I. Acquasanta. Mont Pellegrino. La Favorite
Env. 4 kil. de la piazza Mariua à Acqiiamnfa (tramw. v. p. 300, voit, p. 300: V. le plan, C-H 4-5 et H 6, et la carte). — 3 kil. de chemin carrossable de la Porta S. G-iorgio à Falde, au pied du mont Pellegrino (tramw., V. p. 300; V. le pi., E-H 4; voit, à 1 cliev., 1 fr. 50); de là, chemin cavalier à la grotte de Ste-Rosalie, 1 h. Va env. ; àne (le commander d'avance en ville), 4 fr. avec le conducteur. De Palerme à la grotte et retour directement, il faut compter 5 h. y compris l'arrêt. En été, on fera cette excursion de préférence le matin. — 5 kil. de la piazza Ucciardone (pi. G 4) à la Favorite (tramw., v. p. 300; v. au.ssi p. 327). — 5 kil. de la Porta Maqucda à la Favorite: omnibus (p. 300) de la Porta S. Antonino (pi. A4) par la via délia Libertà jusqu'à Leoni (v. le pi., D 3-H 2, et la carte); voit, à 1 chev., plus agréable, env. 4 fr.
326 ///• Ji. 25. MONT PELLEURINO. Environg
La VIA Francksco Crispi (pi. E F 4), large quai au delà de la Porta S. Giorj,'io (pi. D E4), se bifurque à la piazza Ucciardoiie (pi. G4): en face, la route du mont Pellej^rino et de la Favorite (p. 327); à dr., la via del Molo, qui se prolonge, sous le nom de via dell' Acquasanta, jusqu'au chantier de construction maritime (cantierc) et ;\ Acquasanta, quartier fréquenté en été pour les bains de mer (p. 300). Un peu en deçà, le vieux cimetière anglais qui mérite d'être vu (15 à 20 c). Quelques min. plus loin, le grand liôtel Villa Igiea (p. 299), avec parc et terrasses au bord de la mer (restaurant; belle vue, surtout vers le soir). Derrière, l'entrée de la superbe villa Belmonte (fermée au public), dont le beau jardin s'élève sur le versant du mont Pellegrino.
D'Acquasanta à Arenella et Valdese, v. p. 328.
Le prolongement de la via Franc. Crispi (v. ci-dessus) se bifurque à son tour à la piazza Griachery (pi. H 4), à côté des carceii, prison cellulaire. La via Sampolo (pi. H 3), à g., conduit à la Favorite (p. 327); la via del Monte Pellkgkino, à dr., jusqu'au pied de la montagne, à la Punta di Bersaglio, on l'on arrive en 5 min. eiiv. de Falde, où s'arrête le tramway.
Le *inont Pellegi-ino, très belle montagne calcaire isolée, de 600 m. d'altitude, qu'on reconnaît de loin à sa forme caractéristique, s'abaisse en pente assez douce du côté de la Conque d'Or, tandis qu'il est escarpé du côté de la mer. Il s'appelait Heirkte (que d'autres cherchent en face, sur le versant oriental des monts Billiemi) du temps d'Amilcar Barca, qui y cultiva du blé de 247 à 245 av. J.-C, lorsqu'il s'y établit avec ses soldats pour tenir en échec la garnison romaine de Panorme. Il était couvert de taillis au xv« s. Aujourd'hui encore, ses rochers fortement crevassés ne sont pas complètement nus, mais sont partiellement recouverts de genêts et d'herbages propres à servir de nourriture aux troupeaux de vaches et de chèvres. — On y a commencé un chemin de fer à crémaillère, abandonné à l'heure qu'il est, si bien qu'on se gardera de suivre à la montée le tronçon de voie qui est achevé.
Le chemin en zigzag qu'on aperçoit déjà de la ville est facile à trouver; d'abord fort raide, plus tard moins fatigant, il est en partie pavé de pierres lisses et n'est praticable qu'aux piétons et aux cavaliers. Au bout de 1 h. '/4 à 1 h. '/.,, on arrive par là, sur le versant N.-O., à un rocher du sommet qui surplombe.
