‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 71 sur 127 · III. R · texte numérisé non relu

III. R

inscription hiéroglyphique importante de la lin du m'* millénaire; à côté, une tête de Bacchus barbu; plus loin, un très beau Faune de Torre del Greco et deux statues archaïsantes, Minerve et Vénus, en partie restaurées. Au 2« mur, une corniche avec de belles gargouilles, des. têtes de lion du v^ s. av. J.-C, provenant d'Hinière; à côté, 685, une statue sans tête, de Girgenti; au milieu, un sarcophage en tuf de Girgenti; à la porte, deux bonnes statues romaines de ïyndaris, et à dr., 32, une inscription chrétienne de Sélinonte. La SALLE DE Sélinonte, à la suite de la précédente, renferme les célèbres *méfopes de Sélhionte (p. xxxiii et suiv.). La ville (p. 342 et suiv.) ayant été fondée en 628 et détruite en 409 av. J.-C, nous pouvons suivre ici les progrès de la sculpture grecque de ses débuts au moment où elle allait atteindre sa plus grande perfection. —

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A g., entre les lourds entablements, en grande partie restaurés, du plus ancien temple (Cj, trois métopes du comnienc. du vi® s. trouvées en 1822, rappelant l'enfance de l'art, mais montrant déjà le caractère propre aux œuvres des Doriens. Elles sont, comme toutes les autres, faites d'un tuf jaune. On remarquera la grosseur exagérée des membres, la pose forcée des corps, qui se voient moitié de face et moitié de profil, et la raideur dans les traits, la largeur de la bouche et les yeux saillants. 1, Quadrige, sculpté presque tout entier dans la masse et où se voient, à côté du conducteur (Œnomaiis?), les restes de deux femmes tenant des couronnes. Il y a un bas-relief du même genre dans l'étroit vestibule (p. 316) sur l'armoire en face de la porte. — 2, Persée, avec un pétase et des cothurnes, décapitant Méduse, du sang de laquelle naît Pégase; la tête de la Gorgone a la forme qu'on lui donnait alors en la représentant comme épouvantail sur les mui's et les ustensiles; derrière le héros se tient Minerve (traces de peinture rouge sur le vêtement de la déesse et sur le fond). — 3, Hercule et les Cercopes, deux génies malicieux qu'il emporte, parce qu'ils voulaient le voler, et au.xquels il rend la liberté parce que, dans leur position incommode, ils ont fait une plaisanterie sur le héros vu de dos (Mélam-

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pyge). — Dans l'arnioire, fragments d'architectnre et de sculpture (beaux pieds), crochets de fer et de plomb des métopes, lampe chrétienne en bronze, le tout de Sélinonte.

Après un certain nombre de fragments divers, viennent les parties inférieures de deux métopes du temple F, du milieu du w s. av. J.-C. ; elles représentent le combat des dieux et des géants, scènes d'une grande vérité, pleines d'animation, surtout celle de la seconde métope.

Au mur du fond, quatre *métopes du temps où l'art s'était développé davantage, du temple E (commenc. du v^ s.). Elles produisent un ertet très pittores(|ue entre les triglyphes étroits qui les accompagnent et se distinguent par une grande sûreté de composition, beaucoup de finesse dans les détails (les nus des femmes sont eu marbre), mais il y manque encore la liberté dans les mouvements et les draperies, et le sentiment du beau de l'art attique. Elles représentent: 1, Hercule tuant la reine des Amazones; 2, Junon se dévoilant devant Jupiter; 3, Actéon dévoré par les chiens de Diane, qui lui a jeté une peau de cerf, selon le poète sicilien Stésichore; 4, Minerve tuant le géant Encelade.

Du côté des fenêtres, encore une métope fort détériorée. Puis des fragments d'architecture de Sélinonte, en partie avec traces de peinture, rouge foncé et bleu sur fond de stuc blanc. A l'extrémité, grands fragments du petit temple B (p. 342; \^ s. av. J.-C.) de Sélinonte et sur un chevalet, fragments de cymaise (sima) à fine ornementation. A (Ir. en entrant, deux métopes archaïques, l'une représentant l'enlèvement d'Europe , l'autre un sphinx (?), à g., une métope toute mutilée, toutes trois trouvées à Sélinonte en 1892, enfin une quatrième représentant Junon et Mercure. Dans les armoires du côté de l'entrée, terres cuites de Sélinonte, plaques de revêtement en terre cuite peinte, entablements des plus anciens temples de Sélinonte, et à côté les dessins.

