Syracuse
La GARE (v. la carte p. 434; modeste café) est à env. 1 kil. 5 à l'O. de la ville. Voit, à 1 ehev., 65 c; à 2 chev., 1 fr. 50; la nuit 90 c. et 1 fr. 90; plus 25 c. pour les bagages de 25 à 50 kilos et 50 c. au-dessus. La station du port (pi. A 1), desservie aussi par l'express, n'intéresse que les voyageurs qui se rendent directement à Malte ou qui en reviennent. Arrivée par mer. Les vapeurs jettent l'ancre à proximité du débarcadère de la Porta Marina (Scalo, pi. A 2); embarq. ou débarq. 50 c, avec bagages 1 fr.
Hôtels (dans l'île même et sur terre ferme, en face; les hôtels de 1" ordre avec chauff. central, tous avec lum. éleotr. ; v. p. xix). *KockeVs Gr.-H. Villa Politi {V. P. sur la carte p. 434), sur terre ferme (traversée du port, v. ci-dessous), dans un beau site d'où l'on jouit de vues admirables, jardin à la latomie des Capucins (p. 440; ouv. de sept, à fin mai; 85 ch. 'de 4 à 8 fr., rep. 1.50, 3.50 et 5, p. 10 à 16, omn. 1.50); *H. des Étrangers {Casa Politi; pi. a, B 4), maison nouvellement construite près de la fontaine d'Aréthuse sur la côte occid. de l'île, avec belle vue, ascens., jardin d'hiver et terrasse dominant le jardin public et la mer (ouv. toute l'année; 50 ch. de 3 fr. 50 à 8, rep. 1.50, 3.50 et 5, p., à partir de 3 jours, 8 à 15, omn. 1); *Grand- Hôtel (pi. b, A 2), piazza Mazzini, aux abords animés du port (ouv. toute l'année; 36 ch. de 3 à 6 fr., rep. 1.50, 3.50 et 4.50, v. c. 4 et 5, p. dep. 8 et 10, omn. 1) et sa dépendance dite Villa Giulia, près du tombeau d'Archimède (p. 438). — De 20 ordre, tous simples: Roma (pi. e, B3), via Roma, 64, derrière la cathédrale, avec restaur. fréquenté, bon (ch. de 1 fr. 75 cà 3, p. 7 à 8 v. c); Firenze (pi. f , B 3), via Roma, 73, près de la poste , avec trattoria, bon (ch. dep. 1 fr. 50); Cavour (pi. d, A 2), via Savoia, derrière la douane, avec rest. (20 oh. de 1 fr. 50 à 3, p. 6 à 8); Savoia (pi. h, B 2), piazza Archimede, avec rest. (ch. 1 à 3 f r., p. 6.50); Vermouth di Toî'mo (pi. g, B 4), k côté du musée, avec restaurant.
Pensions : Internationale (pi. k, A B 3), à côté du musée, belle vue, bon (p. 6 à 9fr.); Bellevue, près du tombeau d'Archimède (p. 438), avec restaurant, bon (p. 6 fr.).
Restaurants: Borna, Firenze, Savoia (v. ci-dessus). — Les vins de Syracuse sont renommés ; les meilleurs sont le muscat et l'isola bianco. Poissons de choix: \& rivetto, grand poisson très délicat ; \a salamone; le dentice, ainsi nommé à cause de ses grandes dents; la. palamita, dans le genre du saumon, et beaucoup d'autres.
Cafés: Oroce di Savoia, piazza del Duomo ; Unione, via Maestianza, 25. Poste (pi. 11, B 3), via Roma. — Télégraphe, piazza Savonarola, côté N.-E. (pi. 0 4). — Diligence pour Palazzolo, v. p. 375.
