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R. 38] PLAGE DE TERMTNI. — FONT. DE L'ACQUA FELIGE

Slan carré ; aux deux extrémités étaient eux rotondes, dont l'une est détruite et l'autre est devenue l'église SanBernardo ; entre les deux était un petit théâtre dont riiémicycle est encore visible. Par ordre de Pie IV, Michel-Ange transforma la grande salle du milieu (le Tepidarium ou cella Caldaria) et en fit l'église Santa Maria degli Anqeli (p. 428), dont le cloître renferme les intéressantes collections de la 1"^^ section du Musée national d'antiquités (p. 460).

Un square, à g. duquel on voit encore d*énormes pans de murailles antiques, sépare la place de Termini de la place dei Cinquecento, dont le nom est destiné à rappeler les 500 soldats italiens tombés au combat de Dogali (Afrique; 1886). Au centre delà place a été érigé en leur honneur un monument commémoraiif surmonté de V obélisque de risée Campense, de granit rouge, avec hiéroglyphes, haut de dmèt. 54, du temps de Ramsès II (Sésostris) de la xix*' dynastie (1400 ans av. J.-C). Il a été découvert, par le comm. Lanciani en 1883, près de l'église de Santa Maria sopra Minerva, sur l'emplacement occupé jadis par le temple d'Isis et de Sérapis.

Ce monument est placé devant la façade de la gare de Termini (ou gare Centrale; PI. G, 5); c'est, après celle de Wilan, la plus vaste des gares italiennes (dans la salle d'attente de 1"^° classe, le pavé est formé par une belle mosaïque ancienne, découverte pendant les fouilles nécessitées par les travaux de fondation). — Le côté de l'arrivée donne sur le viale Principessa MargJieritay large rue bordée de constructions modernes d'un aspect banal.

A dr. de la place dei Cinquecento, et faisant face au côté du départ de la gare, est la Douane; la rue SolferinOf qui se dirigea l'E., conduit au quartier tout moderne du Macao, dans lequel il n'y a rien à signaler, à l'exception des immenses construciions affectées au Policlînico (PI. H, K, 5), qui s'élèvent au delà des ca-

sernes du Macao (ancien Camp des Prétoriens) et où l'on réunira, lorsqu'elles seront achevées, toutes les cliniques de la Faculté de Médecine.

Au N.-O. de la place de Termini (à g., en venant de la via Nazionale) une avenue (via délie Terme), qui n'est qu'un prolongement de la place elle-même, conduit h la place San Bernardo (PI. F, 5), sur laquelle elle débouche en face de l'église de Santa Maria délia Vittoria (V. p. 434).

A dr. est la fontaine de TAcqua Felice ou de Termini (PL 105), construite par Dom. Fontana, par ordre de Sixte V (F. p. 345, Aqueducs).

C'est une des plus belles de Rome (dans l'arcade du milieu, Moïse colossal, par Prospero da Brescia; basreliefs d'Aaron et de Gédéon par G. B, délia Porta et Flam. Vacca; dans le bas, quatre lions de style égyptien, en marbre et jetant de l'eau).

Près de la fontaine, est l'hôtel moderne (n° 10) où sont installés les importants services de la Statistique générale du royaume. Un peu en arrière, V église San Bernardo (San Bernardo aile Terme) occupe une des rotondes qui s'élevaient aux angles de l'enceinte des Thermes de Dioclétien. Transformée en église à la fm du xvi« s., elle a été restaurée, avec un mauvais ixoût manifeste, sous le pontificat de Pie IX. L'église qui lui fait face est celle de Santa Susanna, très ancienne, rebâtie au xvii^ s. par G, Maderna.

A l'angle N.-E. de la place San Bernardo, là où se continue la rue du Yenti Sefltembre, on laisse à g. la rue Santa Susanna, dans laquelle se trouve à dr. le Musée géologique et agruire (p. 475); elle aboutit à la rue San Nicola da Tolentino, bordée d'hôtels et de pensions et qui descend à la place Barberini (F. ci-dessous, B).

