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(p. 119); — à g., la petite rue Rondinelli, qui met la rue Cerrelani en communication avec la rue Tornabuoni.
La rue Tornabuoni est une des plus fréquentées par les étrangers ; c'est là que se trouvent les plus riches magasins et les meilleurs restaurants.
On y remarque : à dr., n*" 3, le palais Aniïnori^ construit vers 1490 par Giuliano da San Gallo; n° 19, le palais Larderely construit au xvi" s.
par G. A Dosio; à g., n" 20, h palais Corsi construit par Micheîozzo, restauré en 1870, et, à l'angle de la nouvelle rue degli Strozzi, le beau palais Strozzi.
Le palais Strozzi (PI. 47), à Faspect imposant, peut être cité pour le plus beau type des palais florentins.
11 y a trois laçades. Filippo Strozzi, rival des Pitti, voulant se créer une magnifique résidence, le fit commencer en 1489, par Benedeito da Majano. A la mort de Strozzi (1491) il était à moitié élevé. La corniche, par Simone Pollajolo, dit le Cronaca {V. Histoire de l'art), est considérée comme la plus belle corniche des palais modernes, avec celle du palais Farnèse à Rome, par Michel-Ange. 11 est regrettable qu'elle n'ait pas été prolongée sur la façade occidentale.
Les lanternes et autres ornements en fer, aux angles du palais, sont àeNicola Grosso, dit il Caparra.
La place Santa Trinita, à l'extrémité S. de la rue Tornabuoni, est ornée d'une colonne, en granit oriental, haute de 10 met. 78, provenant des thermes d'Antonin à Rome, et élevée à Cosme P''en mémoire de la victoire remportée, en 1537, sur les bannis florentins du parti populaire; elle est surmontée d'une statue, en porphyre, de la Justice, par Fr. Ferrucci.
Sur cette place, s'élèvent : à dr., l'église de Santa Trinita (p. 158), a g., n° 8, le palais Bartolini- Salimbeni (aujourd'hui hôtel du Nord), bâti par Baccio d'Agnolo (1520), qui le couronna d'un entablement copié sur un
frontispice aniique et Irop haut poui la façade puis (n" 4), le palais Ferronif du commencement du xiv*" s.
(siège du cercle Philologique et de la section de Florence du Club Alpin Italien, du Collège des Ingénieurs, etc.).
A LE. et tout près de la place Sanla Trinita, sur h place del Linibo, s'élève l'église dei Santi Apostoli (p. 12(3).
De la place Sanla Trinita, la rue Porta Rossa (à dr., n° 9 palais Davanzaii), — qui longe à dr. la place duMercato Nuovo avec un portique (loggia), hidi pur Bern. Tasso (1547) oi^i l'on remarque un sanglier en bronze par Tacca, copie de celui en marbre qui se trouve aux Uffizi, et les statues de l'historien G. Yillani et du sculpteur Z?. Cennmi, — aboutit à l'E. à la rue Caîzajoli, tout près de la place de la Seigneurie.
Quartiers à l'Est de la place de la Seigneurie, de la rue Oalzajoii et de la place du Dôme.
De la place de la Seigneurie, la petite rue dei Gondi, entre le palais Vieux et le palais Gondi, conduit h la
Place San Firenze, sur laquelle s'élèvent à l'O., au n° 1, le palais Gondi construit (architecture caractéristique) par Giuliano da San Gallo (1490), restauré en 1874, et, à TE., la palais de San Firenze (xvif s.), occupé, à dr.,par le Tribunal civil et correctionnel, à g., par Véglisede San Firenze .
De la place San Firenze, la rue del Proconsolo, au N., conduit à la partie de la place du Dôme qui s'étend derrière le Dôme. Dans celte rue s'élèvent : — à g , l'église de Badia (p. 126); — à dr. : le caiactéristi([ue palais du Bargello, aujourd'hui Musée National (p. 165); n*" 10, le palais De Rast, aaireliols Q uar a tesi, construit par Bninelleschi (belle cour), puis le palais Non finito (auj.
le Télégraphe), construit en 1592 par fJuontalenti. — Près do là, dans la
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FLORENCE
liie Borgo degli Albizyi, s'clèveni à D., îi'' 24, le palais Pazzi, n'' 18, le palais Altoviti (vulgairement dei Visacci, à cause des portraits en marbre de Florentins célèbres qu'y fit à lu fm du xvi° s. sculpter son propriétaire Baccio Yalori), n° 12, le palais degli Alhizzi. — Dans la rue Dante Alighieri, qui va de la ruedel Proconsolo à la rueCalzajoli, se trouve à dr., n° 2, la maison où naquit Dante (bibliothèque et souvenirs).
De la place San Firenze, la rue Borgo dei Greci, à FE., conduit à la place Santa Croce.