Voitures (tarif de 1905; le scrv. de nuit commence Va h. après le coucher du soleil et dure jusqu'à l'aube; faire prix): de la gare en ville, et vice versa, v. ci-dessus. — Course dans la ville (y compris la Marina): le jour, voit, à 1 chev., 40 c. ; k 2 chev., 1 f r. ; la nuit, 70 c. et 1 fr. 50. L'iieure, le jour, 1 fr. 50 et 2 fr. 50; la nuit, 2 fr. et 3 f r. ; chaque '/a h. suiv., 60 c. et 1 fr., la nuit 80 c. et 1 fr. 30. Pour courses prolongées, choisir soi-même la voit., piazza del Duomo: pour V2 journée (c.-à-d. de l'aube à midi ou de midi à '/a h. après le coucher du soleil) à 1 chev. 5 fr., à 2 ch. 10 fr., journée entière 10 et 20 fr. Avant ou après le fort de la saison, on peut souvent obtenir une réduction de prix.
Barques pour la Cyané (p. 442), 7 à 10 fr. ; jusqu'à l'embouchure de l'Anapo, 1 fr. 50 à 2 fr. On abrège beaucoup en se servant des barques entre la ville et la terre ferme pour aller au Pozzo degli Ingegneri ou (immédiatement à dr., à côté du premier pont) au N. par le petit port, 10 c. Promenade en barque à la côte de l'Achradine, v. p. 439. Bains de mer: à la Passeggiata Aretusa.
428 JtJ f^-^o. SYRACUSE, Situation.
Bateaux à vapeur de la Società Nas. di Servizi Mariltivii (agence, vil» Ruggieiii Settimo, 38, non loiu de la douane, pi. A 2), pour Catanc et Messine, v. ]>. 409, pour ïenanova, Licata, Girgenti, etc., v. p. 371, 351; pimr Malte, p. 461; bateaux des Cheiit. de fer de l'Etat, pour Naples, v. p. 277; comp. honffvoise «Adria» (agents, Gaet. Bozzanoa & Figlio), pour Malte, V. p. 464; Norddeidscher Lloijd, pour Alexandrie ou Bizerte - Marseille (3 jours chacun), etc.
VrcK-coKsuL de France, M. G. Bozzanca.
SvNiJiCAT d'initiative (CoDiitato pel movime)ito dei forestieri), au Palazzo Municipale (pi. 7, B3); y déposer ses plaintes, le cas échéant.
Le CLIMAT de Syracuse, auquel se rapportent en première ligne les paroles de Cicéron citées p. 282, est doux, constant et sec, le voisinage de la mer y exerce en été comme en hiver une influence agréable ; la ville elle-même est cependant exposée à tous les vents.
Si l'on a peu de temps (1 jour entier), on ne consacrera que quelques heures à la cathédrale, au musée, à la fontaine d'Aréthuse (p. 431 et suiv.) et aux promenades qui s'y rattachent au N., pour réserver le reste de la journée à la ville antique. On ne négligera pas de voir le théâtre grec au coucher du soleil. En voiture, et pourvu qu'on renonce à l'Eurycle (p. 438) et au temple de Jupiter Olympien (p. 442), on peut visiter en 3 à 4 h. (ou dans un après-midi de printemps) les points principaux de l'une, ville, c.-:'i-d. la latomie des Capucins (p. 440), S. Giovanni, la crypte et les catacombes (p. 440-441), l'amphithéâtre (p. 436), l'autel d'Hiéron, l'Oreille de Denys et la Grotta dei Cordari (p. 436, 437), le théâtre grec, le nymphée et la vue dont on y jouit (p. 437). — En y consacrant 2 jours, ce que nous recommandons beaucoup, on peut tout voir à loisir et faire de plus une excursion à la source de la Cyané (p. 442).
Les promenades à pied aux environs de Syracuse sont très agréables et peuvent se faire sans guide à l'aide de notre carte et des indications qui suivent. On trouve presque partout de bon vin, ainsi que du pain et du fromage.
