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D' Ancône à Foggia (Brindisi

323 kil. Chemin de pek, express en lî h. 3/^, prix 38 fr. 40, 26 fr. 60 et 17 fr. 25, trains omnibus eu 8 h. 1/4 à 9 h. V4- — Un train express, en correspondance avec ceux de Milan et de Bologne, fait tous les jours le trajet direct d'Ancône à Brindisi (557 kil.) en 12 h. 1/4; prix: 58 fr. 10 (wagon-lit, 17 fr. 50 eu sus), 38 fr. 65 et 24 fr. 80. Il y a en outre, une fois par semaine, le dim., un train de luxe (Peninsular Express) pour la malle des Indes (11 h. '/al 1™ cl., plus 25 fr. de supplément; de Bologne à Brindisi, 15 h.); il ne prend de voyageurs que pour Brindisi.

La voie longe la côte, et les villes sont en général à quelque distance des gares , avec lesquelles elles communiquent au moyen de diligences régulières, mais médiocres.

Ancône et de là à Lorette (24 kil.) par Varano (6 kil.) et Osimo (16 kil.), V. V Italie centrale par Bfedeker.

28 kil. Porto Recanati, petite ville de 4268 liab. et en même temps stat. pour Recanati, situé à 11 kil. à l'O. (autobus 5 fois par jour en 35 min., l'« cl. 1 fr. 25, 2« cl. 1 fr. ; prendre sa place à temps!).

Recanati (hôt. Pace), ville de 15 297 hab., fortifiée et importante au moj'en âge. On entre en ville par la Porta Nuova. Prenant à dr., on atteint, à l'extrémité S. de la ville, le palais Leopardi avec les collections de Giac. Leopardi (v. p. 107; ouv. de 9 h. à midi et de 2 h. à 5). A g. de la Porta Nuova, la rue principale se développe sous différents noms. On y voit à g. l'église de S. Agostino; puis à dr., S. Domenico, décoré d'une fresque par Lor. Lotto, l'Apothéose de St Vincent Ferrer, et qui a des portails de la Renaissance (1484 et 1481). Plus loin, sur la place, une statue en marbre de Leopardi et l'imposant Municipio (hôtel de ville). Ce dernier possède deux bons tableaux de Lor. Lotto, une Vierge trônant de 1508 et une Transfiguration de 1512, une lettre de franchise octroyée à la ville par l'empereur Frédéric II en 1229 et divers souvenirs de Leopardi, entre autres son buste en bronze par G. Monteverde (1898), son effigie funéraire, des portraits, etc. Au N., la cathédrale, S. Flaviauo, renferme sous le porche le tombeau de Grégoire XII (1417) et dans la sacristie un beau tableau d'autel du xv« s. ; plus loin, la petite église ^S*. Maria sopra Mercanti (clef à l'hôtel de ville) qui possède une Annonciation par Lor. Lotto. On conseille une promenade autour de la ville pour jouir des coups d'œil charmants sur les Apennins et la mer.

La voie traverse ensuite la Potenza. — 37 kil. Potenza Picena, ville de 4818 hab., doit son nom à une colonie romaine du voisinage, dont les ruines ont disparu.

43 kil. Porto Civitanova, stat. à l'embouchure du Chienti. Pour Albacina et Fabriano, v. Vltalie centrale par Bsedeker. La ville de Civitanova (2905 hab.) est à 5 kil. à l'intérieur du pays. — On traverse ensuite le Chienti. — 50 kil. S. Elpidio a. Mare. Le village est à 8 kil. dans les terres. — On francliit la Tenna.

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Si) kil. Furto S. Giorgio et son beau château (12G9).

