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R. 19] PISE : — DIRECTION. — ÉDIFICES RELIGIEUX

l'ordre, et parmi eux celui de Cosme If, par Tacca). — A l'O. est un batiinent avec horloge et sous lequel on passe comme sous une porte . de ville. C'est là qu'était la totir de la Faim [V. Histoire : supplice du comte Ugolm), démolie au xvi* s. ; une partie des murs a été comprise dans des constructions postérieures (à dr.

de rOrologio).

Au S. de la place dei Cavalieri s'ouvre la rue San Frediano, conduisant à la Pinacoteca (p. 249), à l'église San Frediano (p. 248) et à l'Université (p. 249).

De la place dei Cavalieri la rue délia Faggiola et la rue dei Arcivescovado conduisent à la place du Dôme, vaste place à l'angle jN .-0. de la ville où s'élèvent le Dôme (p. 241), la Toiir penchée (p. 242), le Baptistère (p. 245), et le GampolSanto (p. 245).

De la place du Dôme, la rue Solferino ramène au Lung'Arno Regiô en passant près du Musée d'histoire naturelle (p. 249) et près de l'église San Nicola (p. 248).

Édifices religieux.

Dôme (PI. i; ouvert t. 1. j. et toute la journée), monument considérable dans rhistoire de l'architecture italienne, et qui servait longtemps de modèle. Ce magnifique édifice, en marbre, commencé en 1063, par Buscheito (Buskeius, d'après l'inscription de son tombeau qui, mal interprétée, a fait supposer que c'était un artiste grec), et continué par Rainaldo fut consacré en 1118. Malgré ces dates, il a le caractère de l'architecture du xii« s., et Tarchitecture extérieure de la coupole accuse le xiii" s. Les bases, les chapiteaux des colonnes, les corniches et autres parties de l'édifice sont des fragments antiques rassemblés de différents côtés et employés avec une rare habileté et de la manière la plus harmo-

ITAME DU CENTRE.

nieuse par l'architecte, qui a du recourir h différentes combinaisons pour racheter les différences de hauteur dans un même ordre. Les assises alternatives de marbre blanc et noir à l'extérieur semblent une concession faite au goût de l'époque. Celte église, dédiée par les Pi sans à la Ste Vierge en mémoire de la victoire remportée par eux en Sicile sur les Sarrasins, a beaucoup souffert du temps et a subi un tassement. Elle a été restaurée en

La façade, disposée en 5 ordres, a 4 galeries ouvertes, superposées, et 58 colonnes. — Les anciennes portes de bronze furent détruites par l'incendie de 1596, qui endommagea si gravement l'édifice (le chœur et l'abside sont les parties qui ont le moins souffert). Une seule de ces portes, échappée à l'incendie, est au transsept du S., dit Crociera di San Ranieri. Celles qui existent aujourd'hui furent exécutées, en 1602, sur les dessins de Jean Bologne, par Tacca, Mochi, etc. L'architecture de la porte orientale est antique. — On compte 550 colonnes, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.

A l'intérieur 5 nefs ; celle du milieu est soutenue par 24 colonnes d'ordre corinthien. La longueur de l'église est, depuis la porte d'entrée jusqu'au mur de l'abside, de 95 met. 14; la longueur de la nef transversale est de 70 met. 8 ; la largeur des b nefs est de 52 met. 49; la nef du milieu a 55 met. 26 de hauteur. Les bras dutranssept n'ayant pas la même largeur que la nef, la coupole, qui repose sur une base octogone, a une forme à peu près elliptique. La hauteur jusqu'au sommet de la coupole est de 51 met. 56.

Nef. — Le riche iHafond doré n'est pas en rapport avec le reste de l'édifice (les bas-côtés sont voûtes). — Les vitraux sont des xiv« et xv« s. ; les sujets de quelques-uns sont empruntés aux peintures du Campo Santo. — Les figures en bronze des bénitiers ont été modelées par Jean Bologne. — A dr. de la porte centrale, tombeau de l'archevêque Rinuo-

cini, par Tacca. — Au pilier à dr. de la porte de dr. : Jésus et les Saintes Femmes, restes d'une fresque attribuée à Bern. Falconi (elle fait voir quelle était la décoration de l'église avant l'incendie). — Les douze autels des bascôtés et du transsept ont été exécutés par Siagi. On remarquera surtout le 4^ autel à dr., le bel autel des Sts Gamaliel, Nicodème et Abidon, avec un relief de VAmmanati. — Les murs des bas-côté?

