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TUSCULUM

appartenu à Lucien Bonaparte, puis à Victor-Emînanuel, aujourd'hui au prince Lancellolti. Le Casino, bâti par Vanvitelli, sur remplacement, diton, de VAccademia, ou gymnase de la villa de Cicéron, renferme des inscriptions et des antiquités trouvées aux environs. — Sur les hauteurs qui dominent la Ruffinella sont les ruines de Tusculum (T. ci-dessous).

A TE. de Frascati, une magnifique allée de chênes verts, passant près de la villa Taverna et dominée au S.-E.

par l'ermitage de Camaldoli (F. cidessous), conduit, en 50 min. env., à Ja villa Mondragone, remarquable par ses jardins et ses fontaines. Le Casino a été bâti sur les dessins de Flaminio Ponzio. Dévastée au commencement du siècle par les Autrichiens, la villa a été transformée par les Jésuites en maison d'éducation.

Sur un parterre intérieur se voit un beau portique de Vicpiole. — Près et à rO. de la villa Mondrao^one est la villa Falconieri, avec un beau jardin et un Casino bâti par Borromini et décoré de peintures par Ch. Maratta.

On peut y passer en descendant à Frascati par la stradadei Camaldoli.

Sur la hauteur à TE., ermitage de Camaldoli, couvent de Camaldules, fondé par Paul V, et qui mérite une visite à cause de sa belle situation, entre la colline de Tusculum auS.-O.

et celle de Monte Porzio à l'E.

[Tusculum. — Pour monter aux ruines de Tusculum nous conseillons de donner la préférence au chemin qui part de la Ruttinella (F. ci-dessus) et qui monte à dr. (50 min. env.). On remarque, àdr., près d'une fontaine, un réservoir dont la voûte en arc aigu, formée d'assises de pie?re convergentes, serait d'une haute niitiquité et antérieure à l'oniploi du plein cintre. — A la descente on peut revenir par les Camaldoli et les villas Mondi;igone et Falconieri ('2 h. 50 à 7t h. en tout ; âne et conducteur, 4 à 5 fr.).

Tusculum, ville antique qui, grâce à ses murailles pélasgiqnes, résista aux at-

taques d'Annibal, est le lieu de naissance de Caton. An moyen âge (1491), elle fut rasée par les troupes romaines. On y trouve les ruines d'un petit anq)lutliéâtre, d'un théâtre, du foruo), d'une villa de Tibère sur l'emplacement d'une villa de Cicéron. L'emplacement de la citadelle (G76 met. d'altit. ; chemin raboteux), sur une colline abrupte, est intéressant à visiter et domine une admiral)le vue ; si l'on se décide à monter jusqu'au (15 min.) sommet de la colline, où se dresse une croix [Croce di Tuscolo, à 700 met.) on découvrira un panorama encore plus étendu. — Au bas de la monti'gne volcanique, où était la citadelle, sétend la valle Albana, entre les montagnes de Tusculum et les Monts Albains. Elle était traversée par la voie Latine.

A l'E. de Tusculum et séparé par l'ermitage de Camaldoli e?t Monte Porzio.

petit village sur une cime isolée et dont le nom rappelle la famille des Catons (Porcii).

Grotta Ferrata. — Deux chemins conduisent de Frascati à Grotta Ferrata, en moins d'une heure : — 1° la roule qui passe entre la villa Aîdobrandini et la villa Conti (Torlonia) puis se dirige à g., con'ourne la villa Montalto et dépasse deux bifurcations avant d arriver à un carrefour. Là, on a le choix entre la route qui se dirige à g. vers le S. et aboutit, 400 met. plus loin, aux premières maisons de Grotta Feirata et la rente se dirigeant à g. et au S.-O. qui aboutit, à .500 met., de là, à l'Abbaye ; — 2° le chemin, fort bon pour les piétons et les montures, qui se délache de la route de la gare un peu au-dessous de la villa Torlonia et qui traverse, 20 min. plus loin, le bois de Grotta Ferrata avant de rejoindre la grande route de Frascati.

5 kil. i/2 (de Frascati). Grotta Ferrata, petit V. de 850 hab. — Le cardinal de Retz, pendant son exil à Rome, passa un mois à Grotta Ferrata : « C'était, ditil, autrefois le Tosculum de Cicéron.

