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SAN GIMIGNANO

rcnzo di Nicolô. Madone [manière de Giotto]. — 5. Inconnu. St Julien, triptyque [ouvrage' remarquable de 1427]. — 6. Taddeo di Bartolo. San Gimignano et ses miracles, triptyaue. — 7. Francesco Fioroitino. Madone [altérée]. — 8. Mainardi. Madone et Anges. — 10.

Lorenzo di Nicole. Ste P'ina et St Grégoire; 11. Miracles de la Sainte. — 12. Ecole de Benozzo Gozzoli. La Y. trônant et Saints. — 13. Fra Filippino Lippi. Annonciation, en deux médaillons [bon ouvrage]. — 16. Fra Paolino da Pistoja^ élève de Fra Bartolommeo (1530). La Y. trônmt et des Saints. — 18. Le Pinturicchio. Assomption [ouvrage remarquable ; d'une couleur très légère ; un peu bleuâtre ; jolies têtes d'Anges et de la Y.].

La haute tour [iorre del Comune)., mesurant plus de 53 met., élevée sur une arcade à côté du palais, date de 1300; c'est la seule qui ait son couronnement complet. Elle est ornée de nombreuses armoiries. La plus ancienne de ses trois cloches date de 1245.

Le Palazzo delV Orologio (palais de V Horloge, en face de la Collegiata), résidence des podestats dès la fin du xni^ s. a une tour haute de 51 met. qui s'appelle la Rognosa. Ce palais a été agrandi et haussé en 1337 d'une loggia dont les arcades sont aujourd'hui bouchées et qu'on a changée en salle de spectacle.

Le Sodoma l'avait décorée de fresques (en 1503); il n'en reste que deux Anges d'un dessin exquis.

De la place Yitlorio Emanuele on descend Idi via San Matteo dans laquelle se trouvent à dr. : — n° 10, la bibliothèque communale (10000 vol. et 200 manuscrits; collection d'incunables, autographes^ parchemins avec miniatures, etc.; petit musée : vases étrusques, bronzes, marbres du moyen âge, etc.); — Télé gante -petite façade romane de l'église San Bartolommeo; — n« 14, \e palais Pesciolini (xiii« s.); — n« 30, \q palais Tinacci (xiii'' s.), auj. hôtel Léon d'Oro.

La via San Matteo aboutit à la Porte San Matteo, par laquelle on entre lorsqu'on vient de Certaldo. — A dr. de cette porte la via Cellolese conduit à la place SanV Agoslino.

L'église Sant' Agostino a été fondée en 1280. — En entrant par la porte latérale, sur le mur à dr., affreuse Pielà, fresque du xiv« s. — Pavé parsemé de

DE FLORENCE A SIENNE

[route 16]

pierres tombales dont le relief, curieux pour les costumes du temps, est en partie effacé. - - A dr., 1*^'' autel : la Y., des Ang-es, et en bas, 4 Saints, attribué à Vi7ic. Tamagni. — 2^ : Salimbeni, Mariage de Ste Catherine de Sienne. — Chapelle à dr. du chœur : fresques découvertes sous le badig-eon, il y a peu d" années, et attribuées à Matstro Bartolo di Fredi. — Chœur : on peut y apprécier dignement le grand talent de Benozzo Goizoli, qui y a représenté sur 17 compartiments (fresques), séparés par des ornements d'un goût exquis, les principaux faits de la vie de St Augustin (1465). Malheureusement quelques-unes de ces fresques sont endommagées ou ont été maladroitement restaurées. La lunette, sur le mur de dr., où sont représentées les funérailles de St Augustin, est très remarquable. On a dit de ces fresques, où l'on admire la fécondité de l'invention, la variété des physionomies, qu'elles semblent « supérieures à celles mêmes du Campo Santo de Pise, par le choix de formes plus exquises, par l'harmonie du coloris. S'il arrive souvent à Gozzoli d'abuser de sa facilité, il est ici consciencieux, correct et soigneux. » — Chapelle à g. du chœur : Vinc. Tamagni, Nativité de la Y. — A g. (en descendant dans l'église) : fresque de Mainardi. — 5*^ autel : grande fresque (repeinte en 1844) de Lippo Memmi (1550) : la Y. trônant et St Michel. — Chaire en marbre doré, encadrée de fresques attiibuées à V. Tamagni. — 2^ : Benozzo Gozzoli, St Sébastien abritant de son manteau le peuple de San Gimignano contre les flèches de la peste en 1464 [la Y. ^ est représentée les seins découverts]. — l'^'" : V. Tamagni, Crucifix, la Y. et des Saints (fresques). -— Autel à dr. de la grande porte : mausoiée contenant les restes de S. Bartolo de San Gimignano; sculptures en marbre doré de Benedetto da Majano. — A g., fresque de Mainardi. — Autel près de la porte latérale : Madone et Saints (1494) par Pier. Francesco, prêtre florentin.

De la place Sant' Agostino Ib. via délie Bomiie descend à la via Nuova que l'on suit à g. Dans cette rue se trouvent : -— à g., le Collège de jeunes filles (Regio Conservatorio femminile) de Santa Chiara (dans l'église, bon tableau de Mat. Bosselli] ; — àdr., V hôpital de Santa Fina (1253 ; restes de fresques de Seb.

Mainardi et de l'éc. du Ghirlandajo) ;

— à dr . , la porte de V église de San Girolamo (à g., Ste Famille, par le Pontormo , au maître-autel, la V. entourée de Saints, par V. Tamagni ; — un peu plus loin, à g., V église de San Jacopo, curieuse comme construction, bâtie au xi« s. par les Templiers),

On peut encore visiter à San Gimignano, près et à l'E. de la place Cavour, en face du Pénitencier, la petite église de San Lorenzo in Ponte (le custode de la Collegiata en a la clef) avec des fresques de Cennino Cennini.

De la Fortezza (auj. jardin particulier), àdr., derrière la Collegiata, on découvre une belle vue.

[A 25 min. S. de San Gimignano est l'église du couvent, abandonné, de Monte Oliveto (dans le cloître, fresques de Benezzo Gozzoli) .

A 4 kil. env., sur le versant 0. des collines de San Gimignano, on peut aller \isitcr l'église de la Pieve di Cellole (1237), construction monumentale, à 3 nefs, d'une architecture étrange et demeurée presque intacte.

De San Gimignano, on peut se rendre à (30 kil. env.) Volterra, par une route de voit, qui rejoint la route de Pofrgibonsi à Volterra (F. ci-dessous), à 11 kil. de Volterra.]

De Pogg^ibonsi à Volterra (52 kil.

env.; route de voit.; trajet en 5 h. 55 avec un très bon cheval ; une voit, à 1 chev., 15 à 20 fr.; on pourrait prendre le chemin de fer jusqu'à Colle di Yal d'Eisa, V. ci-dessus, mais on va aussi vite en voit, particulière ; serv. de voit, publ. de Colle di Yal d'Eisa à Volterra).

— La route contourne la colline de San Lucchese, laisse à g. la route de Sienne, puis monte pour franchir un petit col (vue étendue à l'O.) et descend dans un fond boisé. On franchit un petit ravin puis l'Eisa, et, rejoignant la voie ferrée, on la lomie à dr. On franchit un ravin et l'on croise le chemin de fer à l'enti ée de

7 k. 5 (40 min. en voit.) Colle di Yal d'Eisa [V. ci-dessus). — Sur la place, on prend à dr. une route qui monte en pente raide, passe devant le beau palais communal (1892), puis traverse la ville haute, d'où l'on sort par une ancienne porte (de ce côté, restes importants des anciens murs).

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