‹ ItalieChapitre 104 sur 587 · DUCS DE FLORENCE ET GRANDS-DUCS DE TOSCANE · texte numérisé non relu

DUCS DE FLORENCE ET GRANDS-DUCS DE TOSCANE

Jean de Médicis, f 1128, a deux fils, Cosme et Laurent d'où sortent les deux branches de la famille Médicis.

Première branche.

Cosme de Médicis, 14U f 1464, exilé en 1433, rétabli en 1434. Pierre l" de Médicis, f 1460.

Laurent de Médicis

dit le Magnifique, 1448 f 1492.

Julien de Médicis.

tué eu 1V78.

Pierre II de Médicis, Jean de Médicis, Julien II de Médias

1471 + 1504, J475tl52l. f 1516,

exilé de Florence. pape en 1512, duc de Nemours

I sous par son épouse.

la,.-entIIdeUédici., 'e «en de Uon X. „ .^^^,,^^ J^^ ,, ,, .^ .^^ Alexandre 'de Médici

Jules,

fils naturel,

pape sous le nom de

Clément VIL

ducd'Urbin U92tir)19,

rétabli à Florence

en 1513.

Catherine de Médicis^ reine de France.

cardinal 1511 f 15ô5,

empoisonné par ordre

du duc Alexandre.

Deuxième branche.

Laiirent de Médicis, f 14 iO.

Pierre-François de Médicis, tue en 1474.

fils naturel de Laurent

ou de Clément VII ;

créé duc de Florence par

Charles-Quint (1531);

assassiné par son cousin

Laurent.

Laurent de Médicis.

Pierre-Laurent-François.

Laurent de Médicis,

assassin du duc Alexandre.

{V. V Branche.)

Julien de Médicis, f 1501.

Jean de Médicis, f 1526.

Cosme I" de Médicis,

duc de Florence en 1537,

grand-duc de Toscane en 1569.

François I", 1541 1 1587,

grand-duc de Toscane en 1574, père de Marie

de Médicis. — Epouse en secondes noces

Bianca Cappello ; empoisonné par son frère

Ferdinand (?).

Marie de Médicis, reine de France.

Ferdinand P", 1549 f 1600,

cardinal, grand-duc de Toscane

en 1587.

Cosme II, 1390 f 1621, giand-duc en 1C08.

Ferdinand II, 1610 f 167 grand -duc en 1621.

Jean-Charles, cardinal,

Cosme III, 1642 tl721,

grand-duc en 1670,

épouse Louise d'Orléans.

Jean-Gaston, 1671 f 1737, grand-duc en 1723, sans enfants.

François-Mari^, 1660 f 1711, cardinal, épouse Louise de Gonzague.

Jean (Léon \) et Julien. Leurs biens lurent confisqués et pillés. Les riches trésors accumulés par les Médicis, Us camées, les manuscrits précieux, les statues antiques, tout fut saccagé. « Charles \TII avait imposé Florence à 100 000 ccus d'or. Il avait donné '24 heures pour qu'où lui comptât celle somme. Un moine dominicain, joii^nant à l'enthousiasme de la toi lénergie d'un républicain, Savonarole, alla trouver le roi, lui parla un langage courageux, et lui arracha le pardon. Ce moine, tribun doué d'admirables vertus cl d'une éloquence entraînante, s'attaqua à la dissolution des mœurs de son temps, à la mollesse développée, à Florence, par le luxe des Médicis -, il s'attaqua au pape (le pape, alors, c'était Alexandre YI). » Cependimt un gouvernement démocratique avait été rétabli à Florence, Savonarole y exerça son influence. Il débuta par faire accepter de lout le peuple une loi d'amnistie et l'oubli des vengeances publiques et privées. Il contribua à l'institution du Grand Conseil, d'où résulta, pour Florence, le meilleur gouvernement qu'elle eût encore connu. En 1498, Savonarole, poursuivi par la haine de la populace, était brûlé vif. — En 1502, on nomma Pierre Soderini gonfalonier à vie (auparavant les gonfaloniers se renouvelaient tous les deux mois). Au bout de dix ans, les partisans des Médicis le surprirent et le forcèrent d'abdiquer (1512). Jean de Médicis, devenu pape sous le nom de Léon A', raffermit la puissance de sa famille à Florence. Il s'empare du duché d'Urbin et en investit son neveu, Laurent IL A sa mort (1519), Léon X se trouvant le seul descendant légitinie en ligne masculine de la brandie aînée de sa famille et de la postérité de Cosme l'Ancien, mit à la tête du gouvernement son cousin, le cardinal Jules, qui devint pape, en 1525, sous le nom de Clément YII. Après la prise de Rome par le connétable de Dourbon (1527), INicolasCapponi et Philippe Strozzi essayèrent de rendre la liberté à Florence. Capponi fut nommé gonfalonier. Il propose, selon les idées mystiques de Savonarole, d'élire Jésus- Clu-ist roi perpétuel des Florentins ; ce qui fat voté à l'unanimité. Les Médicis furent une troisième et dernière fois bannis de Florence. Le pape Clément YII, sacrifiant au désir de se venger des Florentins son ressentiment contre l'Empe-