La place San Bernardo est traversée du S.-O au N.-E. par la belle rue

Valle). Clément XIII la revêtit de marbres en 1762. Un des côtés du palais Poli sert de façade.

A g., et presque en face de la fontaine, est Véglise des Santi Vincenzo e Atanasio^ rebâtie au xvii® s., avec une façade surchargée de colonnes par Martino Longhi (la tête de femme au milieu est celle de Marie Mancini, nièce de Mazarin).

La rue San Vincenzo^ qui commence près de l'église, conduit k la rue de la Dataria, qui monte (à g.) par une forte rampe à la place, du Quirinal.

La place du Quirînal est dite de Monte Gavallo (PL E, F, -4), à cause des deux groupes colossaux qui la décorent : ce sont deux hommes (Castor et PoUux?) nus, debout, conduisant des chevaux qu'ils dirigent du geste ; les noms de Phidias et de Praxitèle, gravés sur les piédestaux (opus Pliidiœ, opus Praxiielts) y soni une pure fantaisie ; ces ouvrages, probablement du temps des empereurs, ne peuvent remonter plus haut que Tibère. Sixte-Quint les fit tirer des ruines des Thermes de Constantin (au Quirinal sous le palais Rospigliosi et la villa Aldobrandi) et placer ici. Cette place est ornée d'un obélisqiie^ de granit rouge sans hiéroglyphes, haut de 14 met. 60 sans le piédestal (élevé par Antenori, en 1 786) et d'une fontaine formée d'un grand bassin de granit, que Pie YJI lit transporter du Forum. — De la balustrade qui fait face au palais Royal du Quirînal (p. 48-4), OU découvre un beau panorama sur les collines du Janicule et du Monte Mario.

Sur le côté E. de la place, près du palais Royal, \e palais delta Consulta (PL 90), d'un style bizarre mais d'un très bel effet d'ensemble, construit en 1 736 par Fuga, sous Clément XII, pour y placer le tribunal de la (( Consulta », sert actuellement au Ministère des Affaires Étrangères, Tout près et au commencement de In

toute moderne du Venli Seltembre

(PL F, G, 2, 5), qui va de la rue Quattro Fontane à la Porte Pia. Dans son tronçon inférieur, entre la place et le carrefour des Quatiro Fontane, on voit à g. le palais moderne, d'assez belle apparence, du Ministère de la Guerre.

Au commencement de la rue du Venti Settembre, à g., est l'église de la Vittoria (V. ci-dessus); à dr., la masse imposante du palais du Ministère des Finances, bâti sur les plans de Canevari, occupe un carré de 500 met. de face sur 116 met. de côté (belle cour centrale). — On laisse h g. la rue de Porta Salaria qui con duit à la Porte de ce nom (p. 499), au nouveau quartier qui vient de se créer hors de la Porte et à la villa Albani (p. 500). — A dr., l'hôtel de V Ambassade de la Grande-Bretagne, en face de l'ancienne villa Bonaparte (presque entièrement disparue pour faire place à un nouveau quartier qui s'étend de la rue du Venti Settembre à la Porte Salaria et au Pincio) précède de quelques mètres la Porte Pia (p. 502).

g. DE LA PLACE DE VENISE AU QUIRINAL

ET AU PINCIO : FONTAINE DE TREVI, PLACE DU QUIRINAL, LES QUATTRO FONTANE, PLACE BARBERINI, PLACE d'eSPAGNE, PLACE DE LA TRINITÀ DEI MONTI ET PROMENADE DU PINCIO-

De la place de Venise, où aboutit la via Nazionale, si l'on remonte le Corso, on trouve à dr., entre la place Sciarra (p. 561) et la place Colonna (p. 561), la rue délie Muratte qui conduit k la petite place de Trevi sur laquelle s'élève la belle fontaine de Trevi (PL 108), d'un grand effet par sa masse d'eau (F. p. 545 : kqneducs, Acqua Vergine) et par sa décoration théâtrale (dans la niche centrale, Neptune, debout sur une coquille tirée par des chevaux marins, ouvrage de P. Bracci ; sur les côtés, statues de TAbondance et de )a Santé, par

!r. 38! FONTAINE DE TREVI. — PLAGE DU QUIRINAL. 367

rue del Quirinale, est le palais Ros-

pigHosi (p. 485^, où l'on va voir la célèbre Aurore du Guide.