La place Santa Groce est célèbre dans l'histoire de Florence à cause des grands rassemblements populaires qui y ont eu lieu. — Au centre s'élève la statue colossale de Dante (PL 50), parPfl2;2i, découverte le 25 mai 1865, àFoccasion du centenaire du poète. — Au S. (à dr.) s'élève iepalais dell'Antella (façade décorée de fresques, peintes en 27 jours par Giovanni da San Giovanni et d'autres artistes).
A FE. de la place s'élève i'église de Santa Croce (p. 128), à dr. de laquelle est l'entrée du cloître.
Au N. de l'église, la rue Buonarroti conduit à la Galerie Buonarroti (p. 172), ou maison de Michel- Ange.
Au S.-E. de la place Sauta Croce, on trouve rue dei Beiici, n*" 1, près du Ponte aile Grazie, Iepalais Alberti, ayant appartenu à Leone Battista Alberli, et restauré en 1850.
A FE. de la place du Dôme, sur la place Santa Maria Nuova^ s'élèvent Fégiise de Santa Maria Nuova ou Sant'Egidio(p. 156), Fhôpital (p. 177) et le petit musée de Santa Maria Nuova (p. 172).
Dans cette même direction E. se trouvent : — me délia Pergola, n°38, la maison de Benvennto Cellini (c'est là qu'il fit le Persée et qu'il mourut) ; — rue de^Pintiy l'église Santa Maria Maddalena dei Pazzi (p. 152) dont le
Chapitre (p. 152), actuellement dépendant de la Direction, des Musées, a son entrée rue delîa Colonna, n" î ; plus loin, dans la rue deTiuli, au n" 62, est Iepalais Panciatichi Xime- ] nés (p. 176). — Près de là est la vaste place d'Azeglio, occupée par un jardin public et au S.-O. de laquelle la rue SanVAmbrogio conduit à l'église du même nom (p. 125).
Quartiers au Nord-Est, au Nord et au Nord-Ouest de la place du Dôme et de la rue Cerretani.
Au N.-E. et au N. de la place de Dôme, se détachent trois rues importantes :
1° (en allant de FE. à FO.) La rue dei Servi (à g., n" ib, palais Boutnrlin, construit par Domenico, fds de Baccio d'Agnolo), qui aboutit à la place delFAnnunziata.
La place dell' Annunzîata est ornée de portiques. — Au centre s'élève la statue équestre de Ferdinand P% par Jean Bologne, âgé de 80 ans. — Les deux fontaines sont de P. Tacca, — Au N. est l'église de la Santissîma Annunziata (p. 125), à FE.
(dr. ) , Fhôpital degFlnnocenti (p. 1 7 7), à FO. (g.), le portique de la confrérie des Servi di Maria et, à Fangle de la rue dei Servi, le palais Biccardi Èlannelli, construit par Bnontalenti (1565), restauré en 1890, et propriété de M. Gattai.
A Faugle N.-E. de la place se détachent : au N.-E. la rue Gino Capponi (au n" 2^ f palais Capjjoni, construit par Carlo Fontana), et au S.-E., la rue délia Colonna où se trouvent, à g. : n"" 26, le Musée Archéologique (p. 165), et, à dr., n° 1, le Chapitre de Santa Maria Maddalena dei Pazzi (F. ci-dessus et p. 155).
A Fangle N.-O. de la place delFAnnunziata, se détache la rue délia Sapienza, qui aboutit r. la place di San Marco (F. ci-dessous).
[R. là] FLORENCE : — DESCRIPTION PAR QUARTIERS.
'2' La rueRica8oli(a dr., auxii^' h'I et 54, Académie des Beaux- Arts,
j). 158), qui aboutit à la place San Marco.
La place San Marco est ornéo d'un petit square, au centre duquel s'élève la monument (\^1 '2) en bronze du (jéncval Fanii (statue par Fcdi).
— Au N. de la place se trouvent l'église (p. lo'2) et le musée de San Marco (p. Uil).
3 " La rue de' Martelli, prolongée par la rue Cavour où l'on remarque :
. — à g., uM, le beau palais Riccardi (p. 17G); — en lace, à dr., le palais Pancialichi, construit en 1700, par Carlo Foniana ; — à g., n*' 45, la Bibliothèque Marucelliana (p. 175) ; — à dr., la place San Marco {V. ci-dessus) avec l'église et le musée du même nom ; — à g., n° 5, le Casino Medici (aujourd'hui, Cour d'assises), construit par Buontalenti en 4576; — à g., n° 69, le cloître dello Scalzo (p. 171),
La rue Cavour aboutit à la place Gavour, où s'élève un arc de triomphe construit en 1758 sur les dessins de l'architecte français Jadod, de Nancy, en commémoration de l'entrée de François II, grand-duc de Toscane.
A l'entrée de la rue de Cerretani se détache à dr. la rue Borgo San Lorcnzo qui aboutit à h place San Lorenzo, ornée de la statue de Jeari de Médic'is (Giovanni délie Bande ncre)y par Baccio BandineUi. Sur cette place est l'église de San Lorenzo (p. 131), a g. de laquelle, n° 5, se ti'ouve l'entrée du cloître qui renferme la bibliothèque Laurenzianà (p. 175).
