenti. On paye en général: pour la chambre, 3 fr. 50 à 10 fr. et davantage, y compris ordinairement la bougie et le service, tandis que le concierge et souvent aussi l'homme de peine («facchino») qui manipule les bagages se payent à part; le prix des salons ou autres pièces de luxe avec installation de bains est proportionnellement plus élevé. Second déjeuner (colazione, déjeuner) 3 fr. 50 à 5 fr. ; dîner (pranzo, dîner) 5 fr. à 7, sans le vin qui est généralement capiteux et cher. Les prix donnés dans ce manuel ont été indiqués par les hôteliers eux-mêmes. Le dîner est presque obligatoire ; si l'on n'y prend pas part, le prix du logement est souvent augmenté, mais on est à peu près libre pour le second déjeuner. Les repas à part, surtout dans la chambre, coûtent beaucoup plus; il en est de

XX INTRODUCTION. ftôtels.

même pour les extra. L'omnibus des hôtels coûte 1 à 2 fr. ; en prenant une voiture de place, on arrivera souvent plus vite à destination et on s'en tirera à meilleur compte, tout en ayant l'avantage lie n'être pas obligé de se contenter de la première chambre venue et de pouvoir s'adresser ailleurs. Il est indispensable de s'informer dès son arrivée du prix des chambres en spéciliant exactement si la lumière et le service y sont compris; en cas de séjour, on s'entendra sur un prix de pension (v. pourtant la remarque faite ci-dessous sur le 2'^ déj.). On parle partout français. Les moyens de chauffage font quelquefois défaut, particulièrement en Sicile. — Dans les grandes villes, on trouve bon nombre de maisons tenues sur le même pied international que ces hôtels, et ne leur cédant guère, ai ce n'est en luxe, qui reçoivent les étrangers à des prix sensiblement plus modérés, notamment en cas de séjour prolongé.

Au fort de la saison, pendant les mois de février, de mars et d'avril, lea hôtels de l'"' ordre, surtout ceux de Naples, sont souvent bondés, si bien qu'on n'est pas sûr d'y trouver à se loger, même en s'annonçaut à l'avance. On aura donc soin de demander une réponse ferme par carte postale avec réponse payée. A ce moment de l'année, il faut s'attendre a payer les prix les plus élevés, tandis que dans les autres mois, il sera facile d'obtenir des prix plus modérés.

Les HÔTELS DE SECOND ORDRE, à l'italiemie, appelés généralement Albergo, ou Locanda dans les petites localités, ont pour la plupart de bons lits de fer, mais sont pour le reste moins propres et moins confortables, et par suite bien moins chers. En compagnie de dames, on pourra descendre dans les meilleurs d'entre eux, si l'on est familiarisé avec les usages du pays. On s'entendra dès l'abord sur les prix; trouve-t-on la demande exagérée, on offrira tranquillement ce qu'on veut donner. Chambre, 1 à 4 fr., y compris généralement le service et la bougie («compreso servizio e luce»), ce qu'on ne manquera pas de préciser; omnibus, 50 c. à 1 fr. Si l'on peut sans inconvénient distribuer son temps en conséquence (v. p. xxi), on s'entendra sur un prix de pension, vin compris, même pour un seul jour, et l'on emportera avec soi son 2« déjeuner comme provision de bouche pour les jours d'excursion. On donnera un léger pourboire au garçon de peine qui a transporté les bagages et nettoyé les chaussures. — Ces maisons ont le grand avantage d'assurer au voyageur son indépendance complète et de lui permettre de manger à son gré au restaurant de l'hôtel on ailleurs; il pourra même prendre le l*"" déjeuner dans un café ou dans un bar, comme cela se fait souvent (v. p. xxiv).

On trouve aussi dans les grandes villes des hôtels garnis tenus par des gens du pays à la manière des maisons de second ordre ; ils peuvent être recommandés aux messieurs.

Il u'y a pas d'ALLuuETTES (cerini, flammi/ltri) dans les chambres; on se pourvoira chez les vendeurs des rues (6 et 10 c. la boîte).