Syracuse, en ital. Siracusa, la ville la plus importante de la Sicile et la plus grande du monde grec dans l'antiquité, ne compte plus que 27352 hab. Chef-lieu de province, siège d'un archevêché, elle est située sur une île qui n'est séparée de la côte que par un petit canal. La baie à l'O. est le Grand-Port. Le passage entre l'extrémité de l'île et le cap qui lui fait face, le Plemmyrium de l'antiquité, a 1200 m. de large. La baie du N. s'appelle le Petit-Port. A l'époqpe de sa prospérité, cette ville avait 500000 hab. et s'étendait au loin sur la côte vers le N.-O. Syracuse est l'un dos points de la Sicile les plus dignes d'être vus; les grands souvenirs historiques qui s'y rattachent, et les monuments du passé la rendent doublement intéressante pour le touriste.
Syracuse fut fondée en 734 par des Corinthiens sous la conduite d'.4rchias, sur l'île d'Ortygie, où il y avait peut-être eu précédemment une colonie phénicienne. La fertilité du pays fit rapidement prospérer la colonie, de sorte que 70 ans à peine après sa fondation, elle put elle-même fonder des colonies. Les luttes continuelles des nobles et du peuple furent enfin cause que Gelon, de Gela, étendit aussi sa puissance sur Syracuse, en 485, et vint y résider. Il contribua sous tous les rapports k l'accroissement de la ville et de sa puissance, et, lorsqu'il eut battu les Carthaginois à Himera, avec l'aide de Théron, en 480, la civilisation grecque atteignit son apogée en Sicile. A partir de cette époque, le sort de l'île resta intimement lié J> celui de Syracuse. Gélon n'y régna que sept ans; il mourut en 478 et fut honoré comme héros et second fondateur de la ville.
Hiéron ['"', son frère et son successeur, hérita de ses principes, de son énergie et de sa bonne fortune; il battit près de Cumes les Etrusques,
Histoire. SYRACUSE. HI. R. 40. 420
alors fort puissants (v. p. 119). Eschyle, Pindare, Simonide, Epicharnie, Sophro7i et Bacchylide trouvèrent l'hospitalité à sa cour. Il mourut en 467, après un règne de 11 ans. Thrasybule, son frère cadet, qui lui succéda, fut chassé en 466 malgré ses 15000 soldats mercenaires, et une constitution démocratique vint remplacer la royauté. Dans les guerres contre le prince sicule Ducétius et les Agrigentins, les armées syracusaines firent preuve de leur supériorité. La domination de la ville s'étendit de plus en plus sur une grande partie de l'île.
Syracuse courut les plus grands dangers dans les guerres contre les Athéniens, qui, appelés par les Egestains, envoyèrent en Sicile une flotte de 134 trirèmes, sous les ordres d'Alcibiade qui fut bientôt rappelé, de Nicias et de Iximachiis, dans l'espoir d'étendre aussi leur domination sur l'ouest de la Méditerranée (415 av. J.-C), une fois qu'ils seraient en possession de l'île. Ils eurent d'abord l'avantage, surtout lorsqu'ils se furent emparés des Epipoles (en l'été de 414; v. p. 435), qu'ils eurent élevé du côté N. un retranchement appelé Labdalon et qu'ils eurent
Sresque entièrement enfermé la ville derrière un double mur qui s'étenait du Trogile au Grand-Port. La ville était sur le point de se rendre, quand le Spartiate Gylippe, qui avait débarqué avec une petite armée au N. de l'île, vint à son secours. Il réussit à pénétrer dans Syracuse par un passage resté libre <à l'extrémité N. du mur des Athéniens, à maintenir ce passage ouvert en établissant un mur transversal solide et à couper aux Athéniens toute communication vers le N. Toujours combattant, il prit peu à peu le dessus dans la lutte et s'empara en 413 du Pleminyriuni, c'est-à-dire du promontoire en face de l'extrémité de l'île d'Ortygie, qui était occupé par Nicias. Les Athéniens, plus habitués à la mer, remportèrent bien encore un avantage sur la flotte 'syracusaine, devant le port, et érigèrent un monument de leur victoire sur l'îlot situé au pied du Plemmyrium (la Gallera); mais ce fut leur dernier trophée. Une autre bataille navale fut favorable à Syracuse, et la position ne fut que passagèrement améliorée par les renforts qu'amena Déniosthènes. Il échoua dans une tentative faite de nuit pour forcer du N.