‹ ItalieChapitre 282 sur 587 · LE CAPITULE · texte numérisé non relu

LE CAPITULE

Au S. de la place de Venise, la rue délia Ripresa dei Barberi (V, ci-dessus, IV) conduit à la rue San Marco qui, à dr., passe devant h place San Marco, avec un petit square et la façade de l'église de Saint-Marc (p. 428), contiguë à la façade postérieure du petit palais de Venise (F. ci-dessus, I). A l'extrémité g. de la place, les restes d'une statue colossale de femme (probablement d'une impératrice habillée en grande prêtresse d'Isis) sont connus sous le nom de Madonna Lucrezia, une des interlocutrices dans les dialogues satyriques de Pasquin et de Marforius (F. ci-dessus, III).

Au delà de la place, la rue San Marco débouche sur la nie d'Aracœli qui aboutit, à g., à la place d'Aracœlî (PI. E, 5), au pied de la rampe qui monte au Gapitole et de l'escalier qui conduit, à g., à l'église d'Aracœli (p. 429).

Le Capitole de la Rome moderne, le Gampidoglio de nos jours, ne rappelle pas trop cette colline qui s'élevait, dans l'antiquité, comme une muraille abrupte, formant le mur de la citadelle qui se dressait sur l'emplacement occupé aujourd'hui par l'église d'Aracœli. En face s'élevait le Temple de Jupiter (F. ci-dessous).

Les ruines accumulées par les modernes ont formé ces pentes douces par lesquelles on y arrive aujourd'hui, même en voiture. — Le Mont Capitolin avait à ses extrémités deux sommets : Tun, au N.-E., le Capitole^ l'autre, au S.-O., le Monte CaprinOy

où est aujourd'hui le palais Caffarelli. De ce côté aussi est la roche Tarpéienne (F. ci-dessous).

Le temple de Jupiter Capiiolin, élevé par Tarquin le Superbe, fut rebâti par Sylla ; incendié et détruit dans les luttes de la soldatesque sous YitcUius, reconstruit par Vespasien, de nouveau brûlé sous Titus, reconstruit per Domitien, il fut dépouillé par Stilicon et par Genséric. Au vn!*" s., il tombait en ruine. On admet généralement aujourd'hui que la citadelle [Arx] occupait l'emplacement de l'église d'Aracœli, et que le temple de Jupiter était du côté opposé, c'est-à-dire sur l'emplacement du palais Caifarelli. Dans les fouilles qui ont été faites pour reconstruire le palais Caifarelli, on a retrouvé «des fondations très importantes qu'on croit être celles du temple. Un bas-relief, placé dans l'escalier du palais des Conservateurs, offre une image exacte de ce qu'était le temple du Capitole au temps de Marc-Aurèle. — Il y avait encore d'autres monuments sur lemont Capitolin; l'empereur Adrien y fit construire un AtheniBum , école pour les arts libéraux. L'habitation qu'y possédèrent également Auguste et Tibère fut agrandie par Caligula. Bientôt le Palatin tout entier ne suffit plus à Néron ; il étendit jusqu'à l'Esquilin, où étaient les jardins de Mécène, son palais (sa Maison d'Or) d'une magnificence inouïe, qui renfermait des bois, des étangs, etc. — Bien que dévasté par Genséric, le palais du Palatin existait encore au vui^ s. — Le pape Paul ïll (Farnèse) voulut se bâtir une villa à cet endroit, et dépensa des sommes considérables pour détruire et reconstruire (F.

Palatin).

Pétrarque fut couronné au Capitole.

Le 19 mai 1547, Rienzi, soulevant la foule par son éloquence, s'y fit proclamer tribun, et, en 1354, il y fut assiégé par la foule et massacré.

^ Nous avons adopté ce titre, qui, outre ravaiilage qu'il a d'indiquer le caractère spécial du quartier décrit, correspond presque exactement à la ré<?ion qui devrait être mise à l'abri des altérations modernes et former ce qu'on appelle ofliciellement la Passeggiaia archeologica.

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