On gardera sur soi son aroknt et ses valkuks, ou bien on les confiera à l'hôtelier contre reçu.

Pensions. INTRODUCTION. XXI

Les pensions sont souvent tenues par des dames anglaises ou allemandes. Elles sont généralement bonnes et reçoivent aussi les voyageurs de passage, tant qu'il y a de la place. Les prix correspondent à peu près à ceux des hôtels italiens de second ordre; d'habitude sans supplément pour le vin de table. LTn inconvénient de ces maisons, c'est que le second déjeuner y est compté dans le prix de pension et que l'on est par là exposé à perdre un temps précieux an milieu de la journée, le meilleur moment pour la visite des musées ou les excursions en hiver. Cependant plusieurs d'entre elles, surtout à Naples, louent aussi des chambres meubléks sans pension.

On fera bien de ne pas louer d'appartement dans les maisons particulières sans avoir iixé les conventions par contrat timbré, avec l'aide d'une personne compétente, p. ex. de son banquier, afin d'éviter autant que possible les ennuis. Le i)rix de location est à débattre. Il est souvent d'usage de donner des arrhes, mais ou ne le fera pas avant que tout soit en ordre. Pour une ou deux chambres, il suffit de bien fixer de vive voix ce qui concerne le service, le linge, le nettoyage des chaussures, les tapis en hiver, le poêle et la place pour le combustible. Voir aussi p. xxix.

Le mot «propreté» a dans le Midi un sens tout autre que dans le Kord, mais on n'aura à se plaindre sous ce rapport que si l'on s'écarte des grandes voies. Les puces (pulci) sont incommodantes au printemps et en été ; les punaises (cimici) sont rares. En tout cas, on tâchera d'avoir une couchette de fer, et on sera toujours muni de pondre insecticide (polvere insetticida ou coutro gli insetti), dont on saupoudrera son lit et sa chamhre, même ses vêtements, surtout les bas et les pantalons.

En été et en automne, les moustiques (zanzare) sont insupportables pendant la nuit, surtout dans le voisinage de canaux, d'étangs et de plantations d'arbres. La malaria est transmise par une sorte de moustique, Vanophèle (femelle de Vanopheles claviger). De juin à octobre, on évitera donc de passer la nuit dans les régions infectées (p. 206) ou bien on cherchera à prévenir la maladie en prenant de petites doses de quinine (0,3 à 0,5 gr.). La première règle est de fermer ses fenêtres à la nuit tombante et dès qu'on a de la lumière dans sa chambre. On se préserve des attaques de ces insectes au moyen de moustiquaires (zmizarieri) ou, en cas de séjour prolongé, au moyen d'un cadre de bois tendu de gaze placé dans le châssis de la fenêtre; de plus, on trouve dans les pharmacies des bougies spéciales (fldibng contro le zanzare, zampironi) oui toutefois n'ont qu'un effet passager €i répandent une odeur narcotique désagréable à bien des personnes. En cas de piqûre, frotter l'ampoule avec de l'alcali volatil ou du baume Bcngué, composé de menthol, d'un salicylate de méthyle et de lanoline (s'en préserver les yeux).

Pour le linge (la hiancheria), il sera utile de connaître les mots italiens, tels que: la camicia, la chemise [di tela, di cotone, di lana, de toile, de coton, de flanelle); la camicia da nolte, la chemise de nuit; il solino, il collo, il coUetto, le col; il polsino, la manchette; i hotfoni, les boutons; le mntande, le caleçon; una flaneUa ou giubba di flanella, un gilet de flanelle; il copribusto, le cache-corset; la sottana, le jupon; Vaccappatoio, le peignoir; la calza, le bas; la calzetta, il pedalino, la chaussette ; il fazzoletto, le mouchoir (di seta, de soie). — Donner à blanchir se dit dare a bucato ; blanchi, di bucato; la blanchisseuse, lalavandaia ou plus souvent la stirntrice (repasseuse).

INTRODUCTION

Restau ranlg.

VTI. Restaurants. Vin. Cafés. Brasseries. Tabac.

