partie, sont attribuées à Taddeo Gaddi
— Dans la sacristie, on voit des restes de fresques par Taddeo di Bartolo, de Sienne (159'2), et, dans une chapelle du cloître (il mérite d'être visité), des fresques de Nie. Peiri (1591), élève de Giotto.
San Frediano (PI. 4), du xi^ s. — Fragments antiques curieux à la façade.
Saala Maria della Spina (PL 5 ; le
custode demeure à côté, via Sant'Antonio, 52), dont le surnom vient d'une épine de la couronne apportée de la Terre sainte par un marchand de Pise.
Cette élégante chapelle, en marbre blanc, considérée comme un miracle de Fart à Fépoque où elle fut construite, fut commencée en 1250 et terminée dans le cours du y.w" s.
Elle a été démohe (1875-81) pierre par pierre pour être exhaussée audessus du lit de l'Arno et pour être avancée de 2 met. env. plus près du pont. — A l'extérieur les arcs en plein cintre s'y allient aux formes ogivales, qui dominent dans toute la partie supérieure. — A la façade orientale, statues par Jean de Pise.
(Une d'elles, selon Vasari, serait le portrait de son père Nicolas.)
Au maître-autel (du xv^ s.), trois statues en marbre, de Niiio Pisano : St Pierre (que Ton dit être un portrait d'André, son père) ; St Jean-liaptiste ; la V. et l'Enf. J. (la Y. donnait une rose à Jésus). — A dr. et à ^. du maître-autel, basreliefs (les Vertus cardinales et théologales) par Miehele Leonardi (1472). — î'Mtre les deux portes de la façade. Madone, allaitant, demi-figure en marbre par liino Pisano.
San Martino (PL 6), du xiv« s.
A dr. dans une chapelle, deux peintures murales (très altérées) du xiv^ s., peut-être de Spinello Spinelli. — Adr., '2'' autel : St Benoît au milieu des épines, par Palma le jeune. — A g. (2« autel à dr. en descendant) : Madeleine aux pieds du Crucifix, un des meilleurs ouvrages de Jac. Ligozzi, de Vérone.
San Michèle în Borgo (PL 7),
fondée vers 1018 par le Bienheureux Buono. — (( Dans la façade (1504), l'architecte Gugliehuo Agnelli, frère dominicain, substitua les arcs en ogives à l'usage des arcades à plein cintre. Cette innovation est encore si timide, qu'au rez-de-chaussée l'architecte a conservé les arcs circulaires. Cette espèce d'anomahe est le cachet distinctif de ce portail. » — Intérieur du commencement du xni^s.
La voûte s'est écroulée en 1846, à la suite d'un tremblement de terre.
La crypte date du xi* s.
San Wicola (PL 8). Le beau clocher octogone, de Nicolas de Pise, est hors de la perpendiculaire; il présente à l'intérieur un escalier (s'adresser à la sacristie, dans le transsept de g.) en limaçon, porté par des colonnes en marbre ; remarquable monument de l'habileté de Nicolas de Pise, qui (selon Vasari) a servi de modèle à Bramante pour l'escalier du Vatican.
San Paolo a ripa d'Arno (PL 9), dont on fait remonter l'origine au commencement du ix'' s. ; restaurée récemment dans son ancien style. — Façade phis élevée que le corps du bâtiment. — A Fint., colonnes en granit oriental, avec chapiteaux de marbres variés.
San Pietro in Vincoli ou San Pierino (PL 10), formée de deux éghses superposées. L'inférieure, en contre-bas du sol, est abandonnée; la supérieure, souvent retravaillée depuis sa construction (vers Fan 1100), a été gâtée par le mauvais goût. — Au-dessus de la grande porte, architrave antique.
San Sepolcro (PL 11), édicule octogone ayant appartenu aux chevaliers de Malte ; attribué à Dioiisalvi (1155) ; récemment restauré.
San Stefano (PL 12), église des chevaliers de Fordre de St-Étienne, commencée par Vasari en 1565, achevée après sa mort, vers 1596 et récemment restaurée.
[route 19] PISE : — ÉDIFICES CIVILS.