Les deux salles voisines renferment le muske étrus^k'k, composé de sculptures de Chiusi. Un escalier descend ici à la salle souterraine, qui est aussi grande que celle des métopes et qui renferme les objets trouvés par M. Salinas à Sélinonte, dans les nécropoles et dans l'enceinte sacrée à l'O. du Modione (p. 343).

La granile cour à arcades, dite Coktilk Gkandk, ancien cloître où l'on parvient du vestibule par la porte du milieu, vis-à-vis de l'entrée, est d'un eltet très pittoresque, grâce à ses palmiers, ses parterres de tieurs et son jet d'eau, dans le bassin duquel poussent des pajiyrus de Syracuse. Elle contient des sculptures et des inscriptions antiques, k dr. de provenance sicilienne et à g. de provenance étrangère ou inconnue. Devant le mur d'entrée: Claude (?), statue assise, la majeure partie en plâtre, flancpiée tle deux statuettes romaines en porphyre et en granit, de style égyptien; statue dt> Jupiter fortement restaurée, lieTyndaris: deux can-

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délabres romains en marbre; statue de Jupiter assis, de Solunte. — Au mur de dr. : cinq peintures murales avec masques, de Solunte; devant, tombeau préhistorique des environs de Païenne; 416, femme assise entre deux lions, qui, à en juger par les vêtements qu'on leur voit, avaient un corps humain, de Solunte; au mur, n» 464, une inscription votive phénicienne, dédiée à Baal Ammon, avec dessin gravé, de Lilybée; n» 704, une statue d'Isis; enfin un bel encadrement de poi'te du xvi<= s. et un fragment de trépied avec un serpent. Dans la salle voisine, les objets trouvés à Salemi. — • Plus loin, au mur de g., reproduction d'une fenêtre de la cathédrale de Monreale; plus loin, 717, Esculape; 752, Diane et l'Amour, représentés comme regardant Endymion endormi ; en face, un tas d'échantillons d'agate de Sicile; 715, Alcée; 781, fragment de la frise du Parthénon; à crjté, petits bas-reliefs funéraires d'Athènes; presque au bout du mur, deux petits bas-reliefs grecs, le 773, un Jeune homme avec un vase à onguent, et le 777, une Danseuse.

En face de l'entrée de la grande cour, on passe dans la belle petite cour entourée d'arcades dite Cortile del Tritoke qui renferme, pittoresquement disposés entre des plantes vives, des sculptures, des inscriptions, des fragments d'architecture du moyen âge et de la Renaissance. Au milieu, un Triton, du xvi* s., d'une fontaine du palais Royal. Au mur d'entrée à g., n" 1019, très jolie Vierge de Gcujini; à dr., n° 1039, autre jolie Vierge en bas-relief, et la colonne de la place de la Croix-des-Vèpres (p. 311). Les deux petites salles latérales, dont les portes ont de riches encadrements de la Renaissance, renferment deux voitures de gala de la ville, au xviii* s. — Au mur de dr., belle porte du xvi'' s. De jolies colonnes du palais Sclafani encadrent l'escalier des étages supérieurs (v. ci-dessous). ^ A la paroi du fond, à g., une Vierge peinte, de 1500 environ. — Au mur de g., un autel en tuf, avec ornements goth., du commencement du xvi« s. — La porte du milieu à arcade brisée, du palais Sclafani (p. 306), donne entrée dans une pièce latérale dite

Salle St-GeorCtEs, où se trouve un retable avec St Georges, iVA. Gagiid (1526). A dr. de l'autel, une fresque de Giuseppe Salerno {Zoppo di Gaitgi; vers 1600) et V autel St-Louis, dont les colonnes ont encadré le Spasimo di Sicilia de Raphaël (v. p. 314); en face, n" 1220, une statue de la Vierge, peinte et dorée, de 1500 env. ; n" 998, une tête de la Renaissance. A g. de l'autel St-Georges, un double portrait en relief et des moulages d'œuvres des xiVxvi<^ s.

