‹ ItalieChapitre 121 sur 587 · L'Espérance avec Jean Damascène · texte numérisé non relu

L'Espérance avec Jean Damascène

7. L'Amour avec St Augustin ; 8. L'Arithmétique avec Pythagore ; 9. La Géométrie avec Euclide; 10. L'Astronomie avec Ptolémée; 11. La Musique avec Tubalcaïn; 12. La Dialectique avec Zenon d'Eléc ; 13. La Rhétorique avec Cicéron ; 14. La Grammaire avec Donat. — l^aroi

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S. : pcinhires presque erf'<*iC(''es ; on n'y reconnaît plus qu'une Prédication de St Dominique et la llcsurrection d'une jeune fille. - — A la voûte : la Hésurrection ; J.-G. sauvant St Pierre du naufrage; l'Ascension; la Descente du Saint- Esprit.

Le tableau derrière l'autel est à'Aless. Allori.

Grand cloître [Chioslvo Grande), le plus grand de Florence. — Les 52 lunettes de ses arcades, peintes à fresque [dégradées] par le Ciçjoli, Alessaiidro Allori, Santi di Tito, Gamberucci, Balducci, Poccetti et d'autres maîtres, représentent des actions de St Thomas d'Aquin, de St Pierre martyr et autres saints de PorJre des dominicains.

Santa Maria Nuova ou Sauf E(jidio (PI. 15; place Santa Maria Nuova), ancienne église reconstruite par Lorenzo di Bicci en 1418; la façade et le portique par Bern, Buontalenti (1547). — Les deux fresques extérieures (Consécration de l'église par le cardinal Correr et Confirmation de ses privilèges par le pape Martin Y) sont, celle de g. (1420), de Lorenzo di Bicci, et, celle de dr. (1434), du miniaturiste Gherardo, — Au-dessus de la porte, bas-relief du Couronnement de la Y. par Lorenzo di Bicci. — Les objets d'art (tableaux, terres cuites, bronzes), qui étaient jadis dans cette église, ont été transportés dans la maison en face (au n° 29) où l'on a installé un petit musée ( V. ci-dessous, Musées et Collections : Musée de Santa Maria Nuova).

Pour l'hôpital de Santa Maria Nuova F. p. 117.

Or San Michèle (PI. 18; rue Calzajoh), ou San Michèle in Orlo, grand édifice gothique, carré, d'aspect singulier pour une égHse, construit (1284), par ArnoJfo di Lapo, pour servir de halle aux grains (horreum). Un incendie le détruisit. En lof)/, Taddeo

Gaddi commença la reconstruction ; Andréa Orgagna en eut aussi la direction. Les arcades du portique ne furent fermées qu'en 1578. — Dans ces dernières années cet édifice a été restauré.

Les statues qui décorent l'extérieur sont estimées parmi les meilleures productions de l'ancienne école florentine. Les diverses corporations .^le Florence contribuèrent aux dépenses de ces statues. — Façade E. (rueCaîzajoli) : à dr., St Luc, par Jean Bologne (])our les notaires), au centre St Thomas et Jésus-Christ, par Andréa VcrroccJiio (pour les juges de commerce), à g., St Jean-Baptiste, par Ghiberii (pour les marchands).

— Façade N. : à dr., copie en bronze de la statue de St Georges, par Donatello (pour les armuriers); transportée au Musée National (au piédes'al bas-relief remarquable de Donatello représentant le combat de St Georges avec Satan) ; quatre saints dans une niche, par Nanni di Banco (pour les maçons, les tailleurs de pierres, les menuisiers et les serruriers); à g., St Philippe, par Nanni di Banco (pour les cordonniers) ; St Pierre, par Donatello (pour les bojuchcrs).

