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ROUTE 13] FLORENCE : — EMPLOI DU TEMPS

refaire les mêmes trajets. Les églises sont-gcnéralement fermées de midi h 4 h.; les musées et collections dépendant de la Direction des musées sont ouverts tous les jours de iOh. à A h. A Florence on déjeune rarement à riîôlel, mais au restaurant; pour ne pas perdre de temps, on fera bien de déjeuner dans le quartier où l'on se trouve vers l'heure de midi. Les dîners de table d'hote des hôtels sont à 7 h.

Nous allons indiquer au voyageur pressé ce qu'il devra visiter à Florence pendant un séjour soit de deux jours, soit de quatre, en le prévenant que deux journées sont complètement insufilsanles pour avoir même une idée des richesses artistiques de cette ville unique au monde.

Florence en deux jours. — 1"^' jQLii. — Dans la matinée, nouvelle sacristie de San Lorenzo (p. 151 ; tombeaux desMédicis par Michel-Ange), le Baptistère (p. 124 ; célèbres portes de bronze), le Dôme (p. 121; extérieur et intérieur), église d'Or San Michèle (p. 156; extérieur et intérieur). — Après le déjeuner, galerie des Uffizi (p. l-40)et galerie Pitti (p. l^<2). — A la fin de la journée, se faire conduire en voiture par Véglise del Carminé (p. 128) à la promenade des Cascine (p. 178).

2°°' JOUR. — Le matin, église de Santa Maria Novella (p. 135) avec le cloître Vert etlachapeliedesEspagnols, mnsée de San Marco (p. 161), église de laSantissima Annunziata (p. 125). — Après le déjeuner, place de îa Seigneurie (p. 115), Palais-Vieux (p.

158; extérieur, cour et grande salle du 1" étage), Musée National (p. 165), église de Santa Croce (p. 128). — A la fin de la journée, faire la promenade du Yiale dei Colli (p. 179).

Plorenoeen quatre jours. — Nous considérons ce chiffre de quatre jours, comme étant la moyenne d'un séjour à Florence ; seulement il ne faudra

pas consacrer plus d'une heure au repos du déjeuner.

L' JOUR. — L'étranger, qui habite, soit dans les hôtels du Lung'Arno, soit aux alentours de la rue Tornabuoni (c'est dans cette rue que se trouvent les principaux restaurants de Florence), se rendra, par la rue Tornabuoni (à dr.,beau palais Strozzi, p. 117), la nouvelle rue degh Strozzi , la place Yittorio-Emanuele, la rue degli Speziali, à la rue CalzajoH, Tarière la plus animée de Florence, conduisant de la place du Dôme à la place de la Seigneurie. On se dirigera à g.

vers la place du Dôme où l'on visitera le Baptistère (p. 124 ; célèbres] portes de bronze) et le Dôme (p. 121 ; extérieur et intérieur ; derrière le maîtreautel, Piétà de Michel-Ange), et où l'on admirera le Campanile (p. 125) et la Loggetta del Bigallo (p. 116) ; derrière le Dôme, petit mais intéressant musée de Santa Maria del Fiore (p. 171). — Après le déjeuner, place de la Seigneurie (p. 115) et Loggia dei Lanzi (p. 115) avec leurs monuments de sculpture, palais Vieux (p. 158; extérieur, cour et l^' étage), musée National [^^. 165; cour, sculptures de Michel-Ange, Donatello, Yerrocchio, Jean Bologne, délia Robbia; faïences, émaux, meubles, tapisseries, etc.). — En sortant du musée prendre le tramway qui conduit par le Viale dei Colli (p. 179) à la place Michel-Ange (p. 179; très belle vue sur Florence) d'où l'on pourra monter, à pied, à Véglise San Miniato al Monte (p. 180 ; architecture intéressante ; beau tombeau par Gambarelli). De là on peut descendre directement au quai où l'on trouvera des omnibus pour rentrer en ville.