De Porto S. Gioroio a Amakdola, 57 kil., embranuh. qui franchit la hauteur, sur laquelle se trouve la station la plus importante, celle de Ferma (11 kil.; 50 et a5 c; gare principale au N.-O., près de la Porta S. Luciu, oiun. jusqu'à la place, 1 kil.; autre gare au 8.-E., près de la Sottoprufcttura) , et remonte ensuite la vallée de la Teuna. — Pemio (3iym.; Alb. Vittoria, près de la place), l'ancien Firmuin Picenum, est une ville de 16 577 hab., siège d'un archevêché. Colonie romaine depuis le commeucement de la l" guerre punique, elle fut toujours et elle est encore une ville florissante. Au N.-E., près de la Porta S. Francesco, ou remarque les restes des anciens mur.s cyclopéens de la ville. Les rues montent très rapidement; en haut s'étend une place, sur laquelle se trouve l'hôtel de ville, oui renferme quelques inscriptions, des antiquités et une tapisserie flamanae du xv«s. Sur la Rocca, la cathédrale, du xin's., avec une rose ornée de sculptures, de 1348 et , sous le porche, le tombeau gothique de G. Viscouti (m. 1366) par Tura da Imola. Belle vue hors de la ville, sur la campagne fertile, les Apennins et la mer.

On passe ensuite le ruisseau dit Eté Vivo, puis r.<4sct, rivière un peu plus forte. — 69 kil. Pedaso. — 77 kil. C'upra Marittima. C'est dans le voisinage qu'était la ville antique de ce nom, qui avait un temple célèbre, consacré à la divinité sabine Cupra et restauré l'an 127 apr. J.-C. par Adrien. — 80 kil. Grottammare (Alb. Manni), endroit fréquenté pour les bains de mer (restaur. au.\ Stabilimenti di Bagno). — Une route de voit, (vues) monte, au-dessus de la rive g. du Tesino, à Ripatransone (12 kil.; 2 h. '/j t^n dilig. ; 494 m.; Alb. del Leoue), ville de 7232 hab., avec des fortifications bien conservées (xiii® s.).

85 kil. S. Benedetto del Tronto (Alb. délia Ferrovia, à la gare, assez bon), petite localité sur la côte, fréquentée comme station balnéaire.

De s. Benedetto a Ascoli Piceno, embranchement de 33 kil., trajet eu 1 h. '/i il 1 h- V», prix 2 fr. et 1 fr. On remonte la fertile vallée du Troiito par Porto d' Ascoli (p. 227), Monteprandone, Monsainpolo, Spinetoli - C'olli, Offlda - C'astel di Lama et Marina del TrotUo. On projette la continuation de la ligne jusqu'à Aquila (p. 208).

Ascoli Piceno (153 m.; hôt.: Posta, 2, via Benedetto C'airoli, eh. 2 fr., omn., assez bon; Picchio, convenable; café: Meletti, piazza del Popolo) est une ville de 14 700 hab., le chef-lieu d'une province et le siège d'un évêché, etc., sur la rive S. du Tronto, dont la vallée, encore étroite, est entourée de hautes montagnes: au N., le moiU deW Asceitsione (1103 m.) qui est déchiqueté; à l'O., les monta Sibillini (2478 m.); plus au S., le Pizza di Sevo (2422 m.). C'est ici l'Asculum Picenum des anciens, qui formait le centre du pays des Picénieus. Pendant la guerre Sociale, Asculum fut pris et détruit i)ar Pompée. La ville reprit de l'importance sous l'Empire et au moyen âge. Quantité de belles constructions, surtout de l'époque antérieure à la Kenaissance, en rendent la visite intéressante C/s journée ou 1 j.). C'est ici que le peintre et architecte Cola Filotesio deir Amatrice (1519-1542) créa la plupart de ses ceuvres.

De la gare, qui est à l'E. de la ville, on arrive vers le S.-O. par le Ponte Maggiore au corko Vittorio Bmani'ei.k. Au commencement du cours, à g., derrière le jardin public, est iS. Vittore, petite église romane qui a dos peintures murales du xv« s. Plus loin, à dr., sur le cours, Ji l'endroit où il débouche sur la piazza doll' Arringo, le baptistère, du style roman primitif. Il a des fondations anti(iuos, de même que la cathédrale (S. EmiJio), située eu face et dont le plan est roman, avec dôme au-dessus do la croisée et crypte. La nef est g<'th.; la façade inachevée, attribuée à Cola