Entre le palais du Quirinal et celui de la Consulta la rue del Quirinale passe, à g., entre le liane du palais Royal, et', à dr., entre un jardin et Téglise de Saut' Andréa al Quirinale (p. 419) attenant au noviciat des Jésuites, célèbre par le séjour qu'y fit saint Stanislas de Kostka (p. 419).

Elle aboutit au carrefour des Quattro Fontane (IM. F, 5), décoié, ainsi que l'indique son nom de quatre fontaines, d'un assez bel effet décoratif, ornées d'autant de figures couchées, qui représenlent les Quatre Saisons, ou plutôt la Fidélité, la Force, le Tibre et l'Aniene ou Teverone. —A l'angle de ce carrefour, formé par la rue du Venti Settembre et le tronçon de la rue Quattro Fontane qui se dirige vers la rue Nazionale, est le palais Albani (del Drago; p. 475). Le tronçon en face (à g. en venant du Quirinal) descend h la vaste place Barberini.

La place Barberinî, OU Barberina (PL F, 5), est ainsi nommée du beau palais Barberini (p. 475), situé sur son côté S.-E. Au milieu est la fontaine du Triton ou del Tritone (PL 109), par le Bernin.

Au N., une rampe douce passe par la place dei Cappuccini (PL 54), devant Léglise des Cappuccini (p. 4'20) à dr., monte à féglise Saut' Isidoro (p. 427), et, par la rue Vencio (à dr., palais Ludovisi ou Piombino renfermant une collection d'antiques; p. 427), atteint la rue Ludovisi et le nouveau quartier (un des plus agréables, peut-être, de la ville) qui s'étend de la promenade du Pincio à la Porte Salaria.

A dr. et au N.-O. de la place Barberini la rue Sistina, qui a été pendant de longues années une des rues préférées par les étrangers séjournant à Rome, conduit directement a la place de la Trinità dei Monti et à la

place d'Espagne (V. ci-dessous). On peut s'y rendre également en faisant un détour par la rue du Tritone, bordée d'hôlels et de pensions, et par la rue Due Macelli, qui s'en détache à dr.

On voit dans cette dernière rue,r//dtel. d'assez belle apparence, àuPopolo RomanOj un des journaux les plus répandus de la capitale. On croise la rue Cape le Case qui descend, à g., vers le Corso, en passant à côté de l'église de Sauf Andréa délie Fratte (p. 419), à g., et du célèbre collège de Propaganda Fide (p. 490) à dr., et se continue par la rue délie Mercede, la place San Silvestro (où est la Poste centrale) et la rue délie Convertite (p. 562).

La rue Due Macelli aboutit à la place Mignanelli, qui n'est qu'une prolongation de la place d'Espagne, et au centre de laquelle, vis-à-vis la façade de la Propagande, une colonne en marbre a été inaugurée le 8 septembre 1857, par Pie IX, en mémoire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception (sur la colonne, statue de la Vierge ; sur les côtés du soubassement, statues en marbre de Moïse, David, Isaïe et Ézéchiel).

La place d'Espagne, o\i di Spagna (PL E, 2, 5), fut ainsi nommée d'un palais appartenant à la cour d'Espagne. On y remarque la belle perspective du long escalier conduisant à la terrasse de l'église de la Trinità dei Monti (p. 459). Cet escalier a été construit aux frais d'un Français. M. Gouffier, ambassadeur en 1660. Au pied de l'escalier, et au milieu de la place, est une fontaine basse et singulière, construite par le Bernin (le père) sous la forme d'une nacelle (fontana délia Barcaccia). — De la place d'Espagne on peut descendre au Corso par la rue Condotii, très animée, ou par la rue Fraltina qui aboutit à la place de San Lorenzo in Lucina (p. 562);