Le lieu est extrêmement aoréable, et il ne me paraît pas même flatté en ce que son ancien seigneur en dit dans ses épîtres. Je m'y divertissais par la vue de ce qui y paraît encore de ce grand homme : les colonnes de marbre blanc qu'il fil apporter de Grèce pour son ves-

ENVIRONS DE ROME

' tibule, y soutiennent l'éplise des religieux.... »

Célèbre abbaye de moines grecs do l'ordre de Saint-Basile. — V église a de belles portes en marbre. A rintérieur, h cbapelle, dédi-'e aux fondateurs, est ornée de fresques intéressantes, par le dominiquin dans sa 29^ année. Dans l'une on voit un jeune démoniaque qu'un saint guérit en lui appliquant sur les lèvres de Tbuile prise dans la lampe de l'autel ; dans celle qui représente l'entrevue de St Nil avec Otbon III, le Dominiquin a placé son portrait (l'iiomme qui tient le cbeval de l'empereur) el les portraits du Guide et du Guercbin.

Ces fresques ont été restaurées par Carmiccini. Le tableau d'autel, Madone avec les sain» s fondateurs, est A'Ann.

Carrache.

[De Grotta Ferralaon peut aller, par une bonne route et en 1 h. 30, à lîocca di Papa (F. ci-dessous) el monter de là au Monte

Cave]

Rocca di Papa, Monte Gavo. —

La route de voitures, qui monte de Frascati à Rocca di Papa, passe entre les villas Aldobrandini et Conli (Torlonia), puis elle laisse à g. la route allant à Grotta Ferrata et la villa Montalto (F. ci-dessus), dépasse un carrefour et atteint (3 kil. env.) le po?U delli Squarciarelli, à la jonction des routes venant de Marino "(0.) et de Grotta Ferrata (N.). — De là on se dirige au S. et l'on monte, en passant à côté de plusieurs fermes.

7 kil. Rocca di Papa% h. de 2700 hab., situé à 623 met., sur une deséminences volcaniques du Monte Cavo. Son altitude le met à l'abri de la mal' aria. — Du point le plus élevé, où se trouvent les ruines de l'ancienne forteresse (Rocca) démolie au xvi^ s., on domine au S. les Campi d'Annibale, vaste plateau volcanique dont le nom ne se rattache pour rien à celui du célèbre Carthaginois, mais provient de celui de la famille Annibaldi, jadis maîtresse de Rocca di Papa. C'est aujourd'hui un camp d'été pour la garnison de Rome.

[Monte Cavo (l h. de Rocca di Papa).

— On passe par les Campi d'Annibale où on laisse à g. un chemin conduisant à Rocca Priera; on se dirigea dr. vers la base du cône verdoyant oij l'on rencontre un tronçon d'antique voie pavée; on la suit jusqu à une petite cbapelle, à 1 kil. du som.Tiet,

— EXCURSIONS, [route 39]

que l'on contourne en laissant à dr. un sentier qui descend vers Albano.

Le Monte Cavo on Cavi {mons Albnmis) a 951 met. d'alt. De ce point culminant des Monts Albains, où était le Temple de Jupiter Latialis, bâti par Tarquin le Superbe, et où se célébraient les fériés de la Confédération latine, on a une admirai)le vue sur toute la contrée qui est le théâtre des six derniers livres de ÏÉnéide, et où se passèrent les luttes qui fondèrent la puissance de Rome. On voit à ses pieds les lacs d'Alhano ou de Nerni, au loin Rome et toute sa campagne, les rives de la mer avec leur vaste et sombre ligne de forêts, le lac de Bracciano, les monts Cimino et Soratte. Par un temps clair on aperçoit même les montagnes de la Sardaigne. C'est de ce sommet que Virgile fait contempler à Junon les deux armées sur le point d'en venir aux mains {Enéide, XII, 154 : At Juno e summo, qui nunc Albanus habetur | Tune neque noraen erat, nec honos, aut gloria monti).]

C, — Tivoli. — Villa Hadriana.

On peut se rendre de Rome à Tivoli par le chemin de fer (ligne de Rome à Âvezzano et Sulmona), par le tramway à vapeur, qui part de la porte San Lorenzo, et onlin par la route de voitures (via Tiburtina) qui part éfjalement de la Porte San Lorenzo. — Pour varier le parcours nous conseillons de choisir le chemin de fer à l'aller et le tramway au retour (ou vice versa). La route de voitures, que le tramway longe d'ailleurs presque constamment, n'offre pas assez d'intérêt pour qu'on la suive en voiture.

]V. B. — Cette excursion intéressante, et que ne néglige aucun voyageur, peut se faire en une journée, en partant de bonne heure : mais si l'on veut jouir des beaux aspects de Tivoli, il faut au moins y séjourner une journée entière, et quelques jours, si l'on veut visiter ses environs.

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