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DE FLORENCE A ROME. I ROUTE 23, B

Pinacothèque (via dei Monastori, à dr. du corso Cavour en venant de la gare) : petite galerie de tableaux de l'école d'Ombrie (nM7 : Martyre de Ste Catherine, grande et belle fres- .

que à'Adone Boni) et collection de sculptures et bas-reliefs antiques.

Palais Deli-Nuli (via Salara , n° 64), de 1510, atlribué à Baccio d'Agnolo.

Palais des marquis Barnabb (place Spada), d'un bel effet.

[A 6 kil. E. de Foligno (route riche en beaux points de vue)," dans la vallée du Topiûo, célèbre abbaye de Sassoviyo,

dont la fondation remonte à la moitié du xi^ s. et qui a été restaurée en 1891 par les soins du gouvernement. — Beau cloître (1"'229) oUrant des analogies avec celui de Saint-Paul hors les murs à Rome (R. ?9); le dessin est de Pietro di Maria, Romain. — Restes d'un château fort du moyen âge.

A 8 kil. 0. de Foligno, Bevagna, l'ancienne Mevania des Pélasges, petite Y.

de 5200 bab. sur le Clitunno. De l'antique métropole ombrienne il ne reste que peu de traces. En venant de Foligno on peut voir à g. de la porte, dans la direction du S., une partie de l'ancienne enceinte ; on voit encore les restes d'anciens temples, d'un amphithéâtre, etc.

— I/église collégiale de San Michèle, ainsi que celle de San Silvestro qui lui t'ait face, sont très intéressantes pour l'étude de l'architecture religieuse avant le xu'^ s.

De Bevagna on peut revenir à Foligno par (7 kil. S.-O.) Montefalco*, Y. de 5400 hab., sur une colline élevée et ayant encore son ancienne enceinte (changée en promenade; beaux poinls de vue), qui lui donne l'aspect d'une place forte. Cette localité, où abondent les peintures^ surtout de l'école om brienne, mérite d'être visitée.

EqUse de San Francesco du xiv^ s.

— i'« chapelle à g. de lentrée : très belle fresque (la INativité et l'Annonciation) digne du Pérugin auquel on l'attribue; à g., Madone et Saints, fresque de Tiberio d'Assisi (1510). — Petite nef à dr. (voûte décorée de fresques attribuées à Giotto), 1'' chap. (de St- Jérôme) : belle fresque, ^?[r Benozzo Oozzoli (1452); 3° chap., Crucifix, à fresque en clair-obscur, duxui^ s. — Grande nef: à g., vers le maître-autel, la V. avec l'Énf. J., St Ludovic, l'archange Raphaël et le jeune Tobie, par le Spagiia (?). —

1r. 23, B\ MONTEFALCO. — TREVI. — SPOLÈTE.

Cliapclle y g. du maître-autel : très beau Crucifiement, de l'école de Giotto, découvert sous le badigeon. — Cliœur :

fresques remarquables [épisodes de la vie de St François), par Ben. Gozzoli (1452) qui a peint (sous la fenêtre) Giotto, Dante et Pétrarque.

Eglise deSanf Agostino. — Cbapelle du Sacrement : la Y. et les Saints Pierre, i\ial et Fortunat, fresque de Ben. Go::Zoli. — Cbapelle à g. de l'enlrée : la Y. à la Ceinture, belle fresque du Spagna (1522). — Sacristie : fresques de Gioï/o ; on y iyarde dans une armoire le cadavre d'un pèlerin espagnol (qu'on appelle le « beato Pellegrino » et qui présente de curieux pbénomènes de conservation).

Eglise de Sanla Uiuniinata (belle porte) : fresques, fort détériorées, de Franc. Melanzio da Montefalco.

Eglise de San Leonardo (près de la porle de Spolète) : beau relable de F. Melanzio (1505).

Pinacolhèqne , possédant quelques bons ouvrages de Ben. Gozwli et du Spagna.

A 20 min. env. de la porte de Spolète, enlise de San Fortunaio : façade décorée d'une fresque de Fra Angelico (?) ; au maître-autel, beau tableau (la V. avec FEnf. J. entourée des Saints) par F. Melanzio (1492) ; près de l'autel de St Forlunat, fresque (la Y. agenouillée devant FEnf. J.\ par Benozzo Gozzoli (1450j.

Des murs de la ville on jouit d'un panorama magnifique sur la plaine de l'Ombrie.l

De Foli.no à Frbino, Pi. 53; R. 55.

