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ARCHITECTURE

L'art grec, transporté à Rome, acquit, pour l'architecture, un riche développement d'ornementation, une magnificence grandiose, en même temps qu'un caractère d'utilité pratique, de solidité, qui donnent une empreinte toute particulière aux œuvres du peuple roi. Toutelois l'architecture romaine ne s'inspira pas directement de celle de la Grèce : elle emprunta ses premiers modèles à l'Etrurie. Ce qui la caractérise principalement, c'est l'emploi de la voûte et du cintre, dont l'invention est attribuée aux Etrusques, mais qui furent beaucoup améliorés par les Romains. La substitution des arcades aux plates-bandes eut d'immenses résultats. C'est ainsi que purent s'élever ces monuments interdits au génie architectural de la Grèce, le Colisée, les Thermes de Caracalla et de Dioclétien, dont les restes nous étonnent par leurs immenses proportions.

Mais l'introduction de l'art dans l'architecture modifia profondément le style

grec, et altéra l'ornementation particulière aux divers ordres.

D'importants travaux furent exécutés sous les rois. La conquête de la Grande- Grèce dut amener des progrès dans l'art de bâtir; celles delà Sicile et de la Grèce développèrent à Rome le goût des arts et du luxe. Cependant, quelle que fut la magnificence déployée dans les temples et les édifices pubhcs, les habitations des particuliers n'y participèrent que beaucoup plus tard, quand les généraux, les gouverneurs de provinces, enrichis des dépouilles du monde, les Pompée, les Lucullus, les Scaurus, rivalisèrent de magnificence dans leurs palais et leurs villas.

Auguste put/ dire qu'il avait trouvé une Rome bâtie en briques, et qu'il en laissait une bâtie en marbre. Son règne peut être considéré comme l'époque Ja plus brillante de l'arcliitecture romaine. Vitruve se plaint cependant déjà de l'altération des belles proportions des ordres grecs. Le Panthéon a Agrippa est de cette époque. Sous Néron, un incendie, dans lequel périrent des monuments précieux, dévora les deux tiers de Rome,

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qui fut rebâtie sur un plan plus régulier, rs'éron se lit bâtir un palais d'une étendue et d'une magnificence inouïes. Le Colisée, l'Arc de Titus, les Thermes de Titus et de Trajan, la Basilique de Constantin, sont tous des monuments élevés sur des terrains d'abord occupés par la Maison d'or de Néron. — Un nouvel incendie déicasta Rome sous Titus, qui s'elîorça de réparer les désastres. On vota en son honneur ïarc de triomphe encore debout aujourd'hui. — Adrien, qui avait la prétention d'être artiste, éleva des édifices de tout genre et en grand nombre. — Le philosophe Marc- Aurèle fut peu disposé à encourager les arts. Sous les successeurs des Antonins, l'architecture marcha rapidement à sa décadence. — L'arc de triomphe de Septime Sévère atteste encore aujourd'hui à quel point le goût s'était déjà abaissé. — Vaj^c de Constantin témoigne de la décadence où l'architecture était tombée au commencement du iv*s.; on le décora de sculptures enlevées à l'arc de Trajan. Les constructions de ces temps barbares présentent des matériaux enlevés à des édifices plus anciens. Ici on touche au terme de 1 art antique. — La société chrétienne éleva des temples dans tout l'empire, et consacra des temples païens au nouveau culte. Mais ces temples étaient trop étroits pour les exigences liturgiques; les chrétiens leur préférèrent les basiliques. Chez les Grecs et chez les Romains, c'était une sorte de tribunal; elles devinrent par la suite des bourses commerciales. La plupart étaient construites sur un plan rectangulaire, trois fois plus long que large, avec un vestibule ou porche; divisées à l'intérieur, par deux rangées de colonnes, en une nef principale et deux bas-côtés, aboutissant à une construction transversale (transsept) élevée de quelques degrés au-dessus de l'aire de la nef, et défendue par le phiieus , barrière en pierre, en bois ou en bronze. En face de la nef centrale, et au delà du Iranssepl, l'édifice s'arrondissait en hémicycle : cet enfoncement était l'abside, où siégeait le tribunal ; les plaideurs étaient sé|)arés du tribunal par une balustrade (ca;2ce//i<m). Cette disposition primitive reçut, dans les basiliques chrétiennes, quelques modifications, mais le type général en fut conserve.

A partit dos derniers temps de l'eiii*

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