Restaurante. 11 n'y a pas de restaurants de tout premier ordrr dans le midi de l'Italie. Même à Naplcs, ce n'est que dans les grands hôtels qu'on trouve une bonne cuisine fi la française. Toutefois, les ristoranti ou trattorie à l'italienne y sont fort bons, et généralement passables, même dans les petites villes. En Sicile, on les désigne parfois sous le nom de caffè; on y prend le second déjeuner (colazione) entre 11 h. et 2 h., le dîner (pranzo) de 6 h. à 9 h. du s.; peu après on ferme les établissements. Pour qui mange à la carte (alla caria) et s'en tient aux mets du pays et du jour (piatti del giorno), le dîner ne coûtera d'ordinaire pas plus de 2 à 3 fr., vin compris. Les repas à prix lixe (a prezzo fisso; 1 fr. .50 à 1 fr., v. c.) sont peu en usage. On peut se faire montrer avant la cuisson le poisson et la viande et s'entendre sur le prix. Les Italiens ne se font pas faute de refuser tout ce qui n'est pas assez frai.s, ainsi que les plats manques. En général, le vin n'est pas obligatoire. Refuser les offres importunes par le mot basta. Pour payer, demander «il conto» et bien examiner la note. Pourboire au garçon (cameriere) 15 à 2.5 c. par pers. (mais v. aussi p. xiii). — Pour qui ne désire faire qu'une légère collation, les bars sont très convenables.

Voici les noms des mets les plus ordinaires et d'autres termes usuels:

au bcune; - ai pomi d'oro, aux tomates ; les macchfroui deNaples sont réputés.

Risotto (alla milauese), riz épai.s et gras.

Carne lesm, boUita, viande bouillie; in iimido, alla genovese, à la sauce, à l'étuvée; hencoita, bien cuite; (U gangue, aW inglese, saignante; ai ferri, sur le gril.

Ffitto, frit; fritto mistn, friture de foie, de cervelle, d'artichauts, etc.

Arrosto, rôti.

Manzo, bwuf bouilli.

Stufato di manso, hue alla modn, bœuf à la mode.

Bistecca , bifiock (généralement luédiocrc).

Maiale, porc.

Agnelle, agneau.

Capretto, chevreau.

Montone, mouton.

Ai-rosto di vitello, rôti do voau; teinta, fegnto di v., tête de v., foie de t.

Brnciold, costoletta, côtelette.

Costolftta alla milanege, sgnloppe, côtelette panée, escalope.

l'atie francese, pain levé (le pain italien est sans levain).

Bitrro, beurre.

Presciiitto, jambon.

Saiame, saucisson (à l'ail, aglio).

Uova, œufs {ben cotte, à la coque;

■ dure, durs; al bnrrn, al piatto, al tegame. sur le plat).

Formaggio, dans le Midi aussi cacio, fromage (surtout gorgonzola rerde ou hianco, et stracchino).

Sale, sol. «

Pepe, poivre.

Mostarda francese, moutarde douce ; — inglese, senape, moutarde pi- (juante.

Antipasti, hors-d'œuvres (sardines, olives, radis, etc.).

Minestra ou suppa, potage.

Hrodo, ou consumé, consommé.

Zuppa alla santé, potage à la julienne.

Minestra di riso con piselli, potage au riz avec dos pois.

Pasta nsciiitla, nouilles; -• al hrodo, potage au vermicelle; al augo eal burro, à U sauce et

Vin.

INTRODUCTION

xxni

Polpettine, croquettes de viande.

Paaticcio, pâté.

Stufatino, cibreo, ragoût.

Anitra, canard.

Polio, poulet.

Tacchiuo, galUnoccio, dindon.

Torde, grive.

Pesoe, poisson.

Spigola, ragno, perche de mer,

bar commun. Cefalo, thymalle.

Luccio, brochet.

Triglia, barbeau de mer.

Salmone, saumon.

Rombo, turbot.

Soglia, sole.

Merliizzo, baccalà, morue, cabillaud.

