DE SIENNE A CHIUSI
88 lui. — Chemin de fer. — Trajet en 2 h. 59 et i h. 10. — 10 fr. ; 6 fr. 85 ; 4 fr. 75.
^. B. — X2 kil. de la gare de Sienne qui forme impasse, le train revient, se raccorder avcx la ligne Empoli-Cliiusi et par conséquent, il change de direction ; les voyageurs, qui au dépari allaient en avant, se trouvent aller en arrière.
On suit une chaîne basse et aride de collines ravinées. — Nombreuses tranchées et six tunnels.
9 kil. Arbia, où l'on franchit l'Arbia. — 16 kil. Caslelnuovo Berardenga.
51 kil. Ascsano*, 7400 hab., dans un bas-fond entre des collines fort accidentées. — Dôme : Ascension, par Giovanni di Paolo ; Naissance de la V., par Sassetta. — San Francesco:
fiesques de la Passion, attribuées à Giov. d'Asciano ; bas-reHef de l'école des délia Robbia; Madone, par Lippo MemmiÇl).— Sant' Agostino : Mciàone^ipm' Domenico di Barlolo {[ ^'51) .
[Monte Oliveto Mag^g^iore et Pienza
(à la station d'Asciano, voit, pour Monte Oliveto, en 1 h. 45 eiiv.; à 1 chev., 12 à 15 fr., aller et retour; pour visiter In couvent il faut une permission, qu'on oblient sans difficulté à l'Institut des Beaux-Arts à Sienne et qu'on doit présenter au père chargé de la garde du monastère ; on y reçoit l'hospitalité e!; le piix de la pension est d'env. 6 fr. par j., mais il n'est permis d'y séjourner qu'aux artistes et aux gens d'étude). — « Hicn ne se saurait imaginer à la fois de plus sauvage et de plus imposant que le spectacle qui s'offre à quelques centaines de mètres d'Asciano dès qu'on a gravi la première hauteur; ce ne sont que ravins sans fond, torrents desséchés, monticules de sable ou d'argile à la silhouette bizarre, aux flancs ravagés; pendant les lieues entières vous n'apercevez que des cônes s'élancant dans les airs.... » (Muntz.)
La route, fort accidentée et assez mal entretenue, laisse sur une hauteur à g.
le Y. <lc Cliiusure { V. ci-dessous) et, après quelques montées alternant avec des descentes, atteint le sommet du monticule, couronné de cyprès, qui supporte le monastère de Monte Oliveto et ses dépendances.
Le couvent de Monte Olivelo (de la congrégation Olivétaine; sécularisé en 1866 et déclaré monument national) a été fondé en 1520 par le bienheureux Bernardo Tolomei ; les dépendances (infirmerie et hôtellerie) au sommet de la colline, et dont une tour à mâchicoulis occupe le centre, ont été commencées en 1395 et achevées au xvi° s. L'église, commencée à la tin du xiv« s. par Agosiino et Agiiolo de Sienne, a été complètement remaniée au siècle dernier.
— Les célèbres fresques du cloître, par Li(ca SignorelU et par son émule, le Sodonia « font la gloire de Monte Olivelo ». Le Sodoma en a exécuté 26, et Signorelli, 8. « Tous deux y ont re- ])résenté quantité de figures de moines, prenant comme texte les naïfs épisodes de celte légende de saint Benoît, qui mêle les souvenirs de l'ultime décadence latine à ceux des barbares et de leur première approche ». (P. Bourget.) On rem;irquera (dans la chapelle à g. du cloître et à la bibliothèque) les belles décorations en marqueterie et en bois sculpté, chef-d'œuvre de l'olivétain Fra Giovanni de Vérone, et les terres cuites de l'école des délia Robbia.
[De Monte Oliveto on peut se rciidre à pied ou en cuTiole, par Cliiusure, à (8 kil. env.) San Giovanni d'Asso, station de la ligne Asciano-Grosst'to (K. ci-dessous). — Vue route, assez bonne, descend, à l'O. de Monte Oliveto, à (1 h.) Bnonconvenlo*, h. de 5500 hab., sur l'Arbia (muraillrs à mâchicoulis), d'où une dilig. (5 services par semaine, o fr.) conduit en 2 h. à Sienne (R. 16).]
