‹ ItalieChapitre 204 sur 587 · LES ANCIENNES CITÉS ÉTRUSQUES, ORVIETO, ASSISE ET PÉROUSE · texte numérisé non relu

LES ANCIENNES CITÉS ÉTRUSQUES, ORVIETO, ASSISE ET PÉROUSE

DE PISE A ROME A. Par Orbetello et Civitavecchia.

53 i kil. (de Pise à Rome, gare de Termini).

— Cheruiii de fer (ligne des Maremmes : lerrovia Marcmmana). — Tnijet en 6 h. 22 et 11 h. 25. — 57 fr. 75; 26 fr. 45 ; 17 fr. (trains directs, 10 p. 100 en plus).

— L5on buffet à Orbetello (les trains express s'y arrêlent pour le déjeuner et le dîner).

lY. B. — Cette ligne est la voie la plus directe pour se rendre à Rome en venant de Turin ou de Gènes.

En quittant Pise, on suit pendant quelques instants la ligne d'Empoli- Florence, que l'on quitte bientôt pour se diriger au S. à travei^s une grande plaine marécageuse.

15 kil. Colle SalvetU, à la bifurcation de l'embranchement de Livourne.

De Colle Salvetti à Livourne, V. ci-dessous.

On voit à dr. les collines de Yalle Benedettaetle Monte Nei^o (F. R. "20),

21 kil. Fauglia, 2668 hab., sur une colline h g.

[A g., route de voit, pour (15 kil. ; dilig. t. 1. j. en 1 h. 50 pendant la spison) les Bains de Casciana (R. 17, A).]

nXlAE Dô CENTRE.

Petit tunnel.

28 kil. Orciano, 875 hab., à g.

35 kil. Santa Uice, 854 hab.,

59 kil. RosignanOy station desservant Rosùjnano Maritttmo, 3566 hab.

(ancien château), sur une coUine à dr. — A g., au loin, sur une colline de 560 met., Castellina Marittima, n, pittoresque de 1500 hab. (bon vin).

— Pont sur le torrent Marmigliajo.

45 kil. Vada, à dr. — Pont sur la Cecina.

51 kil. Cecma^ 6500 hab. (hauts fourneaux). — A g., embranchement de Volteri^a.

De Cecina à Vol terra, R. 21.

C'est au S. de Cecina que commence la Maremma Toscana et que la chame des Apennins s'éloigne de la mer. Le regard s'étend sur une vaste plaine ondulée couverte de marais et de forêts, et où s'élevaient jadis les antiques cités de l'Elrurie. La terre y est d'une grande fertilité, mais la maVaria y domine pendant sept mois de l'année.

Dans la partie des Maremmes qui s'étend entre Piombino et la presqu'île du Monte Argentaro, près de la ville d'Orbetello, « le pays offre au plus haut degré cet aspect de solitude et de sauvage grandeur qui est le caractère particulier des Maremmes. Là sont des prairies qu'on ne faucbe jamais ; là les bois de pins, de frênes, de chênes-liège, deviennent de véritables forêts vierges.

Dos fourres inextricables y cachent les débris des voies romaines qui les traversaient autrefois. Des étangs, des marécages brillent dans les clairières. »

(Noël des Vergers.)

57 kil. Bibbona-Casale, station desservant ces deux v. à g.

68 kil. Castagneto-Bambolo, stat.

desservant Castagneto, 4050 hab., sur une colline à g. — La voie se rapproche toujours davantage de la côte. On aperçoit, à dr. et au S.-O., l'île d'Elbe (F. ci-dessous).

76 kil. San Vincenzo, petit port.

 g., pittoresque Monte Calvi

(646 met.).

86 kil. Campiglia (buffet), stat.

desservant la petite V. de Campiglia Maritlima'', 5560 hab., située à g.

sur une hauteur (très belle vue). — Ruines pittoresques de son château, appelé la Rocca, dont le roi d'Aragon tenta vainement l'assaut en 1447.

— Les Étrusques ont exploité a Campiglia des mines de cuivre, de plomb irgentifère et de fer, qui offrent des excavations gigantesques, bien que la roche soit excessivement résistante.

Sur le rivage de cette partie de la Maremme toscane règne un cordon de dunes. Devant s'étendent des marais.

[De Campiglia à Piombino (14 kil. ; chemin de fer en 56 min. ; 1 fr. 70, 1 fr. 20, 80 c). — La voie traverse une région sillonnée par de nombreux canaux d'assainissement. — bk. Ponte air Agnello (route de voit, pour, 6 k. 1/2, Populonia, V. ci-dessous). — 15k. Portovecchio (belle vue).

14 kil. Piombino", 5064 hab., petite Y. à l'extrémité S. d'un promontoire boisé, jadis capitale d'une principauté indépendante, appartenant à la faniille romaine des Buoncompagni-Ludovisi, à laquelle Napoléon l'enleva en 1806, pour la donner à son beau-frère Bacciocchi; le congrès de 1815 la rendit à ses anciens maîtres, qui ne tardèrent pns à céder leurs droits au grand-duc de Toscane. — De la tour du port, on découvre une très belle vue sur la mer, le canal

de Piombino, les îles de l'archipel Toscan et (par un temps clair) sur la Corse Le golfe de Piombino se développe en un site pittoresque dont les flancs du promontoire de Piombino, à dr., et les montagu' s verdoyantes de Gavorrano à g-., forment les deux extrémités. Plusieurs fonderies se révèlent par leurs tourbillons de fumée. Dans les maquis restent cachées les alunières de Montioni, les mines de houille de Monte Bamboli ; vers le N. -E. se montre Monte Rotondo, V. à 538 met., dominé parles sommets des Cornate de Gerfalco (1059 met.) et de Poggio de Monder/ (1050 met.].

