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LES MÉDICIS

Jean de Médicis (nom francisé de Medici), en s'élevant de tout son crédit contre l'oppression du peuple et en faisant établir une plus juste répartition des impôts, jeta les fondements de la puissance de sa maison. Il fut gonfalonier en 1421. — Son fils Cosme^ qui s'était entouré d'un faste presque princier, fut proscrit par les intrigues de Rinaldo degli Albizzi; mais un an après il fut rappelé. Il fut surnommé le j^otcr patriœ, et gouverna Florence, pendant 30 ans. En 1452, il fit attribuer à cinq habitants seulement le droit de nommer la seigneurie. République encore de nom, Florence se rapprochait de plus en plus du gouvernement monarchique.

Pierre ^'- (1464-1469) est éclipsé par son père et par son fils.

Laurent, dit le Magnifique, succéda à son père Pierre -^ et quoiqu'il n'eût que 21 ans, il sut assurer sa domination par son habileté, sa prudence, son éloquence, son affabilité et sa générosité. La conjuration formée avec l'assentiment du pape Sixte IV, par les Pazzi (1478), qui tentèrent de l'assassiner cà l'église de Ste- Marie de la Fleur (Dôme) et firent seulement tomber sous leurs coups son frère Julien, ne fit qu'affermir son pouvoir, Florence perdit doucement, et sans résistance, sa liberté. Il fit élever son second fils, Jean (depuis Léon X), âgé de 13 ans seulement, à la dignité de cardinal : faveur jusqu'alors inouïe. Ses palais et ses jardins, ouverts aux artistes et aux savants, renouvelèrent, pour Florence, le spectacle de ce culte de l'intelligence qui fut une des gloires de l'antiquité. A son lit de mort, il fit aj)peler le fameux moine Jérôme Savonarole. Celui-ci l'adjura vainement de rendre la liberté à Florence.

Pierre II, son fils aîné, perdit l'affection des Florentins. Ayant accepté de Charles YIII des conditions honteuses, >l fut bannie en 1494, lui et ses frèreg

FLORENCE

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