La, grotte de Ste-JRosalie, dans l'intérieur de ce rocher, a été transformée en chapelle; à côté, à g., se trouve la maison du prieur et des pères (sonner à l'étage supérieur). Ste Rosalie (m. vers 1170), d'après la tradition, tille du duc Sinibalde et nièce du roi Guillaunie II (p. 290), se retira par piété dans cette grotte, à la tieur de la jeunesse. Ses reliques, qu'on y a découvertes en 1624, i)assent pour avoir délivré de la peste Païenne dont elle est depuis lors la patronne. Les
de Païenne. LA FAVORITE. lH- R- 25. 327
fidèles se rendent en masse en pèlerinage à la grotte le 4 septembre (V. p. 302).
La petite caverne où la sainte faisait ses dévotions, est richement décorée et éclairée de bougies; des conduits eu font écouler au dehors l'eau qui y dégoutte continuellement. Devant, la statue de Ste Rosalie, couchée et couverte de riches vêtements d'or; c'est une œuvre du Florentin Gregorio Tedeschi. La tête et les mains eu marbre blanc ont beaucoup de naturel.
Une min. plus loin, une maison de paysans où l'on peut se procurer du pain et du vin (faire prix!), et le rest. Argos-Eden ouvert le dim. seulement. Un sentier raide mène à dr. en '/g h. env. au Semaforo, poste d'ol)servation sur la cime de la montagne, d'où l'on a une *vtie magnifique sur la délicieuse vallée encaissée de Païenne, sur les nombreux caps de la côté N., les îles Lipari de l'O. et l'Etna dans le lointain. — En allant au contraire droit devant soi à partir de la maison de paysans déjà mentionnée, on arrive en ^2 b. à un petit temple au N.-E. de la montagne; la statue colossale de la sainte qui s'y trouve a eu la tête refaite déjà deux fois, la foudre en ayant abattu deux, qu'on voit en bas. Belle vue sur la mer.
En se faisant indiquer le début du chemin, les bons marcheurs peuvent aller à l'O. des maisons jusqu'à la gorge dite Valle del Porco par des pâturages de plain-pied, et descendre directement sur le versant de g., au S.-O., dans cette gorge à la Favorite (3/4 d'h.), par des sentiers de chèvres très scabreux ; autrement, il faut revenir sur ses pas. Par ce raccourci, on arrive près de deux petits temples ronds, d'où l'on va tout droit au château.
La Favorite, située à l'O. au pied du Pellegrino, dans la Conque d'Or, est un domaine royal, avec château, jardins, belles avenues, bois luxuriants d'orangers, pelouses et vastes champs de culture de toute sorte, entouré de villas de la noblesse de Païenne; toute la contrée porte le nom de i Colli. Le château (pourb. 50 c), construit par Ferdinand IV dans le goût chinois, a quelques pièces de style antique. De la terrasse du 2" étage où l'on est conduit par un gardien, *vue superbe sur le golfe et la Conque d'Or, jusqu'aux baies de Mondello et de Sferracavallo.
La Favorite est ouverte de 9 h. du mat. à la nuit tombante; on s'y rend par le tramway électr. de la piazza Marina à S. Lorenzo (p. 300), qui a une halte à l'entrée principale, la porte Leoni (restaurants Favorita et Eden ; 2 min. à l'O., le monument all'Unità d'Italia, p. 316), d'où il y a 3/4 d'h. de marche jusqu'au château; il est cependant plus commode de ne quitter le tramw. qu'au point terminus, <S'. Lorenzo (v. la carte p. 324) et de prendre à dr. par la via dei Quarticri, puis à g. par la via Pallavicini pour arriver au château en 1/4 d'h. L'omnibus (p. 300) s'arrête à la porte Leoni; mais comme les dépendances de la Favorite sont très étendues, il est plus agréable de prendre une voiture particulière (p. 300). Les piétons se rendent du château à l'E. à la fontaine d'Hercule et delà au S. à la porte Leoni.
A mi-chemin entre S. Lorenzo et Resuttana, les amateurs visiteront l'Istituto Agrario, ferme modèle fondée par Carlo Cottoue , prince de Castelnuovo (p. 315). Vers le S., à l'extrémité N.-O. de Resuttaua, la villa Sofia, propriété de M. R. Whitaker; dans le magnifique jardin, palmiers et collection d'orchidées, visibles les lundi et vendr., en s'adressant au directeur.