ROME : — DESCRIPTION PAR QUARTIERS, [r. 38]

A dr. de l'église de la Trinitk dei Monti, une allée, gravissant en pente douce le Pincio, conduit à la villa Médicis, occupée par l'Académie de France à Rome (p. 489), et à la belle esplanade du Pincîo (PI. D, E, 1,2), d'où l'on jouit d'un magnifique panorama sur la ville et les hauteurs qui l'entourent du N. a l'O. (le Monte Mario, la colline du Vatican et celle du Janicule). C'est la promenade favorite des Romains qui s'y rendent vers le soir en été et de 2 à 4 h.

l'hiver; la terrasse du Pincio est le point terminus des équipages qui participent au corso ; on s'y fait des visites dans les voitures ou bien les dames descendent pour se promener à pied ; la musique s'y fait entendre plusieurs fois par semaine. Cette promenade, créée, au commencement du

XIX" s., sous l'administration française, par Valadier, est décorée de bustes d'Italiens illustres, de quelques statues anciennes et modernes ; au point le plus élevé, un Casino, d'architecture bizarre, sert de café, et, tout près delà, se dresse un obélisque provenant des jardins Variani et érigé en 1822. Du côté de la place du Peuple descendent ces rampes admirables, ombragées de beaux arbres, qui sont d'un si bel effet, vues de la place.

Si, du Pincio, l'on descend à la place du Peuple (p. 5(35), il suffit de franchir la Porte de ce nom pour, voir, à sa dr., l'entrée delà villa Borghèse (p. 492), une des belles promenades publiques de l'Italie et où se trouvent réunies, depuis 1892, les collections formant la galerie Borghèse (p. 495).

Quartier entre le Corso, la rive g. du Tibre et le corso Vittorio Emanuele.

PLACE SAN PANTALEO; PLACE DE LA CANCEL- LERIA ; PLACE DELLA MINERVA ,* PLACE DU PANTHÉON ; PLACE MADAMA ET PALAIS DU SÉNAT ; PLACE NAVONE ; ÉGLISE DE SANTA MARIA DELLA PAGE ,' PLAGE SANT' AGOSTINO ; PLAGE BORGHÈSE ; RUE DE RIPETTA.

A rO. de la place de Venise commence le corso Vitlorio Emanuele

(parcouru par un tramway) , percé dans ces dernières années et qui forme, en quelque sorte, la continuation de la via Nazionale jusqu'au Tibre.

Il est bordé à son origine par le palais de Venise (p. 560) à g. et par le palais Bonaparte (p. 560) à dr. Au delà de la rue degli Astalli, que l'on croise et qui conduit, à g., au Capitole, est la place del Gesii sur laquelle on voit l'église du Gesù (p.425).

A dr. la rue del Gesù conduit à la place délia Minerva [V, ci-dessous) et passe devant le palais Altieri (au-

jourd'hui Cour de Cassation; n« 94), bâti en 1670 par G. A. de Rossi. -~ Viennent ensuite, à g., la rue dei Ginnasi(k son extrémité on aperçoit le palais Mattei, p. 485) et h rue des Cestariy par laquelle on se rend à la place délia Minerva et au Panthéon (F. ci-dessous).

Laissant à g. la rue di Torre Argentina qui conduit au théâtre Argentina et h la rue Arenula (p. 597), on passe devant le palais Lavaggi (n" 110), récemment construit sur les plans de Koch ; il touche au palais Vidoni'Bandini (à dr., jadis Caffarelli et où Charles-Quint logea en 1556), dont la façade sur le Corso est moderne, tandis que la façade postérieure sur la rue del Sudario (n*^ 16) date du xvi" s. et est attribuée à Raphaël^ (rez-de-chaussée, d'un style sobre, à gros bossages rustiques; 1^' étage à colonnes accouplées , Piîut-

[ROUTE 38] LE PINGIO. — PALAIS VIDONI-BANDINL 369

être un peu monotone; l'attique, de mauvais goût, est postérieur).

