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ROME : — CLIMAT, EAU

laiion juive s'élève h 5 000 hab env.

Climat. — Eau. — Aqueducs.

Les petites vallées ouvertes au pied des collines où s'établit Rome étaient marécageuses et exposées aux débordements du Tibre. Dans le principe elles n'avaient été qu'un asile de bannis ou de bandits, synonyme conservé dans la langue italienne. Mais cet asile de bannis devint une ville sacrée, et les Romains améliorèrent, à force de génie et de persévérance, les conditions défavorables de son emplacement. Des égouts (Cloaca maxima) furent construits, les marécages furent desséchés en grande partie et, au lieu de leurs eaux malsaines ou des eaux fangeuses du Tibre, des aqueducs (F. ci-dessous), réunissant des sources lointaines, en transportèrent les fleuves suspendus jusqu'au milieu de Rome.

Cependant les Romains ne purent dominer complètement la funeste mfluence du sol de Rome. Même aux jours de sa plus grande splendeur, sous le règne d'Auguste, Rome était, dans certaines saisons, ravagée par la fièvre, comme nous l'apprend Ho-

La température moyenne de l'année, à Rome, calculée sur 25 années d'observation (186G-1891), est de 15% 3 ; minimum — ÎJ"; maxunum -f 57% 3. La ville est ouverte aux vents froids et secs du N.-E. et aux vents tièdes et humides du S.-O., ce qui explique les variations de température brusques et fréquentes surtout le matin et le soir. La prédominance des vents du S.-O., le voisinage du Tibre, ses crues et l'état de la campagne environnante donnent à l'atmosphère romaine cette moiteur dont la sensation n'échappe à personne.

Le nombre moyen des jours de pluie, calculé sur 66 années d'observation (1S29-1891), est de 96; minimum,

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56en 1828; maximum, 158 en 1874.

On a vanté longtemps le climat de Rome comme favorable aux poitrines malades, mais il ne faut- accepter qu'avec restriction cette ancienne renommée.

L'automne ou plutôt le mois d'octobre est la saison la plus salubre à Rome ; c'est le mois favori des Romains. En tout temps on doit se précautionner contre le refroidissement (plus encore que contre la fièvre dont l'influence est en réalité moins grande qu'on le pense), surtout lorsqu'en été on passe d'une place exposée au soleil dans une église, dans les vastes salies des musées ou seulement dans des rues étroites et froides. On ne doit pas laisser la nuit les fenêtres ouvertes, et il faut éviter de se trouver à la fin du jour dans certaines localités des environs de Rome (du côté des marais Pontins; vers Toscanella et Canino; du côté d'Ostiaet de Maccarese), où la fièvre est le plus à redouter.

L'expérience des dernières années permet de croire que les fièvres finiront par disparaître grâce aux progrès de la voirie; elle a aussi mis hors de doute que les parties les plus saines de la ville sont celles où l'air est le plus modifié par la vie urbaine (il est désormais prouvé que partout où les voies ont été pavées la lièvre a disparu).

Des grands travaux entrepris par les Romains, les aqueducs sont peutêtre ceux qui donnent la plus haute idée de leur génie persistant et de leur grandeur. Ces aqueducs versaient dans la Rome impériale 1 775 650 met. cubes d'eau par 24 h.

Les aqueducs modernes y versent encore 255 400 met. cubes par jour.

— La quantité dont chaque habitant peut disposer est d'env. 510 lit. par jour.

Des anciens aqueducs, quatre scu-»

lemeiit servent anjourd'hiu à pourvoii* Rome abondamment. Ce sont :

[r.. 38] AQUEDUCS. — TABLES CHRONOLOGIQUES.

1<^ L'Acqua Vergine (Aquâ Virgoj,

provenant d'une source à 12 kiL de la ville, à Salonc, près de la rive g. de l'Aniene. indiquée, dit-on, par unejeune fille. Cet aqueduc, construit par Agriftpa pour ses thermes, réparé de 1455 à 1568, traverse sur des arcades la villa Borghèse, longe les murs au N. du Monte Pincio, passe sous cette colline et se divise en trois branches. Il alimente les fontaines drl Popolo, de lia Barcaccia, des places Navonc, du PatUhcon, de Campo dei Fiori, la fontaine de Trcvi, etc.

2° L Acqua Felice. — Llle a pris son nom du pape Sixte Y (Felice Peretti), qui en enrichit Rome. Elle se compose des eaux Claudia et Alessandrina (d'Alexandre Sévère). Elle prend sa source dans la localité de Pantano, à 21 kil. de la ville, entre à Rome par le plateau de la Porte Maggiore, à 47 met. au-dessus du niveau du quai de Ripetta, pouvant ainsi, grâce à sa position, alimenter les quartiers les plus élevés de la rive g.

5« L'Acqua Paola. — Paul V fit rétablir, par Giov. Fontana, l'aqueduc antiqne. Les eaux sont formées de l'ancienne eau Trajane, et non Alséatine, comme le porte par erreur l'inscription. Clément X fit ajouter, par Carlo Fontana, un nouveau conduit dérivé du lac de Braccinuo. Léon XII y a réuni l'eau du lac de Martignano. Cette eau arrive au point culminant du .lanicule, à 64 met. au-dessus du Tibre, et se divise en deux branches, dont l'une va arroser le quartier du Vatican, l'autre verse une masse d'eau de 54 200 met. cubes par h. fontaine Pauline (F. p. 405), et fournit aux besoins du Trastevere.

4" L'Acqua Fia (Aqua Marcia), provenant de sources jaillissant entre Arsoli et Subiaco, fut amenée parle préteur Q. Marcius Rex (145 av. J.-G.) au moyen d'un aqueduc de 55 Idl. (restauré par Urbani YIII), dont 9 kil. env. sur des arcades bâties en pépérin qui sont encore un des ornements de la campagne de Rome.

Tables chronologiques.

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