Le petit Apollon [VApoUino
[Charmante statue, à la beauté un peu féminine, qu'on s'est plu à attribuer à Praxitèle, sans indication déterminante.
Tous les morceaux en sont antiques.]
546. Le Rémouleur [VArrotino] ou V Espion. [Cette figure, si vraie, adonné lieu aux interprétations les plus diverses. On y a vu le symbole des races sur qui pèse l'esclavage, et qui attendent, résignées et silencieuses, l'heure de se lever pour la liberté. Mais on s'accorde aujourd'hui à reconnaître, d'après la comparaison d'autres monuments antiques, que c'est un Scythe qui s'apprête, sur l'ordre d'Apollon, à écorcher Marsyas. Trouvé à Rome au xvi^ s.]
545. Lutteurs. [On croit que la tête du vainqueur, si elle est antique, a du moins été retouchée-]
544. Faune dansant. [Il a le pied droit sur un soufflet qui rendait des sons. La tête et les bras sont de Michel- Ange. Admirable restauration, qui conserve à l'ensemble de la figure toute son unité. Vue de près cependant, la tête nous semble d'une exécution un peu lourde par rapport à ce jeune corps.]
Peintures. — 1104. Pâbera. St Jérôme. — 1107. Daniel de VoUerre, Massacre des Innocents [plus de 70 figures très bien dessinées]. — 1108. Titien. Vénus couchée. (Cette Vénus, ainsi que celle du n" 1117, furent faites pour François-Marie de la Rovere, duc d'Urbin. En 1646, ces deux tableaux étaient déjà dans la Tribune.) — 1109. Domi-
FLORENCE
[route 13
niquin. Le cardinal Agucchia. — 1110.
IL Alfani. Sie Famille. [Que vient-il faire ici en si grande compagnie ?] — 1114. Le Giierchin. Sibylle Samienne.
[Peinture élégante d'un peintre dont on a voulu faire l'égal des premiers maîtres.] — 1115. Fa?iZ)?/cA;. Jean de Montfort. — 1116. Titien. Beccadelli, nonce à Venise; 1117. Vénus couchée. [Cette célèbre peinture est une des belles créalions du magicien de la couleur. Cette interprétation de la beauté féminine selon le sentiment moderne offre un terme de comparaison intéressant avec celle conçue par l'ancien génie grec dans la Vénus de Médicis. Ici c'est l'artiste païen qui est chaste, et l'artiste chrétien qui est impudique. On prétend que cette peinture du Titien est un portrait d'une maîtresse d'un duc d'Urbin.] — 1118.
Corrège. Le Repos en Ég^ypte. [Charmant tableau peint par lui à l'âge de 20 ans, « et très caractéristique de son talent éminemment gracieux, mais rarement d'une pensée élevée. »] — 1119.
F éd. Baroccio [Fiori). Fr. -Marie II de la Rovere, duc d'Urbin. — 1120. Rap/iaëL Portrait de femme inconnue.
[On a prétendu à tort, à Florence, que c'était celui de Madeleine Doni, qui est aujourd'hui à la galerie Pitti, et avec lequel il diffère singulièrement. La femme du portrait des Uffizi est très maigre, plus pale et plus âgée. La sévère correction du costume s'allie bien à la gravité glaciale de la pliysionomie. Celte peinture (très usée), d'un procédé timide et d'une sèche précision de dessin, fut faite vers 1505. Raphaël n'avait que 22 ans. Malgré les différences générales entre ce portrait et celui de la galerie Pitti, il y a un air de famille et des ressemblances dans les détails que l'on n'a pas signalés, et qui, pour nous, établissent une sorte de lien entre les deux portraits. — 1121. Maniegna. Elisabeth, femme de Guido Gonzaga, duc de Mantoue. — 1122. Le Pérugin. La Y., TEnf. J. et deux Saints (1493).