entre les autels sont couverts de grandes toiles de peintres des xvu'' et xvui^ s. [du plus mauvais effet]. — La chute du toit, lors de l'incendie, entraîna la. ruine de Dcaucoup d'ouvrages d'art, entre autres de la célèbre chaire de Jean de Pise ; quelques portions en ont été sauvées et jigurent dans la chaire actuelle, élevée en 1607 (grâce aux recherches failes récemment d'autres fragments ont été retrouvés et la reconstruction de l'ancienne chaire a été décidée) ; les statuettes des angles sont de Jean de Pise. — Yis-à-vis, sièi^e en marqueterie (1536j où est représentée l'Adoration des mages. — Sur le dernier pilier à dr. de la nef, charmante Ste Agnès (restaurée), d'Atid.

del Sario; en face, à g.. Madone (restaurée), de Periïio del Vaga. — La tradition attache à la grande lampe de bronze (dessinée par Stoldo en 1583) suspendue dans la nef un intérêt historique. On prétend que ses oscillations mirent Galilée sur la voie de la théorie du pendule. — Les peintures (médiocres) de la coupole sont de Riminaldi (-{- 1630).

Bas-coté DR. — Tableaux d'autel :

l*^'-, Cr'ist. Allori, la Y. dans une gloire (présentant de la ressemblance avec la Judith de la galerie Pitti) ; 2% Vanm, Dispute du Saint-Sacrement; 3% la Y.

et des Saints, peinture fatiguée, un des derniers ouvrages d'And. del Sarto, terminé par son élève Sogliani.

Trakssept DR. — 1*^'' autel : grand tableau de la V., avec l'Enf. J., des Saints et Saintes, par Perino del Vaga; terminé pendant son absence par Sogliani.

— Au fond, chapelle de St Renier : tombeau du Saint, par Foggini. — A g., élégant autel de San Biagio, par Stagi. Chœur. — Au soubassement de l'enceinte, bas-reliefs de Guglielmo Agnelli (1304), élève de Nicolas de Pise; ce sont les restes d'une ancienne chaire. — Stalles avec marqueterie d'un travail

PISE. [route 19]

remarquable de Giuliano da Majano, Giul, da San Gallo, etc. — Maîtreautel, en vert antique et lapis-lazuli, de 1774; le crucifix en bronze est de Jean Bologne. — Au grand arc, groupe d'anges, un des premiers ouvrages de Ghirlandajo (altéré par les restaurations). — A l'abside, mosaïque (restaurée en 1830) de Jacopo TuiTita, aidé par Andréa Ta/i et Gaddo Gaddi; elle représente le Christ, la Y. et St Jean. [Figures grandes comme les dieux de Phidias avec la beauté de moins.] — A côté des sièges épiscopaux^ quatre peintures sur bois : à g., St Jean, St Pierre ; à dr., Ste Catherine et Ste Marguerite, par And. del Sarlo. — Parmi les tableaux de l'abside : à dr. , Moïse et Aaron; à g., St Luc et St Jean, par Beccafumi, peintre dont les ouvrages sont si rares en dehors de Sienne, sa patrie ; Sacrifice d'Abraham et Ensevelissement du Christ, par le Sodoma. — Deux colonnes de porphyre avec chapiteaux d'un beau travail : celui de dr. par Stagi\ celui de g. par Foggini (1652- 1757).

Transsept g. — A dr., sur la porte menant à la sacristie des chanoines. Jugement dernier, bas-relief attribué à Jean de Pise. — Tombeau de l'archevêque d'Elci, par Vaccà. — Au fond, chapelle del Sacramento : Annonciation, mosaïque de Gaddo Gaddi, en partie masquée par les additions postérieures de l'ornementation; sur l'autel, beau ciborium d'argent, dessiné par Foggini (1692); à g.. Adoration des Mages, par Lomi.

Bas-côté g. — Tableaux d'autel :

3% Vent. Salimbeni, Hiérarchie céleste; 2% Passignano, Triomphe des Martyrs.

Campanile (h côté du Dôme; ouvert t. 1. j. et toute la journée; pour monter à la plate^forme il faut être deux personnes), ou la célèbre Tour penchée, bâtie en iilÂii^ar Bonanno de Pise et Guillaume d'Innsbruck, et terminé au milieu du xiv" s., par Thomas, fils d'André de Pise. Cette tour, construite en marbre, est de forme cylindrique, et a huit étages de colonnades superposées, au nombre de 207 colonnes. Sa hauteur est de 54 met. 475 millim.; elle a 48 met.

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