PAR EMPOLI
96 kil — Chemin de fer en 2 h. 40 et 4 h. ^27 - 10 fr. 90, 7 fr. 65 et 4 fr. 95 (trams directs, 10 p. 0/0 en plus).
Au sortir de Florence, on laisse à dr. la ligne de Pistoie(R. 47), on contourne les Cascine, puis on suit la rive dr. de l'Arno.
10 kil. San Dounino (F. R. lo : Envii-ons de Florence). — On traverse le Bisenzio.
14kil.Si^na^, 7900 hab. —Restes
de tours et de murs crénelés construits en 1 5 7 7 . ~ Jolies villas . — Fa
rOmbrone, venant des Apennins au N. de Pistoie, et Ton entre dans la gorge de la Gonfolina. — On franchit l'Arno.
^ 26 kil. Montelupo, 6000 hab. — Éi^lise principale : peinture du Ghirlandajo. — Les Florentins donnèrent ce nom de Montelupo à une forteresse élevée par eux en 1205 sur un rocher, en regard d un autre castel ennemi, élevé à Capraja, sur l'autre rive de l'Arno, par les habitants de Pistoie.
Dans les villages de cette contrée, on fabrique des vases de terre cuite, et des pots avec ornements en relief, pour servir à la décoration des jardins.
Pont sur la Pesa. — On aperçoit à dr. YAmhrogiana, château déforme cubique, flanqué de quatre tours, construit par Ferdinand P'. — La vallée s'élargit.
52 kil. Empoli* (les voyageurs pour Sienne changent de voiture), V. de 18400 hab. (avec la comm.), située au miheu d'une plaine fertile, que l'on a appelée le grenier de la Toscane.
Après la bataille de Monte Aperto, les Gibelins vainqueurs y tinrent un conciliabule où ils agitèrent la question de détruire Florence et de la reconstruire à Empoli : l'oppositiou de Farinata degli Uberti empêcha la réalisation de ce projet. (F. Histoire de Sienne.)
GoUegiata {Église collégiale), place Farinata degli Uberti, construite en 1095. — Intérieur refait auxvi" s.
Dans une chapelle à g. du cbœur, admirable statue de St Sébastien, par
Ant. Rossellino et deux Anges agenouilles, par le même (1460); au-dessus, Père Eternel, terre cuite de L. délia Robbia; en face, dans un bel encadrestruusen lui i. — ouxiv.0 ,.^.^^. ^^ ment en bois, retable (St André et St brication importante de chapeaux de jean-Baptiste), par Francesco di GiopaiUe vanni (1484). — Dans une petite salle
La vallée est resserrée entre des Udr., beau bénitier en marbre du xv^ s.; collines —Tranchées. — On traverse quelques tableaux : la Y. entouiee
[route 16j
d'Anges, par Lorenzo Monaco (1414), Annonciation, par Dom. GhirlandajOy Anges, sur Tond d'azur, par Sandro Botlicelli; \<\ Y., bas-relief, par M/?jo da F les 0 le.
Le Baplistèrey attenant à l'église (à dr.), est décoré d'une cuve en marl)re datant de 1447 et d'une fresque (le Baptême deJ.-C.) par Masolin o da Panirale.
Église de Sanio Siefano (fresques ^îiv Daniel de VoUerrc).
Église de Santa Croce (Exaltation de la Croix, par Cigoli).
D'Empoli à Pise et à Livourne, R. 17, A.
Le chemin de fer d'EmpoliàPienne, laissant à dr. la ligne de Pise, tourne à g. dans la vallée de l'Eisa. — A dr., San Miniato al Tedesco. pittoresquement situé sur une hauteur (F. R.
\hB).
57 kil. Ponte a Eisa. — De l'autre côté de l'Eisa, est, à près de 5 kil., l'école agricole fondée à Meleto.
45 kil. Granaiolo.
4^ kil . Cas/c/Fio7'cnimo, OoOOhab.
(la vieille ville est située sur une hauteur à dr.).
56 kil. Cerlaldo, 8500 hab. L'ancien village sur la hauteur fut en partie détruit par l'arméo napolitaine en 1479. Le nouveau, situé au bas, date de la fin du siècle dernier. — Certaldofut la patrie deBoccace^ qui y fit des séjours prolongés, y mourut en 1575, et y fut inhumé (ses ossements, exhumés en 1785 de l'église St-Jacques, ont disparu). On peut y visiter, dans l'anc^ien v. sur la hauteur (45 min. en tout), sa maison (en brique, avec une petite tour; restaurée ; dans sa chambre, meubles anciens, vieille horloge, fragments de la pierre qui recouvrait son tombeau; bibliothèque renfermant ses œuvres ; peinture à fresque le représentant).
Une statue lui a été érigée en 1879 sur la place du nouveau village.
[De Certalda à San Gimignano
EMPOLI. — POGGIBONSI.