Sur le palier de l'escalier se trouve une statue antique qui était autrefois à l'angle du palais vers la place de Sant' Andréa délia Yalle et qu'on avait affublée du nom de V « Abate Luigi » ; on s'en servait jadis pour y afficber des pasquinades ( V. ci-dessous) . On conserve dans ce palais (au l'^'" étage du n** 16 de la rue del Sudario) le célèbre Calendarium Pnenesliniun de Verrius Flaccus (cinq mois d'un antique calendrier romain, découvert à Palestrina par le cardinal Stoppani), mais il est difficilement visible.

La place de SanV Andréa délia Voile touche à ce palais ; on y voit Téglise Sant' Andréa délia Valle (p.

419), en face de laquelle une courte rue conduit à la place délia Valle, dont le côté N. est occupé par le palais Capranica (résidence de la légation de Prusse, près le Saint-Siège; le dessin primitif de la façade est à'Aiit. da San Gallo) ; il forme l'angle iwech rue délia VallCyOÙ se trouve le théâtre Valle.

Revenant au corso Vittorio Emanuele, on y rencontre à g., à l'angle de la rue del Paradiso, le palais Maggiorani (autrefois Lovati, n''154;), que la tiadition prétend avoir été bâti sur les plans de Leone Battista Alberti (la façade postérieure, sur le vicolo del Paradiso et sur celui dei Bovari, est la seule originale) . Presque en face, à dr., au n** 141, est le palais Massimo délie Colonne (p. 485); il touche au palazzetto Massimo (fm du xv^s.) qui le sépare de l'église et de la place San Pantaleo ^ doni le côtéN.

est occupé par le vaste palais Braschi [n° 10), aujourd'hui Ministère de r Intérieur (\).A1()). Ce palais sépare la place San Panlaleo de la place Navone (V, ci-dessous), au N., et de la place de Pasquino (PI. D, 4), à l'O.

Cette dernière place doit son nom à une ancienne statue (de Ménélas?) mu-

HALIE DU CENTRE.

tilée, à l'angle du palais Brascbi. Celle-ci a elle-même pris le nom d'un tailleur à l'humeur moqueuse, qui décochait des trails malins contre ses contemporains.

De là vient le mot de pasquinades. Les écrits satiriques, affichés sur la statue de Pasquin, étaient des réponses aux questions que faisait à Pasquin la statue de Mar/'oriOy placée à une autre extrémité de Rome et qui est maintenant au Capitol e.

A g. du corso Yittorio Emanuele et au commencement de la rue dei Baullari est le petit palais appelé la piccola Farnesina (ou palais Linotta), d'une architecture correcte et de proportions élégantes; attribué à Peruzzi, il est l'œuvre AAnt, da San Ga//o le jeune ; complètement dégagé, il est en voie de restauration. — Toujours à g., s'ouvre ensuite la place délia Cancelleria (PI. D, 4), servant aussi de marché en plein air. On y voit, k dr., l'église de San Lorenzo in Damaso (p. 427) et à côté, le palaîs de la Chancellerie (p. 476), un des plus beaux de Rome. — De cette place on peut se rendre en 5 min., par la place de Campo dei Fiori (p.

599), à la place Farnèse (p. 599).

Le corso, qui incline au N. 0 , passe, à l'angle de la rue Sora à di., devant le pa/ais Sora {lycée Mamianï)y bâti en 1 505. Ou a prétendu que le dessin primitif était l'œuvre de Bramante; la façade actuelle, sur le corso Vittorio Emanuele (n*" 216), est moderne et s'harmonise assez bien avec l'ancienne façade, devenue un des flancs du palais par suite du percement du corso; elle est ornée de l'ancienne porte d'entrée.

[La petite rue Sora aboutit, à dr., à la rue del Governo Vecchio, presqu'en face du palais del Governo Vecchio (belles fenêtres et portes de la première période de la Renaissance), vis-à-vis duquel est le petit pa/ttis Titrai (n° 124), bâti au XVI® s. et que l'on a attribué à Bramante — Un peu plus loin, à g., dans la rue Parione, V église de San

ROME

Tomaso in Parione a une très belle porte du style roman,]

On arrive à la place de la Chiesa JSuova sur laquelle s'élèvent à dr.