[A 8 kil. au N.-O. de Piombino (2 h. par le chemin de mulets; 14 kil. par l.i roule ne voit.), sur un rocher escarpé au bord de la mer, dominé parles restes d'un château du moyen àf^e (200 met. cnv. d'alt.), est située Populonia (la Pupluna des Étrusques), ville étrusque déjà détruite et déserte dti temps de Strahon. Des portions de murailles antiques indiquent le périmètre de la ville. De là on descend dans une petite anse où était l'ancien pori, aujourd'hui Porlo Baratli. Comme au temps de Strabon, on voit encore le lonpf du rivage, sur une longueur de plus de 600 met. et d'env. 2 met. de hauteur, un dépôt de scories provenant des fours à fondre le fer de l'île d'Elbe, que les Etrusques avaient construits à I*opulonia. Sylla ravagea Populonia.]

Ile d'Elbe. — Excursion intéressante que l'on peut faire : — soit par le chemin de fer de Livourne à Piombino [V. ci-dessus), et par le bat. à vap. qui va t. l. j. (l'après-midi), en 1 h. 50 (2 fr. 55 et 1 fr. 55), (le Piombino à Porto ferrajo ; — soit par le bat. à vap. de la ligne de l'archipel Toscan, partant de Livourne (F. R. 20) tous les mercredis matins, de très bonne heure; — soit enfin par le bat. à vap. partant de Livourne pour l'ile d'Elbe directement tous les dimanches, vers il h. du matiii, et qui arrive vers 4 h. à Portoferrajo (F. R. 20). — Les touristes, qui voudraient voir en même temps que l'île d'Elbe les îles secondaires de l'archipel Toscan, pouriaient s'embarquer à Livourne le dimanche; arrivant à Portoferrajo vers 4 h. du soir, ils auraient deux jours pour visiter l'île, faire l'ascension du Jilont Giove et revenir le mercredi à Portoferrajo, où ils s'embarqueraient à bord du bateau de la ligne d(; l'archipel, qui en part le jeudi, ver-^

ROUTE 22, /1| PIOMBTNO. -

^ h. (lu matin, pour los autres ports de lile et pour Piaiiosa, Montecristo, Giglio et la cote Toscane.

Le bras de mer qui sépare l'île de la terre terme s'appelle le canal de Piomhino.

L'île d'Elbe (25000 liab.) a 100 kil.

(le tour, 28 kil. de longueur et 9 kil. dans sa moyenne largeur. Couverte de montagnes, formées principalement de granits et de serpentines, elle est particulièrement intéressante sous le rapport de sa richesse minéralogifpie (excellent ter déjà exploité par les Romains).

Le point le plus élevé est la cime granitique du mont Capanna (1018 met.).

L<^ point culminant de l'éruption des -.M-pentines ne dépasse pas 550 met.

L'aspect de l'île est riant et gracieux. Les cotes olïrent une pèclie abondante de thons et de sardines.

On sait peu de chose de l'île d'Elbe dans l'anticjuité et depuis la chute de Lempire romain jusqu'au xi^ s. Auyi^s., elle dépendait de l'opulonia (F. ci-dessus). Elle tomba ensuite au pouvoir des Pisans, à qui elle lut enlevée, en 1290, par les Génois, dans la fatale journée de la Meloria. ï.cs Pisans la rachetèrent en 1509, et elle resta sous les lois de la république de Pise jusqu'en 1599. Le capitaine du peuple Glierardo di Ai)piani, ayant vendu l'Etat de Pise à Galéas Yisconti, duc de Milan, se réserva la propriété de Lîle d'Elbe et de Piomhino. Charles- Quint, en 1548, concéda une partie de i'ile à Cosmc P", duc de Florence. A la lin du xv^ s., elle était partagée entre les ducs de Florence, les princîs de Piomhino et le royaume des Ueiix-Siciles. En 1555, le corsaire Barbcrousse débarqua dans l'île, la livra au pillage et emmena les habitants en esclavage. Après tant de changemenis (le maîtres, elle tomba, en 1799, au pouvoir (le la France. Napoléon y demeura depuis la Un de mai 18 U jusqu'au 20 février 1815. Enfin, par le traite de Vienne (le 1815, l'île d'Elbe a été réunie à la Toscane.

Portoferrajo, capitale de l'île, est une petite ville de 5700 liab., construite en amphithéâtre sur un long promontoire qui ferme l'entrée d'une belle rade sur la côte N. de l'île. — Calhédi-ale, sur la place d'Armes. — Palais du f/ouveriieur, dans lequel habita ÎSapoléon. — Forts Falconc et SteUa, entourés de

Page 1