(12 kil. ; route de voit.; trajet en '2 h. env.; une voit, à 1 chev. 5 fr. env.; si Ton garde la voit, pour descendre, en 1 h., à Poggibonsi, prendre le train du soir pour Sienne, 12 à 15 fr.; c'est la meilleure manière de faire cette excursion très recommandée], — La route passe sous le chemin de fer, franchit l'Agliena, puis l'Eisa, et, laissant une route à dr., suit la base de petites collines au milieu de cultures et de \ignes pour s'engager dans une petite vallée sinueuse bien cultivée (nombreuses ft rmes). A un détour on aperçoit San Ginjignauo sur sa hauteur. — Au delà d'un pelit ruisseau que l'on franchit, la route s'élève sur le versant 0. de la peti-e vallée (horizon de plus en plus étendu), puis elle décrit un grand contour, revient dans la direction de Sa i Gimignaiio, passe au pied d'un couvent de Capucins (à dr.). rejoint à dr. la route de Yolterra (F.ci-dessous) et monte à San Gimignano (F. ci-dessous)^ où l'on entre par la Porte San Matteo (l'hôtel est tout près de là, à g. dans la rue San Matteo).]
Le chemin de fer continue à remonter la vallée de l'Eisa.
69 kil. Poggibonsi * (Podium Bonitiï), Y. de 8950 hab., dans une agréable situation, au pied N. d'une colline couronnée par l'enceinte d'un yieuxchâteau du temps des Gibelins, et au S. de laquelle (50 min. de Poggibonsi ; à l'extrémité S. de la rue principale de Poggibonsi, prendre à dr. la via di San Lucchese) l'église de San Lucche&e renferme : à dr., un remarquable tableau d'autel du Pinturicchio ; à g., un autel richement décoré par les délia Robbia (1514). — Sur une autre colline dominant au S.-O. Poggibonsi s'élève un beau château féodal, propriété de M. Marcello Galli Dun.
[De Poggibonsi à Colle di Val <l'EIsa (8 kil.; chemin de fer en 26 min.; 70 et 40 c). — ColleW. de 8659 hab., est divisée en ville basse (établissements industriels de fer et de verrerie) et ville baute (cathédrale du xni^ s. avec chaire des xni et xvi'' s., et stalles en bois du xvn'' s.; anciens palais parmi lesquels le
DE FLORENCE A SIENNE
palais Cecerelli est attribué à Ant. da San Gallo; maison de l'architecte Arnolfo di Gambio ; p tit monument de l'Indépendance de l'Italie ; restes des anciennes murailles).
De Colle à Vol terra, F. ci-dessous.
De Pog^g^ibonsi à San Gimig^nano
(12 kil. env.; route de voit.; voit, àl chev. 5 fr. env.; si on la garde toute la journée, 12 fr. env.). — La route descend pour franchir l'Eisa, croiser le chemin de fer de Colle di Val d'Eisa et contourner au N. la base d'une colline boisée sur laquelle s'élève la villa Montilonti. Laissant à dr. la route de Certaldo, on s'engage à l'O. dans la vallée du Foci que l'on franchit. A une p tite chapelle on laisse une route à dr. puis, après avoir laissé deux routCv'î à g., (la l'*' conduit à Colle di Val d'Eisa), m quitte la vallée du Foci pour remonter un petit vallon. Bientôt commence la montée raide à travers des cultures et des oliviers. De ce côté la ville de San Gimignano avec ses remparts et ses tours se présente sous un bel aspect. Enfin on longe le Plazzale Marg hérita, esplanade plantée d arbres avec bancs (vue magnifique) et l'on entre à San Gimignano par la Porta San Giovanni (l'hôtel est à l'autre extrémité de la ville).
12 kil. env. San Gimignano*, Y. de 8800 hab., extrêmement curieuse par ses restes du moyen âge et ses monuments d'art. Massimo d'Azeglio a dit que San Gimignano est le Pompéi du moyen âge.
Cette ville, dont l'histoire se compose de luttes incessantes avec Volterra et Sienne, est entourée d'une enceinte, en partie ruinée, fortifiées de grosses tours rondes. Elle possède douze tours anciennes plus ou moins ruinées et disséminées à l'intérieur qui paraissant de loin comme des colonnes et donnent une physionomie toute particulière à San Gimignano, vu à une certaine distance.
Au-dessus de la Porte San Giovanni une petite chapelle renfe me une Madone jadis très vénérée (c'est une fresque du XTV" s , restaurée maladroitement à la finduxvi^s.).On smi la. rue S a7i Giovanni. A dr.,on remarque l'élégante petite façade romane d'une ancienne église. A g., au n° 10, est le palais Pratellesi, ancien couvent de Ste-Catherine,
avec des fenêtres ogivales d'une charmante ornementation et dont l'ancien réfectoire (sonner au 1^'' étage) est orné d'une belle fresque (Mariage mystique de Ste Catherine), par V. Tamagni (1528).
