R. 38] PORTIQUE D'OGTAVIE. — ARC DE JANUS
ligures et les tortues de bionze sont du Florentin Taddeo Landini. Sur le côté S., et au n" 10 de cette place, est le palais Coslaguti (p. 479).
Revenant surses pasjusqu'à l'église Santa Calerina h la rencontre de la rue dei Funari et de la rue Delfini (à g.), on se trouve sur la longue et éivoïle place Campitelli; à dr., est l'église de Sanla Maria in Campitelli (p. 429), en sortant de laquelle et par la petite rue à g. (via délia Tribuna di Santa Maria in Campilelli) on arrive îiU Portique d'Octavie (PI. 18), bâti par Auguste, qui lui donna le nom de sa sœur.
C'était un parallélogramme à double rang de colonnes, entourant une cour, où s'élevaient les temples de Jupiter cl de Jimon [V. le plan de Home, au musée du Cnpitole). Il élaitornéde nombreuses statues grecques. Brûlé sous Titus, il fut restauré par Septime Sévère et Caracalla (insciiption sur la Irise) et au v^ s. C'est là qu'au xvu^ s. fut découverte la Yénus de Mcdicis. D'importantes réparations y furent exécutées en 1868.
11 n'en reste que quelques colonnes cannelées et des pilastres devant l'église de SanV Angelo in Pescheria (inarcbé aux poissons), dont la construction primitive remonte au viii° s., mais qui a été restaurée au xvu^ et en 1869.
A (les époques déterminées de chaque année les Juils de Rome étaient obligés de se rendre à celte église pour y entendre les sermons des Dominicains destinés à les convertir au catholicisme. Ce n'est qu'à la fin du xvui^ s. que cette pratique a été abandonnée.
A dr. de l'église de Sant' Angelo s'étend un assez vaste emplacement vide (1895), autrefois le ghelto. A g.
de l'église la rue del Teairo di Marcello conduit à la place Moriianara, en passant, à dr., devant le Théâtre de Marcellus (PI. 27).
Commencé par César et terminé par Auguste, qui lui donna le nom de Mar-
cellus, ce fils de sa sœurOctavie immortalisé par Virgile, le théâtre était entouré du portique d'Octavic (F. ci-dessous).
Cet édifice, le second théâtre de pierre édifié à Rome, pouvait contenir 20 000 spectateurs. Au moyen âge, il servit de forteresse aux Pierleoni et aux Savelii.
Il reste seulement, du côté de la place Montanara, quelques arcades des étages inférieurs du théâtre. L'étage dorique est en partie enfoui ; Fétage ionique est bien conservé. Au-dessus on a construit des maisons modernes.
Les arcades de plain-pied avec le sol sont occupés par des échoppes d'artisans ou de marchands.
Le palais Orsini-Savelli, construit par Baldassare Peruzzi^ occupe l'emplacement de la scène et de la cavea du théâtre.
A FE. de la place Montanara et à g., la rue délia Consolazione conduit à la place délia Consolazione, avec Véglise de Santa Maria délia Consolazione eiy de là, au Forum (p. 379).
La rue San Giovaiini Decollato conduit de cette place à celle des Cerchi en passant à g. devant Véglise Sauf Eiigio, Un peu plus loin, à g., est la rue del Velabro, qui aboutit à une petite ph«ce oii s'élève, à dr., l'Arc de Janus Quadrifrons (PI. 5), construction solide du lemps de la décadence (Septime Sévère) ; revêtu en marbre, il a quatre arcades et 48 niches qu'ornaient des statues.
A g. est Féglise de San Giorgio in Velabro (p. 425) et, y attenant, l'Arc de Septime Sévère dit des Orfèvres (PI. 4), Arcus ArgeîitariuSy petit arc, de forme carrée, d'une seule ouverture et portant le cachet de la décadence. Il fut érigé par les orfèvres, les bijoutiers et les marchands du forum Boarium à Septime Sévère, h son épouse Julia Pia et à ses fils Caracalla et Géta. Le nom et la figure de ce dernier ont été effacés par Ca- I racalla de même qu'à l'Arc de Sévère.