Féglîse de Santa Maria in Vallicella, ou Chiesa Nuova (p. 455), et Tancien couvent des Pères de l'Oratoire, servant actuellement à la Cour cC assises ; il renferme aussi la bibliothèque Vallicelliana (p. 489).

Un peu plus loin, à g., est la place Sforza-Cesarini, avec le nouveau palais Cesarini, construit sur les plans de Piacentini^ et le monument de Mamiani (homme d'État et poète | en 1885),pai^Be?um (1895).

Le corso Vitlorio Emanuele, passant entre deux rangées d'habitations modernes, laisse a dr. là rue del Banco di Santo Spirilo qui aboutit au pont Saint-Ange (p. 400). Dans cette dernière rue s'élèvent, h g., le palais Amici (autrefois Niccolini :

n'' 42), bâti sur les plans de Sansovino (c'est, à Rome, son œuvre la plus remarquable; élégante architecture de la cour), et, à dr., le palais Senni (autrefois Cicciapord; n^ 12), dont le dessin est de Jules Romain. Le corso aboutit, sur le Lungo Tevere (ou quai dei Fiorcntini), au grand pont Vittorio Emanuele.

Delà place de Venise, on se rend, ^,.,r le Corso et la rue Via Lata, ou par le corso Vittorio Emanuele et la rue del Gesù (F. ci-dessus), sur la place délia Minerva. Le côté E. de cette place est borné par l'église de Santa Maria sopra Minerva (p. 450), dont l'ancien couvent, de Dominicains, renferme la bibliothèque Casanatense (p. 489) et une partie des bureaux du Ministère de V Instruction Publique^ dont l'hôtel occupe le côté N. Au centre de la place s'élève un petit obélisque, de granit d'Egypte, avec hiérogljphes, haut de 5 met.

52. Alexandre VU le fit dresser ew 1767 sur un éléphant, par le Bernin.

pa

La place délia Minerva touche à la place du Panthéon, OU délia Rotonda (PI. D, 4), déblayée sous Eugène IV des décombres des anciens édifices.

Grégoire Xlll fit faire, sur les dessins à'Onorio Longhi, la fontaine sur laquelle Clément XI plaça, en 1711, un petit obélisque avec hiéroglyphes, qui fait face au temple du Panthéon (p. 455).

Adossés à la partie postérieure du Panthéon sont les restes des Thermes d'Agrippa. Créés l'an 755 de Home par Agrippa, ces thermes furent ensevelis à partir de l'an 1000. Depuis 1881, le Panthéon ayant été complètement dégagé, leur emplacement fut mis à découvert. On y voit des vestiges de murs servant de contreforts au Panthéon, un pan de mur formant le côlé d'une salle des Thermes et des chambres voûtées disposées sur deux étages.

La rue délia Palombella, qui passe derrière le Panthéon, conduit à la petite place de Sauf Eustachio, dont le côté N. est borné par Véglise de SanV Eustachio et le côté 0. par Y Université ou Sapienza (p. 488), à laquelle est annexée la bibliothèque Alessandrina (p. 489) ; en face de l'église on remarquera, au n" 85, le palais Maccarani, dont la belle architecture est de Jules Romain, et (vers la petite place des Caprettari), au n° 70, le palais hante, dont le dessin original, de Sansovino, a été en quelque partie altéré par les restaurations de 0. Longhi (belle cour décorée de statues anciennes, dont la plus belle, Inos allaitant Bacchus, est placée sur la fontaine).

De la place (et à g. en sortant) du Panthéon \nrue Crescenzi, ou la rue Giustiniani (elle aboutit à g. près du palais Giustiniani, p. 485), conduisent à la place de San Luigi dei Francesi (PI.

45) sur laquelle est l'église nationale des Français : Saint-Louis-des-Fran-* çais (p. 427); les deux rues ,qui cÔfdienti'eglise ah'ctalisscnt -dhplace

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