PLACE DE ST-.TEAX DE LATRAN
en réalité au chateau-d'eau de l'Aqua Julia, édifié sous Septime Sévère.
Presque en face de ces vestiges est l'église de Snnl' Eiisebio (p. 425).
Au S. de la place Viltorio Emanuele, le tramway conduit, par la rue MernlanOf à la place de San Giovanni Laterano.
A Tangle de la rue Merulana et de la rue Leopardi, les fouilles pratiquées en 1874 ont amené la découverte d'nne magnifique salle que Ton a appelée l' Auditorium de Mécènes (la salle où les auteurs romains venaient lire devant Mécènes leurs compositions) faisant partie d'une villa du célèbre patricien. D'une fort belle consiruction, elle est décorée de peintures d'une exquise élégance (malheureusement très détériorées).
Près de cet endroit, d'autres fouilles ont mis a jour les anciennes sépultures qui s'étendaient du temps des Romains hors de l'enceinte de Servius TuUius et dont les plus antiques se trouvent entre la rue Leopardi, la rue dello Statuto et l'église Sauf Eusebio sur la place Yittorio Emanuele.
Plus loin, à dr. delà rue Merulana, se détache la rue Labicana^ qui aboutit au Colisée en passant près de l'intéressante église de San Clémente (p. 421).
La rue Merulana aboutit à la place de San Giovanni Laterano (PI. H, 6), ornée d'un obélisque, le plus grand de Rome, de granit rouge avec hiéroglyphes, haut, sans la base et le piédestal, de 32 met. 16, transporté d'Héliopolis à Alexandrie par Constantin, et à Rome par Constance, qui le plrça au Circus Maximus. En 1587, on le trouva à 6 met. oO sous terre, et, en 1588, D. Fontana le redressa, par ordre de Sixte V.
Il fait face au Raptistère de Constantin (p. 416), au côté N. de la Rasilique et au flanc 0. du Musée de Latran (p. 471) conligu à la basilique de Saint- Jean de Latran (p.
415), dont la façade principale donne mv\'à place de Porta San Giovanni, d'où l'on jouit d'une vue admirable.
« C'est un paysage du Poussin, dit Stendhal, une campagne magnifique et sérieuse ornée de ces ruines grandioses que l'on ne rencontre qu'aux environs de Rome » dont l'horizon est fermé par les collines du Latium, couvertes de villas, et les montagnes ie la Sabine.
A g. de la basilique est le petit bâtiment de la Scala Santa (p. 416) et du Triclinium de Léon 111 (p. 416).
Une avenue poussiéreuse, longeant l'enceinte et passant (a dr.) devant la Porte San Giovanni, élevée en 1574 par Grégoire Xll, sur les dessins de Giacomo délia Porta à la place de l'ancienne porte dont il reste encore debout les deux tours destinées à la défendre (c'est l'ancienne Porte Asinaria du moyen âge, par laquelle, suivant Procope, Totila serait entré dans Rome), aboutit a la basilique de Santa Croce in Gerusalemme (p. 418) qui est adossée aux restes de V Amphithéâtre Castrense, le seul qui existât à Rome avant le Colisée. Il est entièrement construit en briques et mesure 52 met. sur 58; Tintérieur n'a rien de bien intéressant (on y entre par la porte à côté de l'église) .
De là, par la rue Santa Groce, qui coupe une partie des arcades de l'ancien aqueduc de Néron ou de l'Aqua Claudia, et qui croise hrue Labicana, où se trouve, à dr., la villa Wolkonsky (aujourd'hui Gampanari\ belle vue), on peut revenir a la place Yittorio Emanuele.
A l'E. de cette place, par la rue Lamarmora et la place Gucjlielmo Pepe, on peut aller visiter l'église de Santa Ribiana (p. 420), qui se trouve sur le viale Principessa Margherita, allant delà gare de Termini à la Porte Maggiore. Entre cette église et la porte sont les restes, insignifiants, d'un antique édifice qu'on a dit être le Temple de Minerva Medica {ï^\, 25).
V. — Promenade archéologique^ : Gapitole, Forum Romain, Cotisée, Palatin, Thermes de Garacalla.