-O. le mur transversal des Syracusains, et fut repoussé avec des pertes considérables. Des maladies ravagèrent le camp des Athéniens, et la discorde des chefs vint encore empirer l'état des choses. Enfin le départ fut résolu, mais une éclipse de lune et la superstition de Nicias le retarda (27 août 413). Les Syracusains se décidèrent alors ci détruire entièrement, s'il était possible, l'armée de leurs ennemis. Ils la battirent de nouveau sur mer et fermèrent l'entrée du port, large de huit stades, au moyen de vaisseaux reliés par des chaînes, qui y jetèrent l'ancre. Un dernier combat naval décisif fut engagé; les armées, alignées sur la côte, animaient les leurs par des acclamations, et, semblables aux chœurs d'une tragédie, accompagnaient les succès ou les défaites de l'expression de leurs sympathies, que Thucydide a éternisée. Les Athéniens furent battus; leurs matelots refusèrent le lendemain de tenter encore une fois de forcer la sortie du port, et tous partirent le troisième jour, pour efi'ectuer leur retraite par terre, vers le plateau au S. de l'île. Mais ayant trouvé barré le défilé à l'O. de Fïoridia (p. 375), ils revinrent sur la côte où les Syracusains les rejoignirent. Démosthènes fut obligé de se rendre avec 6000 hommes, et Nicias partagea le même sort après un carnage épouvantable au bord de l'Assiiiaros, près de Noto. Quelques Athéniens seulement en réchappèrent. Les généraux furent décapités, les prisonniers languirent pendant 8 mois dans les latomies et furent ensuite vendus pour la plupart. Quelques-uns furent redevables de leur délivrance au talent qu'ils avaient de bien réciter des vers d'Euripide. C'est ainsi que la puissance d'Athènes vint se briser contre les murs de Syracuse, pour ne plus se relever jusqu'au même niveau. Tliuoydide dit avec raison: «Cette expédition devint l'événement le plus important pour les Grecs dans cette guerre (du Péloponèse), comme dans toutes les autres dont fait mention l'histoire grecque».
Quelques années plus tard, les Carthaginois menacèrent l'île à leur
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tour. Leur approche favorisa l'ambition de Denys l'Ancien, qui gouverna Syracuse avec beaucoup d'iuibileté (406-3(17). Une peste le délivra en ;i'.Hi d'Hinulcon, qui assiégeait la ville h la fois du coté du Plemmyriuui et lie celui de rôlyinpieuin. Ensuite il tira vengeance des alliés de Carthage, puis il fortifia, agrandit et embellit la ville ([u'il transforma en une résidence princicre, avec temples, trésors, arsenaux et citadelles. Il fut le maître (le la plus grande partie de la Sicile et de la Grande-Grèce, intlua même sur les affaires de la Grèce proprement dite; ce fut enfin, après le roi de Perse, le plus puissant prince de son temps.
Denys le Jeune, son fils, n'avait ni les qualités ni les défauts de son père. Il fut d'abord chassé en 356 par sou oncle Dion, l'ami de Platon, rentra i\ Syracuse lorsque celui-ci eut été assassiné deux ans après et en fut de nouveau expulsé par Timoléon, en 343. Ce dernier établit la république et amena de nouveaux colons de la Grèce. Mais après sa mort, en 330, la liberté ne put se maintenir longtemps à Syracuse.
Le tyran Agathocle, de Thermœ (Termini), s'empara du pouvoir en 317 et le" conserva jusqu'à son empoisonnement, en 289. C'était un prince heureusement doué, mais en même temps un type complet de la décadence morale des Grecs de son époque, cruel, de mauvaise foi et rêvant toujours de plans aventureux. Pendant qu'il assiégeait Carthage (310), Amilcar cerna Syracuse, mais les deux sièges restèrent sans résultat. Aga^ thocle fut également puissant dans l'Italie méridionale. La république fut rétablie après sa mort, mais llicétas s'empara de nouveau du trône et régna de 288 à 279. Ses meurtriers appelèrent Pyrrhus, roi d'Epire et gendre d'Agathocle, qui était alors en Italie. Ce prince vint en 278 et s'empara de presque toute l'île, mais il dut regagner l'Italie en 276, parce qu'il avait mécontenté les habitants.