En face de la salle St-Georges, on monte au

I*'' étage. — Les cinq marches à g. mènent à la salle Arabe qui est consacrée à l'art arabe en Sicile. An-dessus de l'entrée, une copie en couleurs d'un caisson du plafond en bois de la chapelle Palatine (p. 304). En face, un moulage de la voûte à stalactites et

a-io lit- w. ^4.

PALERME

Musée Natiottal.

dans le haut, autour de la salle, un nioulafçe de l'inscription de la Cuba (p. 328). Aux murs de la salle, boiseries seulptées et peintes, et consoles du moyen \xg\i: partie de plafoiul en bois, de style arabenormand, que les aii;;les qui s'y trouvent l'ont dater du temps des Hohcnstaufcu; eliam branle en bois du couvent de la Martorana; puis, i|uantité de sculptures en bois, grilles de fenêtres arabes, portes, balcon, le tout provenant du Caire. Sur les consoles et dans les vitrines, beaux vases en bronze, magnilique *vase en terre, blanc et or, de Mazara; poterie line en terre blanche; parmi les bronzes, un astrolabe de i)55; inscriptions de toiubeaux arabes.

La petite salle voisine renferme le legs de la marquise de Torre- Arsa, duchesse tle Serradifalco, surtout de vieilles peintures des écoles italiennes et flamande et des sculptures modernes, en somme peu intéressantes. On y remarquera une l:iacchante par Villareale (m. 1.S54) et ([uatre assiettes en faïence d'Urbin.

La SALLE DE Serpotta renferme les belles sculptures et les ornements en stuc de deux chapelles, par Serpotta. On y a. en outre déposé provisoirement des armes et des bronzes. — Puis, il g., le coRKiDoK DE i.'OuKsr (Cortùloio di Ponente) renferme des ouvrages en fer forgé de fabrication sicilienne et en face, des vases antérieurs à l'épocpie hellénique, puis de très gracieux ouvrages de genre, des ligures de femme polychromes comme celles de Tanagra, des iv'' et iii« s. A g., dans une chapelle où l'on entre par une porte vitrée, un *buste d'Eléonore d'Aragon par Franc. Lauraua (xv* s.), un dessus de table en argent et des meubles artistiques. — Kn face de la salle de Serpotta, dans le cokkidok du Sud (CarMuiti di Mezzogim'iio), majoliques de Sicile, de Faenza, de Pesaro et d'Urbin; au mur de g., collection intéressante de carreaux de faïence, avec ins('riptions et ligures, (|u'on mettait aux maisons pour on désigner les propiiélaires; à dr., une Vierge de l'atelier d'Andréa dellu lîobbia, et un peu plus loin, dans une armoire, un magnilique vase de Kaenza.

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Ensuite, par un vestibule, à dr., où sont des bronzes étrusques et des lingots de plomb avec empreintes romaines, on parvient à la SALLE DES BRONZES ANTIQUES: à dr., uu beau groupe de fontaine, *Hercule avec la biche aux pieds d'airain, trouvé en 1805 à Ponipéi; à g., un grand *bélier, qui se trouvait, dit-on, depuis le xi* s. à Syracuse, et qui est frappant de vérité; aux murs, armes, vases en bronze et tuyaux d'aqueduc en plomb; trois peintures murales de Pompéi, la plus grande représentant une chasse.

Salles des vases grecs, l""» salle, à côté du vestibule: vases à figures noires ou rouges provenant en grande partie de l'Italie méridionale; vases noirs imitant le métal. — 2« salle (l'origine des objets est indiquée dans le haut des armoires) : vases corinthiens du vi« s. av. J.-C. (surtout de Sélinonte, à dr.) et vases attiques (surtout à g., de Gela). Parmi ces derniers, trois vases superbes des v* et IV* s. av. J.-C. : sur la table du milieu, un vase à figures rouges, avec un combat d'Amazones; sur d'autres tables, n'^ 656, l'Expédition de Triptolème, et 1(528, Apollon et Diane, Bacchus et Ariane. Sous verre, une coupe trouvée avec un corail ([ui s'y est attaché.