D'Asciano à Grosseto (96 kil.; chemin de fer, en 5 h. 9 et 3 h. 48; 10 fr. 85, 7 fr. 60 et 4 fr. 90). -- Après avoir suivi, pendant 1 kil. env., la ligne de Sienne à Chiusi, on la quitte pour se diriger à dr. (S.-O.) dans la petite vallée de l'Asso, entre des collines marneuses.
15 kil. San Giovanni d'Asso^, 2700 hab. — Casiel sur une petite colliiie. — Vaste palais Gori-Pannilini (dans le jardin, chapelle du xni'^ s.). — Villa Sdnsedoni,
De San Giovanni à Monte OJivcto, Y. cidessus. *
On suit la rive dr. de l'Asso.
22 kil. Torrerieri, sur la route de Sienne à Pienza, par Buonconvento (F. ci- dessus).
[Excursion à Pienza. — Outre la diligence qui va tous les samedis do Sienne à San Quirico (5 fr.), un omnibus (1 fr. 50) v.» t. 1. j. de Torrenieri à San Quirico, d'où l'on peut se rendre en carriole (2 i'r.) à (1 h. oO env.) Pienza.
7 kil. de Torrenieri. San Quirico d'Orcia%18oO liab., b. dont l'origine remonte au vui*' s., bâti au sommet d'une colline de tuf coquillier et au milieu de hois d'oliviers d'une grosseur prodigieuse. — « Encore ici le moyen âge apparaît, intact, sans qu'une trace de vie moderne ait modilié celte physionomie, sauf que les fossés, à demi comblés, font jardin autour des murailles et qu'aucun jiont-levis ne défend l'entrée des portes. » (P. Bourget.) — Eglise collé- (jmle, du ix" s , agr.indie au xui" s. : belles stalles du chœur (xvr s.). — Chapelle de la Misericordia (au maître -autel, tableau du Sodoma). — Vaste palnis Cliigi {wn'' s.). Après' avoir quitte les massifs de verdure oui font de San Quirico comme une oasis, on se trouve en plein désert.
11 kil. Pienza% petite V. de 5500 hab., d'un aspect car;ictéristique, patrie et lésideuce favorite de Pie 11 (Mnens Sylvius Piccolomini), qui lui donna son nom à la plai o de celui de Corsignano qu'elle perlait primitivement, et qui y éleva une cathédrale, un évêclîé, un palais pontilical et un palais municipal. Cesédilices, bâtis par B. Rossellino et datant tous de la même époque (i458-li6i), sont réunis autour de la cathédrale, qui occupe le fond de la ^;/«ce del Uuomo, point ceniral de la petite cité (beau puits) ; très belle vue sur les environs et le Monte Amiata.
Cathédrale, construction hybride, entre le style gothique et celui de la Henaissance. — Chapelle à g. du maître-autel : retable (la V., le Ciu-ist, saints et saintes, etc.), œuvre capitale du Vecchietta [Lorenzo di Pietro). — Transsept de dr. : retable (la V. assise avec l'Enf. J.. deux angeo et quatre saints) par Matieo di Giovanni da Siena, qui a peint aussi la prédelle. — Transsept de g.: la V. et quatre saints, par Sano di Pietro. — Trésor (2 fr. de pourboire au sacristain qui conduit auprès du chanoine chargé de le montrer); reliquaires, paix, ostensoirs, encensoirs, crosse, mitre de i'ie 11, etc. — A côté de l'église, Opéra del Duomo (beaux vêtements sacerdotaux).
Palais Piccolomini, construction gigantesque, qui présente malgré ses dégradations des beautés architecturales de premier ordre (cour entourée d'unportiquedonlla frise garde une partie de sa riche décoration,
iR. 22, B\ MONTE-OLIVETO. — MONTEPULCIANO.
(ic la loggia à trois élages, vue splciuJidc ; dans le jardin, puits octogone du xv° s.).
Palais Municipal (colonnade) et palais Èpiscojyal.