Après son départ, le général Hiéron s'empara du pouvoir et devint roi sous le nom d' Hiéron II {21b-21G). Sou long règne fut pour Syracuse une dernière période de prospérité. Thêocrite, le père de la poésie bucolique, Archimède, le fameux géomètre, nés tous deux à Syracuse, etc., vécurent à sa cour. Hiéron ne réussit pas cependant à arracher Messine aux Mamertins, qui s'étaient alliés aux Romains. Ce fut la cause de la première guerre punique, dans laquelle Hiéron embrassa d'abord le parti des Carthaginois. Il s'entendit cependant bientôt avec les Romains et resta leur fidèle allié jusqu'à sa mort.
Hiéronyme, successeur d'Hiéron II, s'attacha à Carthage, et après son assassinat, des agents de celle-ci surent maintenir la ville dans le camp ennemi de Rome. Marcellus l'assiégea de 214 à 212. Archimède, avec ses machines de guerre, la défendit au N., ainsi que du côté de la mer. Mais pendant une fête, quelques Romains des plus hardis escaladèrent les murs 08 Tyché, au port de Trogile, et prirent VHexapyle, fort construit par Denys, ce qui leur livra Tyché, la Néapole et les Epipoles. Restait encore à s'emparer de l'Achradine et d'Ortygie. Tandis que Marcellus attaquait la première dans toute sa longueur à l'O., les défenseurs de l'île vinrent au secours des leurs. Ce moment, prévu par un traître, fut mis à profit, et l'équipage d'un vaisseau romain se jeta dans l'île près de l'Aréthuse. La ville fut pillée et Archimède tué par un soldat qui ne le connaissait pas. La place fut de nouveau séparée de la terre ferme, avec laquelle elle avait été réunie après la construction de l'Achradine; on n'y laissa qu'un pont et on défendit aux Syracusains de s'y établir.
Un butin énorme, des sculptures de toute espèce, etc., furent alors emportés à Rome, et Syracuse tomba au rang de simple ville de province romaine. Cicéron l'appelle bien encore «la plus grande des cités grecques et la plus belle de toutes les villes»; mais c'est par réminiscence des anciens temps et des anciens écrivains. La guerre civile entre Sextus Pompée et Octave lui fit tant de mal, que ce dernier fut obligé d'y envoyer une colonie. L'apôtre St Patil s'arrêta trois jours à Syracuse, dans son voyage à Rome, et quoiqu'il n'y ait pas fondé de communauté chrétienne," le christianisme y prit racine de très bonne heure. D'après la légende, St Pierre y envoya d'Autioche, l'an 44, St Marcien, qui y établit une église.
Ville moderne. SYRACUSE. III- H- 40. 431
Au commencement du moyen âge, Syracuse fut, sous Bélisaire (535), la. capitale de la Sicile, et Constant II y établit même la résidence impériale, de 663 à 668. Elle fut prise en 878 par les Arabes (v. p. 289) et en 1085 par les Normands. Cependant elle resta sans importance.
Le gouvernement napolitain transféra en 1837 la préfecture k Noto ; mais en 1865, Syracuse est redevenue chef-lieu de province. Son importance commerciale est loin d'égaler celle de Catane, malgré l'aménagement bien plus favorable de son port; cependant, dans ces dernières dizaines d'années et tout particulièrement depuis le commencement de ce siècle, on a constaté un mouvement progressif plus accentué qui se manifeste entre autres par de nouvelles constructions.
Les curiosités de Syracuse ne sont que pour une faible partie situées dans l'intérieur de la ville actuelle; la plupart se trouvent sur le plateau rocheux où s'élevaient au N.-O. les quartiers étendus de la cité antique.