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ROUTE 13] FLORENCE : — MUSÉE DE SAN MARCO

servit de demeure au capitaine du peuple, magistrature qui avait été créée eu 1550, après la vicloiie des Guelfes sur les Gibelins ; il fut plusieurs fois envahi par la fureur populaire. Il fut fortifié en 1517 et plusieurs fois restauré. — C'est dans la cour de ce palais qu'avaient lieu les exécutions capitales et que Pierre Léopold, après avoir détruit l'Inquisition (178'2), fit brûler les instruments de la torture. — De 1858 à 1864 ce pillais a été complètement restauré et transformé en musée d'antiquités nationales.

de la Signoria et une bannière avec un Christ peinte par Fra Augelico pour Savonarole.

La 51"-" cellule, habitée par St Antonin, renferme des manuscrits du saint, son masque après sa mort) son portrait (dessin) par Fra Bavtolommco et ses reliques,

La 55"' cellule (2 cellules) contient : la Madonna della Stella et le Couronnement (le la Yicrfi^c (composition des plus minutieuses et des plus suaves), petites peintures de Fra Augelico^ qui ornaient le tabernacle à Santa Maria ^ovella.

La 54" cellule contient les rois Mages (au-dessus rAnnonciation), par Fra Angelico.

La 59'' cellule (entrée par la 58")^ petite cellule voûtée au-dessus de- la galerie où Cosme de Médicis venait se reposer et où il termina ses jours, est ornée d'une Adoration des Mages par Fra Augelico (coloris riche et harmonieux) et d'un portrait de Cosme de Médicis, par Pontormo.

La bibliothèque renferme les livres choraux et les manuscrits des couvents suppiûmés de Florence. Parmi les 82 numéros du catalogue on remarque surtout un Missel avec des miniatures attribuées à Fra Augelico, e,i un Psautier avec des miniatures de Fra Beuedetto di Mugello. — On peut obtenir de les feuilleter en en faisant la demande à l'inspecteur.

V Académie della Crusca^ société fondée en 1582, qui a pour but de conserver la pureté de la langue italienne, occupe une partie du couvent de San Marco.

Musée National.

Le Musée National (PI. 58 ; rue del Proconsolo) est installé dans l'ancien palais du Podestat, un des monuments les plus originaux du moyen âge.

Le palais du Podestat (Podestà) ou du Préteur (palazzo Pretorio), ordinairement appelé il Bargello (résidence du Bargello, chef des gardes de police, des exécuteurs de justice et terreur du peuple), le plus ancien de la ville, construit en 1256,

Pr:Z-DE-C|[AUSSEE.

^ On entre dans une grande salle voûtée, avec piliers au milieu ; à g. s'ouvre une salle plus petite. Ces deux salles renferment une riche collectiou d'armes et d'armures aucieunes (armes, boucliers , casque, cotte de mailles, harnais et selle ayant appartenu aux Médicis ; deux rondaches en cuir, ciselées, les plus belles connues; gros canon avec la tête de St Paul, fondu par Cenui 1658).

La cour, très pittoresque, est ornée

des armoiries d'anciens podestats.

Sous le portique, en commençant àdr., on remarque les œuvres de sculpture suivantes : — Michel-Ange. La Victoire.

— Jean Bologne. La Vertu triomphant du Vice. — Michel-Ange. Adonis mourant. — Bandinelli. Adam et Eve.

Viucenzo Danti. L'Honneur -triomphant de la Trahison.

A l'angle N.-E. de la cour, s'ouvrent deux s «lies.

P° SALLE. — Fragments d'architecture (fontaine, porte, etc.). — A dr., pierre tombale avec figure couchée de religieuse. — Lavabo de 1500. — Paolo di Giovanni. La V., St Pierre et St Paul (1300). — Nicola Pisano. Plusieurs statuettes. !

IP SALLE. — A dr., Michel-Ange.

Bacchus ivre [célèbre statue exécutée à Rome, à Vk^a de 21 ans]; Masque de sntyre [son premier ouvrage, à J'àge de 15 ans]; la V., l'Enf., J. et St Jean [machevé]. — Au fond, rheniinée, par Beuedetto da Bovezzano; busie de Bri'tus [énergique, inachevé], par Michel

FLORENCE

[route 13]

j^nqe. — k%.. cinq bas-reliefs d une admirable exécution, YàY Benedetto datiovezzano (vivant en 1514), provenant du monument de St Gualbeil (église de San Salvi); ils furent mutilés par des soldats, dans le siège de Florence, en 1529.