Aux environs, à quelque dislance des remparts, ancienne église de la IHeve di San Vilo e Modesto; à 4 kil.. monastère de Sant' Anna in Greta (dans le réfectoire, célèbres lVe^qucs du Sodoma).
De Pienza à Montepulciano.T. ci-dessous.
Excursion à Montalcino. — A 9 kil.
S.-O. de Torrenieri (omnibus. 2 fr.), Moiil(ilci}io\ 8500 liai). — Palais Municipal . |. élite colL'clioii de leintures). — Hôpital, jadis couvent de Franciscains (cloître avec fresques du xV s.; église avec froscpies et, au-dessus de la grande porte, bas-relief de l'école de^ délia Hobbia).
Au i\. de Montalcino (1 h. 30 en voit.; voit, à 1 chev., 7 fr. ; 2 h. env. à pied ; on fera bien de prendre un gnide), ancienne et ce icbie abbai/'e de SanV Aniimo dont la vî;ste et belle église à trois nefs, du xi" s., est presque intacte (riche portail de 1292).]
54 kil. Mon/e ^///ï'a^rt, station au pied du verr^aiitlN. de la montagne de ce nom.
[Le Monte Amiata (1721 met.). — L'asc.nsion se fait ordinairement par Se^r/m^io ou par C«s/e/ dcl Piano*, où conduit (en o h. pour 2 fr. 50) un omnibus |)artant t. 1, j. de la station dejlonle Amiala. De Cr.slel del l'iano, où l'on trouve des guides autorisés, il siillit de 4 li. à cliev.d ou de 5 h. env. à i>ied pour atteindre le sommet (vue fort belle et très étendue sur les Apennins, la Toscane, l'Ombrie et la mer Tyrrbénienne). — A la descente, on peut passer par (2 b.) Vivo (ancien monastère (le Camaliiulcs, appartenant actuellement au comte Cerrini de Montevarcbi) ( t (1 li. env.) la Madonna délia Quei'cia, d'où l'on pe:il soit revenir (1 b. 50) à la station de .>loute Amiata, soit se rendre (en 4 b. env.), par Cnslùjlione dVrcia et les anciens bains de Vifjnoni, à San Quirico [V. cidessus).]
45 kil. SanV Angelo e Cinigiano.
o2 kil. Monte Antico. — On franchit rOmbrone, dont on suit la rive dr.
60 kil. Pafjanico. — La voie tourne au N. 0. et traveric une région monlucuse.
68 kil. Roccasirada, 8800 bab., sur uïie colline à dr. à 8 kil. de la station.
77 kil. Sticciano.
Si kil. Moîilepescali, où l'on rejoint la ligne des Maremmes (V- ci-dessus. A).
06 kil. Grosseto (V. ci-dessus, ^4).]
57 kil. (de Sienne). Rapolano*,
^bOO hab., sur le penchant d'une colline à dr. de la station. Dans le voisinage (2 kil.), eaux thermales sulfureuses dites Bacjnl di Rapolano (bons établissements) et (1 kil.) Bagni di Armajolo, ti^ès fréquentés aussi (établissement bien organisé).
La vallée se resserre.
50 kil. Lucignano, sur la hauteur à g. et sur les limites de la fertile vnllée de la Chiana (belle église de la Madonna délia Querciay bâtie par Ani. da San Gallo), — On aperçoit à g les Apennins.
56 kil. Sïnalunga, 9170 hab., pittoi^esquement assise sur une hauteur.
La voie enti^e dans une plaine.
[De Sinalunga on peut gagner en 5 h.
Cortone (R. 25, ^).J
62 kil. Torrita. — Bientôt on découvre, àdr.jSur une hauteur, Montepulciano.
70 kil. Montepulciano*, 5000 hab.
(avec la banheue, U500), V., ch,-l.
d'arr., à 652 met. d'alt. et à 12 kil. 0. de la station (omnibus, à presque tous les trains; trajet en 1 h. 40; 2fr.).^
D'origine probablement étrusque, Montepulciano (Mons Politianns) , qui est entouré d'une enceinte du moyen âge, ne se compose guère que d'un Corso appelé dans la partie basse via Garibaldi, puis via Cavour et enfin, dans la partie haute, via Poliziano (du nom du savant et poète Angelo Ambi^ogini,7 149-4, et plus connu sous le nom de sa patrie Ang. Poliziano).
