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PAR LA POHTE ROM AN A

(au S.)

Viale dei Colli (on peut faire cette promenade en prenant le tramway du Chianti, soit à la [)lace de la Seigneurie, soit à la Porte Romana; départs assez fréquents; il vaut mieux cependant prendre une voit.; les voyageurs pressés pourront combiner ce Ue promenade avec celle de la Chartreuse d'Ema, F. ci-dessous; ils prendront alors le trawmay à la place de la Seigneurie et parcourront ainsi tout le Viale dei Colli, mais dans ce cas, ils i\e visiteront pas l'église San-Minialo; pour la description du parcours en tramway, T. cidessous. Chartreuse d'Ema). — Cette miignifique promenade, qui offre de beaux points de vue, consiste en une route, dessinée par l'architecte Poggi, et tracée sur les collines au S. de Florence. Elle prend naissance à la Porte Romana, à g. de la route qui monte au Poggio Impériale (V, ci-dessous; le tramway suit d'abord l'avenue du Poggio Impériale, puis, par le Viale Torricelli, rejoint, au Piazzale Galileo, le Viale dei Colli), se développe sur une étendue de près de 5kil. par une suite de lacets à pentes douces bien ménagées et aboutit au quai de l'Arno, près de la porte S. INiccolo, vis-à-vis du Ponte in ferro. De chaque côté de la route, large de 18 met. et bordée de platanes et de cyprès, s'élèvent des villas entourées de jar-

* Pour les environs de Florence, V. les livraisons du Tour du Monde : A travers la

dins. —La première partie de la route, dite Viale Macchiavdli, monte, en contournant j)lusieurs villini et jardins au Piazzale Galileo. La seconde partie delà route, dite Viale Galileo ^ laissant à g. le café-reslaurant Bonciani, puis à dr. le café-restaurant Al GiramoniinOj et, au delà, un escalier à double rampe qui monte à l'église San Miniato (F. ci-dessous), aboutit à la place Michel-Ange.

La place Michel- Ange (Piazzale Miclielangiolo), belle esplanade élevée de 50 met. au-dessus de Florence, a été inaugurée le 14; septembre 1875, pour le quatrième centenaire de la naissance de Michel-Ange. Au milieu s'élève un monument composé de copies en bronze : de la statue colossale de David (faite par lui à Fàge de 27 ans), et, autour du piédestal, des quatre admirables statues allégoriques des tombeaux des Médicis (F.

p. 131), De cette esplanade, où se trouve un café-restaurant, on jouit d'un beau panorama sur Florence et ses environs. A l'E., on aperçoit la chaîne de l'Apennin se reliant vers le N. avec les sommets plus élevés du Pratomagno, de la Falterona, du Val Bisenzio, du Mugello et du Pistojese.

A l'O. se distingue la chaîne des Alpes Apuanes de Massa Garrara.

De la place Michel-Ange il faut monter, au S., au Monte aile Croci, où s'élève l'éghse de San Francesco al Monte, construite par le Crû' naca (?) et que Michel-Ange appelait la bella Villanella (la belle villageoise) à cause de la simplicité de son architecture. De là un chemin en pente douce monte à la porte (y sonner) du cimetière de San Miniato (F. ci-dessous).

De la place Michel-Ange un dernier boulevard, Viale MichelangiolOy des* cend jusqu'au bord de l'Arno, vis-àvis du Ponte in Ferro. — Si Fon est à pied, on peut, de la place, revenir à Florence, soit par les chemins en

To5ca7i^, par E.Mùntz.HacheUe et G'% 1883. Izigzag bordes de parterres qui des-

ENVIRONS DE FLORENCE

cendeot jusqu'au quai, soit par une avenue de cyprès (en face de l'église San Francesco al Monte), qui descend par des escaliers à la Porte San Miniato.