Intérieur orné de trophées des guerres des Turcs et de restes de galères de l'Ordre. — Peintures de la voûte, par CicjoU (Institution de l'ordre); Liqozzi, Galères revenant de la bataille de Lépante et Attaque de Prevesa; Crist.
Allori, Marie de Méciicis s'cmbarquant pour la France; Jac. da Empoli, Victoire navale ; Assaut de Bône (1607). — 2*^ autel à g. : le Bronzino, Nativité, peinture remarquable. — Riche maîtreautel, par Foggini. — Peintures en clair-obscur, de Vasan\ etc.
Édifices civils.
San Fre-
vend des
Pinacoleca (PI. 14; ruc diano; on peut la visiter s'adresser au custode qui antiquités) , galerie de tableaux de l'Académie des Beaux-Arts fondée par Napoléon P".
Cette intéressante galerie est presque exclusivement composée de vieux maîtres de Pise et de Florence : Giunta ; Cimabue [intéressant pour les petites figures, qui ont du style] ; Gentile da Fahriano; Buffaimacco; Shnone Memmi (fragments d'un grand retable peint en détrempe, de 1320, ancone qui était composée de 35 compartiments : un certain nombre est conservé au seminario arcivescovile, où les curieux pourront demander à les voir) ; Duccio di Buoninsegna; Giotto; Sodorna; Fra Filippo Llppi ; Zenobio Machiavelli ; Neri di Bicci; Benozzo Gozzoli; Cigoli, Sanii di Tito, etc.; modèle ancien de la chaire de Jean de Pi.^e détruite par l'incendie du Dôme ; deux statues pleines de grâce et d'animation par Nino da Pisano.
Palais Communal (PI. 17), autrefois Gambacorli, construit par Francavilla et renfermant : au rez-dechaussée, la Chambre de commerce ; au 1" étage, le Municipe ; au 2"" étage, les Archives (collection des statuts de la République de Pise)
Université (Sapienzà), fondée au xn° s., et qui a toujours joui d'une grande célébrité. — La bibliothèque, annexée à l'Université, occupe 14 salles (90000 vol. 200 manuscrits).
Musée d'histoire naturelle (rue
del Museo) et jardin botanique qui serait le premier connu, s'il date, connue on le dit, de 1544. Il compte plus de 5000 espèces. Il a eu pour premier directeur l'illustre Césalpin.
Palais Scotto-Corsinî et maison de Galilée (à l'extrémité du Lung' Arno Galileo, en face du Ponte alla Fortezza). — Il renferme au l*"" étage, une série de salles dans lesquelles on remarque un bas-relief en marbre (la V. et FEnf. J.), par Mauro Ricci, des souvenirs et portraits de la famille Corsini, des fresques à'Ademolloy une collection de vases, etc., etc. — De la cour, un escalier monte sur les remparts de V ancienne forteresse (galerie à arcades ; terrasse; café-house orné de peintures par Ademollo) formant une agréable promenade.
La voûte, qui, du quai, s'ouvre sous le palais, donne accès dansFenceinte de l'ancienne forteresse. A g., se trouvent : la petite église de SanV- Andrea in Chinseca (1117), où fut baptisé Galilée et, un peu au delà, la maison où naquit Galilée, le 1 8 février 1564.
Environs.
En dehors de la Porta a Piaggia, à l'extrémité E. du Lung' Arno Mediceo, une belle avenue de 2 k. 1/2, bordée de jardins, s'étend sur la rive dr. de l'Arno.
Caséine San Rossore, Gombo et basilique de San Pietro a Grado (promenade de 3 h. env. en voit., arrêts compris; une voit, à 1 chev., 10 t'r. ; demander, pour les Cascine et Gombo, ainsi que pour la traversée du pont de l'Arno, une permission à l'administration de la Maison royale, Lung' Arno Regio, près du palais Lanfreducci, PI. 19). — On sort de Pise pnr la Porta Nuova, et l'on tourne immédiatement à dr., puis on prend à g., entre deux statues, une avenue de platanes qui croise la voie ferrée de Lucques et ensuite celle de Gènes. A dr., vastes pâturages.