à Foggia. ASCOLI PICENO. H- R- ^5. 227

deir Amatrice, est de 1532. Le tout a été restauré et peint en 1888 sous la direction de &ius. Sacconi qui conçut le plan du ciborium et de l'entrée de la crypte; de plus, la coupole rut décorée de fresques par Cesare Mariani, de Rome. Dans la grande chap. du collatéral de dr., un grand tableau d'autel de C. Crivelli (1473); dans le chœur, belles stalles du style gothique flamboyant; dans la sacristie (canoniea), une statuette en argent de St Emidius par Vanini (1487), un devant d'autel en argent richement décoré de figures du style gothique flamboyant, et divers autres objets précieux. — Sur la place, la statue de marbre de Victor-Emmanuel II et le Palazzo Comunale (hôtel de ville) du xvii«-xviiie s. ; au rez-de-chaussée, la Loggia deW Arringo, salle des délibérations des corporations (fin du xii«s.), supportée par des colonnes et débarrassée récemment de la maçonnerie qui la défigurait; puis à dr., le musée, qui comprend des objets précieux provenant de fouilles dans les environs, et la bibliothèque commumde. Dans l'escalier, statues et inscriptions antiques. A l'étage supérieur, une galerie de peinture qui renferme entre autres une Vision de St François par le Titien (?) presque entièrement détruite, des tableaux de l'école de Crivelli, de Cola dell' Amatrice et autres, ainsi que la chape brodée (piviale) donnée en 1288 par le pape Nicolas IV à la cathécfrale d'Ascoli, volée en 1902, vendue au milliardaire américain Pierpont Morgan et rendue par celui-ci en 1905.

En face du portail latéral de la cathédrale, la via dei Buonaparte mène au N. sur le corso Umberto I qui traverse la ville de l'E. à l'O.; on y voit plusieurs vieux palais, entre autres à dr. le palais Malaspiua par Cola dell' Amatrice, à loggia ouverte à l'étage supérieur. En suivant le cours à g., on arrive bientôt à la piazza del. Popolo tout entomée d'arcades. C'est ici que se trouvent le Palazzo del Popolo, construction massive du xiii» s. transformée au xvi", la Loggia dei Mercanti par Cola deir Amatrice et l'église gothique de /S. Francesco (1262), à trois nefs, restaurée au xv» s., avec portail de style lombard supporté par des lions, et portique crénelé du côté de la place.

A rO. de S. Francesco court la via Trivio, l'artère principale de la ville. Son prolongement au N., la via Bbnedetto Caikoli prend fin entre les églises SS. Vincenzo ed Anastasio à dr., à façade romane, et /S'. Pietro Martire à g., qui a deux tombes murales de style lombard dans l'abside. Plus loin à l'O., la prétendue maison lombarde (Casa Langobarda), maison romane. Derrière, un pont romain, d'où l'on a une belle vue sur le lit profond du Tronto (à, 10 min. en aval, près de la prison, un second pont probablement encore plus ancien, le Ponte di Cecco). En poursuivant au S.-O., on passe devant S. Giacomo, à façade romane, pour arriver à l'extrémité 0. de la ville, où le corso Vitt. Emanuele se termine à la Porta Bomana, avec restes de murs antiques (arcades d'aqueduc, etc.). — Si l'on remonte la via Pretoriana, prolongement S. de la via Trivio, et que l'on prenne à dr. à son extrémité, puis ]iar la première rue (via délia Piazzarola) à g., on arrive à une gorge profonde où coule le Castellano et où l'on voit à dr. un pont pittoresque à trois étages appelé Ponte di Porta Cartara (1295), qui a servi d'aqueduc au xvii" s. Passant sous l'arche de l'aqueduc, on monte par un raide sentier au château (Fortezza) d'où s'offre un beau coup d'oeil sur la ville et les montagnes. On redescend par l'anc. chemin cavalier, puis par la route qui débouche au milieu de la via Pretoriana. A mi-hauteur, la basilique romane de S. Augelo.