San Mînîalo al Monte (on y monte a pied, en 20 min., depuis le Ponte aile Grazie), église en forme de basilique, est située sur une colline qui sert de cimetière, et où, au m^ s., St Miniato reçut le martyre. Ce cimetière, monumental, est vulgairement appelé le Porte Santé.

Cette église, d'une architecture très remarquable pour l'époque où elle fut reconstruite (1015) par Févèque Ilildebrand, assisté de l'empereur Henri II, est formée en partie de matériaux antiques. « Quand on la compare aux basiliques de Rome, on est étonné qu'elle ne soit pas antérieure au XI" s. )) — La façade, incrustée de marbres et ornée de mosaïques, (( témoignage de l'œuvre de la Renaissance de l'architecture ».

Intérieur (demander la clef au custode qui la remet sans accompagner; pourboire) orné de colonnes de marbre Ijlanc en partie antiques, et de 4 piliers en marbre gris vert. — Pavé (1207) formé de morceaux de marbre blanc et vert découpés sur un poncis, et représentant des rosaces, les signes du zodiaque et des animaux affrontés à un fleuron dans le style oriental. — Sur les murs, restes de fresques très anciennes : à g-., la V. avec l'Enf. Jésus et quatre Saints; traces d'un Crucifiement qui rappelle la manière de Buffalmacco ; Déposition attribuée à Orgacjna(l). — A g-., chapelle San Jacopo : tombeau intéressant du cardinal Jacques de Portugal, par Gamherelli, dit il Rossinello, un des chefs-d'œuvre de l'art llorenlin (xv® s.) ; coupole ornée de bas-reliefs cmaillés de blanc sur fond bleu, par délia Robbia (la Justice, la Prudence, lu Force et la Tempérance). — Le chœur et l'abside sont surélevés. Un chancel couvert de mosaïque sert de barrière au chœur. Entre les deux escaliers du chœur, chapelle de marbre construite par Michclozzi (1448). — Mosaïque de

[route 13]

Fabside attribuée à Andréa Tafi et datée de 1297 (elle a été restaurée) : le Christ (între les quatre symboles évangvliques et bénissant; la V. et St Miniato lui offrent la couronne du martyre. — Crypte (36 colonnes de mirhre), ayant perdu tout caractère, remplie de tombeaux modernes de toutes formes et de toutes grandeui's.

La sacristie (1387) est décorée de fresques (épisodes de la vie de St Benoît) par Spinello Spinelli (restaurées). [Un grand sentiment d'ascétisme respire dans ses compositions. Quelques têtes ont du caractèie, mais le plus grand nombre sont seulement indiquées avec une certaine sécheresse. Maigreur de formes.]

Le clocher élevé (1518) par Baccio d^Aynolo fut préservé par Michel- Ange, pendant le siège (V. Histoire), contre l'artillerie des Impériaux dont on voit les marques sur ses murailles.

Colline de Bellosguardo (Bellevue; 50 min. euv. en voit., de la place de la Seigneurie; on devra y monter pour jouir du beau panorama de Florence et des environs). — En sortant de la Porte Romana, on longe le mur de la ville à dr. et Ton prend h deuxième route à g. (via dtl Casone). On pourrait aussi sortir de la ville par la nouvelle barrière de Bellosguardo et suivre à g. le mur jusqu'à la via del Casone. — On passe devant la petite église de San Francesco di Paola (tombeau de l'évéque Federighi, décoré de bas-reliefs par L. délia Robbia) et Ton atteint par plusieurs lacets à pente assez forte le point de vue (Sguardo) au-dessous de la villa Albizzi (De Rast) dont le pavillon au toit rouge en forme de parasol, (( l'Ombrellino )), sert de point de repère. Galilée et Ugo Foscolo ont habité cette villa. — On peut, de Bellosguardo, descendre à pied à Monte Oliveto (F. ci-dessous).

Poggio Impériale. — A g. de la

Porte Romana, une avenue (c'est la 2^ à g.; la 1" est le Viale dei CoUi)

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