‹ ItalieChapitre 229 sur 587 · PÉROUSE. [ROUTE · texte numérisé non relu

PÉROUSE. [ROUTE

Le grand élève du Perugin, l'ange de l'école ombrienne, est Raphaël, qui ne fait que la traverser, et qui en sort pour révéler au monde, dans toute sa splendeur, une esthétique nouvelle.

Un des premiers peintres de l'école ombrienne est, avec le Pérugin, Bernardinodi Betto, de Pérouse, connu sous le nom du Pinturicchio, son contemporain et son imitateur (1454-1515). C'est par erreur sans doute que Vasari dit qu'il fut l'élève du Pérugin, né seulement huit ans avant lui. Le Pinturicchio fut le peintre d'histoire de l'école d'Ombrie. « Sa trop grande facilité , qui lui fit donner le nom de Pinturicchio, dégénéra en négligence et finit par gâter ses ouvrages. » — Andréa Liiigi, dit Vlngegnoy d'Assise, est un autre nom célèbre à cette époque. Il fut, ainsi que le Pinturicchio, élève de Niccolo Alunno plutôt que du Pérugin. — Parmi les élèves ou imitateurs du Pérugin, on compte : Giovanni di Pietro, dit le Spagna, dont les œuvres sont si suaves et si soignées que l'œil le plus exercé est exposé à les confondre avec celles du Pinturicchio, son condisciple, du Pérugin et de Raphaël lui-même [V. Florence : Cenacolodi Fuligno); Giannicola [Mauni), Tiherio d'Assisi, Eiisebio San Giorgio, Domenico di Paris Alfani et son fils Orazio Alfani, Girolamo Genga, Adone Boni.

— On range aussi dans l'école ombrienne Giovanni 5«m/^ père de Raphaël (F. Urbino).

Principales curiosités.

Antiquités : Arc d'Auguste (p. 502).

— Eglises : Donne (p. 302), Oratorio di San Bernardino (p. 505), San Domenico (p. 505), San Pietro dei Cassinensi (p. 504), San Severo (p. 504).

— Le Cambio (p. 505). — Le Palais Public et la Pinacothèque Vannucci (p. 505). — Musée archéologique et lJniversité(p. 506). — Palais Baldeschi (p. 507).

N. B. — Les voyageurs pressés, qui ne voudront consacrer qu'un jour à Pérouse, devront se borner à voir le matin : la place del Municipio, ou du Dôme, (p. 501: belle fontaine), le

[ROUTE 26] PÉROaSE : — RUES, PLACES, ETC.

Dôme (p. 002 ; Déposition de croix du Baroccio : lableau de Luca Signorelli) ; leCambio (p. 505; fresques du Péiugin),\e Palais Public (p. 505; architecture extérieure; à l'intérieur, Pinacothèque Vannucci : tableaux de Margcritone d'Arezzo, de Fra Angelico, de Fiorenzo di Lorenzo, du Pérugin, du Spagna; bandes d'ornements par Raphaël) ; — l'après-midi :

VOmlorio di San Bernardino (p.

505; magnifique décoration de la façade), VÙnivevsité (p. 500; musée archéologique : collection Guardabassi), Véglise San Severo (p. 504; fresque de Raphaël), Vé(jHse San Domenico (p. 505; monument de Benoît XI; magnifique vitrail du chœur), Véglise San Pieiro dei Cassinensi (p. 504; i ti térieur avec peintures intéressantes) .

f^ues. — Places. — Fontaines. — Statues. — Palais et maisons remarquables. — Promenades.

De la gare, qui est au S.-O. de" la ville, on monte vers Pérouse par une bonne route qui décrit deux grands lacets, passe au-dessous de Vhôpital militaire (ancien monastère de Saiita Giuliâna; p. 504), et aboutit à la Porta Nîiova (PI. A, 5). On suit la rue SanVAnna (à g., bâtiment du PoUteama, destiné à être transformé en caserne de carabiniers) et l'on monte par la via deW Indipendenza qui passe au-dessous du Grand-Hôtel de Pérouse et débouche sur un square devant le palais dt la Préfecture (PI. 10), construit sur l'emplacement de l'ancienne citadelle des papes rasée en 1860 (de la terrasse, très belle vue).

On passe, a g., entre la Préfecture et la Banque Nationale, on traverse la place Viltorio Emanuele, sur laquelle se trouve (h dr., au coin de la place et de la rue Baglioni) le palais Monakli,ei Ton suit le corso Vannucci.

Sur le corso Vannucci, rue à l'aspect caractéristique, où se concentre

le mouvement de la ville, on rencontre, à dr., n" 8, le palais Baldeschi (p. 507), et, à g. (vers la place del Municipio) le Gambio (p. 505) et le palais Public (Palazzo pubblico ou Municipio; p. 505), renfermant la Pinacothèque Vannucci (p. 505). La façade N. de ce palais donne sur la place del Municipio.

La place del Municipio (ou du Dôme ; PI. A, 2) a un aspect très caractéristique ; le côté N. est formé par le Dôme (PL 1 ; p. 502), le côté 0.

par TEvêchéetle côté S. par le palais Public. — Sur cette place, grande et belle fontaine [Fontana Maggiore; PL 8), de 1277 (dessin de Fra Bevignate de Pérouse, assisté, paraît-il, du Vénitien Buoninsegna ; bassin inférieur : 50 bas-reliefs par Arnolfo Fiorentiuo', bassin supérieur : 24 statuettes par Nicolas et Jean de Pise; coupe en bronze par le Rosso de Pérouse). — A dr. de la porte du Dôme, chaire de San Bernardino (xv^ s.).

