DE PISE A VOLTERRA
Ton descend en 10 min. k l'entrée delà villa Giovaiinoni (s'adresser au jardinier). Dans le jardin de cette villa on visite deux tombeaux de l'ancienne nécropole étrusque : l'un avec chambre centrale entourée de quatre chambres sépulcrales ; Tautre coniposé d'une seule chambre circulnire voûtée avec pilier central portant une figure sculptée ; autour de cette chambre sont rangés des débris antiques.
Yolterra est célèbre par ses vases et ornements d'albâtre. Les carrières les plus importantes se trouvent aux environs de la ville et à la Castellina, près du chemin de fer de Pise à Gecina.
Cette pierre, tendre et facile à travailler, n'est que du plâtre cristallisé. Parmi les plus belles variétés, oncilele Giallo, rappelant le beau marbre jaune de Sienne, et le Bardiglio Fiorito, de même apparence que les marbres gris veinés de Carrare.
Environs.
Au N.-O. et au-dessous de l'église de San Giusto, sont les Balze, ravines ou éboulements de terre causés par les eaux souterraines. Ces éboulements, qui auraient commencé en 1627, entraînent peu à peu dans la vallée adjacente la parlie N. de la montagne argileuse sur laquelle est bâtie \olterra.
AIE., dans le vallon, église de San G^rolamo (dans le vestibule, chapelle de la Miséricorde avec un bel ouvrage en terre cuite ^SiV délia Robbia; et chapelle Inghirami avec un bas-relief représentant le Jugement universel, d'une incomparable largeur d'exécution, par L. délia Robbia; d'ans le chœur, Annonciation, par Benvenuio di Giovanni), et, au delà, viila Inghirami avec des restes de la nécropole antique (tombeaux étrusques) et un curieux labyrinthe de rochers appelé les buehe de Saracini (cavités des Sarrasins).
ÏÏIines de cuivre de Monte Gatini
(16 lui. env. S.-O.). —Contrée intéressante pour le géologue, qui y trouve de
[route 21]
la serpentine, de la stéatite, du gabbro rosso.... Du haut du monte Massi (619 met.), on a une vue des plus étendues sur une grande partie de la Toscane, depuis les montagnes de Carrare jusqu'au mont Amiata, près de Radicofani. — La production mensuelle s'élève à 200 000 Ivil. env. de minerai, dont la plus grande partie est envoyée en Angleterre.
Pomarance, Larderello et les La-
goni. — l)e Yolterra on descend à Yol terra- Saline (V-- ci-dessus) et l'on se dirige au S.-E. à travers des terrains incultes composés de roches serpentineuses et de gabbri (ophiolithes) au milieu desquels se rencontrent une partie des fdons de cuivre de la Toscane. — On franchit la Cecina, puis on atteint (23 kil. de Yolterra) Pomarance* [Ripomerancio), gros b. de 5500 hab., à 567 met., qui s'annonce de loin par ses murs et ses tours du moyen âge. Au delà de Pomarance (3 h. de la station de Yolterra-Saline), larderello, petit b. moderne crée par Larderel pour la fabrication de l'acide borique, situé près de l'ancien petit V. de Monte Cerboli (château pittoresque) . Sur la route de Pomarance à Larderello, on laisse à g. en contre-bas, dans un vallon, les bains d'eaux minérales de San Michèle, Ces eaux (35^), comme celles de Bagni a Morbo et Bagni alla Perla, plus au S., entre Monte Cerboli et Castelmwvo, sont acidulés, sulfureuses.
A 11 kil. S.-O. de Pomarance, beau château ruiné de Rocca-Silana, sur un pic conique de 529 met.
A 30 kil. S. de Pomarance, au delà du V. de Castelniwvo di Val di Cecina, est situé le v. de Monterotondo . Aux environs de ces deux v. se trouvent ies Lagoni (del Volterrano], connus aussi sous les noms de Funiacchi, Soffioni, Bulicami, LagonceUi, offrant un phénomène géologique curieux, qui se reproduit dans le voisinage des v. de Sasso, Lustignano, etc. (entre Pomarance et MassaMaritima),etqui a donné lieu à une fabrication des plus importantes : à la production d'une grande partie du borax employé dans l'industrie de l'Europe.
De Yolterra à Poutedera, R. 17, .4.
p. JOANNE