EGLISE INFERIEURE RASSISE
sa fille (tués en 1568). — Au fond du vestibule, chapelle de Sle-Gatherine ou du Crucifix (PI. 5) : fresques attribuées par Vasari à Bu/fahnacco , mais qui semblent devoir être de Pace da Faeuza, élève de Giotto [partie inférieure dé-
[route 23, B]
assisp:
affreuses d'entrée
tcriorée; dans celle du liaul, scènes de marlyrosl.
Nef CKKTiiALE (belle poi'le dessinée par Giotlo) : fresque^ par Fraie Mino da Tiirrita (paroi de g.), Guida da Siena (paroi de i\v.),Giottino (à o,, au fond) et Fra Martino (dans l'intérieur de l'arc).
>EF m: DR. — l'-^' chapelle (PI. 5), de St-Ludovic ou de St-Etienne : fresques relatives à St-Etienne, par Adone Dom (1500 à 1574), qui a peint aussi les fresques de la voûte, au-dessus des arcs onivaux : les Prophètes et les Sd3ylles, admirées et imitées par l\a])haël à Santa Maria délia l>ace à Rome. [Ces fresques nou^ paraissent avoir été retouchées.] — Entre cette chapelle et la suivante, petit oratoire de Saint-Laurent : fresque par BuÏÏalmacco ou par Pace da y^icnza — Chapelle de St Antome de Padoue (PI. 6), jadis décorée de fresques par le Giottino, rem^^acées par celles (médiocres) de Sermei. — Chapelle de Stc-Marie-Madeleine (Pl. 7) : fresques attribuées par Yasari h Buffahnacco, mais qu'on s'accorde à croire de Taddeo Gaddi [une scène de résurrection saisissante dans sa simplicité : J.-C. apparaissant à la Madeleine agenouillée, fiorure expressive.] ^Transsept de du. (PI. 8). — Voûte décorée de fresques (les principaux traits de la vie de la V.), par Taddeo Gaddi.— Paroi de lace : peintures d'en haut, a dr. et à %. de l'arc, par Giolto ; demifio-ures du bas par Simone et Lipyo Uemmi. — Paroi de dr., 1" compartiment : Madone entourée d'anges et St François, par Cimabue\ au-dessous, les six premiers moines de l'ordre de St-Francois, par Giolto (leur tombeau est au-dessous); 2« compartiment : Crucifiement, par Taddeo Gaddi ; au-dessous, la Y. et 'l Saintes, par Fra Martino.
Paroi de g. : fresques par Tad. Gaddi.
— Au fond du transsept, chapelle du Sacrement ou de St-?^icolas (Pl. 9) :
fresques par Giottino (1516); tombeau de la famille Orsini, par Agnolo da Siena ; magnifique autel en bois sculpté, linr Fiorenzo da Peruqia (xvi^ s.).
Maitre-aufel (Pl. 10), érigé à l'endroit où était inhumé St François ; à deux faces, soutenu tout aulour par une série d'arcs et de petites colonnes ornées de mosaïques et surmontées d'une grille en fer (xiv'^ s.). Le tnhernncle en cuivre
par Gai. Alcssi
doré a été dessiné
les fresques de la voûte, au-dessus du maître-aulel, sont considérées comme une des plus belles œuvres de Giotto (il n'avait que vingt ans quand il vint a Assise). Ces fresques (l'apres-midi est préférable pour les bien voir), inspirées (lit-on par Dante même, représentent la Glorification de St François et les trois vertus professées par lui : la Pauvreté (couronnée d'épines, elle est mariée par J.-C. à St François; l'Espérance, accomnaonée par l'Amour, a remis 1 alliance à fa fiancée); la Chasteté (elle est assise dans une tour; devant elle des anges baptisent un religieux; la Pureté et la Bravoure lui remettent un bouclier a dr , la Pénitence, aidée par des anges, combat les démons de la Volupté); et YObéissance (trônant entre la Prudence et l'Humilité). — Les stalles du chœur, sur deux rangs, ont été exécutées par Andréa da Montefalco, AjwUotîw da Ripatransone et Stefano da Fireme vers 1471. — I^es peintures de 1 abside, commencées au xiv^ s. par le Florentin Stefano, restèrent inachevées jusqu eu 16'i3 {Sermei y peignit le Jugement dernier, imitation ridicule de celui de Michel-Ange). - Les buffets des orgues sont de Paolo da Foligno (1623).