Celte avenue aboutit à une hauteur couronnée autrefois par un château dont on voit quelques traces et sur l'emplacement duquel s'élève l'd/ablissement du chev. Melizzari pour l'élevage des vers à soie.
Le Corso (via Garibaldi) est boi^dé de quelques palais remarquables : à dr., 11" 52, palais Tarugi-Crociani (naguère Tarugi), bâti par Vignole (façade avec bas-reliefs étrusques),
DE PlSË ET DE LlVOURNÈ A ROME. [R. 22, B\
en face, n*' 55, palais Avigïwnesi (xvi" s.).
On passe devant l'église de SanV Agostiiw (desxvu*' etxvin^ s.), l'église de Santa Lwa'a (façade de 1655), sur la pelitc place du même nom, et les Logge del Mercato.
Le Corso (qui s'appelle ici via Cavour) devient étroit et escarpé à partir de Sant' Agostino : à g., n° 7, palais Cerrini (Angiolotti), dessiné par il^^f . da San Gallo le vieux (1455-1554); à dr., n° G, palais Venturi (Banque populaire).
Plus haut, sur la piazzetta délia Misericordia (très belle vue), s'élève la double église de la Misericordia.
L'intérieur de l'église supérieure est refait et contient quelques peintures de la fin du xvi« s. — Dans un oratoire dépendant de l'église, Couronnement de la Y., retable de Pielro Lorenzelli, -|vers 1348. — L'église inférieure (entrée par la via del Poggiolo) a été restaurée de nos jours. Au-dessns du maître-autel, bas-relief de l'école des délia Uobbia, « composition pleine d'âme et de poésie ».
On passe par la via Bicci {palais Communal, pàisBombagli et Ricci), avant d'atteindre la place Vittorio Emanuele.
La place Vittorio Emanuele (au centre, fontaine du xvi" s.), située près du sommet de la colline qui supporte la ville, présente un bel ensemble d'édifices : à g., le Pretorio ou Tribunal (dans une salle d'audience, excellent bas-relief de Fécole des délia Rohbia; s'adresser au chancelier du Tribunal), les palais Contucci et Tarugi (Nobile), œuvres à'Ant. da San Gallo; au fond, le Dôme; à dr., le palais Municipal.
Le palais Municipal (xvf s.) rappelle le Palais Vieux de Florence.
Dans le vestibule du l^"" étage, basrelief (la V., St Jean-Baptiste et autres saints) attribué aux délia Robbia. — Au 2° étage, Pinacothèque Crociani [quelques peintures remarquables) ; col-
lections de monnaies, de médailles (du chev. Ccrbara) et de sceaux ; 1 ibliotbèque de 90 000 vol.
Le Dôme a sa façade inachevée.
A Tint, on remarque une Assomption par Taddeo di Bartolo (1401), le tombeau (avec la stalue coucliée) de l'évêque Piendibcnis (xv° s.) et les fragments du tombeau (1427-1429) du savant Bart.
Aragazzi, secrétaire du Pape Martin Y.
c( La tradition veut que Donaiello luimême ait travaillé à cette sépulture qu'un vandalisme inexplicable a dispersée dans l'intérieur de l'église. Deux des bas-reliefs ont été brutalement encaissés dans les piliers de l'entrée. Le grand cercueil de marbre sur lequel on voit couchée la statue du mort a été placée entre les deux portes, un autre bas- relief près du maître-autel, et, des deux côtés de ce même autel, se dressent les deux statues de la Science et la Foi qui se faisaient pendant près du sarcophage. » (P. Bourgot.) Elles sont l'œuvre de Michelozzo Miclielozii, élève de Donatello et suffiraient à elles seules à la gloire d'un artiste.
Du Dôme on monte en quelques minutes au point culminant de la ville où s'élevait jadis la forteresse (belle vue sur les environs et sur l'église de St-Blaise, qu'on aperçoit sur un monticule).
