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R. 13] FLORENCE : — CHAPELLE DES ESPAGNOLS

iVAndrca Orgagna (1550) et de son irci'C Bernardo : derrière l'autel, Jugement dernier (parmi les l)ienheureux, à £^., Dante, etc.); sur la muraille, à g., ïe Paradis (chaque bienheureux est accompagne d'un ange ; quelques figures, comme traits et comme ajustement, visent à la grâce élégante; à dr., l'Enfer, de Bernardo Orgagna (sorte de carte géographique, barbare à tous les litres; a été entièrement repeint). Le tableau d'autel, par Andréa Orgagna, représente le Père éternel donnant un livre à St Thomas d'Aquin, entouré de saints. — locaux vitraux.

Sur la porte conduisant an Campanile, fresijue à demi ruinée, qui aurait été laussement attribuée à Ihif/'ahnacco (Couronnement de la V. et des Saints).

Sacristie. — Au-dessus de la porte, crucifix du sculpteur Moso di Bariolotnnieo, surnonnné Maaaccio. — Audessus d une des deux fontaines (celle de g.) est une jolie composition en terre cuite, avec guirlandes de fruits et de fleurs, de Luca délia Bobina; l'autre fontaine est de Forlini. — Boiseries par Guerrino Vencziano.

Bas-coti£ g. — i° autel (en descendant) : Vasari, Pésurrcction : — 2*^ : Alcss.

Allori, le Christ et la Samaritaine. — Monument d'Antonio Strozzi.

Gloitre Vert [Clnostro Verde; on y entre par une porte qui s'ouvre sous la chapelle des Strozzi), construit en 12^, et ainsi nommé à cause des peintures en camaïeu exécutées avec de la terre verte par Paolo Uccello (1590-1479) et par Ddlo. Ces fresques, admirées par l'école allemande moderne, sont très endommagées.

Au côté nord du cloître est la chapelle des Espagnols [degli Spagnnoli), ornée de peintures murales de Simone Martini, dit le Memmi, beau-frère de Filippo Memmi (côtés N., E. et S.) et de Taddeo Gaddi (coté 0.) qui aurait aussi peint la voûte.

Paroi N. (en face) : la Passion du Christ, divisée en trois parties : le Portement, le Crucifiement et la Descente aux enfers. — Paroi de l'E. (à dr.) :

grande représentation de l'Eglise militante et triomphante, servant de porche au Paradis (on y voit la cathédrale de Florence dans l'état où elle fut laissée par Arnolfo di Lapo) ; le Pajie et l'Empereur, zélés protecteurs de l'Eglise, sont sur un trône ; des chiens, symboles des dominicains (Z)omî7î/ c«nes), mettent on fuite des loups hérétiques et gardent des brebis. Aux côtés de l'Empereur et du Pape sont des conseillers et une foule d'hommes et de femmes distingués parmi lesquels on croit retrouver (d'après Vasari) les portraits de Pétrarque (cette face de satyre, *dit Cicognara, placée à coté du chevalier de Rhodes, n'est certainement pas Pétrarque), de Laure, vue de face et vêtue de vert (c'est plutôt une personnification de la Volupté ; une (lamme est figurée sur sa poitrine), de Boccace et de Fiammetta, de Philippe le Bel, etc.... On regarde comme plus certains les portraits de Cimabue, vêtu de blanc (la figure maigre, un peu de barbe roussâtre et le capuchon en tête) ; de Memmi lui-même, à côté de lui ; d'Arnolfo di Cambio, habillé de jaune. St Dominique montre à la foule de ses auditeurs le chemin du ciel, où le Christ, au milieu des anges, est assis sur un trône. Au plafond, le vaisseau de St Pierre est le symbole de l'Eglise militante. [Rio proclame cette fresque de Memmi comme le chef-d'œuvre de la symbolique chrétienne; symbolique que, pour notre part, nous trouvons un peu embrouillée.] — Paroi 0. (à g.) : Taddeo Gaddi a représenté le Triomphe de Thomas d'Aquin, entouré d'anges, de prophètes, de saints. A ses pieds sont les hérétiques vaincus : Arius, Sabellius et Averrhoès. En commençant par la g., les quatorze figures qui sont dans les niches représentent les sujets suivants : i. Le Droit civil avec l'empereur Justinien ; 2. Le Droit ecclé«;iastique avec le pape Clément V ; 3. La Théologie spéculative avec Pierre Lombard; 4. La Théologie pratique avec Severinus Boëtius; 5. La Foi avec Denys l'Aréopagite ;

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