1125. RaphaëL La Fornarina. [Radieuse figure, à la chaude carnation, à la noire prunelle, au regard profond, qui porte fièrement, digne et impassible comme une Muse, une triple couronne de jeunesse, de force et de beauté. Estce ià le portrait de la Fornarina, de la fille du boulanger du Transtevere, qui
fut la maîtresse de Raphaël? Il y a plusieurs motifs d'en douter. Nous nous bornerons ici à dire que ce portrait diffère des portraits de la Fornarina des galeries Rarberini, Rorghèse et Sciarra, à Rome. — On a supposé que c'était le portrait de la célèbre Yittoria Colonna, marquise de Pescaire, qui, en 1512 (date du tableau), avait vingt-deux ans; et qu'il aurait été dessiné par Michel- Ange, dont on connaît l'amour platonique pour la noble Colonna, et peint par Sebastiano del Piombo. Celui-ci vint effectivement à Rome au commencement de 1512; il avait alors vingt-six ans (Miindler, Crowe et Cavalcaselle attribuent ce tableau à Sebastiano del Piombo). — Passavant et Rosini disent que ce portrait est peut-être celui d'une Réatrice de Ferrare, mentionné parYasari ; femme inconnue d'ailleurs. — Enfin, cette peinture, si intense de ton, a été, à cause de la chaleur du coloris, attribuée à Giorgion; mais la date de 1512 qu'il porte ne se prêle pas à cette attribution, le grand peintre vénitien étant mort en lôll.
1124. Francia. Portrait d'Evangelista Scappi. — 1125. RaphaëL La Madone du Puits. [Nous trouvions le caractère des têtes tout à fait différent de celui des autres ouvrages de Raphaël ; le paysage d'une autre manière ; les lointains touchés d'une manière inaccoutumée. Nous avons vu nos doutes confirmés par Passavant [Vie de Raphaël] :
« Il est inconcevable, dit-il, que le musée de Florence puisse exposer sous le nom de Raphaël un si faible ouvrage. » Wicar attribuait à Franciabigio le carton original de ce tableau, acheté à Rome par un Anglais.] — 1126. Fra Bartolommeo. Isaïe. — 1127. Raphaël. St Jean dans le désert. [Tableau très connu, dont il fut fait plusieurs répétitions dans l'atelier de Raphaël, si bonnes, que l'on met en doute quel est le véritable original. Une circonstance matérielle déciderait, suivant Viardot, la question pour le St Jean de la Tribune : c'est qu'il est sur toile, et toutes les répétitions sur bois. Or, on sait que le St Jean primitif, destiné au cardinal Colonna, qui en fit cadeau à son médecin, Giacomo da Carpi, fut peint sur toile.
Passavant signale l'infériorité de la figure dans ce tableau, comparée au dessin à la sanfi:uine de la collection de Flo-
rcncc ; il pense quo la toile a été pointe en paiiic par Jules Romain.] — 1L28.
Viin Dyck. Cluirles-Ouint après son abdication.— ll^O. Raphaël. La Vierge au Chardonneret (Madonna dcl Cardellino). [Charmante pcinUirc, exécutée en i50i, et qui marque le passage de Rnphaël de la manière du Pérugin à un style plus personnel. 11 a trouvé un type nouveau pour ses visages. Sa \icrge est ici copiée d'après la ligure de Madeleine Doni, et cependant il ne lit le portrait officiel de la belle Florentine qu'en 1507. Il y a encore là un petit problème historique ( V. ci-dessus, n** 1L20J. Lors d'un tremblement de terre, en 1548, cette peinture fut engloutie sous les décombres du palais Nazi, et les morceaux en furent réunis avec soin.]
— 1150. Fi'a Bartolomuieo. Job. — 1151. llaphaël. Jules II. [Passavant ne regarde ce portrait que comme une copie très remarquable, et exécutée sans doute sous les yeux de Raphaël, du portrait de la galerie Pitti.] — 1152. Corrège. La Tète de St Jean dans un bassin. — 1155. Ânn. Caniche. Une Bacchante. — 1134. Corrège. La Yierge adorant Jésus. — 1155. Berii. Luini.