On monte au l^"" étage par le bel escalier droit qui est sur un des cotes de la cour.

l*"" ÉTAGE

LoGGîA. — Cloche du xni« s., fondue par Bartolommeo Pisano; deux cloches de 1670, par Giov. Maria Cenm.

Ire SALLE (à dr.)-— D^us cctte salle sont réunies les principales œuvres de Donatello, soit des moulages (notamment au centre la statue équestre de C.atlamelata de Padoue), soit des originaux : célèbre St-Georges (autrefois a Or ban Michèle), célèbre David, en bronze, Amour, en bronze, David, en marbre, St Jean-Baptiste, busie en terre glaise coloriée de î^icolô da Uzzano, lion dit le Marzocco [V, p. 115).

1I« SALLE. — Meubles, étoffes et ta-

^Tl[" SAUF — Cette salle renferme la riche collection léguée au Musée National par un Français Louis Carrand (f 1«»J]. et composée d'ivoires, de bronzes, d'émaux, de majoliques, d'ortevreric religieuse, de bijoux, armes, verres, cristaux de roche, pierres gravées monnaies, médailles, tapisseries et étoiles. -- La cheminée a été restaurée telle qu'elle était au xiv* s.

^ 1- vitrine. — Bronzes (22b. Jean Bologne, l'Architecture); aiguières du xiii« s ; suite de plaquettes en bronze.

2« vitrine.— Bijoux byzantins ; célèbre fermai! du xni« s. en or, rubis et emeraudes provenant de la collection Debruo-e-Dumesnil ; anneaux et bagues du xvie s. — Croix d'autel du xv« s. — Collection de couteaux de la Kenaissance.

— Sur une table, échiquier, travail bourguignon du XV* s. .

3« ri^rme.— Riche colloction d'ivoires (diptyques, plaques, etc.). — Sur une iéle, ftabellum du ix« s., a manche d'ivoire sculpté, provenant de l'abbaye de SI -Philibert de Tournus. — Serrures (xV^

7nond. — Camées, objets en cuir, travail français des xiv% xv% xvi« et xvn" s. — Horloges et médailles, — Horloge avec sphère terrestre.

Vitrines, contre les murs. — Collection d'étoffes du Moyen Age et de la Renaissance.

Chapelle, où les condamnés à mort passaient leurs derniers moments. Elle est décorée de fresques (endommagées) de Giotto (en face, le Paradis avec le portrait de Danle ; sur les^ murs de côté, légende de Ste Marie l'Egyptienne et de Ste Madeleine). Au-dessous du Paradis, St Jérôme et la Vierge, attribués à R. Ghirlandajo. — Vitrines : nielles (plaques d'argent dont le dessin gravé en creux était rempli d'un émiil noir, nigellum, niello). Le plus beau est le Couronnement de la V., œuvre authentique du célèbre orfèvre florentin Maso Finigiœrra, en 1452, et pour laquelle il reçut environ 3000 fr. (La Bibliothèque nationale de Paris en conserve la seule épreuve.) Déposition de croix en émail, nielle du Pollajolo ; quelques autres Paix (nom par lequel on désignait des plaques niellées que l'on donnait à baiser aux fidèles); émaux, croix, calices, etc. ■— Sculptures en bois, j)avmi lesquelles il s'en trouve d'Albert Durer. — Belles stalles en bois avec incrustations. — Dans la sacristie voisine (fermée; deux fresques d'une valeur fort douteuse, attribuées à Cimahue cl h Gadti; ce n'est pas la peine de se la f.iire ouvrir). U^ SALLE. — A g., dans des vitrines, o-roupes en cire coloriée, d'un horrible réalisme, par Gaetano Zumbo, représentant des scènes d^, la peste de Florence et la mort de J.-C

l'^^ vitrine : beaux ouvrages en ivoire (St Sébastien, par Jean Bologne ; deux triptyques par Orgagna; crosse pastorale (Je 1200). — 2° vitrine : belle collection de cristaux de roche, de l'éc. de Benvenuio Cellini. — 3« vitrine : collection d'ouvrages en ivoire de Marc Kelden (IGOO). — Vitrines contre les murs :

ouvrages en ambre, corne et coquilles; deux vases de serpentine toscane et deux émauv de Limoges de 1600. — Contre le mur, sculpture en bois par Gibbons.

i\ in^ s.). , , T •

4^ vitrine. — Emaux de Limoges .

trois beaux triptyques de Léonard ou mrdon Pénicand, plaques de Colin Nouailher; assiette de Pierre Rey-

De cette salle un escalier monte au 2® étage.