Bœdeker. Italie méridionale. 15« éd. 21
328 ni- K- 25. LA CUBA. EuvirouH
11 est très intérossant de pousser l'excursion an delà de la Favorite, an N., par PaUaHcino, avec une villa du prince Scalea, jnsqu'il la jolie haie de Minidello (chemins carrossables, 4-5 kil.) (|ui a une plaj^e sablonneuse, fort appréciée par les baigneurs et quebiues maisons désignées sous le nom de Valdese. Rafraîchissements à Mondello, '/j h- P'"s loin. J?eau sentier de Valdese à Acqiiasaiita (p. 3"2G; env. 2 h.) par Arenella (Trattoria Astrachello, au bord de la mer), en contournant le mont Pellegrino par la côte.
H. Monreale. S. Martine.
7 kil. jusqu'à Monreale. Tkamway électk. (p. 300) de la piazza Bologui (pi. C3; conespoud. îi la piazza Indipeudeuza, pi. B 1) par Roccii (5 kil.) on gravissant la montagne jusqu'à la place de la eatliédrale à Monreale (40 min. ; dép. t. les '/a h-! P'ix 50 c, 30 c. au retour). A partir de Roeca, une petite voiture spéciale à système funiculaire gravit une rampe de 12% au maximum, sur une longueur de 1 kil.; c'est la première voie de ce genre en Europe. — Voit., v. p. 300.
On recommande aussi l'excursion de Porrazzi (jusque là, tramw. p. 300) à pied par la route de Parco jusqu'en dessus de Villagrazia (1 h.) et de là en 2 h. traverser la vallée de l'Oreto (où le bon chemin n'est pas très facile à trouver), et monter à Monreale.
De Monreale par le chemin muletier à S. Martino (âne, à Monreale, où l'on n'en trouve pas toujours, 2 fr. 50 à 3 fr. 50) en 1 h. •/«, ou en 2 h. '|^ à 2'/i! l'ascension du Castellaccio comprise. On peut s'en retourner de S. Martino à Rocca, par une route qui passe à Boccadifalco (p. 331) en 1 li. '/g (pas d'auberge en chemin, emporter des provisions de bouche). Cependant, on fera mieux, si l'on ne craint pas la descente incommode du côté de Monreale, de faire toute l'excursion en sens inverse. Voit, à 2 chev. de Palerme pour S. Martino par Rocca et Boccadifalco (avec excursion à Baida, p. 331), par des chemins négligés, en partie assez escarpés, de sorte qu'on ne saurait recommander cette course, env. 15 fr. et un pourb. ; beaucoup moins de Rocca où les voitures sont mauvaises (faire prix dans les doux cas). On évitera de se mettre en route seul, la contrée n'étant pas tout à fait sûre, surtout vers le soir.
Porta Naava (pi. B 1), v. p. 305. Le prolongement du corso Vittorio Emanuele, le corso Calatakimi, conduit en ligne directe à Monreale. A dr., après 10 min. de marche, l'Albergo délie Povere, grand hospice pour femmes indigentes. — 5 min. plus loin, à g., une caserne d'artillerie. Dans la cour, la Cuba, anc. château de plaisance (s'adresser à la sentinelle) bâti par (Tuillanme II vers 1180, d'après l'inscription arabe de la frise. L'intérieur, qui renferme dans l'espace du milieu quelques restes d'ornementation en stalactite, est fermé au public et sans intérêt. Le palais était entouré d'un grand parc avec des viviers. Un des pavillons du parc, la Cabola (Décaméron, v, 0), existe encore dans le jardin du chevalier Napoli, de l'autre côté de la route (10 min., n» 581 ; frapper à la porte, pourb.), au delà de celle qui conduit aux Capucins (v. ci-dessous).
A peine 250 pas au delà de la caserne d'artillerie, à dr., la strada di l'indeinonte, qui passe à g. devant l'asile des aliénés (Afaniconnu), imposant établissement île construction récente qui héberge 2500 pensionnaires, et conduit (7 min.) au couvent des capucins
de Païenne. MONREALE. III- R- 25. 329
( C'appucciniJ avec galeries souterraines de l(j21, où sont conservés les corps desséchés de riches habitants de Palernie. Le gouvernement italien a interdit ce genre d'inhumation depuis 1881. C'est curieux, mais peu réjouissant à voir (50 c. de pourb.). — De cet endroit, on va en 8 min. à la Zisa (v. p. 325), par la via dei Cipressi, puis à gauche.