Des routes de montagnes conduisent d'Ascoli à Teramo (p. 228; 36 kil. ; voit. env. 12 fr.), à Spolète par Norcia (v. V Italie centrale par Baedeker), et à Aquila (p. 208) par la vallée de l'Aterno.

90 kil. Porto d'Ascoli (v. p. 226). On traverse le Tronto, le Truentus des Romains. — 99 kil. Tortoreto - Nereto. — 109 kil. Giulianova (buffet; Alb. Belvédère, eh. 2 fr. à 2.50), à dr. sur la hauteur, localité malpropre de 4493 habitants, mais qui a quelques

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jolies maisons de campagne. Elle a été construite au xv« s. par les habitants de S. Flaviano (anc. Castrum Noviim), sur le Tordino. Db GiULiANOVA A Teramo : ombranchcraent de 2G kil.; 1 h. V^; prix 1 fr. 60 et 80 c. Cette ligne remonte la vallée du Tordino par Mosciaiio- S. Aiifielo, Notaregco, Betlante- Ripattoiie et CasteUalto-C'amano. — Teramo (205 m. ; hôt. : Giardino, piazza ('ittadella, 40 ch. de 2 à 3 fr., Pellegiino, via dei Tribuuali, '.i, bons; traniw. de la gare en ville, 15 c.), \' Intera DDta des anciens, ville de 10508 bab., est cbef-lieu de province, siège d'un évêclié, etc. La cathédrale, construite en 1154 et restaurée en 1332, a un portail roman et est du stylo baroque à l'intérieur; elle possède un tableau d'autel ;\ plusieurs compartiments par lacobello del Fiore et uu devant d'autel (1433-1448) en argent par l'orfèvre Nie. da Guardiagrele qui a perfectionné l'anc. art des Abruzzes en prenant Gbiberti pour modèle. Non loin du lycée, un petit musée de sculptures et de peintures. — Au N. de Teramo, la villa du peintre G. délia Monica (né en 1837), dans le style des châteaux du moyen âge. — Des routes mènent de "Teramo k Atri (v. ei-dessous), à AscoU (p. 227) et à Aquila (p. 208; 77 kil. 5). Celle-ci remonte la vallée du Vomano par Moiitorio al Vomatio (263 m.) et Faito Adriano (750 m.), puis passe entre le moiit Piano (1720 m.) et le mont C'ardito (1740 m.) et au N.-O. devant le mont S. Franco (2135 m.), pour descendre par de nombreux lacets à S. Vittorino (p. 211), où se réunissent plusieurs routes, et atteindre enfin Aquila. — De Teramo au Gran Sasso d'Italia, v. p. 213.

Le chemin de fer passe ensuite le Tordino, le Batinus des anciens. — 118 kil. Montepagano. Puis on franchit le Vo7na7w, l'anc. Vomanus. On aperçoit à dr. le Gran Sasso d'Italia (p. 213), de la base au sommet. — 127 kil. Atri - Mutignano.

A 13 kil. dans les terres est situé Atri (442 m.; Alb. del Teatro, Alb. Nuovo), qu'un autobus dessert 4 fois par jour en s/^ d'b. (Ifr. 40; autres voit. , pas toujours disponibles). C'est yilatria des anciens, aujourd'hui ville épiscopale de 10229 hab. Sa cathédrale goth., édifiée vers l'an 1300, repose sur des fondations antiques, peut-être celles d'un temple, en partie peintes au moyen âge; elle a une chapelle des fonts du xvi» s., une chap. S. Anna de 1500 env., un tableau du xv" s., la Vierge adorant l'enfant Jésus, et le chœur est décoré de fresques. Le campanile offre une vue étendue sur les Apennins et la mer.

134 kil. Silvi. — La voie franchit ensuite lAPiomba, leMatrinus des anciens, rivière dans le voisinage de laquelle est située Città Santangelo (320 m.), à 8 kil. dans les terres. — 139 kil. Montesilvano. A 27 kil. d'ici, dans l'intérieur du pays (place en dilig. ou en autobus 2 fr.), Penne (438 m.; Alb. Kaucascione), ville de 9545 hab., la Pinna de l'antiquité, qui fut la capitale des Vestins. Ruines diverses de cette époque. Le palais Aliprandi renferme une belle collection de majoliques des Abruzzes (p. 210). — Pour Moscufo, V. p. 222.