Transsept de g. — Traits de la vie du Christ, fresques par Puccio Cavanna, élève de Giotto; Crucifiement (Pl. c), fresque par Pietro Cavallini, élève de Giotto (vers 1545), e>timée de Michel- Anee; au-dessous, fresque de Giotto [la Y. regarde l'Enf. J. avec un sentiment plein de tristesse et de suavité]. -- Par la chapelle du fond (Pl. Il), dite de St-Jean-Baptiste, où l'on remarque de beaux vitraux (deux anciens et un moderne) et, à g., une peinture du Spagna OaY. et des Saints; 15!6), on entre dans la double sacristie (Pl. 12, 12):
dans la l''^ salle, boiseries, peintures de Sermei et de Giorgetti; dans la '^^ isacristia secrela), belles boiseries ce Stefano d'Assisi ^1621), tableau de Giunta Pisano (St François et ses princi|)aux miracles; portrait de St François peint 4 ans après sa mort) ; ici était jadis le trésor de la basilique; on n'y garde plus que quelques reliques et quelques curiosités. /m /itx
Nef de g. — Ambon ou chaire (Pl.ioj, ornée de sculptures et de mosaïques
(xîv^s.); au-dessus, fresque du Couronnement de la Y., que Vasari attribue à Giottmo et d'autres h Fra Martino fia moitié inférieure est ruinée]. — Chapelle de Sl-Pierre (PI. 14), en parlio envahie par les murs du clocher : crucifix par Giunti Pisano; à g-., Madone abritant sous son manteau les fidèles, par A. Alvirji, dit Vlnr/egno, élève du Pérugin.
— Chapelle de St-Martin (PI. 15) : fresques attribuées à Simone et à Lippo Memmi (Vie de St-Martin).
Au-dessous de cette église inférieure est une crypte creusée dans Je roc, où est déposé (au-de.^sous du maître-autel, PI. 10) le corps de St François, reirouvé en 1818. L'identité des restes fut décidée par une commission de prélats. Suivant Topinion du peuple, il élait dans un endroit inaccessible (église invisible) où il devait prier jusqu'à la fin du monde.
L'église supérieure, terminée en 1253 (on y entre de l'église inférieure ou par le grand portail; s'adresser au sacristain), repose sur la partie centrale du Plan, s'étendant depuis 1 jusqu'à 10. — Brillante et lumineuse, elle contraste avec l'inférieure.
L'intérieur, beau vaisseau à voûte ogivale, con lient des fresEfues (récemment restaurées) attribuées à Cimabue ou à Giotto : — dans la grande nef, du côté S., en haut : 16 compositions dont les sujets sont tirés de l'Ancien Testament, à commencer par la création du monde, jusqu'à l'épisode de Joseph reconnaissant ses frères ; — en face, du côté N., 16 sujets tirés du Nouveau Testament, depuis l'Annonciation jusqu'à la descente du Saint-Esprit, ouvrages d'élèves de Cimabue ; — en bas, près du bras dr. du transsept, 28 fresques représentant des épisodes de la vie de St François, par GloLlo et ses élèves. — Au transsept de dr. et à l'abside, fresques attribuées à Giunta Pisano (12^)2). — Chœur : stalles remarquables, du xv^s. (aux dossiers, têtes en marqueterie de Dojri. de San Severino). — Beaux vitraux peints. — Belle chaire, attribuée à Fucc'io de Florence, qui serait aussi l'auteur du trône papal, près de l'abside.