La rue Borgo San Lorenzo se continue par la rue dei Ginori (n'' 13, palais Ginori, construit par Baccio d'A(j7iolo), que prolonge la rue San Gallo.
De la rue San Gallo,. se détachent :
— à dr., la rue degli Arazzieri (à
l'angle, à g., petite é^V/Z/se dei Pretoni renlermant le tombeau de Pievano Arlotto, le Rabelais toscan, wV s.) qui aboutit à la place San Marco; — à o-., lu rue Ventisette Aprile (à g., n'^^l, Cenacolo di SanVApollonia, p. 171), qui aboutit à la place delrindipendenza, la plus grande de Florence.
La rue San Gallo (à dr., n^ 74, palais Pandolfini,V\. 45, commencé en 1520 sur les dessins de llaphaël) aboutit à la Porta San Gallo et à la place Cavour (F. ci-dessus).
De la rue de Cerretani, à dr., la rue de la Força, continuée par la rue deConii, aboutit à la place Madonna^ sur laquelle se Irouve l'entrée de la Nouvelle sacristie de San Lorenzo [Cappella Medicea; p. 131) avec les tombeaux des Méàicis.
De la place Madonna, se détache au N.-E. la rue Faenza, où se trouve, n° 58, le Cenacolo di Fuligno (p. 170). . .
Dans la rue Nazionale, qui croise la rue Faenza, on remarquera, dans la partie à dr. de la rue Faenza, sur le mur à g., en face de la rue de FAriento, un tabernacle en terre cuite, chef-d'œuvre (ïAîidrea délia Bobbia (1522); on l'appelle vulgairement Tabernacolo délie Foniicine, à cause des fontaines voisines.
A l'extrémité 0. de la rue de Cerretani, se détache, au N.-O., la rue Panzaniy qui conduit à la place delP Unità ïtaliana [monument érigé à la mémoire des martyrs de l'unité itahenne) et à la gare centrale.
Quartiers au Nord-Ouest eft à l'Ouest de la rue Tornabuoni.
De la rue Tornabuoni, la rue délia Spada à FO., puis la rue (la 1'° à dr.) délie Belle Donne, au N.-O., conduisant a la place Santa Maria Wovella.
La place Santa Maria Novella est
ornée de deux obélisques supportés par des tortues exécutées par Jean Bologne. — Yis-h-vis de l'égHse Santa Maria Novella (p. 155) est la Loggia di San Paolo, attribuée à Brunelleschi, et restaurée en 4789.
— On célébrait au temps passé sur cette place une fête consistant en courses de quadriges. Montaigne y a assisté et l'a décrite.
De la place San!u Maria Novella se détacbe, à Fangle S. 0., la longue rue délia Scala,o\i se trouvent : — à dr., n° 14,1a jjharmacie et parfumerie de l'ancien couvent de Sanîa Maiia IVovella (ancienne chapelle ornée de 12 peiiituies murales de Spinello Spinelli, représentant la Passion ; médicaments, essences, parfums, poudre d'iris renommée; liqueur appelée alkermès dont on peut boire un petit verre pour 20 c); — à g., n° 89, le palais Siiozzi-Ginori, autrefois Rucellai, construit d'après les dessins de L. Bail. Alberti (ce palais fut destiné à l'habitation de Bianca Cappello).
De la rue Tornabuoni la rue de la figna Nuova, au S.-O. (à dr., n° 20, palais Rucellai, d'une architecture tiarmonieuse, construit vers 1460 par Rossellino, sur les plans de L. Bail.
Alberti), aboutit à la p/ace du Ponte alla Carraia, où vient aboutir également le quai Lungarno Corsini avec le palais Corsini (p. 176 ; l'entrée est rue Parione, 7), et, au n'' 2, le palais Masetti, autrefois Fontebuoniy où le poète Alfieri demeura de 1795 jusqu'à sa mort en 1805.
De la place du Ponte alla Garraia, où commence le véritable quarci~r des étrangers avec ses hôtels exposés au midi, ses maisons meublées, ses magasins, etc., se détachent deux grandes artères fréquentées : — la rueBorgo Ognissanti qui, continuée par la riie del Prato, aboutit à la Porta al Prato ; — et le quai Lungarno Amerigo Vespucci.
Sur ce quai se trouvent à dr. : — la
place Manin (statue de Manin^ par
Urhano Nono, érigée en 1890); sur laquelle s'élève l'église d'Ognissantî (p. 157 ; la fresque qui orne le Réfectoire dépend de la Direction des musées); — et, plus loin, le monument de Garibaldi (1890), par Zocchi.
A l'extrémité du quai Lungarno Amerigo Vespucci s'étend la place degli Zuavi qui précède la promenade des Gascine (p. 178).