Plus loin, sur la route de Monreale, à g., n° 248, le jardin d^ acclimatation, fondé en 1861 en vue d'essais agronomiques. Puis, à Y2 ^- *^^ ^^ Porta Nuova, également à g. de la route, un chalet (no 448) et une grille de fer désignant l'entrée de la charmante *villa Tasea, où feu le comte Tasca, un des premiers agriculteurs modernes de la Sicile, a fondé un établissement modèle. On traverse d'abord le beau parc entouré de grands jardins, tout droit en venant de la route, puis à dr. ; en voiture, on descend à l'entrée de la villa proprement dite. Beaucoup de palmiers et végétation luxuriante. Jolie vue du petit temple à dr. de la maison, sur la vallée de l'Oreto et Monreale. 30 à 50 c. au concierge en sortant.
Les maisons au pied de la hauteur de Monreale portent le nom de la Rocea (100 m.). Au delà, le tramway électr. monte rapidement sur un remblai; vue surprenante en arrière sur la Conque d'Or, Palerme et son golfe, et même, par un temps clair, jusqu'aux îles Filicuri et Alicuri de l'archipel des Lipari. — Un chemin carrossable, construit par l'archevêque Testa de Monreale, gravit en lacets le «mont royal» (350 m.; ^/^ d'h. à pied), où Guillaume II fonda en 1174 une abbaye de bénédictins et construisit la célèbre cathédrale (v. ci-dessous).
Monreale (300 m.; Rist. Savoia, 100 m. en deçà du point terminus du tramw.), ville de 23 556 hab., s'est peu à peu groupée autour de ces édifices, lorsque la localité fut devenue le deuxième siège archiépiscopal de l'île.
La **cathéclrale, basilique à trois nefs dans sa partie antérieure et, dans l'autre, construction byzantine de plan rayonnant, terminée par trois absides, a 102 m. de long sur 40 de large; c'est le monument le plus important que l'architecture normande ait laissé en Sicile. On admire particulièrement à l'extérieur le chevet aux arcatures entre- croisées faites de lave noirâtre. La façade est flanquée de deux tours carrées, comme dans les édifices du Nord. Magnifique portail à belles portes de bronze de 1186, par «Bonannus, civis Pisaims» ; les bas-reliefs représentent des scènes de l'histoire sainte, accompagnées d'inscriptions eu vieille langue italienne. Les portes de bronze des entrées latérales, presque aussi anciennes, sont dues à Barisano de Traui (p. 244). L'édifice, fort endommagé, surtout dans sa toiture à charpente apparente, par l'incendie de 1811, a été bien restauré depuis.
Intérieur. L'entrée est du côté g. ; si elle est fermée, sonner à l'extrémité dr. du porche. 17 colonnes de granit et 1 de marbre supportent les parois supérieures de la nef centrale. On monte par cinq marches au
330 IIJ li- ï5. MONREALE. Environs
transept, qui a quatre pilii-rn. Le» arcades liriséea, particulières à toutes les cunstructious uormuiides, sont le seul élément que l'architecture arabe ait laissé à la cathédrale.
Les niosaïqiien, achevées eu 118-', sont les plus grandes de la Sicile; elles recouvrent toutes les parois sur une surface de ti340 m. carrés et représentent en trois séries des scènes de l'Ancien Testament, de l'histoire du Sauveur et de celle des apôtres. Elles sont expliquées par des inscriptions latines. Dans la nef principale, l'Ancien "Testanieut jusqu'à la lutte de Jacob avec l'ange, deux rangées de 20 compositions chacune. Dans les bas côtés et le transept, le Nouveau Testament, deux rangées de 9 tableaux et deux de 15. Au-dessus des arcades du transept, des scènes de l'histoire des apôtres St Pierre et St Paul. Dans l'abside, le buste du Christ, avec l'inscription: 'I. Xp. o navxoxpàTdip ; au-dessous, la Vierge sur un trône, avec deux anges et entourée des apôtres; plus bas encore, 14 saints. Dans les niches des deux côtés, St Pierre et St Paul. Au-dessus du trône royal, le roi Guillaume II recevant la couronne des mains du Christ; au-dessus du trône archiépiscopal, Guillaume II offrant la cathédrale à la Vierge. — Des sarcophages dans le bras dr. du transept renferment les ossements de Guillaume l«' et de son tils Guillaume II. Le tombeau de Guillaume I'^ est un sarcophage eu porphyre, semblable à ceux de la cathédrale de Palerme; celui de Guillaume II est de 1575. — Dans le bas côté de g., la chap. du Crucifix, de ItiitO, avec belles sculptures sur bois dont les sujets sont tirés de l'histoire de la Passion. Dans le bas côté de dr., la cTiap. Sf-Benoît, avec bas-reliefs en marbre du xvni«s. — 50 à 75 c. au sacristain pour se faire ouvrir les chap. et se faire conduire sur le toit où l'on ne négligera pas de monter pour jouir de la *vue superbe qu'on y découvre. La porte de l'escalier est dans le coiu au commencement du bas côté de dr. ; il y a 172 marches.