— Façade 0. : à dr., St Éloi, par Nanni di Banco (pour les maréchaux ferrants); au centre, St £^tienne, par Ghiberti (pour les tisserands); à g., St Matthieu, par Michelozzo Miclielozzi (pour les changeurs). — Façade S. : à dr., St Jean Évangélisle, un des meilleurs ouvrages àeBaccio da Montelitpo (payé 540 florins d'or par les marchands de soie) ; Madone par Mino da Fiesole; à g., St Jacques, par Nanni di Banco (pour les potiers) ; St Marc, par Donatello (pour les fileurs de Hn), statue à laquelle Michel-Ange, dans son admiration, dit un jour :

« Marc, pourquoi ne me parles-tu pas? ))

La merveille de l'église est le superbe tabernacle, de style gothique, en mni-

lire l)lanc, élevé par Andréa Onjngna (17)48-1559) pour rcni'ormer riniagc tic la Vierge. (Celle que l'on voit niainleiiant n'est plus l'image niiraeuleuse, exéeutée en 1504 par Ugolino de Sienne; il résulte de nouvelles recherches qu'elle est de Bcrnardo Daddl (1540). Ce tahernacle est orné à profusion de sculptures délicates et coûta 96 000 florins d'or. Dans le has-relief représentant la Mort de Marie, l'apotre le plus âgé, à barhe rasée et à capuchon roulé autour de la tète, serait, selon Yasari, le portrait de l'artiste. [« Les bas-reliefs et les ligures de ce tabernacle se ^listinguent des travaux antérieurs et contemporains par l'expression d'une émotion immodérée, souvent brutale. Dans le basrelief du Sposalizio se trouve l'idée première des tableaux du Pérngin et de Raphaël. »] — Sur l'autel à dr., ancien crucifix, auquel St Antouin adressait souvent ses prières. — Sur l'autel au-dessous de l'orgue : la Y., l'Enf.

J. et Ste Anne, groupe en marbre, de Franc, da San Gallo.

" Église de la Miséricorde (place du Dôme, au S. du Campanile), fondée eu 1244, et appartenant à la confrérie de ce nom {V. ci-dessous : Établissements de bienfaisance). — A l'intérieur : la V. et St Sébastien, par Ben. da Majano; Peste de 1548, par Cigoliy etc.

San Nicolô (PI. 16; rue de ce nom; près de la Porte San Miniato), église fondée, dit-on, vers Lan 1000.

— Le campanile servit de refuge à Michel-Ange après la prise de Florence ])ar les Impériaux.

Dans le chœur, divers Saints, par Genlile da Fobriano fia Y. qui était au milieu a été enlevée) ; le Père éternel et les Saints, par Jac. da Empoli. — Sacristie : Madone remettant sa ceinture à St Thomas, fresque attribuée à Dom.

Ghirlandajo.

Ognissanti (PI. 17; place Manin), restaurée en 1627. — La façade a été refaite en 1872 sur l'ancien dessin de MalL'O Nigdli (sur la porte, remar-

OR SAN MICHELE. ' par

Luca délia

quahle bns-relief, liohlna),

A l'intérieur, à dr. (entre le 5*^ et le 4*^ autel) : St Augustin, fresque par /?o/^^t'e//^ (1480) ; en face, St Jérôme, fresque par Dom. Ghirlandajo (restaurée). — Sacristie : J.-C en croix, les Maries et Saints, fresque de Yécole de Gioito.

Cloître (entrée près de la place Manin, via Borgo Ognissanti, 34), décoré de peintures relatives à St François par /. Ligozzi, Giov. da S. Giovanni et N. Ferrucci. Du cloître on passe dans l'ancien Réficioire du couvent (il dépend de la Direction des musées), renfermant une fresque remarquable de Dom, Ghirlandajo, la Cène (1480).

