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R. 38] TEMPLES DE VESTA ET DE LA FORTUNE VIRILE

cloacn et la parcourut en bateau jusqu'à son embouchure.

A coté, et a dr. du temple de Vesta, la rue Porta Leone conduit h l'aulre temple antique connu sous le nom de Temple de la Fortune virile (PI. 24). La désignai ion de ce temple csteironée suivant Ampère. L'origme en remonte à Servius Tullius; il fut rebâti sous la république. En 972, ce temple fut consacré a la Vierge ; depuis le XVI" s., il l'est h Sle Marie Egyptienne [Santa Maria E(fiziaca).

On remarquera la belle ordonnance dcscolonnes ioniques hautes de 8 met.

97, recouvertes de stuc, et Tenlablement orné de rinceaux, de bucranes et de candélabres (fort andommagé).

En face de l'église de Santa Maria Egiziaca est la Maison dite de Bîenzi (PI. 15). Cet antique édifice, d'un aspect caractéri^tique, est un amas de fiagments anciens de toutes les époques et de tous les styles, qui nous domie une idée de ce ({ue pouvait être au moyen âge le manoir d'un patricien romain. Kn 1547, il devint la propriété de Rienzi (Nicole di Crescenzio), le célèbre tribun de Rome. On appelle aussi cette maison la Casa di Pilato.

La rue Porta Leone et la rue delta Salara, qui parlent de la place de la Bocca délia Verità, sont prolongées par la rve délia Marmorata^ qui se rapproche de la rive g du Tibre. De cette dernier»^ rue, se détache, à g., la rue de Sania Sahina, qui monte aux églises de Santa Sabina (p. 458) et de Santa Maria del Priorato (p. 4'29), sur le mont Avenlin.

Revenant à la rue délia Marmorata qui tourne au S. et s'éloigne du Tibre, on la suit jusqu'à son extrémité, h la Porte San Paoln (PI. E, 8), l'ancienne Porta OstiensiSy double porte que Bélisaire fit rebâtir 6 met. plus haut que l'ancien niveau (la porte intérieure serait plus ancienne). C'est par cette porte que l'on se rend à Saint- Paul hors les murs (p. 512).

A côté de cette porte s'élève la Pyramide de Caius Ceslius, quadrangulaire, à l'imitation décolles (l'Egypte, haute de 50 met. 50, large de 28 met. 76 à sa base. En blocage, revêtu de marbre à l'extérieur, elle date du temps d'Auguste et fut réparée en 1665. Il reste quelques traces des arabesques de la chambre sépulcrale. — 'Pour visiter l'intérieur, s'adresser à côté, au gardien du cimetière protestant (tombeau du poète Shelley, f 18'i2), qui renferme de nombreux débris d'antiquités.

A l'O. et à peu de distance de la Porte San Paolo, par le viale di Porta San Paolo et la rue de San Saba (c'est tout simplement un chemin entre des vergers) qui s'en détnchc à dr., on peut monter a l'antique église de San Saba (p. 458), d'où l'on jouit d'une belle vue.

B. — DE LA PLACE DE VEMSE AU PONT LE SAN GIOVANNI DEI FIOUENTINI *. QUAR- TIER AU S.-O. DU CORSO VITTORIO EMA-

nuele; rue arenula, île tibérine,

PALAIS SPADA ET PALAIS FARNÈSE, PLACE DE CAMPO de' FIORI, RUE GIULIA.

De la place de Venise on peut se rendre, soit par le corso Viltorio Emanuele (F. ci-dessus, III), soit par la place San Marco et par la rue délie Botteglie Oscure, qui s'en détache à l'O., à la nie di Torre Argentina dont la partie méridionale commence au corso Vittorio Emanuele et aboutit, après avoir passé, à dr., devantle théâtre Argentina (PI. 99), a la place Benedelta Caîroli. De cette place, où se trouve, à dr., l'église de San Carlo ai Catinari (p. 421), se détache, près du petit square de h place Brancay la rue Arenula, large voie percée de 188S a 1891, qui aboutit au Tibre, au grand et beau pont Garibaldi (PL D, 5), construit en 1891.