ROME
Il suffit de quelques pas pour gagner la place de' Cevchi qui occupe une partie de remplacement de Tancien Gircus Maxîmus (PI. E, F, 6).
L'origine en est attribuée par les historiens anciens à Romukis; mais elle doit dater seulement de Tarquin l'Ancien, et être postérieare aux travaux de desséclieraent du Yélahre. — Ce cirque occupait, entre les monts Aventin et Palatin, un espace a'iongé de 780 met.
de longueur sur 166 met. de largeur, comm nçaut à quei<jue dislance du Tibre, près de la place -^e la Borca délia Verità.Il pouvait, au temps de Vespasien, qui l'agrandit, contenir 250 000 spcclatcurs, et, de nouveau agrandi sous Constantin, 580 000. Une dernière lois il l'ut restauré sous Tbéodoric. Une parlic des gradins était adossée au Palatin de sorte que les em|3erenrs arrivaient directement à leur tribune {Pulvinar\ V. ci-dessus, Pal.itin, p. 589). Des touilles firent découvrir, en 4587, à la profondeur de 8 met., et renversés, les ob lisques élevés par Auguste et par Constantin. Celui d'Auguste a été érigé sur la place de St-Jean de Latran.
La place de' Cerchi touche, à l'O., h la place de la Bocca délia Ve-
rilà(H. E, 6), près du Tibre, ainsi nommée d'un grand masque de marbre à bouche béante, placé sous le portique de l'église Sta Maria in Cosmedin (F. ci-dessous). Suivant une légende, ceux qui introduisaient le bras dans cette ouverture et ne disaient pas la vérité ne pouvaient plus le retirer. Au centre est une fontaine, érigée par Clément XI, sur les dessins de C, Bizzarri,
Le côlé S. de cette place est occupé par l'éghsc de Santa Maria in Cosmedm (p. 430), bâtie sur remplacement du Temple de Cérès et de Proserpine (PI. 51), ou temple de la Piulicité patricienne, de la Fortune, de Matuta. On pense que les colonnes d'ordre composite sont de l'époque de libère. Sous le portique est le masque qui a fait donner le nom à la place.
Presque en face, et sur le bord du Tibre, est l'ancien Temple de Vesta (PI. 26), de forme circulaire, entouré d'un portique soutenu par 20 colonnes corintbiennes cannelées en marbre de Carrare (il n'en manque qu'une).
Les murs de la cella sont formés de gros blocs de marbre blanc, parfaitement joints ; la partie supérieure a été détruite. On le croit du n^ s. de Tem- [)ire^ — Ce temple, dédié d'abord à St Élienne, dit délie Carrozze, est aujourd'hui sous le vocable de Santa Maria dcl Sole, ce qui a fait supposer par quelques archéologues que c'était un temple du Soleil.
[De la place de la Bocca délia Ycrilà un tramway à chevaux, venant de la place de Venise, conduit, paT la rue delta Salara et la rue délia Marmorata, à la Porte San Paolo et à la basilique de Saint-Paul hors les murs (F. ci-dessous, et p. 512).]
Au N.-O. de la place de la Bocca délia Yerilà, est le nouveau pont Palatin (PI. E, 5), bâti de 1889 à 1892 sur l'emplacement du premier pont bâti en pierre à Home. C'est de ce pont que le corps d'iléliogabale fut jeté dans le Tibre. — De ce point on a une belle vue sur le Tibre, l'île Tibérine (p. 597) et surtout, vers le S. à g., sur le mont Aventin avec ses églises entourées de jardins.
A g., tout près et en av:d du pont Palatin, on voit, dans la maçonnerie des grandes murailles qui bordent le Tibre, l'embouchure de la Cloaca Maxima (PI. 9), construite par Tarquin le Superbe, pour centraliser les eaux de tous les canau,x souterrains que Tarquin l'Ancien avait fait creuser.
Cet égout, qui sert toujours au même usat^e, sétcndait du Forum au Tibre. La voûle est lorméc d'un triple cintre de gros blocs de tuf liés de distance en distance par des blocs de travertin sans ciment. L'arc a 5 met. 88 de hauteur et autant de portée. Agrippa (it nettoyer la