En sortant de l'église, on prend la rue qui monte tout "droit en fiice, on passe devant Vhôpital (Nosoconuo civico), dont la chapelle est décorée de fresques duxv^s., et l'on arrive sur la place Viltorio Emaniielc (fontaine avec lions), où Ton remarque à g. le portique (6 colonnes en travertin) d'un temple de Minerve, fort élégant, en style corinthien-romain, transformé en éghse {Sanla Maria délia Miser icordia).
On prend, à l'extrémité g. de la place, la rue qui monte à la place du. Dôme ou de San Rufoio (belle statue de St François par G. Dupré, inaugurée à l'occasion du centenaire de 1882).
Le Dôme, du xu« s. (crypte de 1028), a été renouvelé au xvi*' s. par Galeazzo Alessi (belle façade).
Nef centrale, en face de la chaire épiscopale : la V. et 4 Saints, par Nir. Alnnno. — Transsept : deux peintures i^VAdone Boni. — Gbœur : belles stalles par Giov JacopodaSan Sevc7'ino(\h%)).
De la place du Dôme, une rue à dr.
aboulit à l'église Santa Chiara.
Santa Chiara, construite par Fra Filippo da Campello (1255), a perdu son caractère par les restaurations (curieux arcs-boutants) extérieurs. — Ste Claire, qui, partageant l'enthousiasme de St François, abandonna sa famille et ses richesses, et fonda l'ordre des Clarisses, y est enterrée. Une crypte a été construite autour de son tombeau.
Voûte du chœur : peintures de la vie de Ste Claire, par Gioitino [d'un médiocre intérêt]. — Chapelle à dr. : fresques attribuées à Giotto (?).
Sur la colline dominant Santa Chiara, se trouve le Jardin public (très belle vue).
La Chiesa niiova (on s'y rend par la rue de ce nom, au S. de la place Viltorio Emanuele) est une petife
église balic sur remplncoment de la maison où naquit St François. On montre encore la salle où son père l'enferma.
L'ancienne Rocca ou forteresse, bâtie sur la crête de la colline, date de l'époque lombarde. La vue que l'on y découvre, parliculièrement vers le S., est admirable.
[Santa Maria degli Ang^eli (à 500
met. à 10. de la 2:are), reconstruite de ISô") à '18i0 sur la basilique britic par Vignole en L569 et délruiic par les Iremblcmenfs de terre de 1852. — Elle renferme la Porziiinciila, petit oratoire jadis situé dans une forêt de Subasio et qui, cédé à Saint François, devint le bercail et le siège principal de l'ordre; ce fut autour de cette modeste cbapelle que se groupèrent d'abord les pauvres cabanes des premiers disciples du saint. On l'a placée au centre de la basilique, sous la coupole. Sur sa façade, fresque célèbre à'Overbeck (1830) : la vision de St François ou le Miracle des roses [la couleur est d'un ton laqueux peu agréable]. A Tint, (nef de g.), dans la chapelle San Giuseppe. élégant autel avec bas-reliefs en terre cuite (à g. : St François recevant les stigmates ; au centre : Couronnement de la V. : à dr. St Jérôme), par Andréa délia Hobbia (vers 1490). — De là on passe dans la chapelle hexagone placée sous la tribune des chanteurs ; c'est la cellule où mourut St François, le 4 octobre 1226 (belle statue en terrt} cuite du saint, attribuée aux délia Robhia ; sur les murs, fresques ruinées du Spaqna). Derrière cette chapelle, peintures du Periigm, maladroitement restaurées.
La petite chapelle des Roses, à côté de la basilique, est décorée de fresques par Tîberio d'Assisi (1518).
Sur le Monte Subasio (1100 met., à l'E.-S.-E. d'Assise; 1 h. 20 à pied ou à àne), Sanctuaire délie Carceri, ermitage dominant un beau vallon boisé et où St François se retirait pour prier.]