Au S.-O. de la cathédrale est l'ancien couvent de bénédktins où Guillaume II amena des moines de la Gava (p. 190). L'entrée, ouverte jusqu'à la nuit tombante, est par la grande porte à dr. de l'église (1 fr., gratuite le dim.). Le ^cloître, seul reste du vieux couvent, est le plus grand et le plus beau de ceux du style italoroman; ses arcades brisées, ornées de mosaïques, sont supportées par 216 colonnes accouplées; tous les chapiteaux décorés de nombreuses représentations à ligures sont ditférents, de même que les fûts des colonnes; c'est un des plus beaux ouvrages de ce genre; dans la partie N., sur le chapiteau de la 9« colonne à compter de l'E., marque d'un tailleur de pierres, remontant à l'année 1200 euv.; à l'angle S.-O., une fontaine entourée d'arcades. Le cloître est dominé au S. par les ruines d'un mur très vieux, à arcades brisées. La partie moderne du couvent (entrée par la porte voisine) est aujourd'hui transformée en écoles; elle a un bel escalier en marbre avec une peinture de Pietro Novelli (p. 298) représentant Si Benoît et les supérieurs de son ordre (le gardien du cloître la découvre sur demande).
De l'égl. de la Madonna délie Croci, à '/^ d'h. au N., au-dessus de Moureale (30 c. Ji l'enfant qui sert de guide), la vue est encore plus belle que du toit de la cathédrale.
Une route de voit., riche en magnifiques points de vue, mais souvent enfermée entre des murs, mène en 2 h. de Monreale h. l'arco (\k 1)32) par la fertile vallée de l'Oreto, profondément encaissée. Les senti»rs oui raccourcissent sont presque impratical)lcs après la pluie, mais préférables
Sar un temps sec: on quitte la route carrossable au bout de 8 miu. près e la maison n" 60 et l'on passe à g. sous une arcade pour suivre ensuite les poteaux du télégraphe.
de ralerme. S. MARTINO. r^I- ^- 25. 331
Le Scale («les Echelles»), chemin cavalier pierreux (indicateurs rouges de la fin du tramw. jusqu'à la sortie de la localité), à l'O. de Monreale, conduisent, en offrant de niagnitiques vues sur la vallée de rOreto, Palerme et la mer, en ^/^ d'h. au point culminant du col que domine au N.-E. le sommet (764 m.) de la montagne couronné d'un fort auj. abandonné, le Castellaccio (au Club Alpin Sicilien, p. 299; entrée 30 c. ; rafraîchissements); on y parvient du défilé en 25 min. en montant à dr. par un sentier en zigzag commode; vue encore plus étendue. Du col, on redescend en '/g li- ^ ^U *i''^- '"*■
S. Martino (500 m.), anc. couvent de bénédictins fondé par le pape Grégoire le Grand au vi^s. ; ses vastes bâtiments, de 1778, servent aujourd'hui de maison de correction. Magnifique vestibule.
L'église a dans le bras dr. du transept un tableau de P. Novelli, dans le chœur de belles stalles de Scip. di Gnido (1597) et à la sortie de dr. de vieux bas-reliefs, des scènes de la vie du Christ. Au réfectoire, un bon plafond peint par P. Novelli, Daniel dans la fosse aux lions.
On descend ensuite de S. Martino en 1 h. (1 h. '/2 ^ 1^ montée), par une vallée étroite, mais un peu nmîorme, kBoccadifalco (220m.), nid de rocher pittoresque où l'on arrive directement de Palerme par une route qui part de la Porta Nuova et passe par le couvent des capucins (p. 328), puis par le village A'Altarello di Baida; un peu avant, à g., restes du petit château de Mimnermum. (en arabe Menani), fondé par Roger. Il y a env. '/g h. de chemin de Boccadifalco à la station de tramway de Rocca, par un chemin carrossable offrant de belles vues, à quelque hauteur au-dessus de la vallée. Du même endroit, sentier fort intéressant montant à Monreale le long du versant de la montagne.
