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ROUTE 13] FLORENCE : - COLLECTIONS PARTICULIÈRES

construit par Michelozzi pour Cosme le Vieux, Charles Vlll fut logé dans ce palais qui fut acquis, en iG59, par Gai). Riccardi, et agrandi en 1715.

— Le rez-de-chaussée est d'ordre rustique a bossages. L'emploi des bossages, tout en conservant son caractère de force, est ménagé avec plus de variété qu'au palais Pitli. Celte base solide soutient deux étages qu'éclairent des fenêtres cintrées.

— Sous les arcades de la cour, les murs sont ornés de bustes et de sarcophages.

A rhitéricur (s'adresser au concierge) on visite : —la chapelle ornée de fresques remarquables et bien conservées de be)wzzo Gozzoli (1459) : sur la paroi, à dr., on remarque le portrait dupenitre (sur le bord de son bonnet se ht : Opus IJENOTii) et Cosme, pater Patrice, a cheval; — la galerie avec un plaiond point à fresque par Luca Giordano ri052): — la salle du Consed provincial ornée- de belles tapisseries de Florence.

Pour la bibliothèque lUccardiana, F.

ci-dessus.

Palais Torrigîani (PI. E, 4, o; place dei Mozzi, 6), renfermant au 1*^' étage une belle galerie de tableaux (visible t. 1. j.).

Vestibule : Guirlande de fleurs par Luca délia Robbia. — Sxlle y entrée :

o-uirluide de tleurs par Luca délia lioblia; 20. Giotlino. Triptyque; 52. Sehastiano del Piombo. Portrait de femme. — Salle I : 5. Broiizino. Marthe et Madeleine; 7. Masaccio. Son portrait; 9. L. de Vinci. Portrait; 11. Ltica Signorelli. Son portrait ; 20. Pollajolo. Portrait; 51, 54. Fiiippo Lippi. Fio-ures de femmes. — Salle II: 7. Ptaphaël La Y. et l'Enf. J.; 8, 9. Pinturicchio. Légende; 10. And. del Sarto.

Ste Famille; 11, 15. Paolo Uccello.

Acis et Galatée; Expédition des Argonautes. — Salle IU : 2. Bronzino.

Alexandre de Médicis; 4. Guido Rem.

Lucrèce ; 8. Tiepolo. J.-G. tombant sous !a croix; 11. Titien. Portrait d'homme; Canova. Buste de ISapoléon^ P'-. — Salle IV : 5, 6. Renozzo Gozzoli. David et Goliath; Triomphe de David; 7. Le

Dominicjîiin. Un muletier. — Salle V :

5. Guerchin. Madone de la Miséricorde (esquisse) ; 4. Guido Hcni. Martyre de Ste Agnès; 9. Crcsti da Passignano.

J.-C. au Jardin des Oliviers. Médadion avec bas-relief en marbre (femme assise sur un cygne). — Salle VI : 5. Bronzino. Vénus et l'Amour. — Salle VII :

1. Rubens. Portrait d'homme; 54. Ste Elisabeth, reine de Hongrie.

Établissements de bienfaisance.

Hôpital de Santa Maria Nuova

(sur la place et h côté de Péglise de ce nom), le plus ancien de Florence, fondé, dit-on, en 1287, par Folco Portinari, père de la Béatrix de Dante, à l'instigation de sa servante, Monna Tessa, dont on voit la figure sculptée dans la cour à g. de Féglise. En 1574 il fut agrandi par Buontaleiiti, qui construisit la façade (bustes de Cosme II, Ferdinand II, Cosme III, Jean Gaston). — On a ajouté récemment à cet hôpital le couvent de Santa Maria degli Angeli. — Dans la salle des examens (ancien réfectoire), ou voit une Cène, fresque de Rid.

Ghirlandajo. — Cet hôpital, qui peut contenir 1800 malades, est là grande école de médecine et de chirurgie pratique de Florence. (Pour les tableaux qui étaient jadis dans les salles de r hôpital, V. ci-dessus : musée de Sta Maria Nuova).