En approchant de Spello on aperçoit h g., étagée sur une colline,
201 kil. Spello*, petite V. de 5200 hab., à 1 kil. env. à l'E. de la station: elle a beaucoup souffert des
SPELLO. — FOLTGNO.
tremblements de terre. — D'une terrasse élevée on a une très belle vue.
Quelques antiquités : h Porta Vénère, d'une bonne architecture romaine ; prétendu tombeau de Properce.
Cathédrale OU Santa Maria Maggiôre, du xv^ s. (façade postérieure), bâtie par Rocco da Viceîiza.
A l'intérieur : à dr., cippe antique servant de bénitier; fonts baptismaux sculptés par Anio?iio di Valle Lugnano (1501); la figure du Christ qui surmonte le couvercle est de Domenico da Carrara, 1565). — Cbapelle après le 5^ autel à g. : belles fresques (altérées et assez peu visibles dans le haut) du Pinturicchio : Annonciation, Nativité, Jésus dans le Temple (avec le portrait et ' la signature du peintre ; 1501). — Chaire, par Simone Lombardo. — Au maître-autel, tabernacle, œuvre élégante de la Renaissance, par Rocco da Vicenza (1515). — Sur les piliers à dr. et à g. du maître-autel, fresques du Pérugin (à g. , Pielà, d'un bon sentiment). — Beau dallage en majolique de 1566. — Stalles du chœur de 1515.
San FrancescOy duxin^ s. — Transsept de dr. : Madone sur un trône entre des Saints, par le Pinturicchio.
[Douce quiétude des traits, un peu inexpressifs.]
On franchit le Topino. — On rejoint, à g., la ligne d'Ancône (R. 55).
206 kil. Foligno* (buffet), Y. industrielle de 11 000 hab. (avec la banlieue 24 000), siège d'un évêché, dans une région fertile près de Tantique Fulginium et au point central de la péninsule.
Foligno maintint assez longtemps son indépendance au moyen âge ; la famille des Trinci la posséda ensuite pendant 134 ans, de 1305 à 1439, date de son incorporation aux Etats de l'Eglise. Elle a été fortement endommagée par les tremblements de terre de 1851, 1839, 1853 et 1854.
A rentrée de la ville, Jardin public (statue du peintre Nicolo Ahmno de Foligno, 1872).
Dôme {San Feliciono; sur la Piazza Grande ou Vittorio Emanuele), formé de deux églises (rinférieure est du vin" s., la supérieure du xif s.); la façade sur la place (porlail roman) est du xnf s. — A Tint., modernisé :
baldaquin à l'imitation de celui de St-Pierre de Rome; coupole attribuée a Bramante.
En face du Dôme, palais Viteîleschi Orfini (belle façade).
A l'E. de la place, /?a/flû- Governalivo (du Gouvernement) , ancien inanoir des Trinci, construit en 1550 (façade moderne ; chapelle décorée de Iresques, par Otlaviano N.elli de Gubbio, 1424; antichambre de la chapelle et salle décorées de fresques du xv'' s.).
Eqlise de Sania Maria infra Portas (sur la place SanDomenico, auN.
du Dôme) : restes d'un portique du v.if s. et anciennes fresques de l'époque byzantme.
Eglise San Nicole (viaScuola d'Arti e Meslieri, au N.-O. du Dôme), avec un portail d'une élégante simplicité de la Renaissance.
A dr., 2« chapelle : grand retable par Nie. Alunno (1492; au centre, la iNali- Yilé : au-dessus, la Résurrection) ; chapelle près de la sacristie, à dr. du maître-autel : le Couronnement de la Y., par le môme peintre.
Oratoire delV Annunziata (via Croce Bianca, au N.-E du Dôme).
A Tint. : le Baptême de J.-G., belle fresque [quoique un peu altérée] du Pérugin. — - Sacristie ; la Mise au Tombeau, fresque [elle a aussi souffert] attribuée à Mantegna ou à Lorenzo Lotto.