V^ SALLE ou SALLE DES BuONZES. -—

[route 13j FLORENCE : — MUSEE NATIONAL.

Au centre, Andréa Verrocchio, statue (le David [de style un peu maigre, charmante de pose]. — Vitrines renfermant de petits objets (statuettes, lampes, etc.). —Jean Bologne. Un Entant et un Paon. — Paroi à ^. : Bninelleschi et Ghiherti, le Sacrilice d'Abraham, deux célèbres bas-reliefs exécutés pour le concours des portes du Baptistère. — Entre les deux, Donalello, le Triomphe du vin, petit l)as-relief. — Vecchieita. Statue couchée de Mariano Soccino (14*28). — Bertholdo (élève de Donatello). Bataille mythologique, bas-relief en bronze.

VT*^ sAi.i.E. — Au centre, Jean Bologne ^ célèbre statue de Mercure [une des productions les plus remarquables de la i-tatuaire moderne]. — A d\\, Jean Bologne, Yulcain. — A g., Jean Bologne, hn^^Q de Michel-Ange; Benvenuto Cellini, buste colossal de Cosme P"" [ouvragée d'une belle exécution] et première ébauche en cire du Persée ; Jean Bologne, un Dindon et ébauche de l'Enlèvement des Sabines ; Soldani, la Mort de St Joseph ; Tacca, un Cheval; éc. de Jeatr Bologne, quatre chenets avec enfants ; Danii, un Serpent en bronze.

Il faut revenir dans la salle lY pour monter au 2'' étag^e.

I""*^ sAi.i.E. — A dr. de la porte, Descente de croix, fresque par Gliirlandajo ; à g. fresque du Giotiino ; deux œuvres importantes de délia liobbia (le Christ et la Samaritaine, Madeleine aux pieds du Christ); anciens coffres pour trousseaux (xvi*^ s.)

11^ SALLE (à dr.). — Nombreux ouvrages des délia Robbia (très beau spécimens).

— Faïences. — Peinture sur verre (un calice), de Vée. de Haphaël.

]W SALLE ou SALLE DE LA TOUH.

Verres. — Collection de poinçons. — Tapisseries du xvii^ s. (les Quatre parties du monde), par Giovanni Sagrestani, exécutées en 1730 par Léon. Bernini et Vicl. demignol, Icsl derniers tapissiers ilorentins). — Meubles du xvi'^ s.

— Litière du xvn® s. qui appartenait aux Tolomoi.

De la IIP salle il faut revenir à la P®, entrer dans la salle Y et à dr. dans la salle lY.

lY*» SALLE. — Tapisseries du xvni^ s.

(les Chasses de Louis XV, d'après J.-B. Oudry, exécutées aux Cobelins par Audran). — Riche collection de sceaux et collection des monnaies de la Toscane (d.i 1200 à 1858).

Y** SALLE. — En faisant le tour à dr. : gracieux Ange faisant de la musique [manière d'Andréa Pisano]. — Michel- Ange. Buste de Machiavel. — And. Verrocchio. Lucrèce Tornabuoni, morte en couches (bas-relief). — Benedetto da 3^t/a»o. Buste de Pietro Mellini (1474).

VP SALLE. — Au centre : Benedetlo da Majano, jeune St Jean-Baptiste; Sansovino, Bacchus; Mic/iel-Ange, Apollon, statue inachevée 1550 [d'un mouvement contourné]. — En faisant le tour à dr. : Miiio da Fiesole. Bustes de Giovanni délie Bande nere, de Pierre de Médicis et de Jean, fils de Laurent de Médicis. — Bossellino. St Jean-Baptiste.

— Matteo Civitali. La Foi.

Musée archéolog^ique.

Ce Musée (PI. 57; rue délia Colonna, 26) est installé dans le palais délia Crocetta. Il renferme le musée Égyptien, le musée Étrusque , les Bronzes grecs et romains, le cabinet des Médailles, le musée de Sculpture gréco-romain et la galerie des Tapisseries [Arazzi) et tissus anciens.

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