Pour se rendre à l'église San Biagio il faut, de la place Vittorio Emanuele, descendre à la piazzetta Santa Maria (église de Santa Maria du xiii^ s., avec un beau portail; très belle vue sur les lacs de Montepulciano, de Chiusi et Trasimène). De là, un chemin, qui descend et laisse à g. le Campo Santo, conduit, en 15 min., h la belle église de la Madonna di San B?agio (1518; beau clocher), construite en traverlin d'un jaune superbe, et qui passe pour le chefd'œuvre à'Ant. da San Gallo. — Le presbytère, à quelques pas de l'église, lui est aussi attribué.
Le vin de Montepulciano est un des plus anciennement et des plus justement renommés de la Toscane.
MONTEPULGIAXO al Venta,
[Alix enviions, à Monte jvstos d'édifices étrusques.
De Montepulciano à (14 kil.) Pienza (V. ci-dessus), bonne roule carrossable à travers une région cultivée (une voit, à i cliev. lOlr., une voit. à2 cliev. ^Ol'r., aller et retour).]
Le chemin de fer traverse une plaine horizontale et jadis marécageuse mais que de grands travaux ont en partie assainie. On côtoie, à g., le lac de Montepulciano^ formé par les eaux de la Chiana. Ce lac, très poissonneux, communique par un canalavec le lac de Chiusi, situé un pou plus loin sur le point de partage des deux Chiane. Les deux lacs n'en formaient qu'un à une certaine époque ; au temps de Strabon, les barques du lac de Chiusi descendaient par le Tibre à Rome.
79 kil. Chianciano^, 2800 hab., à 8 kil. 0. de la station. — Bains assez fréquentés (eau thermale sulfatée calcaire; 58%7).
88 kil. Cbiusi (il. 23, .4).
DE CHIUSI A ROiVIE
165 kil. de Chiusi, par Orvieto et Orte, h (564 kil. de Pise) Rome {V.
DE LIVOURNE A ROiVIE
l"" Par CoUe Salvetti et la ligne des Maremmes.
ôôo kil
15 et 17 fr.
— Chemin de fer en 7 h 1-2 h. 40. — 57 IV. 60; 2} IV. 55; (pour les trains dirccls 10 pour lOJ eu plus).
En quittant Livourne on laisse à g. la ligne de Pise et Gènes, pour se diriger à l'O.
6 kil. Stagno.
16 kil. Colle Salvetti, On rejoint la ligne de Pise à Rome par les Maremmes (V. ci-dessus).
519 kil. de Colle Salvetti à (355 kil.) Rome (V. ci-dessus).
2'^ Par mer ef Civitavecchia,
-U) lieues marines, — 220 kil. de Livourne, à Civilîivec.-hia. — Trajet en 15 ,ii. (bat. à vap. de la compagnie Fraissjnet, 2 lois par semaino).
En quittant le port de Livourne, le navire range d'assez près la plage oiî s'élèvent les établissements de bains et les villas de TArdenza, et il se rapproche de la petite chaîne du Monle Nero. Il laisse au large, à l'O , Vile escarpée de la Gorgone^ et bientôt on découvre vers le S. Vîle de Capraja, d'origine volcanique, dont les rocs dénudés s'élèvent à 450 met.
Puis, à l'O. de la Capraja, on découvre, par un temps clair, le cap Corse.
La partie du littoral italien que l'on côtoie à distance, et qui s'étend entre Livourne et Orbetello, appartient aux Maremmes de la Toscane (F. cidessus, A). Le principal cours d'eau qui se jette dans la mer (à peu près à égale distance entre Livourne et Piombino) est la Cccina.
L'île d'Elbe (F. p. 258) attire ensuite i»rinci|)alement les regards; à la partie 0. de l'île se dresse le Monte Capanna, aux pics dentelés de granit, la montagne la plus élevée de l'archipel toscan. Vers le milieu de la côle N., et au pied des roches serpenlineuses à cime arrondie du Mont VoUerrajo, la ville de Portoferrajo (F. ci-dessus, A) se reconnaît, le jour, à ses forlilications élevées, et, la nuit, h son feu de port. Un antre phare s'élève au milieu même du canal de Piombino, sur Vîlot de Palmajola.