reur, dont les troupes, commandées par le connétable de Bourbon, venaient de dévaster Home, traita avec Charles- (}uint, à la Cfuidition qu'il rétablirait les Médicis. Charles-Quint envoya une armée assiéger Florence, qui lit une longue résistance. Michel-Ange rendit nlors d'importants services à la république, en qualité d'ingénieur préposé à la défense de la ville : mais Florence ayant dil capituler (1530), il fut obligé de se sauver, et déclaré rebelle. Le peuple lut désarmé, et la liberté florentine succomba pour la dernière fois.

Alexandre de Médicis, enfant naturel de Clément YII ou de Laurent II, est rétabli à Florence par Cbarles-Qunit , dont il épousa une fille naturelle ; il bâlit une citadelle pour assurer sa dommation. Sa tyrannie dura de 1550 à 1557. Lorenzino, son cousin de la branche rivale, l'attira chez lui et le Irappa endormi sur un lit. Il fut lui-même assassiné, onze ans après, à Yenise, par ordre de Cosme P^

Cosme /^% prince d'un caractère soupçonneux et dissimulé, anéantit les derniers restes de liberté, et poursuit les proscrits de sa haine et de ses embûches. H retient en prison, malgré l'intervention de Paul m et de Catherine de Médicis, Philippe Strozzi, à qui l'on fait subir des tortures, pour lui faire avouer sa participation à l'assassinat du duc Alexandre, et qui, pour se soustraire à de nouvelles tortures et ne pas compromettre ses amis, se tue dans sa prison (1558). Sienne, inutilement défendue par le proscrit Pierre Strozzi, maréchal de France, fils de Philippe, lui fut cédée par Philippe II, qui se réserva les ports de cet État et ceux de Piombino. Pie Y nomma Cosme V' grand-duc de Toscane, en 1569. , . ^. ^

François /^S fds de Cosme, lui tut associé, comme régent, pendant dix ans.

Il a été un des plus mauvais souverains de la Toscane, mais il tint un rang distingué parmi les protecteurs des arts et des lettres. Une grande dissolution de mœurs régna à la cour. 11 épousa Btanca Cappello, belle et noble Yénitienne. qui, après s'être enfuie de Yenise avec un jeune homme, nommé Bonaventuri, fut d'abord la maîtresse du duc. Bonaventuri, devenu le favori de François P% blessa les courtisans par son arrogance, et fut assassiné par des gens apostés sur l ordre

de celui-ci. Le grand-duc et sa femme moururent tout à coup en 1587, et le cardinal Ferdinand de Médicis, qui ré^na ensuite, n'a pas échappé à l'accusation de les avoir empoisonnés.

Le cardinal Ferdinand de Médicis succéda à son frère François, avec lequel il contraste par ses qualités personnelles et sa bonne administration. 11 créa le port de Livourne.

