IV. La via Maqueda (partie N.), le musée, S. Domenico
En allant des Quattro Canti (p. 308), dans la partie N. de la via Maqueda (pi. CI) 3), vers la Porta Maqueda, on voit à dr., près d'un escalier qui descend à la piazza Nuova (pi. C3), la petite église S. Maria délia Volta, qui a, au 2« autel de dr., une Vierge de Brescianino.
Plus loin dans la via Maqueda, à dr., la via Bandiera (pi. D3-4), qui mène à S. Pietro Martire (n° 70), église possédant des tableaux de Vincenzo di Pavia (p. 298), une Mise au tombeau et une Vierge de la Grâce, et plus loin au palais Piefratagliata (n" 14), du xv" s. — De l'autre côté de la via Maqueda, une rue qui porte sou nom mène à l'église S. Agostino (pi. D 3), dont la façade et la rose du xiv« s. montrent la persistance des formes romanes, puis au marché dit Mercato degli Aragonesi (pi. D2) et à S. Marco, petite église de la Renaissance, au S.-O. de la place.
A l'extrémité de la via Maqueda, à g., le théâtre Massimo [Vittorio Emanuele ; pi. D3; tramw., v. p. 300), édifice grandiose, sur les plans de G. B. P. Basile (m. 1891), achevé en 1897 par son fils. C'est un des plus grands théâtres de l'Italie (3200 places). Sur le perron, deux groupes monumentaux en bronze dus à des artistes de Palerme: à g., un lion avec la Poésie lyrique, par M. Rutelli; à dr., un autre lion avec la Tragédie, par B. Civiletti.
Devant la Porta Maqueda (pi. D E 3) s'étendent la via et la PIAZZA RuGGiERo Seïtimo (pi. EF3). Outre le Politeama Garibaldi (de 1874), on y voit encore deux monuments en l'honneur de patriotes siciliens: à dr., Ruggiero Settimo (p. 291; m. 1862), en dernier lieu président honoraire du sénat italien; à g., Carlo Cottone, prince de Castelnuovo, ministre en 1812, pendant le court régime parlementaire (p. 290).
La via della Libertà (pi. F G 3-2), qui part de la piazza Ruggiero Settimo au N.-O., est la promenade du grand monde vers le soir (au cœur de l'été à la Marina, v. p. 314). Sur la piazzetta Crispi (pi. G 2), à dr., on a érigé en 1905 un monument de Crispi, bronze
31G tu H- 24. PALKRME. Jurdln Anghiis.
par Mario Kutelli. Franc. Crispi (1819-15t01), né à Ribera (p. 3r)3), l'ut député (k' ralernif pendant de longues années. Q,uel(|ues pas plus loin, à g., s'élève depuis IS'.t'i la stattxe équestre de Garibaldi par Vhic. Ragiisa de l'alernie. Le geste du héros rappelle les paroles ciu'il adressa à son camarade Bixio après la bataille de CalataUnii: «Nino, doniani a Palermo». Les deux bas-reliefs en bronze du socle, représentant les «mille» à Calatafimi et à Capoue, ainsi que le lion de Caprera brisant la chaîne de la tyrannie, sont de Mario Midelli. — En face du monument s'étend le beau parc public dit Jardin Anglais {Giardino higlese; pi. G H 2).
Les jardins de la villa Trabia, situés Ji l'O. (pi. G 1), et, daus la matiuée, ceux de la riUa Sperlintia, au N.-E. du Jardin Anglais, sont également accessiljles en l'absence des propriétaires; pourboire.
2 kil. plus loin, au bout de la via délia Libcrtà (omn., v. p. 300) et H 2 min. à l'O. de la porte Leoni (p. 327), on a inauguré eu 1910, le jour du 50'' anniversaire de l'entrée de Garibaldi (p. 304), un monument aW Uiiitù d'Italia, œuvre de l'architecte Basile et du sculpteur Ugo.
La via délia Bara (pi. 1)3), en face du théâtre Massinio, mène à la piAZZA dkll' Olivella où. se trouve l'église du même nom (pi. D3), qui possède, au 2*" autel de dr., une Adoration de l'enfant ■Jésus par (t. A. Sogliani, lo'igeplus loin l'anc. couvent des Filippini utilisé depuis 1866 comme musée National, et débouche dans la nouvelle via Roma (p. 311) où l'on entre immédiatement à dr. au
*Musée National (pi. D3-4). Il est ouvert en sem. de 10 h. ;ï 3 h. et le dim. de 11 h. à 3 h.; fermé les jours de fête reconnus par l'Etat (comme à Naples, p. xxv), ainsi (pie les trois derniers jours du carnaval et de la semaine sainte. Entrée 1 fr. ; libre le dim., jour où beaucoup de choses ne sont pas visibles. Vestiaire, 10 c. Directeur du musée et de la soprintendenza dei Monumenti (p. 309), le prof. Ant. Salinas. (îuide par le même (3* éd., 1901).
Rez-de-chaussée. — On entre d'abord dans un étroit vkstiuule qui contient des moulages d'un chapiteau du tt mple G de Sélinonte et de l'un des gigantes(}ues télamons du temple de Jupiter à Girgenti.
A g., une petite salle où sont deux sarcophages phéniciens de Cannita (p. iVM), à l'E. de l'alernie, (pii trahissent l'inHuence grecque. — A g. s'ouvre la sali-k uf. Panhkmk (l'alernie). liC sol et l'un des murs sont couverts de grandes mosaïques de pierre trouvées en IS()9 sur la piazza délia Vittoria; celle ((ui est sur le sol (11 m. 68 sur 8 m. 64) présente des sujets mythologiques et des têtes colossales d'Apollon et de Ne{)4une, la seconde pleine d'expression; celle qui est au mur (6 m. 14 sur 5 m. 55) représente Orphée au milieu des animaux. Parmi les inscriptions de Païenne, celle qui porte le u" 390 est une inscri|itiou chrétienne de l'an 448.
Plus loin, la .sallk du Faunk (S. del Faimo). Immédiatement à dr. en entrant, 1028, la «pierre de Païenne» revêtue d'une
Musée National.
PALERME