Santo Spirîto (PL 21 ; place de ce nom), église commencée par Brunelleschi.hviiléeen 1471 à l'occasion de fêtes données à Galéas Sforza et à sa femme (on voulut représenter la Descente du Saint-Esprit sur les Apôtres), terminée en 1481. En forme de basilique, avec une coupole élevée, elle est, par sa simple et sévère ordonnance, un bel exemple de la perfection à laquelle le génie de Brunelleschi avait déjà amené l'architecture.

— Le campanile est de Baccio d'Agnolo (1545).

Bas-coté DR. — 2° chapelle : Pictà en marbre, copie du groupe de Michel- Ange à St-Picrre de Rome, par sou élève Baccio Bigio. — 3^ : deux Anges [enfumés], peints par Francio bigio. — 7« : statues de Tobie et l'Ange par Baratta.

Transsept df DR. — 2° chapelle :

Ste Monique et 12 figures de femmes, portraits de la famille Capponi, attribués à Fra Filippo Lippi [noir]. — 5° : la V., St Martin, Ste Catherine et l'Enf. Jésus qui tend les mains vers la croix avec laquelle joue le petit St Jean, ouvrage remarquable de Filippino Lippi 6« : St Bernard écrivant sous la dictée de la Y., copie d'après RaffacUino det Garbo ou d'après le Pérngin.

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CiiŒDR. — Maîirc-autel en pierre dure, par Caccini ; au-dessous de la coupole, ciborium (\c Bernard o Cennini.

1'° chapelle (à dr. en faisant le tour du chœur) : Adoration des Mages, de Lorni.

— 2^: 4 Saints, la V. et l'Enf. J., de Y école de Gioilo. — 5<^ : Madone et deux Saints, attribué à Botticelii (à Rid. Ghirlandajo?).

Tra>'ssept de g. — l'"^ chapelle : la V. assise, l'Enf. J., 2 Anges et 2 Saints, msimèce de Botticelii ou de Cosimo Bosselli. — ô"" : la Y. et l'Enf, J. debout sur ses genoux. — 4^ : l'architecture et les sculptures sont à' Andréa Coniucci da Monte San Savino. — S"" : la Trinité, Ste Catherine, Ste Madeleine (prédelle), manière de C. Bosselli. — G'^ : la Y., l'Enf. J., 2 Anges, St Barthélémy et St Nicolas [noir], par Ant. del Pallajolo (?). — 7^" : la Y. sur un troue, l'Enf. J. et 4 Saints ; prédelle avec 5 histoires, beau tableau à l'huile de 1505, peut-être de Bid. Ghirlandajo ou du Fériigin {?). — S^ : Portement de croix, de Michèle et Bidolfo Ghirlandajo.

Bas-coté g. — l''^ chapelle (en descendant) : la Y., l'Enf. J. et 4 Saints, de V école du Péînigin. — Porte de h sacristie {V. ci-dessous). — S*" : la Y., Ste Anne et des Saiuts, par Bid. Ghirlandojo^ — 6° : statue du Christ, par Taddco Landini (copie du Christ de Michel-Ange qui est dans l'église de la Minerve, à Rome).

Sacristie. — La sacristie, véritable temple, est du Cronaca ; sur l'autel, St Fiacre, grande toile à Aless. Allori.

— Sculptures de la voûte et du vestibule, par A. Contucci da Monte San Savino.

l*'' cloître (entrée près de la sacristie), construit par Alf. Parigi et décoré de fresques d'Ulivelli, etc.

2° cloître (occupé par une caserne), construit par F Amman?iati et décoré de peintures par Poccetti.

Santa Trinita (Pi. 22; place de ce nom), construite en 1250, attribuée à Nicolas de Pise, refaite au xvf s.

par Buontalenti (l'intérieur a été récemment restauré). — Les basreliefs de la Trinité au-dessus de la porte et de St Alexis sont de Caccini.

