V. Soltmte
Chemin dk fer, de la gare principale (p. 298), à S. Flavia Solunto; prix 1 fr. 90, 1 fr. 30 et 85 c. (les express ne s'arrêtent pas). La visite de Solunte à pied, reeonimandable seulement à cause de la belle vue, demande 2 h. (voit, il 2 chev. à partir de Palerme, (5 h. ail. et ret. ; 15 f r. env. ; à 1 chev. 10 fr.). — Emporter des provisioas. - Les voyageurs pressés continueront immédiatement sur Cefalù, Catane ou Girgenti.
Le chemin de fer traverse VOreto. A g., dans le bas, on voit le Ponte delP Ammiraglio (v. ci-dessus); un peu plus loin, San Giovanni dei Leprosi (p. 333). C'est là que le consul Métellus battit les Carthaginois en 251 av. J.-C ; c'est là aussi que le célèbre marin français Duquesne détruisit presque totalement dans le golfe, en 1673, la flotte réunie des Hollandais et des î^spagnols. Du temps des Sarrasins jusqu'au xiv« s., la canne à sucre a été cultivée dans les régions fertiles de la côte. A dr., le mont Grifone (p. 333).
8 kil. Ficarazzelli. On a toujours une belle vue à g., sur la mer et le mont Pcllegrino. — 10 kil. Ficarazzi.
En amont du cours d'eau de Ficarazsi, l'anc. Eleuthéro», k 1 kil. 5 à l'E. de Portella di Mare, il y a eu au sommet du Pizzo Cannita (207 m.) une grande ville pliénicionne, et plus tard Kasr Sdd, un château sarrasin. C'est là qu'on a trouvé les cercueils gréco-phéniciens qui sont auj. au musée de Palerme.
A dr. on remar(|ue un bel aqueduc ancien au-dessus d'une vallée profondément encaissée. — 13 kil. Bagheria ou Baynria, ville de province de 17219 hab.; les maisons de campagne de la noblesse sicilienne sont délaissées; la villa Pidagotiin et la villa Butera, montrent encore en partie les œuvres d'art fantastiques jusqu'à
de Païenne. SOLUNTE. HI- R- 25. 335
l'extravagance décrites par Gœthe (pourb.) ; la villa Valguarnera offre une *vue splendide du haut de la terrasse et de la Montaguuola, petite colline où l'on parvient du jardin en 10 min. env. (30 à 50 c. de pourb.). De la villa, on atteint cà l'E. la stat. de S. Flavia Solunto en 25 min.
16 kil. Santa Flavia Solunto. — Suite de la ligne, v. R. 28.
Au sortir de la gare, on tourne à dr., puis au bout de 1 min., on traverse la voie encore à dr., et l'on est 4 min. plus loin, à g., à une maison rouge portant l'inscription «Antichità di Sohinto». Le gardien qui s'y trouve (1 fr. à 1.50) ouvre une chambre aux visiteurs, leur fournit du vin pour déjeuner avec les provisions qu'ils ont apportées, et les accompagne aux ruines de Solunte en '/g h., d'abord par un bon chemin à travers un jardin, puis par une montée raide et sans ombre. — Solunte (183 m.), Sobis, Soloeis ou Sohintum, ville primitivement habitée par des Phéniciens, était située sur la hauteur S.-E. du mont Catalfano (374 m.); les ruines datent du temps des Romains. La route pavée des anciens, qui monte en zigzag, est en grande partie déblayée. Cette ville, bâtie sur un plan très régulier, était divisée en carrés par des rues allant du N. au S. et de l'E. à l'O. Pour l'écoulement des eaux sur ce terrain incliné, qui avait même nécessité l'établissement d'escaliers dans quelques rues, on avait laissé une petite ruelle derrière les maisons. La disposition intérieure se reconnaît encore à plusieurs endroits. Le prof. Cavallari a relevé une partie de la colonnade d'une grande maison, à laquelle on a donné le nom de «gymnase». Les ruines sont assez insignifiantes; par contre, la *vue du haut de la montagne est splendide: à l'O,, le golfe de Palerme et la Conque d'Or; à l'E., la côte jusqu'à Cefalù et les sommets des Madonie (p. 376), couverts de neige en hiver; derrière, par un temps bien clair, la croupe aplatie de l'Etna; au N., le promontoire escarpé du cap Zaffarano (216 m.); dans le bas, au bord de la mer, S. Elia et Porticelli. Plus loin au S. était autrefois le port militaire de la ville, dans la direction du Capo et de la Tonnaradi Solanto (importante pêcherie de thon, v. p. 457).
Les bons marcheurs peuvent descendre la pente abrupte de la montagne, faire le tour du mont Catalfano au N. et retourner à Bagheria (au S.) par Aspi'a, village situé sur le bord de la mer.
Un bateau à vapeur (8 fr., 5 fr., ail. et ret.) va quatre fois par semaine en 3 h. '/a de Palerme à l'île volcanique d'Ustica, k 67 kil. au N., gravement éprouvée en mars 1906 par un tremblement de terre qui dura plusieurs jours. Elle a 865 hectares de superficie. Au milieu , le reste du bord du cratère s'élève jusqu'à 239 m. à la Ptinta di Maggiore. Les plateaux au S. et au N. s'abaissent d'abord peu à peu pour se terminer par une côte abrupte. Cette île, colonisée par les Phéniciens, tomba plus tard au pouvoir des Romains. Elle a eu peu d'habitants du moyen âge aux temps modernes: encore en 1762, des pirates barbaresques massacrèrent ou emmenèrent en esclavage toute sa population. Aujourd'hui, elle
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oomjjte 191G hab., paruii lesquels bcaueimi) do déportiîs. Le sol eut fertile, mais il y maïuiuc des sources. Ustica (AU). Aurora), la .seule localité, est k l'extrémité E., où la Cala di S. Maria forme un port. Cavernes intéressantes pour les géologues; coquillages fossiles en grand nombre.