Un autre chemin magnifique, qui offre continuellement une belle vue sur la plaine et sur la mer, mène en 20 min. de Boccadifalco (prendre à la tour d'horloge le chemin qui monte en serpentant, puis derrière la villa Luisa à g. par le large chemin) à l'anc. couvent de Baida (167 m.), fondé en 1388 par Manfred Chiaramonte pour l'ordre de Citeaux. Au x« s., il y avait ici un village sarrasin, Baidhâ (c.-à-d. le blanc), qui était réuni à Palerme par une rangée de maisons. Belle vue de la terrasse du «spedale» à g., à côté de l'église (pourb.). Près de là se trouve la grotte à stalactites de Quattro Arie, dont la visite est difficile. Retour de Baida à Palerme par Boccadifalco et par la route d'Altarello (v. ci-dessus); — ou bien descendre l'étroite ruelle à g. du «spedale», prendre au bout de 7 min. la route à dr. et 13 min. plus tard la route à g. pour arriver en 12 min. à Passa di Rigano, puis à Noce (à dr., 25 min.), que le tramway électr. relie à Palerme par la piazza Olivuzza (villa Florio et la Zisa, v. p. 325); ou mieux encore: prendre à dr., 6 min. avant Passo di Rigano, par le chemin de traverse, puis, après 10 min. de marche, à g. sur la grand' route, et 20 min. plus tard, encore à g. dans la via Vinc. Littara qui débouche bientôt sur la place de Noce, à 1 h. de Baida.
332 ttt- "• 26. rARCO. Environ»
Un sentier de troupeaux, d'où l'on a de l)ellos vues, mène en 2 h. dn Baida à S. Martiun (p. 331; v. la carte p. 324): monter à g. au bout de 50 pas, prendre tout droit à un ahrcuvoir (très bonne eau) et remonter la vallée cle l'autre côté, pour contourner enfin le cône du mont Petroso et gagner l'anc. l'ouvent de S. Martino.
Le mont, Cuccio (1051 m.), qu'on gravit en 2 h. '/» de Boccadifalco, par un chemin cavalier passable (guide utile, 3 f r. et pourb.; Gius. Hillittcii il Boccadifalco), offre une vue magnifique. Refuge au sommet (clef à Païenne, au Club Alpin Sicilien, p. 299).
m. Parco.
La route de Corleone (dilig. en 2 h. jusqu'à Parco, en 4 h. '/'4 jus(|u'à Plana), qui quitte Palerme près de la piazza dell' Indipendenza (strada Pisani; pi. B 1), passe par Porraz:d (terminus du traniw., v. p. 300), puis par le pont de VOrefo, dit Ponte délie Grade (4 kil.), d'où elle monte à Grazia Vecchia. De là, on arrive au S.-O., par une belle route carrossable (vues), à
Parco (354 m.), petite ville à 11 kil. de Palerme. Le roi Guillaume Il y avait de grands parcs où il venait chasser. L'église abbatiale de tS. Maria di AUofcmfe, fondée par Frédéric II d'Aragon, a sur un autel de dr. un bas-relief de 1328 représentant la Vierge. La vue dn haut de Parco, dans la direction de Palerme, est très belle. De Parco à Monrealc, v. p. 330.
10 kil. plus loin, sur une route carrossable très belle, mais peu sûre, Piana dei Greci (750 m.), colonie albanaise datant de 1488. On y voit encore, à certaines fêtes, de riches costumes.
De Grazia Vecchia (v. ci-dessus), on retourne à Palerme, en longeant au N.-E. la rive dr. de l'Oreto, par Villagrazia; ensuite par le Ponte dell'Ammiraglio (p. 334) et le corso dei Mille (pi. A 4-5; tramw.). C'est ce qu'on appelle le «giro délia (irazia».
Une route carrossalilc, avant le premier croisement do la voie ferrée, mimte à dr. à S. Maria di Oesit (v. ci-dessous) et permet, si l'on a peu de temps, de réunir la visite de cet endroit à celle de Parco.