25 min. (4 kil.). On entre dans le domaine royal et, suivant une route à g.,
on atteint l'entrée latérale des Cascine Vecchie, terme fondée par les Médicis casa reale, écuries royales que l'on ne peut visiter qu'avec une permission du directeur). Contournant la ferme, on entre dans une large avenue qui se dirige droit à l'O. à travers la forêt (très giboyeuse; beaux pins parasols).
40 min. A dr., écurie des chameaux (on peut la visiter) . La principale curiosité de cette immense ferme est un troupeau de chameaux (150 env.). Les mâles seuls sont employés aux travaux de la ferme ; les femelles sont dans les pâturages.
1 h. env. (9 kil.). Pavillon royal de Gombo. On peut gagner à pied en 5 min. env. le bord de la mer (belle plage de sable).
Il faut revenir aux Cascine Yeccbie pour prendre à dr. une route bordée de deux rangées de pins parasols qui se dirige au S.
2 h. env. Cascine Nuove (vastes bâtiments d'exploitation a,2:ricole). On traverse la ferme; on suit une avenue à dr., puis on prend à g. pour franchir l'Arno et rejoindre la route de Pise à Bocca d'Arno (F. ci-dessous). A 5 min.
de là, sur la route de Livourne, s'élève la basilique de St-Pierre ou San Pietro in Grado, construite en l'an 1000, ancien pèlerinage très fréquenté. L'édifice, qui n'a pas de façade, offre à chacune de ses extrémités une chapelle en hémicycle. Le clocher est isolé. A l'intérieur, on remarque de belles colonnes antiques et des restes de peintures du xiv^ s.
De là on revient à Pise en 30 min.
env.
Bocca d'Arno ou Marina (12 kil.
env. 0.; tramway à vapeur en 35 min.; il passe sur un viaduc long de 360 met.). — Cette localité (villas et chalets; bon restaurant) est très fréquentée en été pour ses bains de mer. De la plage on découvre une belle vue sur les Alpes Apuanes.
Gertosa délia Valle Graziosa (13 kil.
E.; tramway à vap. de Pise à Galci par Navacchio et Caprona ; 14 kil.; 6 dép. par j.), au pied d'une montagne boisée, dans la riante vallée de Calci. Fondée en 1367 et restaurée au xvui^ s., cette Chartreuse, qui passait pour une des plus considérables de l'Italie, a été sécu-
PISE. [route 19]
larisée en 1867 (50 c. d'entrée). — Au S. de la Chartreuse, s'élève la Verruca (556 met. ; 3 h. env. aller et retour); restes, encore considérables, d'un château fort du xi^ s. ; très belle vue.
Bains d'Uliveto* (les sources ont les mêmes propriétés que celles de Yichy), agréablement situés au pied du versant S. des Monti Pisani, sur la rive dr. de l'Arno, à 3 kil. 1/2 N.-O. de la station de Cascina (R. 17,^4). On peut s'y rendre, soit en tramway à vap. jusqu'à (12 kil.) Capro?ia (6 dép. par j.; 65 c.,40 c), où l'on franchit l'Arno, soit en 1 h. env. de Pise par Navacchio, station de la ligne de Florence (R. 17, ^4), et de là en voiture par Caprona. — Aux environs, belles promenades; nombreuses grottes et cavernes ; ascension de la Yerruca ( V, cidessus), etc.
Une ligne de tramway à vapeur relie Pise à (21 kil.; 8 dép. par j., trajet en 1 h. 15; 1 fr. 10 et 60 c.) Pontedera (R. 17, A). De la station de INavacchio un embranchement conduit à (6 kil.; 50 c, 35 c.) Calci.
De Pise à Lucques, par les Monts Pisani, F. R. 18.
De Pise à Gênes, R. 12 ; — • à Florence, i, par Empoli, B, par Lucques et Pistoie, R. 17; — à Livourne, R. 17 ; — à Volterra, R. 21; — à Rome, A. par Orbetello et Civita Vecchia, 5, par Sienne, Orvieto et Orte, R. 22.
LIVOURNE ET SES ENVIRONS
Description.