2""^ JOUR. — Le matin, église de Santa Maria Novella {\). 155; Madone de Cimabue ; au chœur, fresques de Ghirlandajo), le cloître Vert (p. 155; fresques) et la chapelle des Espagnols (p. 155; peintures mu- 1 raies de Simon Memmi et de

Taddeo Gadd;); église de San Lorenzo (p. 151 ; scuiplures de Donatello et d'Andréa Verrocchio) ei Nouvelle sacristie (p. 151 ; tombeaux des Médicis, par Michel-Ange) ; palais Riccardi (p. 17G; chapeiie avec fresques de Benozzo Gozzoii ; salle de Luca Giordano). — Après le déjeuner, galerie des Vffizi (p. 140). — A la lin de la journée, se faire conduire en Yoiture par V église Santa Maria del Carminé (p. 128; fresques de Masaccio et de Filippino Lippi) à la promenade des Caséine (p. 178).

5°''' JOUR. — Le matin, Cenacolo di Fuligno (p. 170 ; fresque de la Cène), église (p. 152) et musée de San Marco (p. 161 ; peintures de Fra Angelico), église de SS. Annunziata (p. 125; fresques d'Andréa del Sarto, du Pontormo, etc.). — -Après le déjeuner, Académie des Beaux-Arts (p. 158; galerie de tableaux) et 3l2isée archéologique (p. 165). — Monter ensuite par le tramway électrique à Fiesole (p. 185; amphithéâtre antique ; restes de murs étrusques ; cathédrale avec tombeau par Mino da Fiesole; vue splendide) où l'on dînera.

4)"° JOUR. — Le matin, église d'Or San Michèle (p. 136; statues de l'extérieur; à l'intérieur, tabernacle sculpté par Andréa Orgagna), église de Badia (p. 126; tombeaux, peinture de Fihppino Lippi), église de Santa Croce(\:i, 126; nombreux tombeaux ; c'est le Panthéon des Italiens illustres), galerie Buonarroti (p. 172 ; souvenirs de Michel-Ange). — Après le déjeuner, galerie Pitti (p. 152; collection de tableaux unique), promenade dans leJardi?iSoto/i (p. 178).

— Prendre à la Porta Romana le tramway à vapeur du Chianti et aller visiter la Chartreuse (Gertosa) du Val d'Emu [i^. 181).

Florence en une semaine ou plus.

—L'étranger qui restera une semaine à Florence, aura le loisir de visiter laville plus en détail* ilpourravoir en

plus do ce qui a élé indiqué dans les quatre journées ci-dessus- : les églises de Santi Aposioli (p. 126); de San Felice (p 151); de Scmta Félicita (p. 151); de Santa Maria Maddalena clei Pazzi (p. 152) dont le Chapitre (aujourd'hui dépendant de la Direction des Musées) possède une fresque remarquable du Pérugin; de Sania Maria Nuova (p. 156) ; de la Miséricorde ([). loi); de San Nicole (^A1)l); à'Ognissanti (p. 157) dont le cloître (s'adresser aux gardiens des Uffizi) possède une fresque remarquable du Ghirlandajo : ôeSantoSpirito (p. 157); et de Santa Trinita (p. 158) ; — le musée de Sania Maria Nuova (p . 1 7 2) ;

— le musée de San Salvi (p. 186; Cène d'Andréa del Sarto); — le Cenacolo de Sania ApoUonia (p. 171) ;

— le cloître dello Scalzo (p. 171);

— le musée d'histoire naturelle (p. 1 75) ; — le musée Indien (p. 1 75);

— la bibliothèque Laurenziana (p.

1 75) ; — la galerie de tableaux du palais Corsini (p. 176); — les hôpitaux de Santa Maria Nuova (p. 177 ; Cène de Ghirlandajo) et clegli Innocenti (p.

177; terres cuites de délia Robbia).

On devra aussi consacrer plus de temps aux environs qui sont charmants'.colline de Bellosguardo(p. 180); villas : de Careggi (p. 185), délia Petraja (p. 185), reale di Castello (p. 185), reale de Poggio a Cajano (p. Iî55); Doccia (p. 185), avec la fabrique de porcelaines du marquis Ginoii , château de Vincigliata(\^AiQ} .

— L'excursion à Vallombreuse (p. 186) est particulièrement recomsnandée.

Description de !a ville. — Places, statues, promenades. — Palais et maisons remarquables, etc.^.

RIVE DROriË

Centre de îa viiîe. — Au centre (le Florence quatre rues : — la rue

* Les principales curiosités sont indiquéesr en lettres m'iis^cs.

