SAKTA MARIA DELLA PAGE
(le Lorcinetio; Nalivilc de la V., peinture commencée par Sch. dd Pioinbo, terminée par Fr. Salviafi. Les autres peintures sont de Salviaii. Les statues de Daniel et dllabncuc sont du Bernin, qui eut le mauvais goût de placer dans la chapelle les deux pyramides en njarbre rouge et à médaillons en marbre blanc en Tbonneur d'Agostino et Siejismondo Cbigi.
En dehors de cette chapelle, riche tombeau (xvni° s.) de la pnnccsse Odescalcbi Chigi, dessiné par Post [lion, travail trop vanté ô'Aiig. Puma]. — A g., i'*^ chapelle : tombeau du cardinal rallaVicini. — Dans la sacristie et le vestibule qui la précède, sculptures des xv« et xvi*= s.
Santa Maria Rolonda, r.Paiithcon.
Santa Maria délia Scala (près de Santa Maria inTraslevere ; PL D, 6), hatie en 1592 pour recevoir une image miraculeuse de la Vierge, qui était sur l'escalier d'une maison voisine. — Façade par Ottavio Mascher'nw,
A l'int., l""^ chapelle à dr. : Décollalion de St Jean, par Gherardo délie JSotli (Honihorst), dont cette peinture passe pour le chef-dœuvre.
Santa Maria in Trastevere (PI.
55; dans le Trastevere), érigée sur remplacement d'une ancienne iaherna ??jn'î7o?7r/, ou dépôt de soldais invalides, puis d'un oratoire construit en 222 par le pape St Calixte, et qui fut la première église publique de Rome; restaurée au xv" s. parlNicolasY sur les dessins de Bern. Rossellini etde 1 866 à 1874, par Vespiçiiiani. — A la façade, mosaïques (1159) : la V. et à sa dr. cinq Vierges sages, à sa g. cinq Vierges folles.— Portique, du xvii^s., d'après les dessins de Ch. Fonlana ( inscriptions chrétiennes ; sarco phagc).
A l'int., d'un bel aspect, 21 colonnes de granit, ioniques et corinlhiennes; ces deinières provenant d'un temple d'Isis et de Sérapis; on y voit leurs tètes et celle d'IIarpocrate. — Pavement cnopus
ITALIE DU CEXTRE.
Alcxandrinum. — Dans la nef, à dr., près de l'entrée, joli tabernacle en marbre, sculpté par Mino da Fiesole.
— Au milieu du beau plafond à caissons dorés, As?om|).lion, par le UominUfUin.
— Au grand arc, fresques par L. Coghetli; .^ur les parois latérales, peintures par divers artistes. — Maître-autel à baldaquin (4 colonnes de | :orf>liyre). Au pied des degrés de porphyre de dr., qui montent au sanctuaire, on lit, audessus d'une ouverture circulaire revêtu» de marbre blanc: Fons olei; c'est une source de pétrole qui se forma, dit-on, l'année de la naissance du Christ. — Au fond de l'abside, siège épiscopal ancien.
— A la tribune, ïr.osaïques : celles du haut (très intéressantes) sont de 1145; celles du bas, de P. Cavallini (l''51), marquent le passage du style des Cosmati à celui de Gîiotlo. — A dr. de l'abside, chapelle dessinée par le Dominiquin : il y a peint une jolie figure d'enfant répandant des fleurs. — A g., tombeau du cardinal Stefancschi, par Paolo, célèbre sculpteur roniain du XIV* s. et tombeau du cardinal d'Alençon, par le même.
Santa Maria în Vallicella, plus généralement appelée, Chiesa Nuova
(PL 56; coi^so Vittorio Emanuele), une des grandes églises de Rome, bâtie par St Grégoire et cédée par Grégoire XIII à St Philippe de Néri, qui la fit reconstruire, en 1575, sur les dessins deMariinLonghi le Viciiit.
