IV. S. Maria di Gesù. La Pavara. Campo Santo Spirito
Voiture à 1 cbev. pour S. Maria di Uesù, 2 fr. 50 \ 4 f r. ; ;> pied, en 1 h. à 1 h. V4. De l'intérieur de Palerme, on ira par la Porta S. Antoniiio et la via Oreto ; de la piazza dell' Indi-pondeuza, par la via Filiciuz::n (pi. A 2), qui part du corso Tukery et à l'extrémité de laquelle est le pont de l'Oreto, qu'on rejoint de la via Oreto en obliquant Ji dr. dans le lit du fleuve. On peut aussi prendre le tramw. jusqu'au Ponte dell' Amniiraglio (il 8 miii. avant S. Giovanni dei Loprosi), passer par Brancaccio (dans le voisinage de la Favara et de la grotte S. Oiro) pour atteindre à pied S. Maria di Gesù en 40 min. env. (v. la carte, p. 324).
Au delà du lit profond que l'Oreto s'est creusé dans la plaine de tuf de la Con(jue d'Or (p. 285), la via di (iesù, large route carrossable où les piétons arrivent du pont par un escalier, monte lentement à
S. Maria di Gesù (50 m.), ancien couvent de franciscains, d'où l'on a, siiitout le matin, une des plus belles **vues sur Palerme avec le mont l'ellegrino à l'arrière-plan (dans la 1"'" maisonnette à dr. du
de Païenne. LA FAVARA. IH- R- 25. 333
groupe d'habitations qu'on voit au-dessous du cimetière, on peut se procurer du pain et du vin). Quelques riches Palermitains ont leurs sépultures dans le beau cimetière. Dans la chapelle des La Grna, qu'on se fait ouvrir par un religieux, ta g. dans le chœur, les restes de la décoration murale (vers 1500) mentionnée p. 297. — Un sentier en zigzag au-dessus du cimetière, où l'on parvient de l'intérieur en se faisant ouvrir la grille du haut à g. , mène en 8 min. à une chapelle qui offre le meilleur point de vue, en passant à une loggia blanche qu'on aperçoit de loin et où sont des figures en terre cuite peinte.
Le chemin qui mène de S. Maria di Gresù vers le N.-E. au pied du mont Grifone, rejoint la route de Ciaculli au bout de 15 min.; sur cette dernière, à dr., au bout de 4 min., l'église de S. Ciro et audessus, la Grotta dei Giganti ou di S. Ciro, caverne importante dans l'histoire de la paléontologie par les nombreux ossements fossiles qu'elle contient (l'intérieur est malpropre). — Quelques min. plus loin, trois arcades brisées du parc de la Favara (v. ci-dessous).
La route, qui monte bientôt lentement au S.-E., en offrant des vues (le plus en plus belles, mène à Belmonte ou ]\[ezzagno, à env. 14 kil. de S. Maria di Gesù, par Ciaculli, en passant non loin du couvent de Gihilrossa , où Garibaldi avait son camp le 2(5 mai 1860 avant la prise de Palerme, et k une petite distance du monument érigé en 1882. Les piétons atteignent Belmonte aussi en suivant le chemin muletier qui croise, à 1/4 d'h. au S.-O. de la croix en deçà de S. Maria di Gesù, le chemin charretier serpentant au pied des montagnes jusqu'à Villagrazia (p. 332), et nui remonte ensuite la Valle di Belmonte. — C'est de Belmonte que se fait le mieux l'ascension intéressante du mont Grifone (777 m.): aller Jusqu'à la dernière maison dans le haut, passer du côté E. de la vallée, puis remonter le vallon qui se bifurque, en restant dans le bas, à g., ju.squ'à un contrefort du Grifone, et se diriger de là à g. (plus de chemin) vers le sommet. On retournera de même à Belmonte pour descendre de là à Misilmeri (p. 352; café-rest. sur la place), ou bien l'on descendra directement du Grifone à S. Maria di Gesù le long du versant N., par un chemin à peine marqué et très escarpé.
En face de S. Ciro, le vicolo Conte Federico mène en 7 min. vers le N.-E. à la via Conte Federico. Sur cette dernière, à 5 min. au N.-O., se voient à g. les restes de la Pavara (de 1153 env.), château de plaisance normano-sarrasin autrefois entouré de trois côtés par un lac artificiel. Les voyageurs arabes et juifs du moyen âge ne se lassent de vanter la magnificence de ce lieu où Frédéric II tint aussi sa cour. L'édifice, masqué par d'autres bâtiments, s'appelle maintenant Castello di Mare Dolce; on en reconnaît encore une chapelle et les arcades brisées caractéristiques.
En suivant la via Conte Federico au N.-O., on arrive à l'église du village de Brancaccio, et de là, par la via Brancaccio, en croisant la voie ferrée, on rejoint enfin le corso dei Mille (tramw. n° 6, V. p. 300) à 20 min. de la Favara. Suivant le corso au S.-E. pendant 250 pas, on trouve à g., un peu à l'écart (entrée n» 346; pourb.) S. Giovanni deiLeprosi, une des plus anciennes églises normandes de Sicile, fondée en 1072 par Roger I«'', complétée au xu" s. et
334 m. h: 25. S. SPIRITO. Emirons
aujourd'hui partiellement restaurée. La coupole et l'abside sout anciennes. — A 8 min. au N.-O., le corso dei Mille franchit l'Oreto; eu deçà, à dr., enjambant un bras secondaire du fleuve et visibles du tramway et du cheni. de fer (v. ci-dessous), les hautes arches du Ponte deir Ammiraglio, construit en 1113 par l'amiral Géorgios Antiochénos et qui ne sert plus maintenant. De là, en suivant le corso dei Mille, il y a encore 1 kil. jusqu'à la ville (pi. A 4-5).
De la Porta S. Agata (pi. A3) part la via de' Vespri (pi. A3), qui mène en 1/4 d'h. au Campo Santo Spirito ou Sant' Orsola, anc. cimetière établi en 1782 (le nouveau est au mont Pcllegrino). Gualterio Offamilio (p. 307) avait fondé à cet endroit, en 1173, un couvent de l'ordre de Cîteaux. L'église *S^. Spirito^ restaurée en 1882, est fermée (20 à 30 c. au gardien du cimetière qui ouvre); elle a, contrairement au type prédominant, de gros piliers ronds qui rappellent ceux des églises anglaises du commencement du moyen âge. A l'extérieur, le beau chevet et ses arcatures en lave attirent l'attention. A côté de l'église est une pierre commémorative rappelant les Vêpres Siciliennes (1282; p. 200), dont le quartier fut le théâtre jusqu'à la Porta Montalto.