Tornabuoiii (prolongée par la petite rue RondiiielU), qui, se délachant de la place Santa Trinita, se dirige du S. au N.; la rue Cerretani, de l'O. à l'E., qui aboutit à la place du Dôme; la rue Calzajoli, du N. au S., qui va de la place du Dôme à la place de la Seigneurie; la rue Porta Rossa, de l'E. a rO., qui \a de la rue Calzajoli à la place Santa Trinita, — forment un carré qu'occupaient jadis les quartiers du Ghetto et de l'ancien marché, aujourd'hui démolis et remplacés par un quartier moderne très élégant (en construction).

A peu près au centre de ce carré

s'étend la place Vittorio-Emanuele

(monument de Victo}'-Emmam{eL]):\T

Zocchi)y qui comnnmique à l'O.,

par la rue degli Slrozzi, avec la rue

Tornahuoni, et à l'E., par la rue degli

Speziali, avec la rue Calzajoli.

A l'angle S.-E. de ce carré est la

place de la Seigneurie, à l'angle N.-E.,

la place du Dôme, à l'angle S.-O., la

ipl:

place Santa Trinita.

De ce carré se détachent en éventail des rues aboutissant a la ceinture des boulevards (Yiali) créés sur l'em- [.lacement des anciens remparts qui entourent la ville proprement dite.

La place délia SJgnoria [place de la Seigneurie) est le véritable centre de Florence; c'est la que converge tout le mouvement de la population, des étrangers, des omnibus, etc. ; c'est là qu'il faudra se rendre tout d'abord ])our se faire une idée de la ville.

Celte place, qui esta Florence ce que la place St-!\larc est à Venise, a un aspect très caractéristique.

Le Palais Vieux (F. p. 158), à l'E.

de la place, sévère, massif, rappelle les luttes orageuses de la liberté, et les monuments de l'art disséminés dans ce forum florentin attestent encore la grandeur de la vie publique qui s'y agitait et où tout, à l'exemple de ce qui se passait a Athènes, était calculé pour le peuple. — C'est sur

cette place que le 2î2 mai 1-498 fut brûlé Savonarole.

A dr. de la porte du Palais Vieux se trouve un groupe colossal, raide et exagéré (Hercule assommant Cacus)^ ceuvre malheureuse de Baccio Bandinelliy déjà critiquée de son vivant.

Un des deux Termes devant la porte, celui de la femme, est aussi de ce dernier. — Au coin N. de l'édifice se trouve le lion de bronze connu sous le nom de Marzocco.

Au N. du Palais Vieux est une fontaine (Neptune et des Tritons), d'un seul bloc, contruite (1575) par Ammannati; un des satyres, celui à l'angle du palais, fut dérobé et replacé en 1851. — A côté est la statue équestre en bronze de Gosme î"", par Jean Bologne (1594).

Au N. de la place, au n"- G, est bi palais Uguccioniy attribué à Rapliael et à Palladio; il serait de VAmmogliato (sur 4^ porte, buste de François I ', par Jean Bologne).

Entre le Palais Vieux et la Loggia de' Lanzi s'ouvre le portique des Uffizî dit aussi le Logge del Vasari, d'où l'on accède à la galerie des Uffizi (p. 140), à la Bibbotlîèque nationale (p. 175) et aux Archives d'État (p. 176).

A. S. de la place est la Loggia dei Lanzi (PI. 50), ainsi nommée quand elle devint un corps de garde des lansquenets (lanzichenecchi), des Médicis. Elle était d'abord désignée sous le nom de jjor tique des Priori et destinée aux comnmnications faites ])ar les magistrats au peuple assemblé.

C'était la tribune aux harangues de Florence. On l'appelle aussi loggia d'Orgagna^ parce que c'est lui qui en est regardé comme l'architecte*.

^ Selon le comlc Passeriiii {Ctiriosità siO' rico-ariisLiche florentine, Firenze, 18GG), Orgagna n'en serait pas l'auteur. La conslrucJiou (le la Loggia, par suite des guerres, ne counnença qu'en 1576. Le titre d'acquisition du terrain est postérieur à la mort d'Orgagna. Cependant quelques-uns couti- )iueut à lui atlriljuer la Loggia. Il résulte

— Les arcades de ce portique ont de la grandeur et de l'élégance; mais ({ les profils sont d'un style bâtard )). La terrasse qui le couronne a été restaurée en 1840. — 2 lions gardent l'escalier; l'un (à dr.) est antique et provient de la villa Médicis, à Rome.