Corridor du Nord (Corridoio di Tramontana), au delà d'un passage où se trouvent surtout des vases «bucchero» de Chiusi: vitrines contenant des terres cuites siciliennes, figurines, bas-reliefs et masques ayant servi d'ornements architectoniques, petites figures de divinités (ex-voto), parmi lesquelles il y en a des vi* et v« s. av. J.-C; figures d'animaux destinés au sacrifice; lampes; armes et ustensiles en bronze, un caducée d'Imachara (p. 356); plombs de frondes de la guerre des Esclaves, avec l'inscription «L. Piso L. F. Cos.» et autres d'origine phénicienne; ivoires, entre autres une tessère, de Lilybée: deux mains, «symbole de l'hospitalité d'Himilchon Annibal Chlores envers Lykon, fils de Diogénète»; enfin, antiquités préhistori<|ues de la Sicile, poteries et armes en pierre.

Cabinet de numismatique, à g. du corridor. Aux deux extrémités de la l"* salle, quatre vitrines contenant des monnaies, des médailles et des coins, tous modernes. Au milieu, dans la l'** et la 3« vitrine, et au mur, objets du culte, en or, en ivoire et en émail; ouvrages en corail de ïrapani (xvii<= s.). Dans la 2« vitr., d'un côté, émaux byzantins et limousins, objets de parure antiques, tels que couronnes en or provenant de tombeaux, fibules en argent, anneaux et gemmes, anneau byzantin avec petites figures en nielle; de l'autre côté de l'armoire, une excellente collection de monnaies antiques de la Sicile. Dans les embrasures des fenêtres, divers objets de parure.

Dernière salle: magnifiques ornements d'église des couvents de S. Francesco et S. Cita, entre autres, beaux ouvrages de la Renaissance, harnais ayant appartenu au marquis de Villena, tapisserie du XVII* s.

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Il" étage. — On y monte par l'escalier à g. devant la salle Arabe (p. 319) et l'on arrive à la galkuik dk i*kintui{k actuellement en transformation. (Provisoirement, on passe par une petite porte immédiatement à g. de l'entrée, pour monter au III" éïauk, où l'on a rassemblé, sous le nom de Miiseo del Risorgimento, des portraits et des curiosités historiques et ethno}2;raphiques siciliennes, datant en i)artie des révolutions de 1848 et 1860 en Sicile, ainsi qu'une collection de dentelles siciliennes et de costumes des Albanais établis en Sicile.) — Du Corridoio di Tramontana, on tourne tout de suite à dr. pour entrer dans le Corkidoio di Ponente qui renferme des terres cuites et des gravures de Sicile et dans les salles voisines, avec des tableaux et des fresques (surtout de T'ominasode Viyilia, p. 297) de l'école sicilienne des xv^-xix" s. — Dans le Corridoio DI Tramontana, où l'on rentre, une collection de vieux cadres de tableaux et des sculptures sur bois. Au milieu, îi dr., l'entrée des trois salles principales.

I'«= SALLE. Scuole Diverse. A part une Ste Kosalie iVAnt. van Dyck, il y a peu de chose de valeur: à dr., 538, Marco del Pinu, Conversion de StPaul; 532, 534, Vasari, la Manne au désert; à g.', 202, Vanni Pisano, la Vierge et l'Enfant; 73, Barthélémy de Camulio (Camogli près de liênes), la Vierge et l'Enfant (134(5); au mur d'entrée, 14G, manière de Raheiis, Ste Famille; 535, Fil. Paladini, St Micliel.

II'' SALLE, dite Sala del Romano. Pour la plupart, tableaux de Vincenzo di Pavia, il Romano (p. 298) : à g., 01, la Flagellation du Christ, avec l'inscription: «Expensis nationis Lombardornni, 1542»; à dr., dans le haut, 88-93, six panneaux représentant l'histoire de la jeunesse du Christ et dont le plus charmant est celui de la Présentation (93); 97, la Vierge comme libératrice des âmes du pui'gatoire. Ecole de Messine (Antonello da Sulibaf), 103, St Thomas d'Aquin vainqueur de l'hérétique Averroès; 102, Descente de croix, le chafd'œuvre de Vincenzo, d'un ton un peu gris, mais harmonieux, très bien exécutée et pleine d'expression. Devant, sur un chevalet: Antonello da Saliba (Antonello da Messinaf), l'Annonciation, aciieté en 1907. En face, 169, Vincenzo, St Conrad, tableau avec prédelle. A dr. et à g.: 98, Ruzuloi/e (p. 298), Descente du Saint- Esprit; 161, Quartararo, St Pierre et St Paul (1494).