Décollation de St Jean. [A été attribué à Léonard de Yinci.] — 1156. P. Véronèse. Sainte Famille et Ste Catherine.
— 1157. Le Giiei^chin. Endymïon. — 1158. Lucas Cranach. Eve {V. le pendant n« 1142.)
1159. Michel- Ange. Sainte Famille.
[Rare tableau de chevalet du grand artiste, peint en détrempe et verni. « Il réunit, dans une forme ronde, la Vierge agenouillée, qui présente, par-dessus son épaule, FEnf. J. à St Joseph, et, sur les derniers plans, des figures nues, comme sortant du bain. » Il lut fait pour Agnolo Doni, lequel, trouvant trop élevé le prix fixé par Michel-Ange (00 ducats), en envoya 40. Michel-Ange lui lit dire de lui renvoyer 100 ducats ou le tableau. Use décida alors à donner les GO ducats demandés d'abord. Mais Michel-Ange en exigea alors 140, et l'avare Florentin s'empressa de s'exécuter. « C'est un sujet tourmenté, un péle-melede tètes et de bras, du plus hardi dessin sans doute, et même d'une grande finesse d'exécution, mais auquel ses contours durs et son coloris sec enlèvent tout charme et tout agrément. » (L. \iardot.)
1140. Piubens. Hercule entre le Yicc
et la Vertu. — 1141. Alhcrl Durer.
Adoration des mnges. — 1142. Lucas Cramich. Adam. — 1145. Lucas de Leyde (dit: Luca d'Olanda). Christ couronné d'épines. — 197. Hubens. Portrait d'Elisabelli Rrandt, sa première femme.
ÉCOLE TOSCANE (l""^ SALLe).
1147. Carlo Dolcl. Ste Lucie.— 1148. Le Pontormo. Léda. — 1155.
Pollajolo. 1° Hercule et Antée ; 2° Hercule tuant l'Hydre. [Deux petites peintures d'une exécution sèche, mais remarquables par la science anatomique.]
— 1155. Dronzino. Un fils de Cosme P^
— 115G. BollkelU. Judith; 1158.
llolopherne. [Tableau donné par le peintre à la célèbre Bianca Cappello.] — 1157. L. de Vinci. Portrait d'un jeune homme [que Bottari a cru à tort être celui de Raphaël.] ; — 1159. Tète de Méduse. [Curieuse à comparer avec celle du Caravage au n° 1051.] — 1161. Fra Bartolommeo. La Nativité ; la Circoncision. [Deux petites peintures réunies , derrière est l'Annonciation, en clair-obscur.] — 11G2. Fra Angelico. Nativité de St Jean Baptiste. — 1105. L. di Credi. Portrait d'A. Verrocchio. — 1164. yl.
Bronzino. Marie de Médicis, fille de Cosme P*'. — 1167. Masaccio.\]\iV\Qv\lard [étude réaliste], fresque. — 1169.
A. del 5rtr/o.Portrait d'un jeune homme.
— 1175. Bronzino. Vénus et Cupidon.
— 1176. A. del Sarto. Son portrait. — 1177. LeBosso. La V. trônant. — 1178.
Fra Angelico. Mariage de la Vierge.
[De jeunes hommes frappent Joseph, dont la baguette a fleuri et qui s'unit à Marie.] -- 1179. Frà Fil. Lippi. St Augustin. — 1180. C Allori. Judith.
[Képélition en petit du tableau de la galerie Palatine.] — 1182. Botlicelli. La Calomnie. [Sujet traité i)ar Apelles et reproduit suivant la descri])lion laissée par Lucien.] — \\%7j. Aless. Allori, Portrait de Bianca Cappello (fresque transportée à la galerie en 1871). —
1184. Fra Angelico. Mort de la V. —
1185. Vasari. Le Prophète Elisée. — H87. Le Poutormo. Martyre de St Maurice. :— 1189. Bronzino. Eléonore de Tolède, femme de Cosme P''. — 1190.