Celui de g., fait à l'imitation du premier, est de Flaminio Vacca. — Sous l'arcade de g., est le fameux Persée en bronze de Benvemiio Gel- Uni, qui a été pour lui l'occasion d'angoisses racontées par lui-même d'une manière si animée. Les petites statues si sveltes du piédestal sont de lui; au-dessous de celle de Jupiter on lit ces paroles, que le vindicatif Florentin semble diriger contre quelque ennemi : Te fili, si quis lœserit, ultor ero. — Sous l'arcade de dr.

est le beau groupe, si bardi de mouvement, de Jean Bologne; connu sous le nom de l'Enlèvement des Sabmes (1585). -- A r^ltérieui^ de la Loggia on voit : Hercule et le centaure NessuSy par Jean Bologne; — Ajax soutenant le corps de Patrocle mourant, statue antique (le torse d'Ajax et le bras de Patrocle, par le sculpteur Stef. Ricci); — Pyrrhus enlevant Polyxène, groupe moderne par Fedi:

— sur le mur du fond, 6 statues antiques, restaurées (Prêtresses de Romulus, ou, selon Gœttling, Prisonnières gauloises), provenant de la villa Médicis; sous l'arcade du côté de la cour desUffizi, petit groupe d'aspect singulier en bronze, par Donatello : Judith et Holopherne,^ Cette composition, bizarre et inélégante, faite, dit-on, pour rappeler l'expulsion du duc d'Atbènes (1545), fut placée ici après la fuite de Pierre de Médicis.

A rO. delà place, s'élève le palais Lai)iso?z, construit en 1871, par ^«"<^^ dans l'ancien style florentin.

des documents qu'en 1576 les travaux furent confiés à Benci di Cione, natif de Corne, et à Simone di Francesco Talenti. Ih travaillèrent aussi à Or San Michelt?.

FLORENCE. [ROUTE 13j

De la place de la Seigneurie, la rue Galzajoii, la rue la plus fréquentée de Florence (à g. égUse d'Or San Michèle, p. 156), conduit, au N., à la place du Dôme.

La place du Dôme possède trois beaux moimments : le Dôme (p. 121), le Campanile (p. 125), le Baptistère

A l'angle de la place et de la rue Calzajoli, on remarque l'élégante Loggetta del Bigallo (ancien oratoire de la confrérie de la Miséricorde), construite on 1248, par JSicola PisanOy dit Yasari, pour y exposer les enfants abandonnés et solliciter en leur faveur la charité publique ; elle a été restaurée en 1865 et en 1882. — Sur l'autel de l'oratoire est une statue de la Vierge, par Alb. Arnoldi (1565).

Au S. du Campanile est l'église de la Miséricorde (p. 157).

Plus à l'E., au portail de la maison des chanoines (1827), se trouvent les statues modernes à Arnolfo di Lapo et de Brunelleschi, les architectes du Dôme, par L. Pampaloni (1850). — On remarquera près de là, encastrée dans le mur de la maison n° 29, une pierre de marbre : la pierre de Dante (sasso di Dante) marquant l'emplacement où, selon une vieille tradition, Dante venait le soir se reposer.

Derrière le Dôme se trouvent le musée deSanta Maria delFiore (p. 171) ou Opéra del Duomo; et à côté, à dr., au n° 26, le palais Guadagni- Riccardiy construit en 1610 par Silvani. — A g. du musée, sur la façade de la maison, buste en bronze de Donalello avec plaque commémorative du Y^ centenaire de sa naissance (mai 1887).

De la place du Dôme, la rue Cerretani conduit à l'O. à un carrefour d'où se détachent : — à dr., la rue Panzani, qui conduit à la place dell' Unita Italiana (p. 119) et à la gare ; — en face la rue dei Banchi qui aboutit à la place Santa Maria Novella

les JoaxiRe

Maisœj de Galilée!

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