Pesce spacia, espadon.

Tonno, thon.

Aragosta, langouste.

Gambero, écrevisse.

AnguiUa, anguille.

Calamaio, seiche.

Ostriche, huîtres (ne sont bonne.s

qu'en hiver; v. p. xxix).

Frtttta di mare, coquillage.s.

Ziippa di pesce, bouillabaisse.

Ziippa di vongole , potage aux

moules (indigeste).

Contorno, gnarnizione, plat garni,

légumes (pas chers ou même pour

rien).

Patate, pommes de terre.

C'rocchetti, croquettes de riz ou de

pommes de terre.

Chiocchi, boulettes, quenelles.

Polenta, bouillie de farine de maïs.

Tnsalata, salade.

Lattuga, laitue.

Carciofl, artichauts.

Agparagi, asperges (généralement

vertes).

Spinaci, épinards. Piselli, petits pois.

Ceci, pois chiches.

Lenticchie, lentilles.

Broccoli, cavoli flori, choux-fleurs.

Gobbi, cardi, cardons.

Zucchini, petites courges.

Fave, fèves.

Fagioli, haricots.

Fagiolini, corneUi, haricots verts,

flageolets.

Funghi, champignons.

Frutta, giardinetto di frutta,

fruits (dessert de) ; frtitta secche,

les quatre mendiants, raisins secs,

amandes, noix, etc.

Fragole, fraises.

Lampo)v}, framboise.

Pera, poire.

3Ma, pomme.

Melagrano, grenade.

Persiche, pescJie, pêches.

Nespole, nèfles.

Uva, raisin.

Fichi, figues.

Noci, noix.

Limone, citron.

Araticio, orange.

Finocchio, racine de fenouil.

Sedano, céleri.

Dolce, entremets sucré, plat doux

(entre autres la ziippa inglese).

Budiiio, pouding.

Frittata, omelette.

Crostata, croustade.

Vin. Le vin ordinaire, rouge («nero», «rosso»; p. xxx) ou blanc («bianco»), appelé vi/to da pasto (vin de table) ou vino del paese (vin du pays), est le plus souvent servi dans des bouteilles non bouchées: il se dit asdutto s'il est sec, pastoso quand il est doux; il se vend au litre (litro), Yg liti'e (mezzu litro) et cinquième (quinto, hicchiere). Vins renommés, en bouteille et plus chers: le falerne (p. 27), le lacryma-christi (p. 139), les crus du Vésuve, de Capri, (VIschia, de Gragnano, etc.

Les DÉBITS DE VIN OU osteHe ne sont fréquentés que par le peuple. Le vin y est souvent fort bon; les prix sont parfois aiBchés en dehors: «4, 5, 6», c.-à-d. que le demi-litre coûte 4, 5 ou 6 sous. On n'y trouve guère à manger que du jmin, des œufs et du fromage, mais on peut y apporter des provisions.

Si l'on doute de la pureté de I'eau potable, surtout si elle provient do citernes, on aura recours aux siphons, principalement aux eaux minérales du pays telles que Sangemini, Nocera Timbra, S. PeUegrino, fonte. Bracca, Fiuggi, Claudia, Ferrarelle, etc.

XXIV INTRODUCTION. tafés.