14G kil. Castellammare Adriatico (très bon buffet; hôt.: Globo; Milano; Léon d'Oro), ville de 497G hab., point de jonction de la ligne de Rovie-Avezzcmo-Salmona (K. 13), est très fréquenté pour sa belle plage et sa vue sur le Gran Sasso et la JVIaiella (p. 219). — On traverse ensuite le Pescara.

148 kil. Pescara (hôt.: Gr.-H. Pescara, bon, Kisorgimeuto, tous deux en facr de la f^are), ville de 3(131 liab., bâtie dans un

à Foggia. VASTO. U- R- i^- 229

bas-fond malsain, a vu ses fortifications rasées en 1867. Bains de mer an S., près de la belle «pineta».

La voie franchit plus loin VAlento. — 156 kil. Francavilla al Mare (hôt. Sirena, ch. 2 fr. 50), petite station balnéaire, patrie du poète Gabriele d'Annnnzio (1864) et domicile du peintre F. P. Michetti. Autobus pour Chieti, v. p. 221. — Une montagne qui s'avance dans la mer barre le chemin; quatre petits tunnels la traversent. Au delà du 3", on voit apparaître à g. le château d'Ortona.

168 kil. Ortona a Mare (hôt.: Gobbo, ch. 2 fr.; Italia). On monte à pied de la gare en 1/4 d'h. à la ville, VOrtona des Romains, auc. port des Frentans, qui compte auj. 8G67 hab. Elle est située sur une hauteur (funiculaire, 10 c), au pied de laquelle se trouve une petite plage. Belle vue au S. jusqu'à la Punta délia Penna (v. ci-dessous), surtout du vieux château en ruine. La cathédrale a un portail de 1312.

Ensuite un nouveau tunnel; puis on franchit deux ruisseaux.

175 kil. S. Vito-Lanciano, stat. pour Lanciano (283 m.; hôt.: Corona d'Oro, Corona di Ferro), ville de 7G42 hab., VAnxanum des anciens, à 14 kil. dans l'intérieur des terres (onin. 75 c.). La cathédrale repose sur un viaduc romain; S. Maria Maggiore a un beau portail de 1317. Suivent trois tunnels. — 183 kil. Fossacesia ; basilique S. Giovanni in Venere des viii^-xai® s. Au delà, joli coup d'œil sur la presqu'île que termine la Punta délia Penna.

188 kil. Torino di Sangro, stat. avant laquelle on passe le Sangro (p. 219). Vue à dr. sur le massif de la Maiella. — 195 kil. Casalbordino. A 5 kil. au S. de la gare et à 3 kil. avant la localité, on rencontre une église célèbre par son pèlerinage, le 11 juin de chaque année. Encore trois tunnels, et l'on aperçoit à dr. Vasto, sur une colline couverte d'oliviers.

210 kil. Vasto, stat. d'où l'on monte en 25 min. à la ville.

Vasto (144 m.; hôt. Indipendenza), VHistoniiim des Romains, est une ville de 10090 hab., située très haut, et offrant de beaux points de vue jusqu'aux îles ïremiti (v. ci-dessous) et au mont Gargano (p. 232). La petite cathédrale et S. Pietro ont des portails goth. de 1293 et 1195. A l'hôtel de ville, un petit musée qui possède des inscriptions et des antiquités, ainsi que des tableaux de Filippo Palizzi (né ici même en 1818) et de ses frères. Dans les environs, importantes plantations d'oliviers.

216 kil. S. Salvo. — On passe le Trigno, le Trinius des Romains — 224 kil. Montenero.