La voûte, la coupole et la tribune sont décorées de peintures par P. da Cortona.
— Adr., !'■* chap. : Crucifiement, par Gaetani. — Transsept dr. : Couronnement de la V., par Cesari cCArpino\ statues des deux saints Jean, pnr Fla?n. Vacca. — A dr. du chœur, riche chapelle Spada : sur l'autel, la V., St Ignace et St Charles Borrcmée, par G. Maralla. — Maître-autel : trois peintures de Ihihe?is.
— A g. du chœur, belle chapelle de St- Philippe dejNéii : tableau du Saint, exécuté en mosaïque d'après le tableau du Guide. Le corps de St Philippe repose sous l'autel; les traits principaux de sa vie ont été peints par Honcalli. — Transsept g. : Présentation de la V., par Haroccio. — Sacristie : fresque de la voûte, par P. da Cortona ; statue de St
ROME : — EGLISES
[ROUTE 38j
Rea-
Philippe de Néri, par VAlgarde. •
trant dans l'église, 2^ chap. à p..... ..^
transsept : Visitation, par Baroccio. — !'•« chap. à g. (près de l'entrée) : Purification, par Cesari d'Arpino.
Le couvent de St-Philippe de Néri, contigu, est nn des meilleurs ouvrages de Borromini, mais la laçade est déparée par d'extravagantes nouveautés. — Riche bibliothèque (une Bible du vin<= s., attribuée à Alcuin). — Dans les chambres qu'habitait le Saint, on conserve son masque moulé après sa mort, son portrait attribué au Guerchin et le tableau original du Guide).
Santa Maria in Via Lala (Corso ;
PI. E, 4), petite église dont l'origine remonte au viif s., rebâtie par Innocent YIII vers 1485 et plus tard en 1()02. Pielro da Corlona dessina la façade et le portique.
îSef de dr. : tombeau du peintre Drouais (-J- 1788) par Machallon. — Net' de g. (à l'extrémité) : toml)eaux de Zétiaïde Bonaparte (buste \)txrTenerani) et de son fils Joseph-Napoléon. — Dans la sacristie un gros bloc de travertm est le dernier reste du portique ancien des Septa, élevé par Jules César, agrandi et embelli par Agrippa, qui l'appela Sepia Julia. Il était destiné aux assemblées du peuple réuni en comice ; mais Tibère avant supprimé ces réunions il servit de marché. — Le souterrain, formé de pièces de la maison de Martial, où fut enfermé Saint Paul, a été converti en deux chapelles; une fontaine y jaillit.
Santa Maria délia Vittoria (PI.
57; rue Yeuti Settembre), élevée en 1605, par Paul Y. - Façade par Sona.
Intérieur, un des plus riches de Rome comme ornementation, par Carlo Maderna. — A dr., 2- chap. : peintures du dominiquin. — Transsept g. : Ste Thérèse et un ange, groupe considère comme le chef-d'œuvre du Bernin.
[Sainte Thérèse y est représentée dans l'extase de l'amour divin : « c'est l'expression la plus vive et la plus naturelle », dit Stendhal, et il ajoute : « quel art divin' quelle volupté! »; ces éloges paraissent excessifs, l'afféterie de la pose est évidente.] — A g., 3« chap.: la Trinité, par le Guerchin,
San Martino a' Monti, appelée aussi San Silvesiro e S. Martino (PI.
58; sur l'Esquilin), bâtie par le pape St Symmaque, Fan 500 ; reconstruite par les Carmes en 1650, sur les dessins de P. da Corlona,
A Tint., 2i colonnes corinthiennes antiques, beau plafond. — Nefs latérales: paysages à fresque [à moitié effacés], de G. Dughet {le Guaspre). — Fresques représentant : (nef de g.) l'intérieur de la basilique de St-Pierre, et (près de la porte d'entrée) celui de St-Jean de Latran, avant leur reconstruction. — Maître-autel élégant de P. da Corlona.