IIP SALLE ou Sala del Novelli (p. 298). Elle renferme surtout des œuvres de ce dernier des grands peintres siciliens (p. 297), propres à le caractériser: à g., 120, son portrait; en haut, 194 et 196, restes de la fi-esquc du Spedale Grande (copie de cette fresciue à la paroi du fond); 110, la Vierge et des saints; 450, l'Annonciation; 114, St Pierre délivré de la prison. Au mur de dr. : 112, Communion de Ste Marie rEgyjjtienne; à g. dans le haut, 337, Ste Anne et la Vierge. Novelli a (|uelques types favoris qu'il reproduit volontiers; il ;i un penchant pour les proportions sveltes et plus grandes que

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nature, spécialement dans ses figures de femmes; mais, égal aux meilleurs peintres de l'école napolitaine, il anime d'une façon toute particulière ses figures de vieillards. — Au milieu, deux croix d'église (xv« et xvi« s.); modèle en bois du temple G de Sélinonte.

La perle de tout le musée, un objet d'art inestimable, se trouve dans le cabinet Malvagna, voisin de la salle du Romano, c'est le no 59 (sous verre), petit *triptyque de la vieille école flamande.

Ce petit tableau n'est pas indigne de van Eyck ; toutefois, la carnation claire des figures, l'exécution rappelant celle des miniatures et la façon de traiter les cheveux trahissent la main d'un peintre ultérieur. Il passe aujourd'hui pour une œuvre de jeunesse du maître anversois Mabtise (vers 1601), mais il est probablement postérieur (pas avant 1515) et appartient plutôt à Vécole de Gérard Bavid à Bruges (C'ornelis van àoninxloof). Ce petit autel est au premier rang des créations de la vieille école flamande; autrefois propriété du prince de Malvagna, il a été offert au musée comme étant un Durer; il se trouvait dans une boîte brune, également conservée, garnie de cuir et d'ornements gothiques de l'époque où il fut exécuté.

En outre, dans ce cabinet: 48, Holbein, portr. d'homme; 5, le Carrège (?), tête du Christ; 406, Raphaël (f), Judith; 58, Memling (§), "Vierge ; 35, A. van Dyclc (?), la Famille de Rubens ; 60, le Garofalo, la Vierge; 230, P. Potter (f), paysage avec un taureau.

Dans le corridor du Nord, à l'extrémité, et dans deux salles voisines, le legs Agostino Gallo (toiles de Novelli d'après Rubens, Velasquez, etc.) et autres tableaux de l'école espagnole.

La via Roina mène de l'entrée du musée National vers le S.-E. à la piAzzA S. Domenico; au milieu, sur une haute colonne de marbre, une statue de la Vierge (par Gr. B. Ragusa, 1726) dont l'auréole éclaire la nuit la place à l'électricité. Le côté E. de la place est occupé par S. Domemco (pi. D 4), église construite en 1640, pouvant contenir jusqu'à 12000 personnes (si la porte est fermée, demander la clef via Monteleone, 22). Elle a de bons tableaux de Novelli et de Vinc. di Pavia, mais surtout de nombreux médaillons, bustes et monuments de célébrités siciliennes, des Scinà, Meli, Ventura, Piazzi, Novelli, Rugg. Settimo, Serradifalco, Amari. Dans la chapelle à dr. du chœur, au pilier du coin, à g., un très joli bas-relief représentant la Vierge avec des anges, par Ant. Gagini; à dr., une Pietà de son école. A côté de cette chapelle, k la sortie, un grand monument funéraire par Nicolini à la mémoire de Franc. Crispi (1905; V. p. 316).