236 kil. Termoli (hôt. Vittoria), la Buca des anciens, ville de 5124 hab., tout au bord de la mer, avec des murs du moyen âge. Vue superbe sur la Maiella, les Abruzzes et, plus loin, les îles Tremiti et le mont Gargano (p. 232). Les îles Œ'remiti, les îles de

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Dioiiiède (insulœ Diomede/i') de la inytliologie, servent encore de lieux de détention comme dans l'antiquité. La cathédrale de Termoli a une faijude dans le fj;enre de celle de Foggia. Dans le voisinage, restes d'un château des Hohenstaufen.

Dk Tekmoi-i a Uénévent pak (,'ampoiiasso: 172 kil. de chemin de fer, trajet en 7 li. '/«> l""'x 20 fr., 14 fr. et i» fr. C'oufri^c généralement uniforme. Stations: 9 kil. GugUonesi- Portocannone; llî kil. S. Maiiino in Peiisill» ; 28 kil. Ururi- Rotellu ; — 37 kil. Larino (800 m.), non loin au S.-O. des ruines du Larinum de l'antiquité; — 50 kil. Vasacaleiida; 54 kil. Botiefro; 59 kil. Rlpahottoni - S. Klia; (17 kil. C'umpolieto- MonacUioni : 7(j kil. Matrice - Montagano : 8a kil. Ripaliinosauo. — 88 kil. Campobasso (hôt. : Sannio, Centrale), ville de 11273 liab. et chef-lieu de province, célèbre iiar sa coutellerie. A la préfecture, musée d'antiquités locales, surtout d'armes saninitcs. Dans le voisinage, l'égl. S. Maria délia Strada, intéressante par sou architecture romane de l'époque primitive. Embranch. sur Isernia (v. p. 220). — On descend ensuite la vallée du Tanaro: 111 kil. S. Giitliano del Sannio; — 115 kil. Sepino. (jui doit son nom au Ssepintiin de l'antiquité, dont les ruines sont à env. 4 kil. au N.-O. de la gare et portent auj. le nom i'Altilia; — 122 kil. S. C'roce del Sciunio; 129 kil. Morcone; 137 kil. Pontelandolfo ; 139 kil. Campolattaro; 14Ckil. Fragmto Monforte; 149 kil. Pescolamazza ; 159 kil. Pletra Elcina; — 172 kil. Bënéient (p. 234).

A partir de Termoli, on voit des cactus. Le pays est plus uniforme. On passe le Biferno, en lat. Tifernus.

243 kil. Campomarino, colonie albanaise. — 2.53 kil. Chieuti, autre colonie albanaise. Une route mène d'ici à la ville de Serracapriola (270 m.). — Puis on traverse le Fortore, le Freiito des anciens.

264 kil. Ripalta.

C'est près de Ripalta que les Normands battirent et firent prisonnier le pape Léon IX, le 15 juin 1053, et qu'ils implorèrent ensuite à genoux sa bénédiction. Le pontife se laissa attendrir et accorda aux frères Humfroy et Robert G-uiscard la suzeraineté des Fouilles ou Apulie, de la Calabre et de la Sicile, acte qui devait plus tard devenir si important, non seulement pour les Normands, mais encore pour Rome et les papes.

An N.-E. est le lac de Lésina, qui communique avec la mer. La voie quitte maintenant la côte. Le mont Gargano (p. 232), aux ramifications nombreuses, et dont la hauteur atteint plus de 1000 m., s'avance à l'K. dans la mer. D'abord une contrée infectée par la lièvre. — 279 kil. Poqgio Impériale. — 283 kil. Apricena. — 294 kil. S. Severv, ville malpropre de 28550 hab. — 308 kil. Motta.

323 kil. Foggia. — ISuffet (dîn. 3 fr. 50, assez bon). De la gare en ville, omn. 10 c, voit, à 1 cliev. 50 c. — Hotkls (v. p. xix): Milano e Vittoria, via Maddalena (ii dr. du corso Vitt. Eni.; cb. 2 fr. iiO), avec bonne trattoria; Traballesi, corso U-aribaldi; Rigorgimento, piazca Lanza (cil. seuh'iu.). - Restaurants: l.amu, près de l'Alb. Risorgimeuto; Strasbiirgo, dans la grand'rue. — Dilig. pour Troia, v. p. 237. — Foggia est boudée d'étrangers h l'époque de la foire de mai.