A mesure qu'on approche de l'île d'Elbe, la presqu'île de Piombino, qui d'abord paraissait une île, se rattache au continent. Après 4 h. de navigation depuis Livourne, on franchit le canal de Piombino, laissant à g. la ville et le promontoire de ce nom (F. ci -dessus. A).
Au delà du promontoire, un golfe lai'ge et profond s'étend en formant
dp: FLORENCE A ROME. [ROUTE 23, A
un deini-cercle jusqu'à la petite île Troja, voisine du littoral. Au centre de ce golfe est Follonica, un des points de la cote les plus exposés aux influences de la mararia.
Après avoir dépassé la petite île déserte de Cerboli, on aperçoit, au fond d'une anse de la côte aljrupte de nie d'Elbe, Porto Longone.
Au delà du cap Calamita, pointe S. E. extrême de l'ile d'Elbe, on peut, de jour, apercevoir au large : à l'O., l'île de Pianosa, et au S. 0., celle de Monte Cristo (V. p. 252),
La distance (h défaut de la nuit) dérobe aux yeux le golfe de Grosseto, l'embouclmre, près de la tour de la Trappola, de FOnibrone (dit Sancse, pour le distinguer de l'Ombrone du canton de Pise), un des plus grands cours d'eau de la Toscane. On peut, de jour, apercevoir les petites îles appelées FoniiicJie (les fourmis) di Grosseto. — Au S. U. la côte projette au loin dans la mer le Moijte ArgentarOy qui paraît d'abord une île montagneuse. Après 8 h. de navigation, on passe dans le canal compris entre ce promontoire et les îles du Giglio (F. ci-dessus), et de Giannutri, les dernières de l'archipel Toscan.
Au lever du jour, une côte basse, inculte et déserte, où s'élèvent à peine quelques tours isolées, et, plus avant dans les terres des montagnes monotones, tel est le premier aspect du littoral romain. C'est dans cette partie du territoire que sont disséminées les ruines des antiques cités étrusques [V. ci-dessus, A). La petite ville de Corneto [V. ci-dessus^) se montre sur une colline, et bientôt au S. on aperçoit les clochers de Givitavecchia et les fortins arrondis qui défendent son port.
81 kil. de Civitavecchia h Ri (me (F. ci-dessus, A).
A. Par Arezzo, Terontola, Ghiusi et Orvieto.
516 kil. — Chemin de fer, en 5 h. 23, en 6 h. 15 et en il h. 40. — 55 fr. 75; 25 fr.; IG fr~ 10 (Irains directs, 10 pour 100 en plus).
En sortant de la gare de Florence on laisse à g. la ligne de Pistoie puis celle de Borgo San Lorenzo-Faenza (R. 14;) et l'on contourne la ville au N.
lit k. Firerize-Porta allaCroce, slalion succursale.
On suit la rive dr. de l'Arno et ses circuits au pied des collines qui se succèdent h dr. et à g. A g. on aperçoit Fiesole (R. 15 : Environs de Florence) et de nombreuses villas.
13 kil. Compiobbi, au pied du Monte Acuto. — Ponts sur les torrents latéraux.
17 kil. Sieci. — A g. s'élèvent les montagnes où est situé le couvent Yallombrosa (R. 15 : Environs de Florence).
21 kïl.Pontassieve*, 12 500 bab., près de la jonction de la Sieve et de l'Arno.
De Pontassieve à Yallombrosa, R. 15; — à Foiii, R. 1-4.
La voie ferrée franchit la Sieve, et passe dans 2 petils tunnels.
25 kil. 1/2. SanV Ellero, halte, d'où se détache à g. le chemin de fer de montagne duSaltino.
Au Saltiijo et à Yallombrosa, R. 15 : Excursions de Florence.
La voie passe sur la rive g. de l'Arno.^— Paysage pittoresque.
29 kil. Rigricmo, 5400 bab. — A g., sur une colline (à 45 min. de la station), belle villa Panciatici-Ximenes, de style moresque. — Tunnel.
50^ kil. Incisa^ 5900 bab., dont