Cnsme II, son fils, recueillit sa succession, en 1609, et mourut en 1611, à l'âge de trente-deux ans. Son règne fut une époque de prospérité pour la Toscane.

Ferdinand II, le plus populaire des priuces de la maison de Médicis, partagea le gouvernement avec les divers membres de sa famille. Il mourut en 1670.

Cosnie III, prince à la fois avare et prodigue, d'une excessive vanité, avait C})ousé une duchesse d'Orléans, lille de (îaston d'Orléans, princesse belle et fantasque, éprise de passion pour le duc de Lorraine, et qui prit en aversion la Toscane et son époux. Après lui avoir donné cependant deux fils, dont l'un fut le dernier grand-duc du nom de Médicis, elle se retira à l'abbaye de Montmartre, où elle continua à mener une vie plus que dissipée.

Ferdinand, l'aîné des fils de Gosme III, étant mort sans enfants, en 1715, le grand-duc résolut de marier le second, Jean Gaston, avec une veuve du prince de Ncubourg, mais les époux n'eurent

pas d'enfants. Alors Cosme III fil déposer le chapeau de cardinal à son frère François-Marie de Médicis , âgé de

?uarante-huit ans, et lui fit épouser, en 709, Eléonore Gonzague, fille du duc de Guastalla, âgée de dix-sept ans. La princesse, rebutée par la figure et l'âge de son époux, lui refusa obstinément ses droits. François-Marie tomba malade de chagrin ; il mourut hydropique, le 5 février 1711. Avec François-Marie s'éteignit, pour la maison de Médicis, toute espérance de succession.

Jean Gaston, septième et dernier grand-duc, âoé de cinquante-trois ans quand il parvint au pouvoir, passa dans son lit les dernières années de sa vie, entouré de bouffons et de créatures misérables. Il expira en 1757. Sa sœur, l'élcclrice palatine, l'unique héritière de cette famille de marchands devenus souverains, céda ses droits et tous ses biens, antiquités, galeries, bibliothèques, etc., au duc de Lorraine, moyennant une rente de 40 000 écus, et mourut six ans après. Ainsi finit obscurément cette illustre famille des Médicis, qui administra la république pendant deux cents ans, l'asservit et donna à la Toscane sept grands-ducs, à Rome trois papes et plusieurs cardinaux, à la France deux reines, et dont le nom glorieux est attaché à une des plus brillantes époques de l'histoire de l'humanité. Le siècle des Médicis est, pour les temps modernes, ce que celui de Périclès fut pour l'antiquité.

DYNASTIE d'aUTHICIIE-LORHALNE

François II (Etienne), duc de Lorraine, 1729; grand-duc de Toscane, 1757 ; empereur d'Allemagne (1735 f 1765); — épouse Marie-Thérèse.

Léopold, grand-duc de Toscane, 1765 ; — (empereur, 1790) -, f 1792.

Ferdinand III, grand-duc do Toscane, 1790 ; en est dépouillé en 1801 ; yreutreenISU, t 182i.

Elisabeth Bonaparte (grande -duchesse en 1807).

Léopold II, dernier grand-duc de Toscane, 182i; — quitte Florence en avril 1859.

La France et l'Angleterre avaient, dès 1718, adjugé la Toscane à l'Infant d'Es- |)igne don Garlos ; en 1752, il fit son entrée à Florence et fut reconnu comme successeur futur. Mais la cour impériale [)rotesta contre cette atteinte à la dépendance féodale. Don Garlos commençait à ^^c faire aimer ; il dut quitter Florence,

et il alla prendre possession de Parme. La Toscane, en quête d'un grand-duc, en obtint un par une combinaison politique, selon laquelle Stanislas Leczinski, ayant perdu le royaume de Pologne, reçut en compensation le grand -duché de Lorraine. La cession lui en fut fuite par Franc ois -Etienne, qui obtint en échange

Page 1