Au N. et à rO. du Dôme la place Danli (jadis place del Papa) doit son nom actuel à Vincenzo Danti, auteur de \ii statue de Jides IJI (1555) qui s'élève sur la place et qui lui avait donné son nom primitif.

A 100 met. auS.-E. de la place del Municipio est la longue place del Sopramuro (PL A, B, 2), qui doit son nom aux énormes substructions qui remplissent l'espace compris entre deux collines et dont une partie, construite au temps deBraccioFortebraccio, porte encore le nom de Mûri di Braccio. Sur cette place, ornée du monument de Garibaldi, s'élèvent, à l'E., les palais du Capitaine du peuple ou du Podestat (de 1472)^et de l'ancienne Université (de 1485), aujourd'hui occupés parles Tribunaux de l'*' instance et d'appel; et, à l'O., celui des Archives publiques.

Au N. du Dôme et à dr. de la place Danti se trouvent la place Piccinino et la petite église de la Misericordia, à dr. de laquelle la rue Bontempi con-

PÉROaSE.

duit a la chapelle San Severo (p. 504) sur la place du même nom.

Au IN.-O. de la place Danti la rue Vecchia conduit à la place Foriehraccio, sur laquelle s'élève, à g.

FArc d'Auguste ou Avco délia via Vecchia (PI. 6), belle porte antique attribuée également aux Etrusques, mais portant des inscriptions postérieures romaines. On voit encore les traces de l'incendie antérieures à la reconstruction de la cité autorisée par Auguste. Les pierres (travertin), d'égal volume, sont par assises régulières. A peu de distance au N. est l'église Sauf Agostmo (p. 505).

De la place Fortebraccio, le corso Garibakli et la rue deW Università (à g.), se dirigeant vers l'O., conduisent à r Université (Musée archéologique; p. 506). — Si l'on suit le corso Garibaldi jusqu'à son extrémité, 'à h Porte SanC Ancjelo, on trouve, auN., entre cette porte et la Porte Sperandio (PI. A, 1) Téglise Sauf Angelo ( p. 505); au S. de la porte Sauf Angelo est Fancien couvent de SanF Agnese (p. 505).

De Fllniversité, en suivant la direction S., parla via Appia et les petites places Morlacclii et délia Chiesa Nuova (dans la rue Deliziosa, qui commence en face de Féglise à dr., au n° 18, est la maison du Pérucjin, avec une inscription commémorative), on gagnera la via dei Prior^ qu'on suivra à dr. (0.) jusqu'à l'église de San Francesco (p. 504), à côté de laquelle est l'oratoire de San Bernardino (p. 505). — Delà on reviendra, par la via clei Priori, dans le corso Vannucci, qu'on traversera pour se rendre à la place del Sopramuro (F. ci-dessus). — De cette place, par la via Baglioni, où est, à g. , le palais Baglioni, on descend à la place Vittorio Emanuele (F. ci-dessus).

A FO. et à 100 met. de la place Vittorio Emanuele, au bout d'une avenue plantée d'arbres, dans la rue Mar-

[route 261

zia, se trouvent la petite église de Sant' Ercolano (p. 504) et les restes d'une construction dite étrusque adaptée par San Gallo à l'enceinte moderne et à la Porte Marzia.

On descend ensuite tout droit dans la direction S.-E. et, par la via Sant' Ercolano, le corso Cavour (à g. , église de San Domenico; p. 505), la Porte San Pietro (PI. B, 5), bâtie vers 1475 sur les dessins du Florentin Agostino Ducci (sculptures en travertin du même artiste et de Polidoro di Ste~ fano de Pérouse), et le Borgo Venti (XX) Giugno, on arrive sur la place del Frontone, où se trouvent Féglise de San Pietro dei Gassinensi (p. 504) et, àdr., le Passeggio pubblico (Pas^ seggiala pubblica), promenade d'où Fon découvre une très belle vue.

Édifices religieux.

Dôme OU San Lorenzo (PL 1), inacbevé, d'une intéressante architecture Ogivale du xv' s., remaniée auxvi" et au xviiP s.

A dr., très intéressant monument de l'cvcquc Jean-André Baglioni (1451).

Nef de dr. — 1''^ chapelle (de St-Bernardin) : grille en fer du xvi« s. ; sur l'autel, Déposition de croix, un dos ouvrages les plus estimés du Baroccio (1569; voilé) ; boiseries à'Ercole di Tommaso et de Jacopo Fiorentino (1565) ; beau vitrail (la Prédication de St Bernardin), dessiné par Arrigo Fiammingo de Matines (1565), exécuté par Costantino di Rosato de Spolète, et restauré en 1865. — 2« chap, (du Baptistère), décorée de fresques et de sculptures : devant d'autel par Pietro Paolo di Mastro Andréa, de Côme (1477). — 5"^ chap. (du ^Sacrement) : fresques de Leopardi (1795) ; sur l'autel. Descente du Saint-Esprit par Ces. Nebbia; monument de Févêquc Oradini par Scalza\ vitrail (Pietà, d'après le Pinturicchio) exécuté par Fr, Moretti (1874). - Sur la colonne près de cette chapelle, fresque (Notre-Dame des Grâces) l Viiinhuée k Giannicola Manni.

\ Transsept DR. — Chapelle de bt-

Guides Joaiipp .

PEROUSE

JUVCHETTIE 8cC?Papii.

Page 1