Cafés. Les cafés sont surtout fréqupntôs le soir; en hiver, on y est souvent incommodé par la fumée de tabac. Dans les grandes villes, l'Italien prend souvent le petit déjeuner dans les bars, debout. Le café noir (raffè ou rnffè nern) se paye 15 à 25 c. la tasse; le café au lait (caffè laite), 25 à 50 c. la tasse; la demi-tasse s'appelle cappuccino ; chocolat (cioccolata), 25 à 50 c. la tasse; petit [lain {pane), 5 c. ; gâteaux (poste), 5 à 15 c. la pièce ; pain et benrre (pane e hiirro), 20 c. — Grand choix de glaces (gelato, p. ex. di vainvjlia, di fraç)ola, di lampone), de 30 à 90 c. ; demi-glace (mezza), la moitié, généralonient suffisante; il y a en outre la granita, boisson glacée {linioiiata, au citron; aranciata, à l'orange; di caffè, au café), le sorbetto, glace à moitié prise, le spremuto, limonade au jus de fruits {di amarena, aux griottes, etc.), et les limonades gazeuses (gassose). — Le vermouth (vermiit) à l'eau ou au siphon {co7i seltz; 15 à 30 c.) est en tonte saison une boisson excellente propre à étaueher la soif. Dans les grandes villes, quelques cafés débitent aussi de la bière allemande (v. ci-dessous). — 5 à 10 c. de pourboire au garçon. Brasseries. Outre les cafés, on trouve aussi dans les grandes villes des brasseries (birrerie) qui débitent de la bière de Munich (birra di Monaco) et de la bière de Pilsen. Le bock (piccoîa tazza) coûte 30 à 40 c. ; la chope (tazza grande, '/s L), 50 à 60 c. 1-a bière de Naples n'est pas mauvaise. La plupart de ces établissements ont aussi une bonne cuisine, surtout à l'heure du second déjeuner. Tabac. Les tabacs sont sous la régie de l'Etat. En fait de cigares (sigari), les Italiens préfèrent les qualités fortes, telles que les napoletani, les toscani, les cavonr, à 10 c. les longs et 7 c. '/a les courts, et les virginia, dont le bout est formé par un brin de paille, à T'/j, 12 et 15 c. ; les cigares plus légers, qu'on ne trouve en bonne qualité que dans les grands débits de tabac, sont les brancn (5 c), les sella (7 c), les grimaldi (10 c), les medianitos et minghetli (15 c), les trabiicos (20 c), les londrès (25 c), les regalia lo7)drès (30 c). Les principaux débits de la régie vendent aussi des cigares importés presque toujours très bons, mais forts : Jiïanilles (20 et 30 c), havanes (40 c. à 1 fr. 20), ainsi que des cigarettes étrangères. Les cigarettes de la régie qui jouissent de la plus grande consommation sont les macedonia (10 pièces 35 c). Les spagnolette avana (5 c. la pièce) sont des cigares en forme de cigarettes. Le voyageur qui importe des cigares aura soin de conserver le reçu de la douane (p. x), que les employés de l'octroi (p. x) ont le droit de réclamer. — On peut allumer son cigare dans un débit de tabac quelconque, sans y rien acheter.

Vin. Eglises. Musées. Théâtres. Magasins.

Eglises. — Les grandes églises sont ouvertes jusqu'à midi et d'ordinaire aussi de 2, 3 ou 4 h. à 7 h. du soir; les plus impor-

Musées. Théâtres. INTRODUCTION. XXV

tantes le sont tonte la journée. Dans beaucoup de villes, les petites églises sont fermées dès 8 ou 0 h. du matin. On peut, en observant les convenances et en évitant de déranger les fidèles, examiner les œuvres d'art même durant l'office. Dans quelques villes, presque tous les autels et tableaux sont couverts de voiles durant les deux dernières semaines de carême; beaucoup d'œuvres d'art le sont même pendant toute l'année; pour les voir, s'adresser au sacristain (sagrestano), qui compte sur un pourboire (p. xin).

Les musées et champs de fouilles sont ordinairement visibles de 9 h. ou 10 h. à 4 h.; entrée gratuite le dimanche ou le jeudi, ainsi que les jours de fête; cependant, certaines parties restent fermées. Il est interdit aux gardiens des musées et des ruines d'accepter des pourboires.

Les musées sont fermés les jours de fête reconnus par l'Etal, qui sont, au musée National de Naples: le jour de l'an, l'Epiphanie (6 janv.), Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Fête-Dieu (Corpus domiui), la fête du Statut (!«■ dim. de juin), la St-Pierre-et-St-Paul (29 juin), l'Assomption (15 août), la Nativité de la Vierge (8 sept.), la St-Janvier (19 sept.), le 20 sept. (v. p. 36), la Toussaint (1<^'' nov.), les jours anniversaires de la naissance du roi (11 nov.) et de la reine (8 jauv.), l'Iinmaculêc Conception (8 déc.) et Noël.