— Crypte par P. da Corlona^ d'où l'on descend dans un souterrain de construction antique que l'on pense être l'église bâtie sous Constantin.
Santi Nerea ed Achilleo (PI. 59; près des Thermes de Caracalla), bâtie vers 524, reconstruite en 1596 dans sa forme primitive.
Maître-autel surmonté d'un beau baldaquin et orné de mosaïques. — Au rondpoint de l'abside, siège pontifical où s'assit Grégoire le Grand pour réciter au peuple sa 28*" homélie, dont une partie est gravée sur le dossier. — A l'arc de l'abside, mosaïques du ix* s., et fresque représentant un concile. — Peintures de Pioncalli.
Sant'ÛQofrio (St-Onuplire ; PI. 60 ; dans le Traslevere; si l'église est fermée, on sonne à la porte du couvent, à dr., 50 c.), du xv^ s. — De la terrasse qui s'étend devant l'entrée, vue splendide sur une grande partie de la ville. — Sous le portique, à dr., recouvertes par des vitres : trois peintures (traits de la vie de St Jérôme), par le Dominiquin ; — du même, la V. et l'Enf. J., au-dessus de la porte de l'église.
A g., l'*' chap. agrandie et richement décorée par Pie IX : tombeau du Tasse, par de Fahris (1857). — Près de cette chapelle, dalle sous laquelle leTasse avait été enseveli. — 3^ chap. : tombeau du cardinal Mezzofanti (f 1848), le célèbre polyglotte. — Abside : fresques de B. Pe^
[route 38] SANT' ONOFRIO,
ruzzi [endommagées]; dans la liinottc (à dr.), la Y. et l'Enf. J., par le Pinfuricchio. — A dr., 2^ cliap. : Notre-Dame de Lorette (sur l'autel), pai* Ann. Carrache; ïvcsquQs-pav Ricci.
On traverse un cloître et l'on monte à la g;ilerie du 1°'' étage du couvent. A dr., au commencement de la galerie, Vierge au Donateur, fresque lie Léonard de Vinci, encadrée d'une faïence de l'école de L. délia Hobbia. — A l'autre extrémité de cette galerie, une chambre a été transformée en musée du Tasse. C'est là que le poète expirai Sur le mur portrait du Tasse, fresque par Balbi (18G4); au milieu, buste en bois, d'après le moulage exécuté sur le cadavre ; à côté, caisse en plomb qui renfermait les restes du p >ète avant la construction de son tombeau; au fond, armoires renfermant diiférents objets lui ayant appartenu; à g., meubles ayont servi au Tasse.
Panthéon (Santa Maria Rotonda; Pi. 17; place du Panthéon). — Ce magnifique monument, le plus insigne que nous ait transmis l'antique Rome, soit par sa forme, soit par son style, soit par sa conservation, a été érigé par Agrippa, gendre d'.\ugusle, ^6 ans avant lere vulgaire. Il faisait face au Champ de Mars, et était adossé aux Thermes construits auparavant par le môme Agrippa (F. p. 370). Son nom de Panthéon ne signifie pas qu'il fui consacré à tous les dieux, mais que, parla disposition de sa voûte, il ressemblait au ciel, demeure de tous les dieux.
Brûlé sous Titus, sous Trajan et sous Commode, cet édifice fut entièrement reconstruit par Adrien, et restauré par Antonin le Pieux, Septime Sévère et Caracalla, comme le témoigne l'inscription qu'on lit sur l'architrave. Cette restauration est de l'an 202 de l'ère vulgaire. — Le Panthéon resta fermé de o91 à 662, époque où l'empereur Constant U enleva les tuiles en bronze de la coupole, et les statues qui avaient
* Le Tassn se fit traiisjjorler à S. Onofrio lo 1" avril 159 j, il y mourut le 25 avril, agc de 51 ans.