‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 49 sur 127 · D'Avezzano à Roccasecca (Naples · texte numérisé non relu

D'Avezzano à Roccasecca (Naples

80 kil. CiiEM. DE FER, en .s h. ;i i h. </» (prix '■> fr. 30, 6 fr. 50 et 4 f r. 20), eu correspondance avec les trains de Rome à Naples. Pas de trains express. Le trajet p.ir la vallée du Liris est un des plus beaux qu'on puisse faire en Italie.

Avezzano, v. p. 215. — La ligne traverse le mont Salviano et arrive à Capistrello (9 kil. ; 641 m. d'alt.), on se trouve l'embouchure de l'émissaire du lac Fucin (p. 216), dans la vallée du Liri, l'antique Liris, qui a sa source à env. 11 kil. au N., près de Cappadocia (p. 215). On en longe la rive g. A l'O. de la gare, au delà de la route, une usine électr. alimentée par l'émissaire du Fucin. Les regards sont attirés de'loin, à l'O. du Liris, par l'imposante pyramide du mont Viglio (2156 m.; ascension de Filettino, du côté 0. de la montagne). — 20 kil. Civitella Roveto (aub. tenue par Rugora), sur une hauteur de la rive dr., localité principale du Val di Boveto, c.-à-d. de la partie supérieure de la vallée du Liris jus(|u'à Sora. — 26 kil. Cività (VAntino (904 m.; pens. chez Ccrronc, 4 à 5 fr.), VAntinum des Marses, avec des mines antiques. A dr. de la rivière est Morino, d'où l'on va à la belle cascade de h) Schù>ppo, située à 7 ou 8 kil. de là. La belle forêt de chênes et de châtaigniers est malheureusement bien déboisée. Dans le lointain, à dr. Rendinara (905 m.). — 33 kil. S. Vincenzo Valle Boveto (584 m.), à 2 kil. à g. du chem. de fer.

37 kil. Balsorano ; le village (430 m. ; pas d'aub.), à 2 kil. à l'E. de la gare (omn. 20 c.), a un château des Piccolomini. A l'O., le mont Pizzo d'Eta (2037 m.), qui est escarpé et qu'on peut gravir en G h. env. par Roccavivi (450 m.; pénible; guide nécessaire).

Vallée du Liris. ISOLA. H- R- i*- 223

Peu après Balsorano, on voit à g. un château du comte de Balsorano (v. ci-dessous), à peine à 1/2 ^- ^^ village. La voie traverse deux fois le Liris et reste ensuite sur la rive g. jusqu'à Arce (p. 224). La vallée est bien cultivée et l'abondance de l'eau lui donne un charme et une fraîcheur qu'on rencontre rarement dans le Midi. Plusieurs tunnels; après le cinquième se voient le château de Sora, puis la ville.

50 kil. Sora (281 m.; hôt.: di Roma, Alb. del Liri), ville de 6050 hab., dans la plaine, sur la rive dr. du Liris, qui contourne la ville, aux rues étroites. Les Romains l'arrachèrent aux Volsques et y établirent une forte colonie, en 303 av. J.-C. La cathédrale est bâtie sur des soubassements antiques. On voit encore sur les rochers escarpés qui dominent la ville (539 m.) des restes de murs à appareil polygonal et du château fort du moyen âge. Des hommes illustres, tels que les Décius, Attilius Régulus, l'orateur Q,. Valérius, L. Mummius, étaient originaires de cette ville, ou du moins y ont vécu; c'est également ici que naquit le cardinal César Baronius (1538-1607), historien ecclésiastique. — Le 27 mai, fête de Ste Restitute, on voit des costumes pittoresques.

55 kil. Isola (217 m.; hôt.: Alb. Meglio, bon, Alb. Piemontese ou Paesano, ch. 1 fr. 50 à 3; voit, pour Arpino, en 1 h. ^4, 3 fr.), petite ville de 2384 hab., dite Isola del Liri, pour la distinguer d'autres du même nom, est entourée par deux bras du Liris, qui en font une île, et se divise en Isola Superiore et Isola Inferiore. Le Liris et son affluent, le Fibreno, forment ici de nombreuses chutes, qui ont facilité l'établissement de plusieurs papeteries (cartiere), la plus ancienne créée par le Français Lefebvre, plus tard comte de Balsorano. — ■ La rue de la gare, d'où se détache immédiatement à dr. la route d'Arpino (1 h. ^j^), tombe perpendiculairement sur l'anc. rue principale, qui court du N. au S. A dr. du point d'intersection, la villa du comte Balsorano, où il y a (de l'autre côté de la rue) de belles cascades, le Cascatelle (clef à la grande papeterie dite Società Cartiere Meridionali, au N. de la localité, sur le chemin de S. Domenico, v. ci-dessous).