à Ancôiie,

Le trajet entre Foligno et Spolète offre de F intérêt ; on suit une vallée boisée; à g., des collines, arides au sommet, sont, dans le bas, tapissées d'oliviers et parsemées de nombreuses maisons,

215 kil. Trevi*, 5500 hab., petite V. disposée en amphithéâtre sur le Monte SerenOy colline verdoyante, à g. de la voie. — Palais Communal [Municipio] avec une petite collection de peintures du Spagna, etc. — Eglises de San Francesco, du xiv° s.

(beau sarcophage de J. de A^alenti) et

de Sanf Emiliano {hezux autels par Rocco da Vicenzay 1521).

[A 15 min. de la Porte del Cieco, entre la ville et la gare, chapelle de la Madonna délie Lagrime de 1487 (très beau portail de 1511, par Giovanni di Venezia), avec peintures du Pérugin (Adoration des Mages; belle fresque bien conservée : une des dernières du peintre) et du Spagna (Descente de croix).

A 15 min. de la Porte del Lago, chàpelle San Martino (pour la visiter s'adresser au café Cecchini, près de ladite porte), avec de belles peintures du Spagna (Couronnement de la Y., 1512) et de Tiherio d'Assisi (Madone).]

La voie ferrée, passant près du v.

le Vene (ainsi nommé des sources du voisinage), laisse h g., près de la source du Clitumne (Clitunno), un petit temple dans lequel on croit reconnaître celui décrit par Pline ; c'est aujourd'hui une petite église S. Salvatore. — A g., sur le versant des collines, Campello avec une tour; àdr., San Giacomo (dans une église, fresques du Spagna, 1526).

Les approches de Spolète sont pittoresques. La vallée se rétrécit ; on décrit une courbe ; les colhnes, au lieu de se prolonger parallèlement à la vallée , semblent la fermer. En arrivant, on voit à g. la citadelle, couronnant la colline sur le flanc de laquelle s'étend la ville de Spolète.

231 kil. Spolète [Spoleto, Spoletum*, 8000 hab. (avec la banlieue, 22 000), à 20 min. au S. de la station (voit, à 2 chev., 1 fr.; k 1 chev., 50 c.) dans une belle situation et conservant des restes de son ancienne magnificence.

Spolète, colonie romaine vers 242 av.

J. C, eut à subir, dit-on, en 217, une attaque d'Annibal qui, après avoir défait l'armée romaine à Trasimène, l'aurait assiégé inutilement. — En 572, Alboin, roi des Lombards, érigea Spolète en duché. Au xn^ s., Spolète ayant pris parti pour le pape Alexandre 111, qui avait excommunié Frédéric Harberousse, celuici prit, saccagoa el incenflia la ville. —

Sous TEmpire français, Spolète fat le chef-lieu du départemeut de Trasimènc.

Au sortir de la gare, on suit la route aboutissant à une rue qui, après avoir traversé la ville basse, passe sous une ancienne porte romaine en forme d'arc de triomphe appelée Porta cVAnnibale ou délia Fuga, — De là, et en suivant la via Umberto.

on monte à la place du Dôme.

Dôme (Santa Maria Assîinta)^ de l'époque lombarde (1155), modernisé en 1644. — Porche élégnnt de la Renaissance (xv^ s.); au-dessus, belle mosaïque de 1207 (restaurée); portail richement orné, du xu^ s.

A dr. du vestibule, baptistère décore de fresques par Jacopo Sicido et par le Spafjna\ les fonts baptismaux sont ornés de bas-reliefs par Ambrogio da Milano (xvi^s.). — A l'intérieur : à l'entrée d'une chapelle, à g., du chœur, tombeau de Filippo Lippi, avec son buste. 11 mourut à Spolète , âgé de 57 ans, empoisonné (1467) par la famille noble de la religieuse qu'il avait enlevée de son couvent. C'est Laurent de Médicis qui fit ériger ce tombeau. — Abside, derrière le maître-autel : fresques de Filippo Lippi, terminées après sa mort par î-on élève Fra Diamante, fatiguées par le temps et par les restaurations. [Quelques figures, dans la composition de la mort de la Vierge par exemple, sont d'un très grand style.] — Chœur d'hiver (bas côté g.) : peinture du Spagna (ou de Beni. Campiglia).]

En haut d'une rue qui monte en face du Dôme (à g., palais Arroni, avec une façade élégante, et une riche décoration en graffito) est le

Palazzo Publico, renfermant : au 1^' élage une petite collection de tableaux (Madone avec St Jérôme, St Nicolas, Ste Catherine et St Brice, chef-d'œuvre du Spagna, 1515, endommagée par les soldats français lors de l'occupation de la Rocca; Madone et Saints, fresques du Spagna, 1550; la V. et i'Enf. J., fresque par B. Campiglio, etc.), de très belles

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