On passe sous une arcade reste, diton, d'une porte appartenant à une enceinte antérieure et l'on débouche sur la place Cavour, autrefois place délia Cisterna, entourée de maisons dans le goût florentin et décorée, au centre, d'une grande citerne publique construite en 1275, agrandie en 1346 par le podestat Malevolti, dont elle porte les armoiries, et restaurée assez mal au xix^ s. La tour énorme, qui surmonte le palais Gortesi au S., est un ancien donjon de la famille Paltoncini.
Cette place confine à la place Vittorio Emanuele ou place du Dôme, le Forum de San Gimignano, très caractéristique, où sonl l'église de la Collegiata, le palais Municipal (à g.) et le palais de l'Horloge ou palais des anciens Podestats.
La Colleg^iata (CoUëgiale) , église conimencée au xi* s., a été altérée au xv^ par la restauration de GiuL da Majano. — La façade est très laide. — Intérieur entièrement décoré de fresques [la plupart d'un mérite assez faible, plusieurs profondément altérées]. — Entre les deux portes d'entrée : Benozzo Gozzoli, St Sébastien, la V. et des Saints [cette peinture est très vantée ; à notre avis, à l'exception des Anges, qui sont d'un dessin élégant, il y a des ouvrages de Gozzoli bien plus intéressants] ; au-dessus, et à dr. et à g., trois grandes fresques de Taddeo di Bartolo, de Sienne (1393) :
au milieu, Dieu, les Apôtres et les Prophètes ; à dr., le Paradis; à g., l'Enfer. — Nef de dr. : fresques (restaurées), par Berna ^ de Sienne dont les œuvres sont excessivement rares (il tomba de son échafaudage et fut pleuré par toute la ville, 1380), et terminées par son élève Gio-^ vanni di Asciano^ avec une habileté telle qu'on ne saurait déterminer la part qui revient à chacun. Parmi les plus remarquables nous citerons : le Crucifiement; la Résurrection de Lazare ; Jésus au milieu des docteurs ; Jésus portant sa croix. [Des espèces de soleils à rayons blancs figurant des armes sur des boucliers, sont du plus fâcheux effet.] — A dr., belle chapelle de Santa Fiiia, dessinée par Giuliano da Majano:
autel en marbre blanc sculpté et doré,
.[route 16]
beau travail de Benedetto da Majano:
fresques de Dont. Ghirlandajo : à dr., St Grégoire le Grand apparaît a la Sainte [une des plus importantes œuvres du maître]; à ir., la Sainte étendue sur une estrade, entourée du clergé [composition très remarquable] ; les Evangélistes, les Prophètes de la voûte sont de Seb. Mainardi, son beau-frère et son élève [mal restaurées]. — Chœur : à dr , Benozzo Gozzoii, Madone, Anges et Saints ; P. Pollajolo, Couronnement de la Y. [altéré ; sécheresse dans les figures du bas; Anges d'un joli dessin]; Matteo Hosselli, Descente de J.-C. aux enfers [mou] ; au milieu, Scb. Mainardi, la V. en gloire et des Saints; à g., Déposition de croix [noir] par Passignano [D. Crestï); la Y. sur un trône et Saints, par Vinc. Tamagni. Les marqueteries sont de 1490. — Transsept de g., l""^ chapelle consacrée à St Géminien : autel sculpté par Be?i. da Majano. Au fond du transsept. Invention de la croix, peinture de la décadence par Nicole Lapi (?). — En revenant par le côté g., une porte s'ouvre dans l'oratoire de Sl- Jcan : à dr., Annonciation du Ghirlandajo; fonts baptismaux sculptés par Giov. Cecchi, de Sienne (1379). — Nef de g. : sur toute la longueur du mur, Bartolo di Fredi, de Sienne (que Yasari dit à tort, être le père de Taddeo di Birtolo), a représenté les faits de l'Ancien Testament. Les restaurations ont malheureusement fait perdre à ces fresques leur caractère. — Sacristie : l""* salle. Couronnement de la Y., par Matteo Piosselli (?); 2^ salle, beau buste en marbre d'un marguillier de la Collegiata, par Be7i. da Majano.
Le Palazzo del Comune ou IVIunicîpio (à g. de la Collegiata) a été bâti en 1^288. — Dans la cour on remarque des armes de podestats, un puits de 1360 et une charmante petite fresque. — Un petit vestibule, à dr. dans la cour, conserve une fresque du Sodoma.
Au l^*" étage (pourboire au custode), salle du Conseil: fresque (la V. trônant. Saints et Saintes) par Lippo Memmi (1317), restaurée par Betiozzo Gozzoli (1467).
Au 2^ étage, Pinacoteca Comunale.
— 1. Pietà {xv° s.). — 2. Lorenzo di Nicolô. Martyre de St Barthélémy, trijityque (1401).— 3 Taddeo di Bartolo.
Madone et Saints, triptyque. — 4. Lo-