A dr., 4^ chap. : Annonciation par Lor. Monaco, éVcxe de Fra Angelico. — Chapelle Sassetti (près de la porle de la sacristie) : fresques estimées de Ghirlandajo ; Actes de St François (1485). [Presque toutes les figures sont des portraits (celui du peintre est le dernier à dr., la main sur le côté). On y remarquera surtout la belle composition de la Mort de St François.] — 1''^ chapelle à g. du chœur \ St Pierre marchant sur l'eau, de Cristof.

Allori. — 5*^ autel à g. : Ste Marie-Madeleine, statue commencée par Desiderio da Seltignano et terminée par Ben.

da Majano.

Palais, musées, eic^, Palais Vieux.

Palaîs Vieux (PI. 59 ; place délia Signoria) ou Palazzo Vecchio. — Ce palais, si caractéristique, qui a jdutôt l'aspect d'une forteresse et qui domine la place de la Signoria, est l'œuvre de l'âge viril de la liberté à Florence. La construction en fut décrétée en 1298 et Arnolfo di Cambio en fut l'architecte.

La tour est haute de 94 met. La hardiesse avec laquelle Arnolfo en plaça le côté qui regarde la place en porte -à-faux sur la galerie saillante qui couronne Fédifice n'a pas nui à sa solidité. — Du haut de la tour (450 marches) on découvre une belle vue. Un peu avant d'arriver au sommet on montre un réduit que Ton dit avoirétéle cachot de Savonarole(?).

La cloche [la Martinella) donna souvent le signal du combat dans les guerres civiles qui ensanglantèrent Florence.

Ce palais fut agrandi successivement par And. Pisano (1542), Michelozzi{\AM)y le Cronaca, Baccio d'Agnolo, Vasari, etc. Taddeo Gaddi altéra la physionomie première de la construction parles créneaux de forme

* Pour les jours et heures d'ouverture des musées, V. les Renseignements pratiques à l'Index alphabétique.

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carrée qu'il y ajouta». — La frise do rédifice porte les armoiries des villes toscanes.

Le Palais Yieux, d'abord siège du gouvernement de la république, devint en 1558 la résidence du grandduc Cosme, qui cbargea Yasari de l'agrandir et de l'orner. — De 1865 à 1870, il a été occupé par les Cbambres du royaume d'Italie, puis, en 1870, lorsque le siège du gouvernement italien fut transporté à Rome, il devint le municipe de Florence.

On entre par la porte principale dans nne cour, dont la décoration élégante forme un agréable contraste avec l'austérité de la façade. Les colonnes et les voûtes sont couvertes d'arabesques exécutées par MichelozzoMichelozzi (restaurées en 1812).

Au milieu une fontaine, dessinée par Yasariy est surmontée d'une statue eu bronze d'un enfant avec un poisson par le Yerrocchio. — Dans une niche se trouve un groupe maniéré de Samson tuant un Philistin, de Vinc. de Rossi (dans le caractère de son maître Bandinelli).

1®"" ÉTAGE. — Salle du Grand-Conseil

(ou Salon des Cinq-Cents; le public y entre librement), longue de 53 met., large de '22 met. 42, haute de 19 met.; constraitc par le Cronaca (1495) sur la demande de Savonarole, pour y réunir l'assemblée des mille citoyens parmi lesquels étaient choisis les magistrats (elle pouvait en contenir plus de 2000). Elle dut être exhaussée sous Cosme I*^''. De 1865 à 1870, le Parlement italien y a tenu ses séances. — Le plafond est orné de 34 peintures à l'huile par Vasari, représentant les principaux faits de l'histoire de Florence et des Médicis. Les fresques des quatre murailles

* Les créneaux de forme carrée désignaient la demeure ou la propriélc d'un Guelfe ; ceux dentelés à deux pointes appartenaient aux Gibelins. Les (jrofi anneaux et portc-t or elles, d'un travail élégant, qu'on renianjuc à quo.li{ues palais, étaient des marques de distinction accordées à des citoyens qui s'étaient illustrés. Ils servaient, les jours de tète, à fixer des torches allumées.

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