LE CORSO. — PLACE DU PEUPLE
chcs en nmrbre blanc de Paros, d'une seule pièce, longue de 5 met. :
belle loggia) ; le rez-de-chaugsée sert à la grnnde brasserie-restaurant Cornelio (jadis Morteo).
Plus loin, à dr. (n"^ 151), est le palais Bernini (dans le vestibule sur la cour, grand groupe : le Temps découvrant la Vérité, sculpté par le Bernin, en réponse aux insinualions de ses détracteurs, mais qui ne nous semble pas témoigner en faveur du goût de l'artiste) .
A dr., la via dei Condolli, fréquentée surtout par les étrangers et fort animée, avec de nombreux magasins d'objets d'art, d'orfèvrerie et de bijouterie, monte à la place d'Espagne (p. 567). — A g. est l'église de San Carlo al Corso (p 421).
Un peu plus loin on passe entre l'hôpital et l'cr/Zise de SanGiacomo ou des Incurabili (xvn^ s.) à g., et la petite église de Gesu è Maria (xvn^ s.), à dr.
A g., n° 518, le palais Rondinini, jadis célèbre par sa riche collection de sculptures antiques, en possède encore un petit nombre dans la cour (au pilier central : Piétà, inachevée, par Michel-Ange),
Le Corso, passant entre l'église de Santa Maria di Monte Santo (p. 431), à dr., et l'église do Santa
Maria dei Miracoli (p. 451), à g., débouche sur la belle place du Peuple.
La place du Peuple, OU dei Popolo (PL D, 2), est ornée d'un obélisque de granit rouge, haut de "lA met.
(56 met. 56., y compris la croix et le piédestal). On croit qu'il fut érigé par Ramsès lll, à Héliopohs. Transporté à Rome par Auguste et placé dans le Circus Maximus, il y resta brisé en plusieurs morceaux. Sixte V le fit dresser par Fontana (1587).
Aux quatre angles du soubassement des lions versent de l'eau ^ dans des vasques. — Aux extrémités E. et 0.
de la place, deux vastes hémicycles sont ornés de fontaines monumentales, de statues, de colonnes, etc. — Audessus deThémicycle E., une suite de rampes et de terrasses, accessibles aux voitures et décorées de statues et de colonnes rostrales, monte à la promenade du Pincîo (p. 568). — A côté delà Porte du Peuple, Mile auxvi's.
par Vignole et le Bernin et agrandie en 1878, est l'église de Santa Maria dei Popolo (p. 452).
Au S. de cette place viennent déboucher, à dr., la rue de Ripetta (p. 572), se dirigeant vers la place Navone (p. 571), et, à g., la rue dei : BabbuinOy conduisant à la place I d'Espagne (p. 567).
. Quartier entre la place de Venise, la via Nasionale, la gare de Termini, le Pincio et le Corso.
A. — DK LA PL.\CE DE VENISE A LA GARE DE TERMINI : VIA NAZIONALE, PLACE MAGNA- NAPOLI ET PORTE FONTINALIS, PLACE DE TERMINI, PLACE DEI CINQUECENTO, PLACE SAN BERNARDO ET FONTAINE DE l'aCQUA FELICE.
De la place de Venise, la via Nazîonale, que parcourt un tramway, se dirige à TE. Elle passe, à dr., devant le palais de la Préfecture (jadis Va-
lentini) bâti à la fm du xvi' s. (dans la cour et l'escalier, statues antiques provenant de Gabies), et, à g., devant la longue place de' Santi A.po8tolî sur laquelle on voit à l'O. la partie postérieure du palais Odescalchi (jadis Colonna di Gallicane), dont la façade a été dessinée par le Bernin, et en face l'église et le couvent des Santi Apostoli (p. 420) qui touchent an
palais Golonna (p. 477) situé à l'angle de la via Nazionale et qui communique, par quatre ponts avec des jardins s'étendant sur les pentes du Quirinal.
On monte et Ton passe devant Véglise Vaudoise, à dr., puis, arrivée en face du théâtre Dramatique national la via Nazionale tourne brusquement à dr., passe au pied de la tour des Colonna, datant du moyen Age et dans les murs de laquelle sont encastrés des fragments d'ornements antiques (à dr.,un escalier descend au forum de Trajan, p. 375). Après un nouveau coude elle laisse à dr. le monastère de Santa Caterina, dont une partie a été transformée en caserne, et que domine la tour des Milices (appelée jadis tour de Néron), bâtie au moyen âge par des partisans de Pandolphe délia Suburra, sénateur de Rome.
Une forte rampe contourne un petit parterre situé au centre de la place Magnanapoli. Au milieu du parterre, est conservée pieusement une partie de l'antique « agger » de Servius Tullius ; une partie bien autrement importante de cette enceinte se trouve engagée dans les constructions du palais Antonelli (n*' 158), faisant face au petit square ; on a eu l'heureuse idée de tirer parti, tout en les respectant, de ces vénérables vestiges, et l'antique Porta Fontinalis de l'agger de Servius sert aujourd'hui d'accès au palais (s'adresser au concierge; vestibule à dr. dans la cour).
[A dr. de la place, la rue Panisperna conduit directement à Ste-Marie-Majeure (p. 416).l
La via Nazionale monte à partir d'ici en droite ligne ; à g. , In rue del Quirinale, avec l'église de San Silvestro (p. 458), monte à la place du Quirinal (p. 566) et à dr. les jardins de la villa Aldobrandini domine la place de Magnanapoli. Il touche au palais de la Banque Nationale con-
struit (1892) d'après les plans de G, Koch,
A g. , la rue délia Consulta monte au palais de ce nom et au Quirinal (p. 484) et un peu plus loin, à g.
(n" 191), est le villino (petit hôtel) Huffer qui précède le palais des Beaux-Arts (p. 475). — Une grille à côté du palais donne sur un escalier descendant à l'antique église de San Vitale (p. 459).
On laisse h dr. la rue Âgostino Depretis qui conduit (en croisant la rue Urbana, près de l'église de Santa Pudenziana, p. 458) à Ste-Marie- J Majeure (p. 416), dont on aperçoit le m clocher et l'abside, et à g. la rue Quattro Fonlane qui va à la place Barberini et à la place d'Espagne (p. 367).
A g., n*" 250, la maison Tenerani renferme une collection de plâtres des œuvres du sculpteur Tenerani (f 1869). Viennent ensuite, à g., la rue Napoli, aboutissant à la façade postérieure du Ministère de la Guerre et, àdr.,re^//s^épiscopale américaine de Saint-Pauly bâtie dans le style gothique romano-saxon, sur les plans de Street (belles mosaïques modernes de Murano à l'intérieur), puis la rue Firenze qui conduit au grand et beau théâtre Costanzi et enfin Vhôtel du Quiriîial, au delà duquel la via Nazionale aboutit à VEsedra di Termini, hémicycle bordé de maisons modernes à arcades et orné d'une fontaine dont le bassin a reçu une décoration provisoire. Cet hémicycle fait partie de la place de Termini. ;
La place de Termini doit son nom aux anciens Thermes de Dioclétien (PI. G, 5), les plus grands de tous les thermes de Rome.
Commencés par Dioclétien et Maximien Hercule, ils furent terminés par Constance Chlore et Maximien Galère. Ils avaient, dit-on, une enceinte de 1572 met., et place pour 5200 baigneurs. Au xvi^ s., on en a enlevé plus de 200 colonnes. Ces thermes étaient construits sur un