Livourne* {Livomo ; Lihurna Portus Herculis), V. de 78000hab. (avec la banlieue, 100000), est un des ports les plus importants de Fltalie. C'est une grande ville moderne et commerçante, renfermant peu de curiosités, que Pon pourra visiter en quelques heures, soit en voiture, soit en
Au xiii° s., Livonrne n'était qu'un village ; au xv^, qu'un point d'escale habité par quelques marins. Elle appartint à la république de Pise. En 1405, le maréchal français Boucicaut l'occupa au nom de la république de Gènes. Elle fut cédée aux Florentins par les Génois en 1421 . Son port fut crcé})ar Ferdinand P% grand-duc de Toscane. C'est aux princes de la maison de Médicis que Livonrne doit sa prospérité.
On entre en ville par h Porta San Marco ^ et, par les mes Palestro et Caribaldiy ou bien par la rue Solferino, on gagne la place Garibaldi {monument de Garibaldi, par Rivalta) puis la place Carlo Alberto, longue de 200 met., ornée des statues colossales du grund-àuc Ferdinand III (à g.) et de Léopold II (à dr.).
De cette place la rue Vittorio Emanuele, la grande artère de la ville, très animée, conduit au port, en traversant la place Vittorio Emanuele (monument de Victor-Emmanuel^ par Rivalta, 1892), sur laquelle s'élèvent:
au S. le Dôme (façade par Inigo Jones, 1605; à Tint., voûte peinte par Ligozzi\ peintures de VEmpoli, de Passignano, etc.); aux angles N.-E. et N.-O. le palais Communal et la Bourse, k TO. la Préfecture, à TE.
l'ancien palais Roijal auj. Institut technique (petite Pinacothèque, en voie de formation).
Au S. de la place Victor-Emmanuel est la place Cavour {statue colossale de Cavour, par Cerri, 1871).
A l'extrémité de la rue Victor-Emmanuel la place Giuseppe Micheli, ancienne place del Gantière, est ornée du monument dit des Quatre Maures {statue de Ferdinand P% par Giovanni Baîidini; quatre Escla-
par
[route 19] CASGINE SAN ROSSORE. — LIVOURNE. 251
tramway. On peut aller en tramway depuis la gare jusqu'à FArdenza (V. cidessous) en longeant le bord de la mer. Livonrne est fréquentée en été pour ses bains de mer, mais la plage est loin d'être aussi belle que celle de Viareggio.
ves en bronze, remarquables, Pielro Tacca).
Le port (pour une promenade en bateau, on j)aye 1 fr. l'h. ; faire son prix d'avance) comprend : — le port intérieur {porto Vecchio), long de 600 met., large de 400, avec deux darses (Z)arse^îa),oubassins intérieurs pour les petites embarcations, et protégé du côté de la mer par un môle ou jetée de 500 met.; — le port extérieur {porto Nuovo), protégé à rO. par un môle en hémicycle long de 1160 met. — Entre le vieux môle et le nouveau, à 300 met. du rivage, sur une petite île, s'élève le phare {lanterna), d'où l'on découvre une belle vue.
De la place Giuseppe Micheli, suivant à g., le quai de la Darse neuve, on traverse la grande place Mazzini, plantée d'arbres, on incline à dr. et enfin on atteint le Viale Regîna Margherita, large boulevard, bordé, à g., par des hôtels et des maisons meublées, à dr. par un quai planté de tamaris et de pins qui borde la mer.
C'est le quartier des étrangers. Là se trouvent des cafés-restaurants (caférestaurant de VAlhambra avec théâtre), des établissements de bains dont les plus importants sont Squarci, Rombolini, Pancaldi et Palmieri. Le boulevard passe devant V Académie Navale (à dr.), franchit la Barriera Regina Margherita, passe devant le Pe/zi/g«aer (ancien lazaret St-Léopoîd) et enfin aboutit (5 kil. 1/2) aux Casini deWArdenza (viHas construites par une société, établissement de bains).
Ce boulevard constitue une magnifique promenade qui se prolonge encore , le long de la mer, par le Viale Principe di Napoii, jusqu'à (1 kil. 750) Antignano, gros b. avec des bains de mer.
Dans la partie ]N. de la ville s'étendent des canaux à l'aide desquels les marchandises sont débarquées devant les magasins. On a appelé ce quartier la Nouvelle-Venise.