A un bon kil. au N. (l'Isola, du côté de Sora et à dr. de la route, se trouve, un peu en deçà du confluent du Liris et du Fibreno, l'église de cisterciens de S. Domenicu, du xii» s. (en restauration), avec le couvent du bénédictin St Dominique l'Abbé (né à Foligno en 951), où vécut comme religieux Hildcbrand, plus tard Grégoire VII. C'est là, dans le delta du Fibreno, que se trouvait très probablement la villa Arpiiias, où naquit Oicéron et qu'il décrit dans le De legibus (11, 3). L'île d'Arpinas, qui en dépendait, est le théâtre de ses dialogues sur le.s lois. Sous Domitien, la villa appartint au poète Silius Italiens. En amont de l'île, un vieux pont (Ponte Marmone) traversait le Liris ; de ses trois arcbes, il n'en reste plus qu'une. — Belle promenade à l'E. sur la route de voit., qui conduit à (15 kil.) Alvito en suivant le cours du Fibreno, jusqu'au lac de Pogta (à l'arrière-plan, Vicaivi, sur la hauteur, 590 m.): jusqu'au Pont^ Tapino, 7 kil. ; de là, ou bien à g. sur la rive occidentale au lac, ou encore V4 d'h. plus loin jusqu'au village de Posta (430 m.) sur la rive orientale.

224 II- K- 14. ARPINO. VaMée du Liris.

Kn prenant à g. de l'endroit où aboutit la rue de la gare (p. 223), un descend en ([uclqucs min. par la grand' rue à deux magnifiques ^cascades liantes de 25 m., que le Liris forme h Isola Inferiore; la Cascata trrande, près du premier pont, tombe à pic, tandis ([ue l'autre, la Cascata Valcatoio à l'O., est brisée par des rochers et forme plusieurs chutes; on y va en passant le second pont et en prenant à droite.

A 9 kil. à rO. d'Isola (bonne route; voit., 3 à 4 f r. ; serv. autoin. pour Frcpsinone, v. p. 4) se trouve l'abbaye do cisterciens de SS. Giovanni e Pnolo di Casamari, construction roiuarquablc du style gotb. primitif bourguignon (1203-1217), la seule de ce genre en Italie avec celle de Fossanova (p. 15). L'cglise, le cloître, la salle du chapitre, l'hôtellerie (foresteria), etc., sont parfaitement conservés. Le réfectoire, du xii" s., est transformé en magasin. La pharmacie a un débit de liqueurs. Une partie du nom de l'abbaye rappelle la maison natale de C. Marius, à Cereatm, appelée plus tard Cereatx Marianx. — De là à Veroli (10 kil.), v. p. 4.

60 kil. Arpino (269 m.), stat. pour la ville de ce nom, située à l'E. dans le haut de la vallée. — Arpino (450 m. ; Alb. délia Pace, modeste, v. ci-dessous) est une ville de 3695 hab., VArpinum des Volsques, prise par les Romains en 305 av. J.-C, et célèbre comme patrie de Marius et de Cicéron. On y monte par une route carrossable de 4 kil. ou par un sentier escarpé (20 min.) qui traverse en lacets un vallon au N. de la gare. La route d'Isola (voit., v. p. 223) rejoint la ville du côté N., près de l'Alb. délia Pace, anc. demeure du peintre Giuseppe Cesari (vers 1560-1G40), originaire d'Arpino et appelé communément pour cette raison «le chevalier d'Arpiu). Quelques pas plus loin, les restes de la porte N. du mur cyclopéen (v. ci-dessous) et la place. Ij'hôtel de vilk est orné des bustes de Marius, de Cicéron et d'Agrippa.

A l'E. de la ville actuelle, la muraille d'enceinte composée de blocs irréguliers et interrompue par places par des tours rondes du moyen âge, s'élève sur la colline jusqu'à Civitavecchia (627 m.), la petite ville haute, où se trouvait probablement la citadelle antique; un sentier commode y monte en ^/j b. de la place, à dr. de S. Andréa. Sur la hauteur, la Porta dell'Arco, porte antique au cintre brisé, dont la voûte, faite d'assises en encorbellement, est supportée par un pilier moderne. La ville se termine à l'O. par une éminence qui descend à pic du côté de la voie ferrée; peut-être s'y trouvait-il un temple dans l'antiquité; de nos jours, elle est couronnée par la petite église octogonale de S. Maria (450 m.; vue).

66 kil. Fontana Liri. — 70 kil. Arce (250 m.), dans un site pittoresque, au-dessous de son château en partie antique, en partie médiéval (556 m.; chemin carrossable jusqu'au village Rocoa d'Arce, 504 m.), sur l'emplacement de l'anc. Frégelles (p. 4), VArx Frvgellana, détruite dans la guerre des Latins. — Le chemin de fer quitte la vallée du liiris et tourne au S.-E. — 80 kil. Roccasecca (p. 4).

Page 1