Derrière S. Domenico, via Bambinai, V Oratorio délia Conipagnia del Rosario di S. Domenico, décoré de stucs par Serpotta; au maître-autel, belle *Vierge du Rosaire (1624-1627) par van Dyck ; bons tableaux par Novelli (le l'''' à g. à côté de l'autel, le petit en face de l'autel et le plafond). Clef au n» 16, à dr. à côté.

Non loin de là, S. Cita (pi. D 4) , église bâtie en 1369. On y voit au fond du chœur, derrière le maître-autel qui la masque, une composition en marbre par A)it. Gagini (1517), le seul ouvrage de

324 m If- '^-l- TAliERME. -^-S. Ainnimiata.

grande (liiiiensioii (jue le maître ait laissé ;\ l'aleniic: la Nativité (lu Christ et la Mort de la Vierge, Hanqucs do quatre saints, et entourés d'anges et de riches ornements. Jja chapelle à g. du chœur, avec crypte, sarcophages et monuments, est celle des princes de Trabia. Dans la chapelle à g. de là, le tombeau de Xirotta, de l'école de Gagini: en bas, St Antoine avec le Centaure et St Jérôme; en haut, la Vierge entourée d'anges. — Dans la via Valverde (à g.), derrière S. Cita, VOratitrin délia Comjionnia del Rosario di S. Cita, décoré de stucs par Serpotta, avec bancs incrustés de nacre et, à l'entrée, une table avec une énorme plaque d'agate. Au maîtreautel, le Kosaire par C. Maratta. — En continuant par la via Valverde et en tournant à dr. dans la via del Seminario, le séminaire grec dont dépend l'église /S^. Niccolô dei Greci (entrée à côté, porte n» 6), intéressante par son iconostase. Cette église et le séminaire appartiennent à la colonie des Grecs albanais.

En face de l'entrée principale de S. Cita, la belle porte normande du conservatoire de musique, qui donne aussi accès à l'église SS. Amiunziata, construite vers 1500, avec façade renaissance tournée vers la via Squarcialupo; à l'intérieur, jolis chapiteaux et plafond peint de 1536 (clef chez le portier du conservatoire; petit pourb.). Puis S. Giorgio dei Genovesi (pi. D 4), fort jolie construction renaissance, de 1591. I/a deuxième travée est supportée de chaque côté par quatre colonnes. Dans la l*'* chap. de dr., le Rosaire par L. Giordano; au maître-autel, St Georges par Palma le Vieux; au-dessus de la porte de la sacristie (à dr. du maître-autel), St Luc par Paladino; dans le sol, parmi les pierres tombales, celle de Sofonisba Angnissola (lfi32), femme peintre.

De l'anc. Porta S. Giorgio, on parvient à dr. à la piazza délie Tredici Vittime (place des Treize-Victimes), ainsi nommée en l'honneur des victimes de la révolution du 4 avril 1860, fusillées fi cet endroit; leurs noms se trouvent inscrits sur le soubassement de l'obélisque érigé à leur mémoire au milieu de cette place. Pins loin, le fort de Castellammare (pi. D E 5), détruit en grande partie en 1860, et le port de la Cala (pi. CD 5), mentionné p. 312. A côté du fort, la petite église de Piè di Gratta, construite en 1565 andessns d'une grotte, maintenant encadrée d'une jolie arcade. — La via S. Sebastiano mène à la via Giovanni Meli où se voit immédiatement à g. l'église S. Maria Nuova (pi. D 4), rebâtie au xvi® s. ; le porche rappelle celui de S. Maria délia Catena.

Dans le nouveau quartier au delà de la Porta S. Giorgio, via Principe Scordia, les statues des industriels Vinc. Florio (17'.V.)- 1868), à dr., au coin de la via Onorato, et Ignazio Flurio (1839- 1891), à g., sur la place de ce nom (pi. E 4-3), érigées, la première en 1875, la seconde en 1904. Les deux Florio sont les fondateurs de la compagnie de navigation (p. 303) et des chantiers qui portent leur nom, de la société des mines de soufre (p. 366), des celliers

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Florin à Marsala et des grandes pêcheries de thon (p. 350). Dans le voisinage, l'église anglicane (pi. E 3).

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