Foggia (74 m.), ville de 19031 hab., chef-lieu de provinco, autrefois de la Cupitanate, est le centre de la grande plaine des Puuilles. Klle tire probablement son nom du latin fove.r, fosses où l'on conserve les grains, appelées aujourd'hui fosse di giaiio, et doit sa

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prospérité à sa situation sur la ligne du littoral, au point de jonction de cette ligne avec celle de Naples par Bénévent (R. 16) et de trois lignes secondaires (v. ci-dessous, p. 232, 252).

A g., en face des premières maisons de la ville, à 6 min. de la gare, un portique formant l'entrée du joli jardin public; au delà, un jardin botanique. A dr., par la piazza Lanza, plantée d'arbres et décorée à g. d'un monument du médecin et patriote Vinc. Lanza, natif de Foggia (1784-1860), on atteint la grande rue, ou corso Vittorio Emanuele, qui croise, au bout de 5 min., le corso Garibaldi. En continuant droit devant soi par la partie la plus ancienne de la ville, on arrive en 3 min. à la piazza Federico II, qui rappelle par sou nom les fréquents séjours de cet empereur. Dans la via Pescheria, qui se détache ici à dr., il reste encore, à dr., une porte cochère de l'anc. palais impérial, avec une inscription de 1223 relative à sa construction. En prenant à g. de la place, on arrive bientôt à la cathédrale. Construite par les Normands dans le style pisan à partir de 1179, détruite en partie par un tremblement de terre en 1731, rebâtie en style moderne, elle n'a conservé que son anc. façade (modifiée), plus la crypte (du xiii« s.) qui a quatre vieilles colonnes et dont l'entrée est du côté droit.

La vaste plaine qui entoure Foggia, appelée Tuvoliere (échiquier) di Puglia, est en grande partie utilisée comme pâturage. Les arbres ne peuvent pas y prospérer, parce qu'il y a immédiatement sous le sol un tanc de calcaire dur qui arrête le développement des racines. En été, il y a beaucoup de poussière. Les troupeaux de moutons passent l'été sur la montagne et redescendent en octobre par trois grands chemins déterminé.s (Tratturi délie Pécore) dans la plaine, où ils restent l'hiver. L'origine de ces migrations remonte jusqu'au temps des Romains. Alphonse I»', qui introduisit dans le pays la race des mérinos, changea en 1445 le droit de pâture en une recette roj'ale. Le nombre des montons de la contrée s'élevait à la fin du xvi« s. à 4 millions i/a; il est maintenant de moins d'un demi-million, en raison des progrès qu'y a faits la cultui-e des céréales.

A 1 h. de Foggia, au N., sur le Celotie, l'antique Aquilo, se trouvent les ruines insignifiantes de l'ancienne ville d'Arpi, fondée, dit-on, par Diomède.

De Foggia a Manfredonia, 36 kil. de chemin de fer, 3 fois par jour, trajet en 1 h. env., prix 1 fr. 50 et 80 c. — 16 kil. Amendola. — 24 kil. Fontanarosa.

36 kil. Manfredonia (hôt. : Concordia, seulement des chambres ; Manfredi ; Trattoria Eden, sur la place), ville paisible de 9746 hab. et siège d'un archevêché, a des fortilications du moyen âge. Elle a été fondée par Maiufroi (Manfred) vers 1263 et détruite par les Turcs en 1620. Sa situation abritée, au S. du mont Gargano, donne à la végétation de cette contrée un caractère qui rappelle la Sicile.

A 3 kil. au S.-O. de Manfredonia, sur la route de Foggia et visible du chem. de fer, s'élève la cathédrale S. Maria Maggiore di Siponto, consacrée en 1117 et du style pisan, avec une église souterraine. A l'intérieur (mal restauré), une Vierge miraculeuse. L'église est un des rares restes de Si2)ontiim, ancienne colonie romaine datant de l'an 194 av. J.-G. —

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