En aval de ce pont est l'ile Tibérine (ou de San Bartolomeo ; PL D,

E, 5). Celte île, k laquelle les anciens Romains avaient voulu donner la forme d'un vaisseau (grâce à une bordure en travertin dont il reste encore des traces ; un obélisque figurait le mât), était jadis consacrée à Esculape. De nos jours elle renferme Vliôpiial des Fate-hene-fraielli (servant aussi de maison de santé) et l'église de San Bartolomeo (p. 420).

Sur la petite place formant le centre de l'île est le monument des Saints Barthélémy y Jean, François et Paulin (1869).

L'île Tibérine est reliée à la rive g. du Tibre par le pont Fahricio onde' Quattro Capi (PI. D, E, 5), l'antique pont construit, l'an 690 de Rome, par Fabricius, inspecteur des chemins. Son nom moderne de Quattro Capi lui vient des Hermès (Janus Quadrifrons) qui ornent ses extrémités. — Le pont Cestio ou de San Bartolomeo, l'antique pont Cestius ou Gratien, reconstruit vers 567, par les empereurs Valentinicn et Gratien, refait en 1195 et remanié de nos jours, relie l'île Tibérine au Trastévère(rive dr. du Tibre).

Au S.-E. de la place Benedetto Cairoli, en face du square de la place Branca, commence la rue de Sanla Maria de' Calderari, dans laquelle on voit, à g., deux grandes colonnes doriques et un architrave en travertin, restes du théâtre, bâti par Cornélius Balbus l'an 741 de Rome, et dont les ruines ont formé le monticule sur lequel s'élève le palais Cenci^ du xvf s., qui servit de demeure à l'infortunée Béatrice Cenc/, la jeune fille dont les malheurs et la triste fin onl été l'objet de tant de compassion (F. p. 4-76). Le côté S.-E. de ce palais donne sur la place Cenci, où s'élèvent deux petites églises, dont celle du S. {San Tomaso) a été rebâtie en 1575 par François Cenci, le père de Béatrice

De la place Benedetto Cairoli on suit la rue des Giubbonari, qui passe devant l'église San Carlo ai Catinari (p. 421). A dr., àciush rue dei Chiavari, au n*" 6, on peut voir une gracieuse petite cour et un vestibule d'escalier, dessinés par Bald. Pcruzzi. Les maisons au N. et à l'O.

de cette rue occupent l'emplacement du Théâtre de Pompée (PI. 28), le premier théâtre de pierre bâti à Rome.

Il pouvait contenir 28 000 spectateurs.

Brûlé sous Tibère, qui le fit reconstruire à SCS frais, plusieurs fois restauré, il était encore entier au milieu du xvr s. Aux xi^ et xni^ s., il devint un château fort des Orsini. Près de là était la Curia, magnitique Portique de 100 colonnes, élevé par Pompée, où 44 ans avant J.-C, le 15 mars, César fut tué par Brutus et Gassius au pied de la statue de Pompée [V. palais Spada, p. 485).

Plus loin, à g.delarueGiu])bonari, commence la rue Arco del Monte qui passe devant la place del Monte di Pietà,\onge\eco[è0.à\iMont-de'Piété et aboutit à la petite place dei Pelle- (jrini, où se trouve l'église de la Trinità dei Pellegrini (p. 459) ; l'hospice contigu à l'église est destiné aux convalescents et aux pèlerins qui, à certaines époques, y sont hébergés pendant quelques jours.

La rue dei Pettinar if qui commence à la Trinità dei Pellegrini, conduit au pont Sisto (PI. G, 5), l'ancien pont Aurelius, bâti par Caracalla, restauré en 566 par les empereurs Yalentinien et Valons, et que Sixte IV fit reconstruire en 1475 par Baccio Pintelli (ou par Meo delta Caprinat)

Au N.-E. de la place dei Pellegrini, à dr. de l'église de la Trinita, s'ouvre la rue Capo di Ferro, dans laquelle est, à g. au n** 15, sur la petite place Capo di Ferro, le palais Spada (p. 485).

Au commencement de la rue dei

Ici commençait naguère le quartier Balestrari, qui va de la place Capo di juif ouïe Ghetto, aujourd'hui démoli. ! Ferro a celle de Campo dei Fiori, on

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