VOLTERRA
aller (à la bifurcation où se trouve une statue antique, prendre h g.) voir de beaux restes de la muraille étrusque restée debout et servant do soutènement aux terrasses du couvent de Santa Chiara.
Au delà de ce couvent, à Fextrémité du plateau, est V église San Giusio (xvi" s.).
De retour îi la place Maggiore on se rendra par la rue Guidi (au n° 1 1 , he-àu palais Riigcjleri, datant de 1500) et la rue Vittorio Emanuele au Musée National, la principale curiosité de Vol terra.
Le Musée National OU Musée étrusque Guarnaccî (PI. iO ; dans l'ancien palais Tangassi ; 1 fr. d'entrée ; ouvert 1. 1. j. en hiver de 9 h. à 5^ h., en été, de 8 h. à 4 h.), fondé en 1851, et considérablement augmenté depuis, est, après celui de Naples, le plus intéressant de l'Italie pour l'étude de l'antiquité étrusque. Il occupe 14 salles (dont 7 au rez-de-chaussée et 7 au 1" étage).
Riche collection de monuments funéraires (on en compte plus de 400), de vases, de statuettes, d'ornements de toute espèce, recueillis dans les fouilles autour de Voltcrra. La plupart des monuments funéraires sont en albâtre. Sur quelques-uns de ces tombeaux on lit le nom des familles : Ceicna (Cœcina), Gracne (Grachia) ; plusieurs noms sont en caractères romains écrits à rebours. — Sur le palier de l'escalier, tombeau préhistorique, découvert en 1887, près de la liadia. — Au l^"* étage: salles H, VI et 15 : vases de verre (salle 15, dans la vitrine à dr. de la fenêtre, on remarquera, n°' 52, 55, 54, deux petits flacons et une petite boîte); bronzes (petite statuette de Mercure de forme aussi élégante, sinon aussi élancée, que le Mercure de Jean Bolo^çne) ; styles ; collection de monnaies étrusques, en série décroissante (la plus grosse pièce est un asse, n" 2974, avec un dauphin : on y ht en anciens caractères grecs le nom de Velathri). — Au 5« étage. Archives et Biblioihèque (15 000 vol.).
A côté du musée est l'église Sanf Agostino (PI. 4), du xni° s., remaniée et restaurée en 1728 et 1885.
A l'extrémité E. de la rue Yittorio Emanuele se trouve à dr. l'entrée de la Citadelle ou Fortezza (auj.
maison de force pour hommes), dont l'origine remonte à la fin duxni^s. La partie du N. fut construite en 1345, par ordre du duc d'Athènes. A l'autre extrémité, le bastion carré et la tour del Mastio (ou Maschio), qui s'élève au milieu, furent construits en 1474 par Laurent de Médicis. Devenue prison d'Etat, elle reçut, entre autres, Laurent Lorenzini, qui, pendant ses onze années de captivité, y composa son ouvrage sur les sections coniques.
Sur l'emplacement de l'ancien Castello, à rO. de la Fortezza, s'étend un champ, propriété particulière appartenant à la famille Inghirami (demander la clef au n" 2 de la ruelle qui monte k g. en sortant de Thôtel Nazionale). Par un trou carré (recouvert d'un fagot) on peut voir une ancienne jjiscine. De ce champ on a une vue splendide.
Si l'on sort par la Porta a Selci, à l'extrémité E. de la rue Vittorio Emanuele, on peut, en tournant à g., gagner le Séminaire de Sanf Andréa (de la terrasse, belle vue), d'où Ton peut revenir en ville par la Porta Docciola.
A l'extrémité N. de la rue Guidi se trouve la place San Michèle avec V église San Michèle, construite vers le xm° s., restaurée en 1826 et, en face, le palais Maffei.
De la place San Michèle, la rue Guarnacci descend à la Porta Fiorentina^ en dehors de laquelle à g.
on peut voir les restes de V Amphithéâtre romain.
En suivant la roule en face de la Porta Fiorentina, on passe devant une petite chapelle à dr., le Campo Santo à g., on atteint (10 min.) l'antique porte étrusque dit il Porlone, d'où