Les savants et les artistes produisant une publication scientitiqnc rédigée par eux, ou porteurs d'un document délivré par une académie ou un institut scientitique de leur pays et légalisé par le consul d'Italie, obtiennent un permis de libre circulation (permesso di entrata r/ratuifa) dans toutes les collections de l'Etat, en adressant quelques semaines h l'avance au ministère de l'Instruction publiq^ue (ministero délia piibblica istruzione) h Rome une demande sur papier timbré (carta bollata, à 1 fr. 20) et en y joignant leurs documents ainsi que leur photographie non montée sur carton. Si la carte d'entrée n'est réclamée que pour un seul musée, on adressera sa demande (timbrée à (30 c.) au directeur. Une autorisation est également de rigueur pour copier, dessiner ou photographier à l'aide d'un appareil à pied dans les différents musées.

Les théâtres n'ont pas de troupes permanentes. Dans les grands théâtres, dont la saison (stagione) dure du 26 déc. (fête de St-Etienne) à la fin du carnaval, le personnel des opéras est généralement renouvelé chaque année par un imprésario. Il en est de même pour le personnel de la comédie, avec cette différence que les acteurs vont jouer de ville en ville pendant la saison. Les représentations commencent à 8 h., 8 h. '^ ou 9 h. pour finir après minuit. L'opéra est parfois suivi d'un grand ballet. Jours préférés, le mercredi et le vendredi.

Outre le billet d'entrée (hifflietto d^inf/resso) qui donne droit au parterre debout (platea), il faut pour une place assise un autre billet qu'on prend d'ordinaire d'avance dans les grandes villes. Si l'on est en société, en particulier avec des dames, on louera de préférence une baignoire ou une loge de balcon (palco di primo, seconda, terzo ordine), où l'on ne va guère qu'en toilette de soirée. Parmi les places qui se louent isolément, citons les fauteuils et les stalles d'orchestre (poltrone), ainsi que les posti distinti ou sedie (celles-ci plus en arrière). Qnplqucs gmnds théâtres ont aussi de bonnes places d'amphithéâtre (anflteatro ou jyrima. qalleria). — Il n'y a de vestiaire que dans un petit nombre de théâtres

XXVI INTRODUCTION. Poètes et tel eu mphex.

de preinior iirrlro. Les nicsBii'urs n'ott'Ut ordiiiairomoiit IcMir chapeau ([u'aii lever du rideau.

Magasins. 11 n'y a que les premières maisons des grandes villes qui aient des prix fixes et souvent elles accordent un escompte de 5^/0. Dans la plupart des magasins, il faut marchander {confrattare; v. aussi p. 33) et offrir en règle générale, les deux tiers ou les trois quarts du prix demandé; presque toujours un 'Hion voîefe?» catégorique suffit pour mettre fin aux difficultés, sinon, on s'en va. Se garder de faire ses achats avec un guide ou par l'entremise d'un domestique (v. p. xiii); par contre, il est toujours avantageux de les faire en compagnie d'amis italiens. — Il se fait un grand commerce d'antiquités fausses. Ne jamais acheter d'objets d'art anciens sans exiger la garantie écrite de lenr authenticité et se méfier des «bonnes trouvailles», surtout chez les petits marchands. L'exportation des œuvres d'art de haute valeur est interdite.

Les achat.s d'olijots à expédier ne doivent pas être conclus sans quelque précaution. Il sera prudent de ne pas tout payer immédiatement et de ue pas permettre l'envoi contre remboursement, afin de pouvoir constater à l'arrivée qu'on reçoit bien ce qu'on a choisi. Ri le marchand ne consent

fias il donner une déclaration écrite concernant la nature de l'emballage et e mode d'envoi, ainsi que le dédommagement pour les objets brisés en route, il vaut mieux renoncer à l'achat. Si l'on a des objets de prix ou fragiles ii faire envoyer dans son pays, s'adresser de préférence h un expéditeur.

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