Hospice degli Innocenti (place de la S. S. Annunziala) ou des Enfants- Trouvés, construit d'après les dessins de Brunelleschi (ils auraient été modifiés par son élève, Fr. délia Luna). Les têtes d'enfants dans les tympans des arcs sont à' Andréa délia Robbia. — Sous le portique, fresques de Poccetti. — En entrant par la porte du milieu dans la cour, on voit, à g. sous le portique, au-dessus d'une porte conduisant à l'église de l'hospice, une Annonciation en terre cuite de Luca(!) délia Robbia. —Au maîtreautel de Péghse, Adoration des mages, par Dom, Ghiihi dajo,

Confrérie délia Misericordia (place du Dôme), 1res riche, très puissaate et très vénérée (la population florentine se découvre à son passage) fondée lors de la peste du xii' s. — A toute îieure du jour ou de la nuit, les frères de la Miséricorde vont recueillir des malades ou des malheureux blessés et les portent à l'hôpital, font des transports funéraires, procèdent aux funérailles des confrères ou associés, enterrent des morts dans le cimetière de la Confrérie, etc. Pour effacer toute distmction, les confrères, revêtus d'une longue chemise noire, portent par-dessus la tête un capuchon noir, qui n'a d'ouverture; que pour la bouche et les yeux. Ils accompagnent les enterrements avec des torches allumées.

Promenades.

Les Cascine (laiteries), le Bois de Boulogne de Florence, sont une promenade très agréable, située à VO. de la ville entre la rive dr. de TArno et le chemin de fer. — Pour s'y rendre on suit le Lung' Arno Nuovo, puis le corso Vittorio Emanuele et Ton traverse la place degli Zuavi et la place Yittorio Emanuele. On peut aussi prendre, sur la place Santa Maria Novella, le tramway à vapeur de Prato- Poggio a Gajano,'^dont un enibranchement pour les Cascine se détache au Ponte aile Mosse. — Cette promenade s'étend le long de prairies que dominent au loin les montagnes; elle consiste en bois de haute futaie, dont les allées servent le soir de rendezvous habituel aux promeneurs et aux équipages qui s'arrêtent ordinairement à une esplanade nommée lePiazzone, devant le Palazzo délie Cascine : ancienne laiterie transformée en caférestaurant. Là une musique militaire se fait entendre le soir tous les dimanches et jours de fêtes. — A PO.

du Piazrrne est établi le Tir nationaL

— A l'extrémité de la promenade des Cascine, un monument (buste par Fûller) a été élevé a la mémoire du prince indien Rajaram Chuttraputh, maharajah de Koîhapur, mort h Florence dans sa 21" année, le 50 novembre 1870, quand il retournait d'Angleterre dans sa patrie. Son cadavre fut brûlé sur remplacement même où s'élève le monument. — 11 y a un petit café près du monument.

Jardin Boboli * (attenant au palais Pitti ; entrée dans Pangle à g.; public le jeudi et le dimancbe ; les autres jours il fimt une autorisation de l'administration de la Maison Royale ; s'adresser au palais Pitti). commencé sous Cosme P% dessiné par le Tribolo et Buontalenti. — En entrant, on aperçoit à l'extrémité d'une allée, en face, une grotte à l'entrée de laquelle sont les statues d'Apollon et de Cérès, par Bandinelli. — Derrière le palais est un amphithéâtre ; au haut des terrasses qui le dominent s'élève une statue de l'Abondance par Jean Bologne, terminée par Tacca et Salvini; elle était destinée à représenter, dans le principe, Jeanne d'Autriche, femme du grand -duc François l''^ — Du Belvédère, construit au haut de ces terrasses, on a une très belle vue sur Florence et les environs. En descendant on trouve bientôt, à g., une longue allée qui, traversant tous les bosquets, descend au grand bassin de Vlsoloito^ au milieu duquel est une grande vasque, d'où s'élève la statue de Neptune par Jean Bologne. Au. delà du bassin une allée conduit à l'extrémité (fermée) du jardin, près de la Porte Romana.

Le jardin est borné au S. par les anciens murs d'enceinte, qui s'étendent de la forteresse du Belvédère ou de San Giorgio à la Porte Romana.

* Boboli est le nom du cultivateur qui occupait le terrain dans le principe.

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ENVIRONS DE FLORENCE

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[R. 13] FLORENCE : — LES GASGINE. — VIALE DEI GOLLL 179

Environs*.

Les environs de Florence sont charmants. Aucun touriste ne devra manquer de consacrer quatre ou cinq après-midi aux promenades et excursions les plus importantes :

Viale del Colli, San Miniato, Hellosguardo, Chartreuse d'Ema, Fiesole, Vallombrosa.

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