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de tous les côtés. Caltagirone fabrique de la poterie et de charmantes figurines représentant des Siciliens, dos Calabrais, etc., en costumes nationaux. — Pour Assoro et Castrogiovamii par Piazsa Armerina, v. p. 369.
La ligue de Syracuse se rapproche du lac de Levtini ou Biviere. Ce lac n'avait dans l'antiquité que 4 stades (740 m.) de circonférence ; le ïrigona n'est venu s'y jeter que plus tard, probablement à la suite d'un tremblement de terre. D'une circonférence de 15 à 20 kil., c'est auj. le lac le plus important de la Sicile; il grossit considérablement en hiver et nourrit quantité d'oiseaux aquatiques et d'échassiers En été, ses évaporations infectent le pays; on ne couchera donc pas à Lentini.
29 kil. Lentini. La ville est à environ 2 kil. de la gare.
Lentini (hôt. : Alb. Centrale, bon, avec Trattoria), ville de 16 307 hab., l'ancien Leontinoi, fut l'une des premières colonies grecques en Sicile et la seule à l'intérieur du pays. Elle fut fondée en 729 par des colons de Naxos, en même temps que Catane, sur l'emplacement d'une forteresse sicule. Un siècle après, elle était soumise à Panaetius, le premier tyran de Sicile, et cent ans plus tard elle tombait au pouvoir des tyrans de Syracuse, qui y transférèrent les habitants de Naxos et de Catane. Redevenue libre, elle appela, au commencement de la guerre du Péloponèae, les Athéniens en Sicile par la voix de son concitoyen, le grand rhéteur et sophiste Gorgias (480-380); Leontinoi demeura cependant sous la domination de Syracuse. Prise par Marcellus en 214, elle resta sans importance sous les Romains. Polybe nous donne la situation de la ville qui, semble-t-il, s'étendait au S.-O. de la ville actuelle et non à l'endroit où la placent les topographes locaux. Elle tomba de bonne heure entre les mains des Sarrasins (847). Le château et la ville ont été presque entièrement détruits par le tremblement de terre de 1693.
De Lentini, la route monte en serpentant à Carlentini (189 m.), ville pauvre de 8604 hab.. fondée par Charles-Quint, qui lui donna son nom.
On peut de Lentini ou d'Augusta visiter les grottes sépulcrales de l'époque sicule de Pantalica (p. 426); voit, aller et retour, en 1 jour, 25 fr.
La voie tourne à )'E. vers la côte, en suivant la vallée du Finme S. Leonardo, le Terias des anciens, qu'elle traverse plus tard. Il y a maintenant peu d'eau; la vallée est plate et bordée de parois de roche calcaire. Au xii<' s., les vaisseaux remontaient encore cette rivière jusqu'à Lentini.
38 kil. Agnone. A g., le Paiitano, étang marécageux. On côtoie le rivage, qui est assez élevé. — 50 kil. Brucoli. A l'embouchure du Porcari, le Pantahyas des anciens, qui traverse ici les collines de la côte, se trouvait Trofo'Zow, l'une des premières colonies grecques en Sicile. — La voie descend par une grande courbe en passant à quantité de salines. Dans la suite du trajet, on voit encore souvent des pyramides de sel (p. 347) éclatantes de blancheur et parfois recouvertes de tuiles.
56 kil. Augusta, port de mer et ville forte de 16159 hab., dans un site analogue à celui de Syracuse, a été fondée en 1232 par Frédéric II, qui l'ouvrit en 1233 aux habitants de Centuripe (p. 370). C'est ici que se trouvait Xiphonia dans l'antiquité. Plusieurs fois prise et détruite au moyen âge, elle tomba aux mains des Français en 1676 après la défaite de l'amiral hollandais de Ruyter, qui alla
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iiuiurir de ses blessures à Syracuse. Augusla fut ravagée en 1093 liar le tremblement de terre.
La voie ferrée suit la côte. Dans l'antiquité, le golfe entre le cap S. Croce, à l'E. d'Augusta, et le cap IS. l'anagia, près de Syracuse, l'ancien golfe de Mégare, était entouré de villes. On y voyait, du N. au S., Xiphonia (p. 425), Mégare Hybléenne et Alabon.
03 kil. Megara Ihlea doit son nom à l'emplacement de Mégare Hyhléettne, située à 1 kil. au S., au delà du Fiunie Gantera. C'était une cobmie fondée en 728 par des j\régariens; détruite par Gélon en 482, elle fut reconstruite comme boulevard de Syracuse après la guerre contre Athènes; on voit encore des restes des fortifications du vi« s. av. J.-C. Sur la montagne à dr. est Melilli (300 ni.; Alb. Centrale), où il y a beaucoup de tombeaux de Sicules (diligence de Priolo en 2 h.). C'est là que se recueillait le miel d'Hybla, tant vanté par les poètes. A la fin d'avril ou au commencement de mai, tout le peuple des environs y accourt pour rendre grâces à St Sébastien de ses cures merveilleuses. — De Melilli, la diligence mène à rO. en 2 h. ^j^ (34 kil. en 0 h. ^/^ à partir de Syracuse) à Sartino (438 m. ; hôt. : Éoma, Pace), la Xulhia des anciens. A 3 kil. au S.-E., se trouve la «ville des cavernes» de Pantalica, composée de milliers de tombeaux creusés, du xiv<= au ix« s. av. J.-C, dans les parois de rochers de la vallée d'Anapo; des traces encore existantes, entre autres une installation d'église byzantine, fournissent la preuve que ces tombeaux ont été habités jusque dans le xiv« s. apr. J.-C. (v. p. 373).
70 kil. Priolo -Melilli (v. ci-dessus), près du village de Priolo. A g., la presqu'île de Magnisi et son phare, reliée à la Sicile par une étroite langue de terre où il y a aujourd'hui des salines. C'est l'auc. presqu'île de ThapsuSy qui joua un rôle lors de l'expédition des Athéniens; leur flotte était à l'ancre au N. de l'isthme.
A Va 11- de Priolo, et visible du chemin de fer à g., se trouve au milieu des champs uu monument (Torre del Marcello) considéré comme un trophée que Marcellus aurait érigé, sur l'emplacement de son camp, après le sac de Syracuse; mais il est plus probable que c'est un tombeau.
A dr. sur la hauteur, le petit village de Belvédère et la station sémaphorique (p. 439). La voie longe le Trogile, golfe où la flotte de Marcellus avait jeté l'ancre. La voie s'approche de la terrasse qui s'étend de Belvédère à l'E. et qui supportait la partie N. de la muraille construite par Denys (p. 439), traverse cette muraille, puis le ravin de (80 kil., station) S. Panagia au bas duquel se trouve une pêcherie de thon importante (tonnara, v. p. 457), se dirige à l'E. vers le cap S. Panagia, puis court le long du versant orient, de la terrasse , passe dans une tranchée profonde et ressort des rochers un peu avant Syracuse; à g., beau coup d'œil sur la mer, l'île et la ville moderne; à dr. sur la hauteur, le couvent des capucins avec sa latomie.
87 kil. Syracuse.
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